L'Île-Bouchard

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L'Île-Bouchard
L'Île-Bouchard
L'église Saint-Gilles.
Blason de L'Île-Bouchard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité communauté de communes Touraine Val de Vienne
Maire
Mandat
Pascal Jourdain
2018-2020
Code postal 37220
Code commune 37119
Démographie
Gentilé Bouchardais
Population
municipale
1 581 hab. (2016 en diminution de 6,34 % par rapport à 2011)
Densité 454 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 15″ nord, 0° 25′ 32″ est
Altitude Min. 33 m
Max. 65 m
Superficie 3,48 km2
Localisation

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L'Île-Bouchard

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L'Île-Bouchard
Liens
Site web mairie-ilebouchard.fr

L'Île-Bouchard est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'Île-Bouchard est située à une quarantaine de kilomètres au sud de Tours, une quinzaine au sud d'Azay-le-Rideau et à nouveau une quinzaine à l'est de Chinon, sur les deux rives de la Vienne, au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de L'Île-Bouchard.

La commune est bordée traversée par la Vienne (1,711 km), qui constitue une limite séparative de la commune sur sa partie sud-est. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 5,73 km, comprend un autre cours d'eau notable, la Manse (1,855 km), et deux petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

La Vienne, d'une longueur totale de 363,3 km, prend sa source sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse, à une altitude comprise entre 860 et 895 m et se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin, à 30 m d'altitude, après avoir traversé 96 communes[3]. La station de Nouâtre permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Vienne. Le débit mensuel moyen (calculé sur 61 ans pour cette station) varie de 60 m3/s au mois d'août à 355 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 2 480 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 8,61 m le [4],[5]. Sur le plan piscicole, la Vienne est classée en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[6].

La Manse, d'une longueur totale de 30,5 km, prend sa source à une altitude de 117 m sur la commune de Bossée et se jette en rive droite de la Vienne à L'Île-Bouchard, au droit du camping, à 32 m d'altitude, après avoir traversé 11 communes[7]. Sur le plan piscicole, la Manse est également classée en deuxième catégorie piscicole[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’Ile-Bouchard, dans le Cartulaire de l’abbaye de Noyers, est désigné en 1189 sous le nom d'Insula Buchardi. Sur cette île des vestiges romains ont été identifiés. Les toponymes formés avec île, du latin insula, sont parfois des villages établis sur des îles[8].

La tradition conclut simplement au patronyme éponyme du lieu, une coïncidence toponymique sur la racine « Bouche » laisse supposer l'inverse (le lieu aurait donné son nom à la seigneurie). En effet la signification la plus courante de cette racine toponymique est « passage » au sens très large, aussi bien en montagne que sur une rivière ou un fleuve, que passage accès pour un bateau. Exemple dans le mot em-bouch-ure, comme dans Bouches-du-Rhône comme dans Bouchemaine etc.[réf. nécessaire]

Le gentilé est Bouchardais(e).

Histoire[modifier | modifier le code]

Un seigneur[9],[10],[11] nommé Bouchard jeta les fondations d’un «castrum» dans l’île vers 885[12]. Il dirigea entre autre une expédition chargée de ramener en Touraine les reliques de saint Martin qui se trouvaient en l’église d’Auxerre. Les successeurs de Bouchard sur les seigneuries de l'Isle, Rivarennes et Bréhémont traversent les siècles :

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  • ses fils Bouchard II et Vivien, fl. vers 930 ; Puis les fils de Vivien : < Thibaut, fondateur du prieuré de Tavant en 987, et Orderand/Arderand, fl. en 965 ; Le fils d'Orderand/Arderand : < Bouchard III (ou II), actif vers 987-1020 ; Les fils de Bouchard III-II et de sa 2° femme Aénor de (La) Rivière (sa 1° femme, Hermengarde de Villaines, lui laissa Villaines-les Rochers ?) : < Geoffroi III Foucauld ou Fouel/Fuel, † vers 1073/1080 sans postérité, et Hugues/Huon/Ivon Ier, † dès 1032 (leurs frères étaient Hubert, Aymeri religieux à Marmoutier, et Mahotte dame de Villaines, x avant 1020 Ernault de Brizay) ; Les enfants d'Hugues : < Bouchard IV (ou III), † en 1071, et sa sœur A(i)mable/Agnès de L'Isle-Bouchard, née après 1020, qui transmet la seigneurie à son mari Archambaud Borel, † 1083, chevalier du château de Langeais (et non sire de Bueil), d'où :
  • leurs fils : < Barthélemi Ier (vers 1050-vers 1108 ; x Gerberge fille d'Eon de Blaison et de Tchélétis de Trèves, d'où Maubergeonne/Amalaberge Dangereuse de L'Isle-Bouchard, vers 1075-vers 1150, femme vers 1100 d'Aymeric Ier Adhémar de Châtellerault : leur fille Aénor de Châtellerault est la mère d'Aliénor d'Aquitaine), et Aimeri/André Péloquin Ier († vers 1138/1141 ; leurs frères puînés sont Hugues, et Thomas religieux à Cormery), sire de L'Isle (-Bouchard), Rivière et Rivarennes, mari d'Eustach(i)e (prénom alors épicène ; remariée à Robert II de Blo(u) de Champigny) et père de : Bouchard, Barthélemi ?, et :
  • Péloquin II († 1150 ; x Hersinde) ; Père de (à moins que ce soit son éventuel frère Barthélemy ?) < Bouchard V ou IV († vers 1189 ; x Laurence et/ou Pétronille/Péronelle) ; Père lui-même de < Bouchard VI ou V († après 1220 sans postérité), Péloquin, Renaud/Regnauld croisé en 1219, Béatrix, et de Barthélemi II († vers 1230 ; x ~1200 Elisabeth/Isabeau fille d'Olivier de Rochefort) ; < Bouchard VII ou VI, fils de Barthélemy II comme ses frères cadets Pierre, Bouchard de Rivarennes et Eustache, † 1276, sire de L'Isle-Bouchard, Rivarennes et Rochefort/Loire, époux en 1235 d'Anne de Craon (née vers 1215-† religieuse après 1276), d'où : Olivier de Rivarennes († 1270 sans postérité), Alice (x Pierre de Brion de la Tour de Langeais), Almurine abbesse du Ronceray, et :
  • Barthélemi III, † vers 1288, x Eustachie de Doué dame de Doué, Gençay, Thouarcé et probablement de Gonnor qui entre aussi dans les biens des L'Isle-Bouchard, fille de Gédoin/Jodon/Gelduin de Doué ; Parents de : Jean (seigneur de Cinq-Mars, présenté traditionnellement comme souche des Jean sires de Bueil, mais cela n'est plus guère crédible : voir l'article de Bueil ; x 1327 Agnès/Isabeau, fille de Barthélemi Ier Savary de Montbazon et de Marie de Dreux-Beu), Barthélemy de Gençay, Agnès abbesse de Beaumont-lès-Tours, Almuria (x Hugues ou Hardouin de Beauçay, à Mouterre-Silly et La Mothe), et leur frère aîné < Bouchard VIII ou VII, † vers 1290/1300, x 1280 Agnès/Eléonore/Aliénor fille de Bouchard V de Vendôme ; Parents d'Olivier, Eustach(i)e (x Regnaud de Pressigny (-Ste-Maure) de Laleu), et de < Barthélemi IV, † vers 1335, x Jeanne de Ste-Maure, † 1355, fille de Guillaume IV ou de Guillaume V de Ste-Maure ; D'où : < Bouchard IX ou VIII, † vers 1370 ou après 1383, en Terre sainte en 1362, frère de Barthélemi, Jeanne et Tiphaine religieuse à Fontevraud, x 1° Agathe de Beauçay et 2° Jeanne fille de Geoffrey de Mortemer/Mortimer
  • Bouchard IX-VIII et Agathe de Beauçay sont parents de : < Bouchard X ou IX, Jeanne (x 1360 Pierre d'Avoir, fils d'Hardouin d'Avoir, sire de Véretz et Château-Fromond), et de Jean Ier (vers 1345-† 1415 à Azincourt, tué possiblement avec son fils Jean de L'Isle-Bouchard qui avait un fils naturel aussi nommé Jean), mari de Jeanne de Bueil (vers 1370-1422), dont : Jean qu'on vient d'évoquer (prédécédé en 1415), Jeanne dame de Gonnor et Thouarcé [vers 1400-1457 ; x 1° Jean Jousseaume de Commequiers et La Forest : leur fille Jeanne Jousseaume épouse Louis II de Beaumont du Plessis-Macé (1407-1477), d'où Catherine de Beaumont dame de La Forest, du Plessis-Macé, Gonnor et Thouarcé, qui marie Eustache du Bellay de Gizeux (alias le Solitaire de Gizeux) et est la mère entre autres enfants de Jean du Bellay de Gonnor ci-après), 2° Eustache de Clermont-Gallerande, et 3° Perceval de Chabot de La Turmelière : d'où Jean Chabot, père lui-même de Christophe Chabot, dont la fille Anne-Renée Chabot épouse son cousin Jean du Bellay : parents du poète Joachim du Bellay], et :
  • Catherine de L'Isle-Bouchard (vers 1390/1395-1474), x 1° Jean des Roches, † 1416, 2° 1422 Hugues de Chalon comte de Tonnerre, † 1424 à Verneuil, de qui elle garde sans doute Selles, 3° 1424 Pierre de Giac, favori de Charles VII, † exécuté en 1427, et 4° 1427 Georges de La Trémoïlle, également favori de Charles VII, dont postérité : les La Trémoille, ducs de Thouars, comtes de Laval, princes de Tarente et de Talmont... (Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, Louis XV et Louis-Philippe en descendent).

Les La Trémoïlle gardent L'Ile-Bouchard jusqu'à Henri (1598-1674), qui la cède vers 1629 à Richelieu, dont la famille (les Vignerot du Plessis ducs de Richelieu, issus de sa sœur Françoise du Plessis, femme de René de Vignerot : leur arrière-petit-fils fut le fameux maréchal-duc de Richelieu) la conserve jusqu'à la Révolution, mais en s'en désintéressant en fait.

En 1415 lors de la bataille d'Azincourt, le seigneur de l'Ile Bouchard fait partie des chevaliers morts au combat.

En 1832, l'actuelle commune de L'Île-Bouchard est créée par la fusion des communes de Saint-Gilles-de-l'Île-Bouchard et de Saint-Maurice-de-l'Île-Bouchard.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1939 Louis Dien Rad. ind Industriel en briqueterie
Député (1928-1932), conseiller général (1919-1940)
1947 1995 André-Georges Voisin RPR Exploitant forestier
Président du Conseil Général (1970-1992)
Député (1958-1981)
Sénateur (1983-1992)
2001 2008 Jean Moreau    
2008 2014 Jean-Luc Dupont UMP  
2014 2018 Valérie Bouchaud Violleau DVG  
2018 En cours Pascal Jourdain DVD Commerçant

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Vue sur la Vienne depuis l'Île.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2016, la commune comptait 1 581 habitants[Note 1], en diminution de 6,34 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4398537547998611 8041 7081 6501 636
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5931 5691 5951 4521 3931 5141 4361 4261 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4371 4491 3671 2451 1481 1901 1881 2551 348
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3151 6091 7621 7961 8001 7641 7451 7401 655
2016 - - - - - - - -
1 581--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Petite enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Quatre établissements offrent leurs services sur la commune :

  • La crèche multi-accueil Coccinelle, établissement privé non lucratif, qui accueille des enfants jusqu'à 6 ans ;
  • Le Relais d'Assistante maternelle (RAM), dont le fonctionnement est assuré par la Communauté de communes ;
  • Le Relais animation accueil proximité (RAAP), géré par l'Aide à domicile en milieu rural (ADMR) ;
  • Le centre de loisirs L'Île aux pirates, ouvert les mercredis et pendant les vacances scolaires, pour les enfants et adolescents de 3 à 17 ans.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'Île-Bouchard est rattachée à l'académie d'Orléans-Tours. La commune disposent de trois établissements :

  • École maternelle publique Lamartine ;
  • École élémentaire publique Les 2 rives ;
  • Collège public André-Duchesne.

Santé[modifier | modifier le code]

Une maison de santé pluridisciplinaire de 450m², inaugurée en 2014 et composée de six cabinets médicaux pour cinq médecins généralistes et d'un cabinet pour deux infirmiers, est située dans le quartier Saint-Maurice.

Un cabinet de radiologie spécialisé en échographie est installé dans la zone industrielle Saint Lazare depuis 2017.

Deux cabinets dentaires officient également, l'un situé côté Saint-Maurice et l'autre sur la rive côté Saint-Gilles.

Deux centres hospitaliers, respectivement localisés sur les communes de Saint-Benoît-la-Forêt et de Sainte-Maure-de-Touraine, et une clinique, installée à Saint-Benoît-la-Forêt, sont accessibles dans un rayon de 15 kilomètres.

Services publics[modifier | modifier le code]

En dehors des services et infrastructures dépendants de la commune, L'Île-Bouchard dispose d'un bureau de Poste, d'une caserne de pompiers et d'une gendarmerie.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de L'Île-Bouchard

Les armes de LÎle-Bouchard se blasonnent ainsi :

Écartelé de sinople à la fasce d'or, et d'or à la bande de sinople[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gilles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André-Georges Voisin, né en 1918 et décédé en juin 2008, a été conseiller général du canton de l'Île-Bouchard et président du conseil général d'Indre-et-Loire des années 1970 aux années 1990. Il a contribué au développement des infrastructures routières du département, prolongeant l'action de Jean Royer dans les espaces ruraux.
  • Isaac de Razilly, né en pays chinonais, chevalier de l'Ordre de Malte, commandeur de la Commanderie de l'Ile Bouchard, deviendra Lieutenant général d'Acadie jusqu'à sa disparition en 1636, surnommé le « Commandeur »[19].

Apparitions mariales[modifier | modifier le code]

Faits locaux du moment[modifier | modifier le code]

Le en début d’après-midi, à l’Île-Bouchard, quatre petites filles (Jacqueline et Jeanne Aubry, Nicole Robin et Laura Croizon) ont vu dans l’église paroissiale Saint-Gilles une apparition de la Vierge Marie accompagnée de l’ange Gabriel. Les apparitions durent jusqu’au 14 décembre 1947. La paroisse, d’abord sceptique, finira par être convaincue. Une guérison inexplicable de la vue d’une des voyantes, un rayon de soleil extrêmement vif, qui suit un trajet impossible, constituent des signes pour les assistants[20],[21].

Propos attribués à la Vierge lors des dix apparitions, recueillis par les enfants et rassemblées dans l'enquête canonique: (Pour résumer nous retenons les principaux[22]. Nous ne répèterons pas toutes les demandes nombreuses de prier de telle ou telle manière) (toutes les questions et réponses des enfants ne sont pas reportées là)

  • - Dites aux petits enfants (ceux que vous connaissez) de prier pour la France... car elle en a grand besoin.
  • - Je suis votre Maman du Ciel (L'ange dit: "Je suis l'ange Gabriel").
  • - Donnez-moi votre main à embrasser!
  • - Embrassez la croix de mon chapelet.
  • - Je vais vous dire un secret que vous pourrez redire dans trois jours: priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger.
  • - Dites à Monsieur le Curé de construire une grotte...
  • - Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles, mais pour vous demander de prier pour la France.
  • - à l'enfant myope: "Demain vous y verrez clair et vous ne porterez plus de lunettes".
  • - Je vais vous confier un secret que vous ne direz à personne.
  • - Priez-vous pour les pécheurs?
  • - "Je suis venue ici" parce qu'il y a des personnes pieuses et en souvenir de Jeanne Delanoue qui vous aimait tant et qui aimait tant vous faire prier à la chapelle Notre-Dame-des-Ardilliers...
  • - Il y aura du bonheur dans les familles.
  • - Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles, mais pour que vous priiez pour la France.
  • - Avant de partir, j'enverrai un vif rayon de soleil.

Le contexte[modifier | modifier le code]

A l'époque, au lendemain de la première apparition, un mois entier d'escalade d'un mouvement social insurrectionnel trouve un dénouement assez mystérieux. Nombre de contemporains envisageront, plus ou moins rapidement, un lien entre ces apparitions et le dénouement surprise de ces grèves de 1947 en France. Elles ont duré un mois entre le 10 novembre et le 9 décembre 1947, débutant à Marseille par un vaste mouvement de grèves insurrectionnelles. Elle agite tout le pays, oppose violemment les manifestants aux forces de l’ordre que dirige le ministre de l’Intérieur Jules Moch: 300 000 mineurs, plusieurs milliers d'employés d’entreprises publiques (comme les PTT) refusent de reprendre le travail; ils occupent bureaux, usines, puits et ateliers. Le gouvernement fait appel à l'armée et déploie 60 000 soldats et CRS pour contrer les 15 000 grévistes afin de les forcer à reprendre le travail.

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1947, des militants de la fédération du Pas-de-Calais de la CGT sabotent la liaison ferroviaire Paris-Tourcoing en déboulonnant deux rails, provoquant le déraillement d'un train, près d'Arras, faisant 16 morts et 50 blessés[23],[24]. Moins graves, en tout c'est 15 sabotages dont 6 déraillements qui sont perpétrés dans toute la France. Le dénouement gardera longtemps un côté mystérieux car sans évolution vraiment nouvelle le 9 décembre le Comité central CGT «ordonne» la reprise du travail. Le bilan parmi les seuls grévistes (6 morts et une centaine de blessés), autant parmi les forces de l'ordre, auquel il faut rajouter les morts de l'attentat précité. Les militants saboteurs croyaient que le convoi transportait des CRS venus appuyer les non-grévistes d'Arras, majoritairement militants gaullistes[23]. Dans la revue Historia, l'article envisage au conditionnel un dénouement lié aux négociations secrètes du gouvernement avec le PCF, échangeant l'absence de poursuite des militants contre la reprise du travail[23].

Le contexte national est alors très particulier:

Développements[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire est depuis l’objet d’un pèlerinage. Par décret du 8 décembre 2001, à la suite d’une enquête, monseigneur André Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, « autorise ces pèlerinages et le culte public célébré en l'église paroissiale Saint-Gilles de L'Île-Bouchard[25] ».

Depuis 1999, les pèlerinages et les paroisses environnantes sont animés par des prêtres et laïcs de la communauté de l'Emmanuel. Des pèlerinages à l'intention de la France s'y rendent régulièrement chaque année, notamment le pèlerinage pour la France à la fin du mois de septembre dont le but est de prier pour la nouvelle évangélisation de la France en faisant appel aussi bien aux pèlerins français qu'aux pèlerins étrangers, issus de pays ayant reçu l'évangile de missionnaires français[26].

En août 2017, une messe commémorant le soixante-dixième anniversaire des apparitions est célébrée en présence du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon[27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 2 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de L'Île-Bouchard », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 2 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - la Vienne », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 2 février 2019)
  4. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 2 février 2019)
  5. « Station hydrométrique L7000610, la Vienne à Nouâtre », sur le site de la banque Hydro (consulté le 2 février 2019)
  6. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 2 février 2019)
  7. « Fiche Sandre - la Manse », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 2 février 2019)
  8. Stéphane Gendron -Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 25
  9. « L'Ile-Bouchard » [PDF], sur Racines & Histoire
  10. « Seigneurs de L'Ile-Bouchard », sur FranceBalade : Touraine
  11. « L'histoire de L'Ile-Bouchard », sur Mairie de L'Ile-Bouchard (37)
  12. mairie-ilebouchard.fr
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  18. Notice no PA00097784, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bulletins-anterieurs/17-bulletin-nd-25-mai-2008/336-isaac-de-razilly-amiral-de-france-et-l-canadienr--touraine-1587-acadie-1635 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  20. Bernard Peyrous, Les événements de l’Ile Bouchard. Éditions de l’Emmanuel, Paris, 1997.
  21. Élisabeth Baranger et Bernard Peyrous, Les apparitions de l’Ile Bouchard, Documents authentiques. Éditions de l’Emmanuel, Paris, 2002.
  22. jesusmarie.free.fr
  23. a b et c Rémy Kaufer, « Cheminots, mineurs, métallos... : Les grèves insurrectionnelles de 1947 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Historia, 01/01/2008 - n°733
  24. « «Un sabotage»: en 1947, à Agny, l’attentat du train postal coûtait la vie à vingt personnes », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 10 janvier 2017)
  25. Décret du 8 décembre 2001
  26. http://www.pelepourlafrance.fr
  27. le cardinal et la foule des pèlerins

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francine Bay. « Dites aux petits enfants de prier » : les apparitions de l'Île-Bouchard (Indre-et-Loire, 1947). Paris : Pierre Téqui éditeur, 2007, 30 p. (Collection Les Petits Pâtres). (ISBN 978-2-7403-1382-4)
  • la bataille d'Azincout ,de Dominique Paladilhe, edité chez Perrin 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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