Lencloître

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Lencloître
Vue aérienne de Lencloître, avec, au premier plan, son église du XIIe siècle.
Vue aérienne de Lencloître, avec, au premier plan, son église du XIIe siècle.
Blason de Lencloître
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Châtellerault-1
Intercommunalité Communauté de communes du Lencloîtrais
Maire
Mandat
Henri Colin
2014-2020
Code postal 86140
Code commune 86128
Démographie
Gentilé Lencloîtrais
Population
municipale
2 468 hab. (2014)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 54″ nord, 0° 19′ 45″ est
Altitude Min. 65 m – Max. 107 m
Superficie 19,04 km2
Localisation

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Lencloître est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Lencloître, place du Général Pierre, le 23 avril 2017.

La commune est située à 30 km au nord de Poitiers, préfecture de la Vienne, par la route départementale D 757 reliant Migné-Auxances, commune de l'agglomération de Poitiers à Richelieu en Indre-et-Loire et à 18 km de Châtellerault, ville la plus proche, par la D 725 menant cette dernière à Bressuire dans les Deux-Sèvres. Il est situé au milieu d'un pays voué aux cultures légumières et maraîchères.

Le bourg est animé par ses foires et ses marchés réputés, qui, jadis, attiraient presque tous les paysans du Haut Poitou.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Envigne dans le bourg de Lencloître

La commune est traversée par la rivière l'Envigne, affluent de la Vienne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg dérive du cloître de l'abbaye fondée par Robert d'Arbrissel en 1109[1].

Du mot latin Claustrum, « clôture, enclos », à l'origine de « cloître » et de l'ancien mot composé encloître.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle,un prieuré est érigé, dépendant de l'ordre de Fontevrault fondé au XIIe siècle par Robert d'Arbrissel (vers 1047- vers 1117). Le prieuré comme toute fondation nouvelle dépendait directement de l'abbaye mère. Le prieuré comprenait au moins un couvent de moines et un couvent de moniales : de là vient le nom de Lencloître : les cloîtres.

Comme de nombreuses autres, la commune de Boussageau accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, mais il est abattu et brûlé à la fin de la décennie révolutionnaire, en juillet 1799, au moment de la réaction royaliste. Replanté immédiatement, il est à nouveau abattu au début de l’année 1800[2].

La commune Lencloître fut créée en 1822, par détachement du village de Lencloître de la commune de Saint-Genest-d'Ambière, et fusion de la nouvelle commune créée avec celle de Boussageau[3].

Le 31 janvier 1944, les quatre membres de la famille juive réfugiés à Lencloître ont été arrêtés sur l'ordre de l'occupant allemand dans le cadre de la grande rafle de la région de Poitiers. Envoyés au camp de la route de Limoges à Poitiers, ils furent ensuite transportés en train jusqu'à Drancy avant d'être déportés à Auschwitz par le convoi 68. Ils ont été gazés dès l'arrivée. Il s'agissait de Mathilde Aron (née en 1867), Marthe Aron née Bloch (née en 1906), Jean-Jacques Aron (né en 1931) et Guy Aron né en 1938. Leur histoire a été rapportée dans Evelyne Bloch-Dano, La Biographe, Paris, Grasset, coll. Le Livre de Poche, 2007 (ISBN 978-2253122517).

Un arbre de la liberté a été planté en 1948, pour célébrer le centenaire de la Révolution française de 1848. Ce marronnier existe toujours en 1988, place de la Liberté[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Boussageau, créée au moment de la Révolution est rattachée à Lencloître en 1822.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 en cours
(au 30 avril 2014[5])
Henri Colin DVD puis UDI Conseiller général

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 468 habitants, en augmentation de 0,82 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1 341 1 357 1 422 1 522 1 763 1 741 1 784 1 871 1 939
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 908 2 114 2 063 1 993 2 006 1 990 1 948 1 872 1 739
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 693 1 677 1 668 1 794 1 720 1 696 1 754 1 871 2 082
1990 1999 2006 2011 2014 - - - -
2 222 2 253 2 322 2 507 2 468 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 126 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.


Économie[modifier | modifier le code]

Foires et commerces[modifier | modifier le code]

Une célèbre foire mensuelle a lieu le premier lundi de chaque mois depuis le XIXe siècle. Elle a lieu sur la place du Champ-de-Foire.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau : Allemagne Otzberg (Allemagne)

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 20 exploitations agricoles en 2010 contre 35 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 708 hectares en 2000 à 1 271 hectares en 2010. 38 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 14 % pour les oléagineux (tournesol) et 23 % pour le fourrage . En 2010,9 hectares (21 en 2000) sont consacrés à la vigne[10].

Six exploitations en 2010 (contre sept en 2000) abritent un élevage de bovins (755 têtes en 2010 contre 746 têtes en 2000). Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu en 2010[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Lencloître, du XIIe siècle. Logo monument historique Classé MH (1908)[11]
  • Prieuré Notre-Dame de Lencloître est inscrit comme Monument Historique pour son portail depuis 1962 et pour ses façades, sa toiture de l'aile sud, son escalier et ses cheminées depuis 1990.
  • Oratoire de Boussageau. L'ancienne église paroissiale du bourg était située à Boussageau qui était le chef-lieu de la commune. Elle fut saccagée et incendiée par les révolutionnaires en 1793. C'est Lencloître qui devint en 1805 la paroisse. De cette ancienne église, il ne subsiste encore que cet oratoire. Il abrite une vieille statue en bois représentant la Vierge. Elle se trouvait dans une niche du mur de l'ancienne église.

Le patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville a été construit par M. de Montaubin, propriétaire du château de la Grand'Cour et maire de la commune de Lencloître au XIXe siècle.
  • L'ancienne gare a été construite en 1885. Située rue de Champ-Ballan, elle était la plus importante de la ligne de Loudun à Châtellerault par son trafic de passagers et de marchandises.
  • Situé au 14 rue Saint-Exupéry à Lencloître, Le Pontreau est une demeure bourgeoise construite au début du XIXe siècle sur un terrain ayant appartenu autrefois au couvent. Au milieu du XXe siècle, l'association locale « l'Etoile Notre Dame » acquiert cette propriété qu’elle transforme en maison de retraite. Cette association œuvrait pour le cinéma, la gymnastique et la musique. En 2008, les pensionnaires rejoignent un EHPAD plus moderne construit près du parc du château. Le château et ses dépendances accueille désormais le siège social de la communauté de communes du Lencloîtrais.
  • Le château de Picol. Il a été construit au XIXe siècle au lieu-dit Picol. Le château possède des fenêtres à meneaux. Il est entouré d'un parc paysager.
  • Le château de Marsay, situé à l'ouest de Lencloître dont les communs datent du XVIIe siècle.
  • La fuie (pigeonnier) de la Tour de Ry, située à l'ouest de Lencloître, date du XVe et XVIe siècle.
  • Le château de la Boutière. Il date du XIXe siècle. Il est situé au lieudit la Boutière . Avant la crise du phylloxera, un important vignoble entouré la propriété.
  • Le château de la Grand'cour. Il a été édifié en 1821 au lieudit la Grand'Cour. Il se compose d'un corps principal avec des vitraux qu'entourent deux pavillons.
  • Le château de Cursay. C'est une riche propriété qui a été construite au XIXe siècle au lieudit Cursay. Elle a été en partie détruite en 1960 par un incendie. La chapelle dépendait du château.
  • Le Chai de la Chaume est un bâtiment construit en pierre de Tuffeau au XIXe siècle. C'est un témoin de l'époque où la viticulture était importante autour de Lencloître. Le phylloxera a mis un terme à cette activité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armando Ghidoni, compositeur, dont la salle de saxophone du conservatoire de musique porte le nom depuis juillet 2004[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
D'or au lion de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  2. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 153-154
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Robert Petit, op. cit., p. 222
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2016.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Notice no PA00105490, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2004, p.126