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Arthur Ier de Bretagne

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Arthur Ier
Illustration.
Arthur Ier de Bretagne, dans une miniature du XIIIe siècle.
Titre
Duc de Bretagne

(7 ans)
Prédécesseur Constance de Bretagne
Successeur Alix de Thouars
Guy de Thouars (baillistre)
Comte de Richmond, de Rennes et de Nantes

(7 ans)
Prédécesseur Constance de Bretagne
Successeur Alix de Thouars
Guy de Thouars (baillistre)
Biographie
Dynastie Maison Plantagenêt
Date de naissance
Date de décès (à 16 ans)
Père Geoffroy II de Bretagne
Mère Constance de Bretagne
Duc de Bretagne

Arthur Ier de Bretagne, né à Nantes, le , et mort le , à Rouen[1],[2], membre de la maison Plantagenêt, fils posthume de Geoffroy II de Bretagne et de Constance de Bretagne, est duc de Bretagne et comte de Richmond, de 1196 à sa mort.

Neveu de Richard Cœur de Lion, il est un temps désigné par ce dernier comme son successeur. Mais lorsque Richard meurt (1199), un conflit éclate entre Jean sans Terre, frère du roi défunt, et les partisans d'Arthur. Jean l'emporte lorsque Philippe Auguste le reconnaît comme héritier de tous les fiefs Plantagenêt du royaume (1200). Devenu duc de Bretagne associé en 1196, à l'âge de 9 ans, Arthur participe à la guerre lancée par le roi de France contre Jean sans Terre en 1202, mais il est fait prisonnier et meurt en 1203, dans des circonstances mal éclaircies.

Origines familiales

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Son père, Geoffroy II de Bretagne (1158-1186), est le fils d'Henri II d'Angleterre, et d'Aliénor d'Aquitaine, tous deux possesseurs de plusieurs grands fiefs en France (Normandie et Anjou d'une part, Poitou et Aquitaine d'autre part).

Sa mère, Constance de Bretagne (1161-1201), est la fille du duc de Bretagne Conan IV et de Marguerite d'Ecosse.

Il a deux sœurs aînées : Aliénor de Bretagne (vers 1183-1241) et Mathilde, morte en bas âge[3], ainsi que trois demi-sœurs : Alix (1200-1221), Catherine (1201-1240) et Marguerite (1201-avant 1220), filles de Guy de Thouars (mort en 1213), troisième époux de Constance de Bretagne.

Constance a aussi été contrainte par Henri II d'épouser, en secondes noces, Ranulph de Blondeville, comte de Lincoln, sans postérité[4].

Naissance et première enfance

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Arthur naît le 29 mars 1187 à Nantes[5]. Sa naissance posthume, et qui plus est le jour de Pâques, éveille chez les Bretons « bien des espoirs frôlant le messianisme politique »[6].

Peire Vidal se réjouit ainsi de sa naissance : « Puisqu’ils ont recouvré Arthur en Bretagne, il n’y a pas raison que la joie me manque »[7].

Son prénom, rare à cette époque, témoigne de l'intérêt des Plantagenêts pour le mythe du roi Arthur[8]. Pour Martin Aurell cependant, selon les chroniqueurs Henri II avait exigé qu'il soit prénommé comme lui. La jeune veuve et la noblesse bretonne s'élèvent clairement contre son autorité et affirment leur indépendance : « De longue date, le mythique roi Arthur apparaît comme le héros de la résistance armoricaine et galloise aux Normands.»[9]

Arthur est élevé dans le duché de Bretagne sous la garde de sa mère Constance, avec l’accord des rois d'Angleterre Henri II (1133-1189), son grand-père, puis de Richard Cœur de Lion (1157-1199), son oncle.

Héritier présomptif de Richard Cœur de Lion (1190)

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Au cour de l’hiver 1190, ce dernier, qui n'a pas d'enfant, fait savoir qu’il considère Arthur comme son héritier légitime au trône[10]. Le 11 novembre 1190, avant de quitter la Sicile pour Chypre, il fiance son neveu (âgé de trois ans) à la fille du nouveau roi de Sicile, Tancrède de Lecce. Ce pacte matrimonial, stipulant qu'Arthur porterait un jour la couronne d'Angleterre, si Richard mourait sans enfants, est ratifié par le pape Clément III[11].

En , par le traité de Messine, Richard obtient du roi de France Philippe Auguste la reconnaissance de son autorité sur la Bretagne, en tant que duc de Normandie, et le droit de recevoir l'hommage lige du duc de Bretagne[12][13].

Après son retour de la troisième croisade, en 1194[14], le roi semble vouloir prendre Arthur sous son aile. Mais celui-ci reste auprès de sa mère. En 1196, le roi Richard et Ranulph de Blondeville, comte de Chester, vicomte d’Avranches et de Bayeux, séquestrent Constance. Ranulf, l'un des fidèles d'Henri II et de Richard a épousé Constance, le 3 février 1189, mais le couple ne vit pas ensemble : Constance gouverne seule la principauté armoricaine, tandis que Ranulf a obtenu le comté de Richmond[15]. Puis Richard envahit le duché en compagnie de Ranulf[4]. Ces deux événements pourraient être des mesures de représailles face au refus des Bretons de confier Arthur à son oncle[16]. Réunis à Saint-Malo-de-Beignon, les barons bretons réagissent en faisant allégeance à Arthur.

Au début de 1196, le jeune Arthur est proclamé duc par une assemblée nobiliaire tenue à Rennes[17],[18],[19]. Si le « comté » (Honneur) de Richmond revient par droit héréditaire au jeune duc, il n'en jouit en réalité jamais, car il ne lui est restitué ni par Richard ni par Jean. Arthur n'en porte que le titre dans ses actes diplomatiques[20].

À la cour de France (1196-1198)

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En 1196, André de Vitré, les vicomtes de Léon et l'évêque de Vannes réussissent à cacher le jeune Arthur et à l'amener à la cour de Philippe Auguste, pour y être élevé avec le futur Louis VIII, à l’abri de l'influence de Richard Cœur de Lion[21].

Le chroniqueur Philippe Mouskes le décrira plus tard comme un « damoiseau roux mais très beau, très bien enseigné, simple, courtois et bien élevé »[22] (Rouses estoit, mais moult fut biaus, Et moult estoit bien ensigniés, Simples, courtois et afaitiés)[23].

Avant 1199, âgé de 10 ans, il retourne en Bretagne[16].

Rivalité avec Jean sans Terre (1199-1200)

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La mort inattendue de Richard Cœur de Lion, le , lors du siège du château de Châlus-Chabrol dans le Limousin, a des conséquences importantes. Constance obtient l'annulation de son mariage avec Ranulf de Blondeville et épouse aussitôt, à l'instigation de Jean, Guy de Thouars[24]. Ce dernier, qui s'est toujours montré fidèle à Richard, encourage la réconciliation de son épouse et d'Arthur avec Jean Sans Terre. Mais la duchesse conteste la succession de Jean Sans Terre et parvient à s'assurer du soutien de la noblesse de Bretagne, du Maine et de l'Anjou envers son fils[4].

Deux descendants d'Henri II peuvent prétendre à l’héritage de l’empire Plantagenêt : Arthur (12 ans), seul fils de Geoffroy, et Jean sans Terre (33 ans), le plus jeune frère de Richard. La reine douairière Aliénor d'Aquitaine, âgée de 75 ans, prend parti pour Jean, que Richard a désigné comme successeur sur son lit de mort[25].Ce choix est bien accepté par les vassaux du Poitou et d'Aquitaine. En revanche, les barons d’Anjou, du Maine et de Touraine[26] le refusent en évoquant un principe de droit angevin[27]. En réalité, « des coutumes contradictoires, l'une admettant la primogéniture et la représentation du fils défunt et l'autre attribuant l'héritage au fils survivant, avaient cours simultanément dans l'empire angevin.» En fait, « Arthur roi, ce serait la régence à la duchesse Constance, à Guillaume des Roches, aux barons continentaux, gangrenés par l'habile propagande capétienne.» Arthur et les siens sont écartés, d'emblée[28],[29].

Dès le 16 avril 1199, Arthur pénètre en Anjou, confiant dans le soutien des nobles angevins. À Angers il est reconnu « duc de Bretagne, par la grâce de Dieu, comte d'Anjou et de Richmond » par « les barons de Bretagne, d'Anjou, de Touraine et du Maine »[30]. Arthur a pour lui le soutien de sa mère, duchesse de Bretagne, ainsi que des évêques de Vannes et de Nantes, de l'abbé de Saint-Melaine de Rennes et de barons bretons importants dont Geoffroy III de Châteaubriant, Guillaume II de la Guerche, Geoffroy II d'Ancenis, Conan Ier de Léon et André III de Vitré. Ces personnalités, ainsi que quelques seigneurs français, reçoivent des terres en Anjou. Arthur nomme sénéchal d’Anjou et du Maine Guillaume des Roches[26],[31].

Peu après, Arthur rencontre Philippe Auguste au Mans où il lui fait hommage et l'assure par serment, ainsi que sa mère, de son entière fidélité[32].

Victoire de Jean sans Terre (1200) : le traité du Goulet

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Mais Jean sans Terre sort gagnant de la compétition, ayant été intronisé duc de Normandie le 25 avril 1199, puis couronné roi d'Angleterre, le 27 mai[33]. Guillaume des Roches, s'estimant lésé par les décisions de Philippe Auguste, propose de rétablir la paix entre Arthur et Jean. Le 22 septembre Arthur, contraint et forcé, fait la paix avec son oncle et doit lui abandonner la ville du Mans. Jean remercie le ralliement de Guillaume des Roches en le confirmant dans sa charge de sénéchal d'Anjou, et en lui confiant la garde du château de Chinon[34][35]. Mais dès la fin septembre de l’an 1199, l’enfant se met de nouveau sous la protection du roi de France. Il va rester deux ans à Paris[36],[37].

Jean sans Terre triomphe en lors de la conclusion du traité du Goulet : Philippe Auguste le reconnaît comme l’héritier de la totalité de l’Empire Plantagenêt[38].

Abandonnés par le roi de France, Arthur et sa mère n’ont d'autre choix que de prêter hommage au nouveau roi d'Angleterre pour la Bretagne[39].

En , la duchesse Constance, atteinte de la lèpre, meurt[40],[41].

Dans le conflit entre Philippe Auguste et Jean sans Terre (avril-août 1202)

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Le 28 avril 1202, Philippe Auguste rompt la paix faite avec Jean sans Terre en prononçant la commise (confiscation) de ses fiefs continentaux. Pour le remplacer, il investit Arthur de Bretagne, en échange de son hommage lige, et le fiance à sa fille Marie[42]

À 15 ans, Arthur est assez âgé pour jouer un rôle actif. Il participe à la campagne du roi de France en Normandie. Après la prise de Gournay-en-Bray, il est armé chevalier par Philippe Auguste[43]. Arthur prête alors hommage au roi de France, qui se réserve la Normandie, pour la Bretagne, l'Anjou, le Maine, la Touraine et le Poitou, à charge pour lui de s’emparer des territoires qu'il ne contrôle pas[41]. Le chroniqueur français Rigord relate que Philippe « lui concéda le comté de Bretagne qui lui appartenait par droit héréditaire en y ajoutant le comté de Poitou et celui d'Anjou qu'il aurait à conquérir par le droit des armes. Pour l'aider il lui confia deux cents chevaliers avec une très importante somme d'argent. En conséquence le roi reçut Arthur comme son homme lige, à perpétuité »[44],[45].

Mais le 1er août 1202, alors qu'il assiège la ville de Mirebeau (près de Loudun) où s'est réfugiée sa grand-mère Aliénor d'Aquitaine, principal soutien de Jean sans Terre contre Philippe Auguste, Il est capturé par Jean, accouru avec Guillaume des Roches[46], au secours de sa mère[47]. Arthur est alors détenu par Guillaume III de Briouze au château de Falaise, puis à la tour de Rouen[48].

Mort d'Arthur

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Les circonstances de la mort d'Arthur varient selon les sources :

  • seules les Annales de Margam donnent une date pour la mort d'Arthur : le , date à laquelle on sait par ailleurs que Jean était à Rouen[49] : « Après que le roi Jean eut capturé Arthur et l'eut tenu vivant pour quelque temps en prison, après dîner le jeudi précédant Pâques, comme Jean était saoul et possédé du démon [ebrius et daemonio plenus], il tua Arthur de sa propre main et jeta le corps, attaché à une lourde pierre, dans la Seine. Un pêcheur le trouva dans son filet, et ayant été ramené sur la rive et reconnu, il fut porté pour être secrètement inhumé, par crainte du tyran, au prieuré du Bec, qu'on appelle Sainte-Marie du Pré »[50],[51], prieuré rouennais dépendant de l’abbaye Notre-Dame du Bec. Cette version est privilégiée par les médiévistes actuels, notamment par le spécialiste des Plantagenêts, Martin Aurell, qui précise que « tenue secrète, sa disparition est vite ébruitée. »[52],[53],[54] ;
  • d'après Walter de Coventry, Arthur disparut subitement et le lieu de sa sépulture est inconnu[49] ;
  • d'après Raoul de Coggeshall, Hubert de Burgh, l'officier commandant la forteresse de Rouen, reçut l'ordre du roi, avec le consentement de son conseil, d'énucléer et de castrer Arthur de façon à le frapper d'incapacité au trône. Hubert l'épargna mais prétendit au roi qu'il en était mort et qu'on l'avait enterré à l'abbaye cistercienne Saint-André de Gouffern[49],[55] ;
  • les annalistes français et bretons attribuent le crime à la main de Jean et notent que quinze jours après qu'il est commis, les Bretons s'assemblent en force à Vannes et envoient l'évêque de Rennes demander à Philippe Auguste de le faire juger par ses pairs. Il est déchu de ses biens en France et Philippe conquiert la Normandie l'année suivante[49] ;
  • lors du débarquement du prince Louis en Angleterre en 1216, le meurtre d'Arthur, pour lequel, est-il indiqué, Jean fut jugé et condamné par ses pairs, est un des principaux motifs invoqués dans ce qui est le seul document officiel faisant référence à cette mort[49] ;
  • en 1208 sur un prétexte apparemment futile, mais probablement plutôt en raison de fuites sur la mort d'Arthur, Jean sans terre saisit tous les domaines de Guillaume de Briouze, alors son principal favori, et exige qu'il lui remette son fils aîné en otage. Maud de Briouze répond qu'elle ne confierait aucun de ses enfants à quelqu'un qui a si vilement assassiné son propre neveu. Maud et son fils sont alors emmurés vivants au château de Corfe et Guillaume, qui a réussi à fuir déguisé en mendiant, meurt à Paris peu après. Il y aurait fait une déposition, qui n'a jamais été retrouvée, sur les circonstances de la mort d'Arthur[56].

Sa sœur, Aliénor de Bretagne, héritière du duché après la mort d'Arthur, va rester en détention jusqu'à sa mort en 1241 sous le règne de Henri III d'Angleterre[57].

Conséquences de la mort d'Arthur pour le duché de Bretagne : l'avènement de Pierre de Dreux

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À la suite d'un accord conclu sous l'égide du roi de France Philippe Auguste à Paris en 1209, Alix, demi-sœur d'Arthur est fiancée à Henri le fils d'Alain Ier d'Avaugour. Pendant la dernière maladie d'Alain qui meurt le , le roi de France peu confiant dans la fidélité et l'autorité en Bretagne de Guy de Thouars baillistre du duché[n. 1] et compte tenu que le fiancé Henri n'est âgé que de 7 ans se résout à recourir à l'un de ses cousins Pierre de Dreux connu pour son énergie.

Un mois après la mort d'Alain, le , Pierre de Dreux, fiancé avec Alix, prête hommage lige à Philippe Auguste pour la Bretagne. Le mariage avec Alix n'est concrétisé qu'en - dans les jours qui suivent le débarquement de Jean sans Terre à La Rochelle[58].

Les ducs capétiens seront globalement loyaux aux rois de France ; il faut attendre la guerre de succession de Bretagne et l'avènement de la dynastie des Montfort pour que les ducs s'affranchissent à nouveau de la tutelle française.

Dans la littérature

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Arthur et Hubert de Burgh, par William Frederick Yeames (1882).
La mort d'Arthur.

Œuvres diverses

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Arthur Ier de Bretagne apparaît dans plusieurs œuvres, dont :

Arthur est aussi mentionné dans les romans Saving Grace (1993) de Julie Garwood et Prince of Darkness (2005) de Sharon Kay Penman.

La Vie et la Mort du roi Jean (Shakespeare)

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Parmi les événements historiques évoqués dans la pièce de théâtre La Vie et la Mort du roi Jean écrite par William Shakespeare entre 1593 et 1596, le traitement infligé au jeune Arthur prend une place importante, sans toutefois donner une réelle unité à la pièce.

Dans l'acte IV, Hubert de Burgh, le geôlier d'Arthur, s’apprête à sacrifier Arthur en lui brûlant les yeux au fer rouge sur les ordres du roi Jean. L'innocence du jeune prince l'en dissuade. Cependant, les nobles arrivent à convaincre Jean qu’il vaut mieux libérer Arthur que le tuer, car le peuple murmure. Quand Hubert se présente, tous interprètent son silence comme l’aveu d’une mission accomplie. Les nobles, indignés, quittent la cour. Jean apprend que les Français envahissent l’Angleterre, et que l’annonce de la mort d’Arthur a mis le peuple en émoi. Arthur meurt accidentellement, en tentant de s’évader. Les nobles jurent de venger sa mort. Ils passent à l'ennemi.

Plusieurs auteurs ont imaginé une réalité alternative où Arthur survit. Ainsi, Arthur est le personnage principal de l'uchronie Hubert's Arthur de l'écrivain anglais excentrique Frederick Rolfe, alias Baron Corvo. Cet ouvrage posthume est publié en 1935 par A. J. A. Symons[pas clair].

Dans la série uchronique Lord Darcy de Randall Garrett, Richard Cœur de Lion survit à sa blessure en 1199 et meurt en 1219. C’est Arthur et non Jean sans Terre qui lui succède et la lignée des Plantagenêt perdure jusqu’à nos jours.

Dans des œuvres musicales

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  • En 1912, le compositeur breton Guy Ropartz compose une œuvre symphonique nommée La Chasse du prince Arthur, d’après un poème d’Auguste Brizeux.
  • En 1995, une piste de l’album Portraits du groupe breton Tri Yann racontant la vie du prince est nommée Arthur Plantagenest.

À la télévision

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Arthur apparaît dans la série Robin des Bois, où il est interprété par Peter Asher (trois épisodes, première et deuxième saisons), Richard O'Sullivan (un épisode, troisième saison) et Jonathan Bailey (un épisode, quatrième saison). Il est aussi interprété par Simon Gipps-Kent dans la série télévisée dramatique de la BBC The Devil's Crown (1978).

Notes et références

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  1. Sa loyauté n'égalait pas celle du mourant car il avait soutenu Jean sans Terre lors de sa dernière invasion.

Références

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  1. Jean Flori, Aliénor d'Aquitaine - La reine insoumise, Payot, 2004, p. 281.
  2. (en) Généalogie d'Arthur Ier de Bretagne sur le site de la Fondation pour la généalogie médiévale.
  3. Aurell 2024, p. 147.
  4. a b et c Aurell 2024, p. 155.
  5. Hillion 2015, p. 336.
  6. Martin Aurell, L'Empire des Plantagenêts 1154-1224, Paris, Perrin, , 406 p. (ISBN 2-7028-8085-1), p. 221
  7. Gérard Lomenec'h, Aliénor d'Aquitaine et les troubadours, Luçon, Éditions Sud Ouest, (ISBN 2-87901-222-8), p. 144.
  8. (en) Christopher Daniell, From Norman Conquest to Magna Carta : England 1066-1215, Routledge, , 272 p. (ISBN 978-0-415-22216-7), p. 30.
  9. Aurell 2024, p. 154.
  10. Anne-Marie Flambard Héricher (dir.) et Véronique Gazeau (dir.), 1204 : la Normandie entre Plantagenêts et Capétiens. Actes du colloque (-), Caen, Publications du CRAHM, , 442 p. (ISBN 978-2-902685-35-6, présentation en ligne), « Jean sans Terre et les Normands avant 1199 : le comte de Mortain à la lumière de ses chartes (par Nicholas Vincent) », p. 50.
  11. Aurell 2024, p. 142.
  12. Hillion 1985, p. 118.
  13. Stéphane Morin (préf. Yves Sassier), Trégor, Goëlo, Penthièvre : Le pouvoir des Comtes de Bretagne du XIe au XIIIe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes & Société d'émulation des Côtes-d'Armor, coll. « Histoire », , 406 p. (ISBN 978-2-7535-1012-8, BNF 42217878), p. 150.
  14. Aurell 2024, p. 68.
  15. Il semble cependant que ni Constance ni Ranulf n'ont eu la possession ou le contrôle de Richmond, qu'Henri II se réservait, Hillion 1985, p. 114
  16. a et b Everard et Jones 1999, p. 109.
  17. Hillion 1985, p. 119.
  18. Aurell 2003, p. 222.
  19. J. A. Everard, Brittany and the Angevins : Province and Empire, 1158-1203, Cambridge University Press, 2004.
  20. Paul Jeulin, « Un grand « Honneur » anglais. Aperçus sur le « Comté » de Richmond en Angleterre, possession des ducs de Bretagne (1069/71-1398) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 42, no 3,‎ , p. 265–302 (DOI 10.3406/abpo.1935.1734, lire en ligne, consulté le )
  21. Aurell 2003, p. 223.
  22. Borgnis-Desbordes 2012, p. 233.
  23. Mouskes 1838, p. 313.
  24. Hillion 2015, p. 439.
  25. Martin Aurell, Aliénor d'Aquitaine, Souveraine femme, Paris, Flammarion, Grandes Biographies, , 503 p. (ISBN 978-2-08046324-1), p. 70
  26. a et b Chronicon Turonense Magnum, 145.
  27. André Chédeville et Noël-Yves Tonnerre, La Bretagne féodale, XIe – XIIIe siècle, Rennes, Ouest-France, coll. « Université », , 426 p. (ISBN 978-2-7373-0014-1), p. 98-99.
  28. Hillion 2015, p. 424.
  29. Edmond-René Labande, préface de Martin Aurell, Pour une image véridique d'Aliénor d'Aquitaine, La Crèche, Geste éditions / Société des Antiquaires de l'Ouest, , 165 p. (ISBN 2-84561-224-9), p. 108
  30. Le sceau d'Arthur, de type équestre, indique : « Signum d'Arthur, duc de Bretagne, comte d'Anjou, et de Richmond » cf. Hillion 2015, p. 428
  31. Yannick Hillion, Aliénor d'Aquitaine, Paris, ellipses, , 525 p. (ISBN 9782340003828), p. 426-428
  32. Rigord, cité dans Hillion 2015, p. 426-427
  33. Aurell 2024, p. 71.
  34. Hillion 2015, p. 438-439.
  35. Neveux 1998, p. 561.
  36. Chronicon Turonense Magnum, 146.
  37. Raoul de Diceto dans Hillion 2015, p. 439-440
  38. Neveux 1998.
  39. Hillion Yannick, « La Bretagne et la rivalité Capétiens-Plantagenêts. Un exemple : la duchesse Constance (1186- 1202) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, tome 92, no 2,‎ , p. 111-144 (ISSN 0399-0826, lire en ligne).
  40. Flori 2004, p. 277.
  41. a et b Hillion 1985, p. 126.
  42. Aurell 2024, p. 74.
  43. Neveux 1998, p. 563.
  44. Flori 2004, p. 277-278.
  45. Neveux 1998, p. 563-564.
  46. qui avait trahi Arthur en faveur de Jean, en août 1199, Hillion 2015, p. 438
  47. Aurell 2024, p. 75, 220-221.
  48. Flori 2004, p. 280-281.
  49. a b c d et e Lee 1885, p. 130.
  50. Pierre-Claude-François Daunou, Recueil des historiens des Gaules et de la France - Rerum gallicarum et francicarum scriptores, Imprimerie royale, impériale, puis nationale, 1833, p. 247.
  51. Luard 1864, p. 27
  52. Chronicon turonense magnum, éd. Salmon, p.146-147. cité par Aurell 2024, p. 393 (note 140)
  53. Aurell 2024, p. 75, 146 et 393 (n. 140).
  54. Flori 2004, p. 280-282.
  55. Raoul de Coggeshall, Chronicon Anglicanum, éd. de 1875 p. 139 lire en ligne.
  56. Thomas B. (Thomas Bertram) Costain, The conquering family : a history of the Plantagenets, New York : Popular Library, (lire en ligne).
  57. Aurell 2024, p. 148.
  58. Stéphane Morin 2010, p. 156-158.

Bibliographie

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Liens externes

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