Villaines-les-Rochers

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Villaines-les-Rochers
Villaines-les-Rochers
Hôtel de ville et Musée de l'osier et de la vannerie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Chinon
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Marie-Annette Bergeot
2014-2020
Code postal 37190
Code commune 37271
Démographie
Gentilé Villainois
Population
municipale
1 056 hab. (2015 en augmentation de 7,65 % par rapport à 2010)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 19″ nord, 0° 29′ 52″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 116 m
Superficie 12,47 km2
Localisation

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Villaines-les-Rochers est une commune française du département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, spécialisée dans la vannerie.

Ses habitants sont appelés les Villainois et les Villainoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villaines-les-Rochers est un village situé en Touraine dans le Chinonais à 6 kilomètres du château d'Azay-le-Rideau. Son paysage se compose de vallons, descendants des landes du Ruchard (au sud) vers le rive gauche de l'Indre (au nord). Son architecture est typique des maisons de Touraine, ses jardins fleuris sont décorés de haies en osier et certaines de ces habitations sont semi-troglodytiques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Adjectif féminin bas latin villana, villa = domaine rural et suffixe diminutif ana, = terre tenue par un villanus, un paysan libre, petite exploitation agricole, tenure de paysan ; s’oppose à terre noble. Le datif-ablatif pluriel, villanis = aux exploitations, souligne le regroupement de ces exploitations.
Vitlena, 3 avril 852 (Actes de Charles II le Chauve, n° 388 ; Dom Bousquet, Recueil des Historiens des Gaules, t. VIII, p. 520, Dom Housseau, t. I, n° 75) ; Villena, Vislena, IXe et Xe s. (Bibliothèque nationale de France, collection Dom Housseau, chartes du chapitre Saint-Martin de Tours) ; Guillermus Chardonneau, parochianus de Villaenes, 1247 (Archives Nationales-JJ 274, Querimoniae Turonum, n° 957) ; Villanae, 1388 (cartulaire de Cormery) ; Villaines en Touraine, août 1481 (Archives Nationales-JJ 209, n° 175, fol. 96) ; Villaines, juillet 1486 (Archives Nationales-JJ 218, n° 105, fol. 60) ; Villaine, XVIIIe s. (carte de Cassini) ; Villaines, 1814 (cadastre) ; Villaines les Rochers, décret du 11 avril 1937.

Histoire[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

L'activité vannière existe à Villaines-les-rochers depuis le VIIe siècle. Jusqu'au début du XIXe siècle, l'économie du village reposait sur l'agriculture et la vannerie. Mais la spécialité du village s'est affirmée en osiériculture grâce à la création d'une « Coopérative de vannerie » qui permettait aux paysans/vanniers de mieux négocier le prix de leurs produits. Ce village est ainsi depuis plus de 150 ans un haut lieu de l'osier et de la vannerie française, qui représente à lui seul plus d'un tiers de la production hexagonale.

Corne d'abondance sur la place du village.

Jusqu'en 1970, le métier de vannier se perpétuait de père en fils. À partir de 1975, la Coopérative connaît une évolution importante, et ouvre ses portes à des jeunes formés au métier de vannier et issus de toutes les régions de France. De 1975 à 1985, plus de 70 vanniers s'intègrent ainsi dans la coopérative et dans le village.

Le village est marqué par une tradition de confection d'objets en osier de réputation internationale.

L'osier est cultivé sur des terrains limoneux, près des rivières et des ruisseaux. Une fois coupé, l'osier est travaillé dans des ateliers parfois troglodytiques. Ces derniers permettent de conserver une humidité favorable au tressage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
- 1983 Jean Hay    
1983 1995 Pierre Gourdon    
Juin 1995 2014 Philippe Beauvillain   Président de la Communauté de communes
mars 2014 en cours Marie-Annette Bergeot SE Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[1].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2015, la commune comptait 1 056 habitants[Note 1], en augmentation de 7,65 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9241 0339169761 1021 1241 0971 1231 057
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0411 0771 0801 0421 1081 1071 0761 0311 014
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0131 0421 000892885839803990821
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8568368089329309189159811 056
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le musée de l'Osier et de la Vannerie

Le musée met en scène le patrimoine identitaire de Villaines-les-Rochers. Le public découvrira le savoir-faire vannier d'hier et d'aujourd'hui, la culture de l'osier, l'histoire du village...

Espace de circulation au musée.

Il occupe l'emplacement d'un ancien prieuré vendu comme bien national en 1791 ; la ferme est rachetée par la mairie en 1901 et transformée en hôtel de ville, école et logement des instituteurs. Ces derniers bâtiments ont été réhabilités par la Communauté de Communes du Pays d'Azay-le-Rideau : le local de l'ancienne école respecte les normes thermiques actuelles. Les annexes ont été remplacées par une extension en bois avec portiques monumentaux : architecte Loïc Ruffat.

La scénographie a été conçue par Cyrille Pain du cabinet Vita Nova conception pour faire le lien entre le passé et le rayonnement contemporain : le visiteur circule dans un espace lumineux "tout en tressages, courbes et élancements à l'image des brins que le vannier dompte par son travail"[6].

Peinture murale extérieure.

Depuis 1849, les vanniers de Villaines-Les-Rochers se sont regroupés en coopérative, qui pendant longtemps, est restée le plus grand regroupement de vanniers en Europe. La coopérative dispose d'un magasin d’exposition pour l'accueil du public et permet aux visiteurs de voir les vanniers au travail. Chaque année, à la mi-mai, elle organise un week-end de pèlerie (du verbe peler) où les vanniers montrent comment ils débarrassent l'osier de son écorce avant de le travailler.

  • L'église paroissiale Saint-André
Vestiges de l'ancienne église romane.

La nef actuelle nord-sud forme une croix avec l'ancienne église, du XIIe siècle qui était orientée Est-Ouest ; le clocher est bien conservé.

L'architecte Gustave Guérin a presque entièrement reconstruit l'édifice. La voûte en berceau fut peinte à l'huile par Henri GRANDIN. La décoration intérieure fut coordonnée par le comte de GALAMBERT. Cette église est l'une des rares églises françaises à avoir conservé intégralement les peintures de la totalité de ses parois. L'agrandissement de l'église s'est fait à la demande de curé de la paroisse, l'abbé Chicoisne, qui fut également l'initiateur de la coopérative de vannerie.

  • Les habitations troglodytiques
Diaporama au musée.

Ce village possède un superbe ensemble de maison troglodytique, si la plupart sont aujourd'hui inoccupées on observe un réinvestissement et une rénovation de ces habitations. Elles confèrent au village un certain charme. Cet habitat troglodytique s'est constitué dès l'origine pour loger les habitants alors que d'autres sites sont faits de carrières réutilisées. Jusqu'au XIXe siècle il représentait une partie très importante des logements du village[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. Panneau d'exposition "L'Historique du projet" au Musée de l'osier et de la vannerie
  7. Michel MOUY, Tourisme rural et artisanal à Villaines-les-Rochers, 1981.