L'Île-Bouchard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'Île-Bouchard
L'Île-Bouchard
L'Île-Bouchard et la Vienne.
Blason de L'Île-Bouchard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Val de Vienne
Maire
Mandat
Nathalie Vigneau
2020-2026
Code postal 37220
Code commune 37119
Démographie
Gentilé Bouchardais
Population
municipale
1 553 hab. (2017 en diminution de 6,16 % par rapport à 2012)
Densité 446 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 15″ nord, 0° 25′ 32″ est
Altitude Min. 33 m
Max. 65 m
Superficie 3,48 km2
Élections
Départementales Canton de Sainte-Maure-de-Touraine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
L'Île-Bouchard
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
L'Île-Bouchard
Liens
Site web mairie-ilebouchard.fr

L'Île-Bouchard est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

De configuration singulière puisque composée de deux faubourgs de part et d'autre de la Vienne, séparés par une île, elle possède un sanctuaire devenu lieu de pèlerinage à la suite d'apparitions mariales en 1947.

Ses habitants sont appelés les Bouchardais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Depuis la rue de la République.

Située à 280 kilomètres de Paris, L'Île-Bouchard est également à 43 kilomètres au sud de Tours, 75 kilomètres au nord de Poitiers et 45 kilomètres à l'est de Saumur.

Les villes de taille supérieure les plus proches sont Chinon, Azay-le-Rideau, Saint-Maure-de-Touraine et Richelieu, toutes quatre localisées à équidistance de la commune, à une quinzaine de kilomètres.

L'Île-Bouchard est positionnée très en aval de la vallée de la Vienne dans la mesure où elle ne se situe qu'à une trentaine de kilomètres de Candes-Saint-Martin, où la rivière, longue de 372 kilomètres, se jette dans la Loire, dont elle est l'un des affluents majeurs.

L'Île-Bouchard est par ailleurs au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Du point de vue viticole, elle fait partie de la région Val de Loire et de l'aire de l'AOC Chinon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique.

L'Île-Bouchard est traversée par la Vienne (1,711 km), qui en constitue une limite séparative sur sa partie sud-est. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 5,73 km, comprend un autre cours d'eau notable, la Manse (1,855 km), et deux petits cours d'eau, pour certains temporaires[1],[2].

La Vienne, longue de 363,3 km, prend sa source sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse, à une altitude comprise entre 860 et 895 m et se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin, à 30 m d'altitude, après avoir traversé 96 communes[3]. La station de Nouâtre permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Vienne. Le débit mensuel moyen, calculé sur 61 ans dans cette station, varie de 60 m3/s au mois d'août à 355 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station fut de 2 480 m3/s, le , la hauteur maximale ayant été peu de temps après, le 8 janvier, à 8,61 m le [4],[5]. Sur le plan piscicole, la Vienne est classée en deuxième catégorie. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[6].

La Manse quant à elle, longue de 30,5 km, prend sa source à une altitude de 117 m sur la commune de Bossée et se jette en rive droite de la Vienne à L'Île-Bouchard, à 32 m d'altitude, après avoir traversé 11 communes[7]. Sur le plan piscicole, la Manse est également classée en seconde catégorie[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’Île-Bouchard, dans le Cartulaire de l’abbaye de Noyers, est désigné en 1189 sous le nom d'Insula Buchardi. Sur cette île, des vestiges romains ont été identifiés. Les toponymes formés avec île, du latin insula, sont parfois des villages établis sur des îles[8].

La tradition conclut simplement au patronyme éponyme du lieu, une coïncidence toponymique sur la racine « Bouche » laissant supposer l'inverse (le lieu aurait donné son nom à la seigneurie). La signification la plus courante de cette racine toponymique est en effet « passage », au sens large, aussi bien en montagne que sur une rivière ou un fleuve, que passage pour une embarcation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un seigneur[9],[10],[11] nommé Bouchard jeta les fondations d’un castrum sur l’île vers 885[12]. Il dirigea entre autres une expédition chargée de ramener en Touraine les reliques de Saint-Martin, qui se trouvaient en l’église d’Auxerre.

Les successeurs de Bouchard, sur les seigneuries de l'Isle, Rivarennes et Bréhémont traversèrent les siècles :

  • Ses fils Bouchard II et Vivien, fl. vers 930 ; Puis les fils de Vivien : < Thibaut, fondateur du prieuré de Tavant en 987, et Orderand/Arderand, fl. en 965 ; Le fils d'Orderand/Arderand : < Bouchard III (ou II), actif vers 987-1020 ; Les fils de Bouchard III-II et de sa 2° femme Aénor de (La) Rivière (sa 1° femme, Hermengarde de Villaines, lui laissa Villaines-les Rochers ?) : < Geoffroi III Foucauld ou Fouel/Fuel, † vers 1073/1080 sans postérité, et Hugues/Huon/Ivon Ier, † dès 1032 (leurs frères étaient Hubert, Aymeri religieux à Marmoutier, et Mahotte dame de Villaines, x avant 1020 Ernault de Brizay) ; Les enfants d'Hugues : < Bouchard IV (ou III), † en 1071, et sa sœur A(i)mable/Agnès de L'Isle-Bouchard, née après 1020, qui transmet la seigneurie à son mari Archambaud Borel, † 1083, chevalier du château de Langeais (et non sire de Bueil), d'où :
  • Leurs fils : < Barthélemi Ier (vers 1050-vers 1108 ; x Gerberge fille d'Eon de Blaison et de Tchélétis de Trèves, d'où Maubergeonne/Amalaberge Dangereuse de L'Isle-Bouchard, vers 1075-vers 1150, femme vers 1100 d'Aymeric Ier Adhémar de Châtellerault : leur fille Aénor de Châtellerault est la mère d'Aliénor d'Aquitaine), et Aimeri/André Péloquin Ier († vers 1138/1141 ; leurs frères puînés sont Hugues, et Thomas religieux à Cormery), sire de L'Isle (-Bouchard), Rivière et Rivarennes, mari d'Eustach(i)e (prénom alors épicène ; remariée à Robert II de Blo(u) de Champigny) et père de : Bouchard, Barthélemi ?, et :
  • Péloquin II († 1150 ; x Hersinde) ; Père de (à moins que ce soit son éventuel frère Barthélemy ?) < Bouchard V ou IV († vers 1189 ; x Laurence et/ou Pétronille/Péronelle) ; Père lui-même de < Bouchard VI ou V († après 1220 sans postérité), Péloquin, Renaud/Regnauld croisé en 1219, Béatrix, et de Barthélemi II († vers 1230 ; x ~1200 Elisabeth/Isabeau fille d'Olivier de Rochefort) ; < Bouchard VII ou VI, fils de Barthélemy II comme ses frères cadets Pierre, Bouchard de Rivarennes et Eustache, † 1276, sire de L'Isle-Bouchard, Rivarennes et Rochefort/Loire, époux en 1235 d'Anne de Craon (née vers 1215-† religieuse après 1276), d'où : Olivier de Rivarennes († 1270 sans postérité), Alice (x Pierre de Brion de la Tour de Langeais), Almurine abbesse du Ronceray, et :
  • Barthélemi III, † vers 1288, x Eustachie de Doué dame de Doué, Gençay, Thouarcé et probablement de Gonnor qui entre aussi dans les biens des L'Isle-Bouchard, fille de Gédoin/Jodon/Gelduin de Doué ; Parents de : Jean (seigneur de Cinq-Mars, présenté traditionnellement comme souche des Jean sires de Bueil, mais cela n'est plus guère crédible : voir l'article de Bueil ; x 1327 Agnès/Isabeau, fille de Barthélemi Ier Savary de Montbazon et de Marie de Dreux-Beu), Barthélemy de Gençay, Agnès abbesse de Beaumont-lès-Tours, Almuria (x Hugues ou Hardouin de Beauçay, à Mouterre-Silly et La Mothe), et leur frère aîné < Bouchard VIII ou VII, † vers 1290/1300, x 1280 Agnès/Eléonore/Aliénor fille de Bouchard V de Vendôme ; Parents d'Olivier, Eustach(i)e (x Regnaud de Pressigny (-Ste-Maure) de Laleu), et de < Barthélemi IV, † vers 1335, x Jeanne de Ste-Maure, † 1355, fille de Guillaume IV ou de Guillaume V de Ste-Maure ; D'où : < Bouchard IX ou VIII, † vers 1370 ou après 1383, en Terre sainte en 1362, frère de Barthélemi, Jeanne et Tiphaine religieuse à Fontevraud, x 1° Agathe de Beauçay et 2° Jeanne fille de Geoffrey de Mortemer/Mortimer
  • Bouchard IX-VIII et Agathe de Beauçay sont parents de : < Bouchard X ou IX, Jeanne (x 1360 Pierre d'Avoir, fils d'Hardouin d'Avoir, sire de Véretz et Château-Fromond), et de Jean Ier (vers 1345-† 1415 à Azincourt, tué possiblement avec son fils Jean de L'Isle-Bouchard qui avait un fils naturel aussi nommé Jean), mari de Jeanne de Bueil (vers 1370-1422), dont : Jean qu'on vient d'évoquer (prédécédé en 1415), Jeanne dame de Gonnor et Thouarcé [vers 1400-1457 ; x 1° Jean Jousseaume de Commequiers et La Forest : leur fille Jeanne Jousseaume épouse Louis II de Beaumont du Plessis-Macé (1407-1477), d'où Catherine de Beaumont dame de La Forest, du Plessis-Macé, Gonnor et Thouarcé, qui marie Eustache du Bellay de Gizeux (alias le Solitaire de Gizeux) et est la mère entre autres enfants de Jean du Bellay de Gonnor ci-après), 2° Eustache de Clermont-Gallerande, et 3° Perceval de Chabot de La Turmelière : d'où Jean Chabot, père lui-même de Christophe Chabot, dont la fille Anne-Renée Chabot épouse son cousin Jean du Bellay : parents du poète Joachim du Bellay], et :
    Chemin piétonnier au bord de la Vienne.
  • Catherine de L'Isle-Bouchard (vers 1390/1395-1474), x 1° Jean des Roches, † 1416, 2° 1422 Hugues de Chalon comte de Tonnerre, † 1424 à Verneuil, de qui elle garde sans doute Selles, 3° 1424 Pierre de Giac, favori de Charles VII, † exécuté en 1427, et 4° 1427 Georges de La Trémoïlle, également favori de Charles VII, dont postérité : les La Trémoille, ducs de Thouars, comtes de Laval, princes de Tarente et de Talmont... (Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, Louis XV et Louis-Philippe en descendent).

Les La Trémoïlle gardent L'Ile-Bouchard jusqu'à Henri (1598-1674), qui la cède vers 1629 à Richelieu, dont la famille (les Vignerot du Plessis ducs de Richelieu, issus de sa sœur Françoise du Plessis, femme de René de Vignerot : leur arrière-petit-fils fut le fameux maréchal-duc de Richelieu) la conserve jusqu'à la Révolution, mais en s'en désintéressant en fait.

En 1415 lors de la bataille d'Azincourt, le seigneur de l'Ile Bouchard fait partie des chevaliers morts au combat.

En 1832, l'actuelle commune de L'Île-Bouchard est créée par la fusion des communes de Saint-Gilles-de-l'Île-Bouchard et de Saint-Maurice-de-l'Île-Bouchard.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1939 Louis Dien Rad. ind Industriel en briqueterie
Député (1928-1932), Conseiller général (1919-1940)
1947 1995 André-Georges Voisin RPR Exploitant forestier
Président du Conseil Général (1970-1992)
Député (1958-1981)
Sénateur (1983-1992)
1995 2003 Jean Moreau   Chef d'entreprise
2003 2014 Jean-Luc Dupont UMP  
2014 2018 Valérie Bouchaud Violleau DVG Retraitée EDF
2018 2020 Pascal Jourdain DVD Commerçant
2020 En cours Nathalie Vigneau DVD Cadre secteur privé

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Vue sur la Vienne depuis l'Île.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2017, la commune comptait 1 553 habitants[Note 1], en diminution de 6,16 % par rapport à 2012 (Indre-et-Loire : +1,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4398537547998611 8041 7081 6501 636
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5931 5691 5951 4521 3931 5141 4361 4261 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4371 4491 3671 2451 1481 1901 1881 2551 348
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3151 6091 7621 7961 8001 7641 7451 7401 655
2017 - - - - - - - -
1 553--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

L'Île-Bouchard dispose d'une maison de santé pluridisciplinaire de 450 m², rattachée au Pôle santé libéral et ambulatoire du bouchardais (PSLAB) et composée de plusieurs cabinets médicaux, infirmier et de sage-femme, située dans le quartier Saint-Maurice.

Un cabinet d'imagerie médicale spécialisé en échographie est installé dans la zone industrielle Saint Lazare depuis 2017.

Deux cabinets dentaires officient également, l'un situé côté Saint-Maurice et l'autre sur la rive côté Saint-Gilles.

Par ailleurs, plusieurs professionnels paramédicaux (masseur-kinésithérapeute, diététicienne, psychologue, orthophoniste, etc.) exercent sur la commune ou à proximité immédiate, ainsi que deux pharmacies, de chaque côté de la Vienne.

Deux centres hospitaliers, respectivement localisés sur les communes de Saint-Benoît-la-Forêt et de Sainte-Maure-de-Touraine, et une clinique, installée à Saint-Benoît-la-Forêt, sont accessibles dans un rayon de 15 kilomètres.

L'hôtel de ville.

Petite enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Quatre établissements d'accueil offrent leurs services sur la commune :

  • La crèche multi-accueil Coccinelle, établissement privé non lucratif, qui accueille des enfants jusqu'à 6 ans ;
  • Le Relais d'Assistante maternelle (RAM), dont le fonctionnement est géré par la communauté de communes Touraine Val de Loire ;
  • Le Relais animation accueil proximité (RAAP), géré par l'Aide à domicile en milieu rural (ADMR) ;
  • Le centre de loisirs L'Île aux pirates, géré par Familles Rurales, ouvert les mercredis et pendant les vacances scolaires, pour les enfants et adolescents de 3 à 17 ans.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'Île-Bouchard est rattachée à l'académie d'Orléans-Tours. La commune disposent de trois établissements d'enseignement :

  • École maternelle publique Lamartine ;
  • École élémentaire publique Les 2 rives ;
  • Collège public André-Duchesne.

Services publics[modifier | modifier le code]

En dehors des services et infrastructures dépendants de la commune, L'Île-Bouchard dispose d'un bureau de Poste, d'une caserne de pompiers et d'une gendarmerie.

Prieuré Saint-Léonard et château du Temple, localisé à Theneuil.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de L'Île-Bouchard

Les armes de LÎle-Bouchard se blasonnent ainsi :

Écartelé de sinople à la fasce d'or, et d'or à la bande de sinople[17].

Jeanne d'Arc arrivant à L'Île-Bouchard.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Prieuré Saint-Léonard, construit dans la première moitié du XIIe siècle, est l'un des édifices romans les plus anciens de France. Il ne reste aujourd'hui que le chœur, son déambulatoire et ses chapelles rayonnantes. Il est classé au titre des monuments historiques depuis le [18].
  • Église Saint-Gilles, construite au XIème siècle. Il est établi que Jeanne d'Arc, allant rencontrer le roi Charles VII non loin à Chinon, y entra et y entendit la messe le .
  • Église Saint-Maurice, datant du XVème siècle, terminée par une très belle flèche de pierre ornée de sculptures ajourées. Ses nefs de style flamboyant Renaissance reposent sur des piliers ornés de médaillons.
  • Musée du Bouchardais : Musée d'Art et Traditions populaires et d'histoire locale, il est installé dans l'ancienne gare de l'Île-Bouchard, près du Prieuré Saint-Léonard. Il permet de découvrir la richesse du patrimoine du canton à travers les outils, matériels et objets du monde rural.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André-Georges Voisin, né en 1918 et décédé en , a été conseiller général du canton de l'Île-Bouchard et président du conseil général d'Indre-et-Loire des années 1970 aux années 1990. Il a contribué au développement des infrastructures routières du département, prolongeant l'action de Jean Royer dans les espaces ruraux.
  • Isaac de Razilly, né en pays chinonais, chevalier de l'Ordre de Malte, commandeur de la Commanderie de l'Ile Bouchard, deviendra Lieutenant général d'Acadie jusqu'à sa disparition en 1636, surnommé le « Commandeur »[19]
    Intérieur de l'église Saint-Gilles.

Apparitions mariales[modifier | modifier le code]

Faits locaux[modifier | modifier le code]

Le en début d’après-midi, quatre jeunes filles (Jacqueline Aubry et sa sœur Jeanne, Nicole Robin, Laura Croizon) voient en l’église paroissiale Saint-Gilles une apparition de la Vierge Marie, accompagnée de l’Ange Gabriel. Ces apparitions perdurent plusieurs jours, jusqu’au 14 décembre. La paroisse, d’abord sceptique, finira par être convaincue, la guérison inexpliquée d’une mal voyante et un rayon de soleil extrêmement vif, suivant un trajet impossible, constituant alors des signes pour les assistants[20],[21].

Parmi les propos attribués à la Vierge lors des dix apparitions successives, recueillis par les enfants et rassemblés dans l'enquête canonique :

  • "Dites aux petits enfants (ceux que vous connaissez) de prier pour la France, car elle en a grand besoin."
  • "Je suis votre maman du ciel (L'ange dit: "Je suis l'ange Gabriel")."
  • "Donnez-moi votre main à embrasser !"
  • "Embrassez la croix de mon chapelet."
  • "Je vais vous dire un secret que vous pourrez redire dans trois jours : Priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger."
  • "Dites à Monsieur le curé de construire une grotte."
  • "Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles, mais pour vous demander de prier pour la France."
  • A l'enfant myope: "Demain vous y verrez clair et vous ne porterez plus de lunettes".
  • "Je vais vous confier un secret que vous ne direz à personne."
  • "Il y aura du bonheur dans les familles."
  • "Avant de partir, j'enverrai un vif rayon de soleil."

Contexte[modifier | modifier le code]

A l'époque, au lendemain de la première apparition, un mois entier d'escalade d'un mouvement social insurrectionnel trouve un dénouement assez mystérieux. Nombre de contemporains envisageront, plus ou moins rapidement, un lien entre ces apparitions et le dénouement surprise de ces grèves de 1947 en France. Elles ont duré un mois, entre le 10 novembre et le 9 décembre 1947, débutant à Marseille par un vaste mouvement de grèves insurrectionnelles. Elles agitent toute la France, opposant violemment des manifestants aux forces de l’ordre que dirige le ministre de l’Intérieur Jules Moch.

300 000 mineurs et plusieurs milliers d'employés d’entreprises publiques comme les PTT refusent de reprendre le travail. Ils occupent bureaux, usines, puits et ateliers. Le gouvernement fait appel à l'armée et déploie 60 000 soldats et CRS pour contrer les 15 000 grévistes afin de les forcer à reprendre le travail.

L'église Saint-Gilles sous la neige.

Dans la nuit du 2 au , des militants de la fédération du Pas-de-Calais de la CGT, pensant qu'un convoi transpoterait des CRS venus appuyer des non-grévistes d'Arras,majoritairement militants gaullistes[22], sabotent la liaison ferroviaire Paris-Tourcoing en déboulonnant des rails, provoquant le déraillement d'un train. La catastrophe fait 16 morts et 50 blessés[22],[23].

15 sabotages au total, dont 6 déraillements, sont perpétrés dans le pays. Le dénouement gardera longtemps un côté mystérieux, puisque Comité central de la CGT ordonnera la reprise du travail le 9 décembre, malgré l'absence d'évolution notable.

Le bilan est néanmoins lourd : 6 morts et une centaine de blessés parmi les grévistes, et autant parmi les forces de l'ordre, en sus des disparus à la suite de l'attentat du 3 décembre.

Un article de la revue Historia envisage néanmoins au conditionnel le dénouement des évènements en lien avec des négociations secrètes du gouvernement avec le PCF, échangeant alors l'absence de poursuite de militants contre la reprise du travail[22].

Le contexte national d'alors demeure particulier :

Développements[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire est l'objet d'un pèlerinage depuis les apparitions de 1947. Par décret du , à la suite d’une enquête, monseigneur André Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, « autorise ces pèlerinages et le culte public célébré en l'église paroissiale Saint-Gilles de L'Île-Bouchard[24] ».

Le reliquaire double.

Depuis 1999, les pèlerinages et les paroisses environnantes sont animés par des prêtres et laïcs de la communauté de l'Emmanuel. Des pèlerinages à l'intention de la France s'y rendent régulièrement chaque année, notamment le pèlerinage pour la France à la fin du mois de septembre dont le but est de prier pour la nouvelle évangélisation de la France en faisant appel aussi bien aux pèlerins français qu'aux pèlerins étrangers, issus de pays ayant reçu l'évangile de missionnaires français[25].

Un reliquaire double des reliques de Mère Térésa et de Jean-Paul II est installé dans l'église Saint-Gilles en 2017. Réalisé par un orfèvre en art et mobilier liturgique Louis-Guilllaume Piéchaud, il représente une église romane stylisée en bois ornée de patines rouges et vertes au feu, de feuilles d'or et d'argent avec des cabochons de cristal de roche, d'améthyste et de calcédoine.

La même année, au mois d'août 2017, une messe commémorant le soixante-dixième anniversaire des apparitions est célébrée en présence du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 2 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de L'Île-Bouchard », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 2 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - la Vienne », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 2 février 2019)
  4. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 2 février 2019)
  5. « Station hydrométrique L7000610, la Vienne à Nouâtre », sur le site de la banque Hydro (consulté le 2 février 2019)
  6. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 2 février 2019)
  7. « Fiche Sandre - la Manse », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 2 février 2019)
  8. Stéphane Gendron -Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 25
  9. « L'Ile-Bouchard » [PDF], sur Racines & Histoire
  10. « Seigneurs de L'Ile-Bouchard », sur FranceBalade : Touraine
  11. « L'histoire de L'Ile-Bouchard », sur Mairie de L'Ile-Bouchard (37)
  12. mairie-ilebouchard.fr
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  18. Notice no PA00097784, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bulletins-anterieurs/17-bulletin-nd-25-mai-2008/336-isaac-de-razilly-amiral-de-france-et-l-canadienr--touraine-1587-acadie-1635 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  20. Bernard Peyrous, Les événements de l’Ile Bouchard. Éditions de l’Emmanuel, Paris, 1997.
  21. Élisabeth Baranger et Bernard Peyrous, Les apparitions de l’Ile Bouchard, Documents authentiques. Éditions de l’Emmanuel, Paris, 2002.
  22. a b et c Rémy Kaufer, « Cheminots, mineurs, métallos... : Les grèves insurrectionnelles de 1947 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Historia, 01/01/2008 - n°733
  23. « «Un sabotage»: en 1947, à Agny, l’attentat du train postal coûtait la vie à vingt personnes », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 10 janvier 2017)
  24. Décret du 8 décembre 2001
  25. http://www.pelepourlafrance.fr
  26. le cardinal et la foule des pèlerins

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francine Bay. « Dites aux petits enfants de prier » : les apparitions de l'Île-Bouchard (Indre-et-Loire, 1947). Paris : Pierre Téqui éditeur, 2007, 30 p. (Collection Les Petits Pâtres). (ISBN 978-2-7403-1382-4)
  • la bataille d'Azincout ,de Dominique Paladilhe, edité chez Perrin 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :