Robert III de Flandre

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Robert III de Flandre
Robert III de Flandre
Robert III de Flandre
Titre
Comte de Nevers
12721280
Prédécesseur Gui de Dampierre
Successeur Louis Ier de Nevers
Comte de Flandre
1305
Prédécesseur Gui de Dampierre
Successeur Louis Ier de Flandre
Biographie
Dynastie Maison de Dampierre
Nom de naissance Robert de Dampierre,
dit Robert de Béthune
Date de naissance 1249
Date de décès
Lieu de décès Ypres
Père Gui de Dampierre
Mère Mahaut de Béthune
Conjoint Blanche d'Anjou
Yolande de Bourgogne
Enfant(s) (1er mariage) Charles
(2e mariage) Louis de Nevers
Robert de Cassel
Jeanne
Yolande
Mathilde

Robert III de Flandre

Robert III de Flandre, ou Robert de Dampierre, dit Robert de Béthune (fief de sa mère) (° 1247 † Ypres, et mort le17 septembre 1322 à Watten) et parfois Lion des Flandres en référence au Lion des ducs de bourgogne et comtes de Flandre figurant sur son blason (et sur sa pierre tombale, dans la cathédrale Saint-Martin d'Ypres). Fils de Gui de Dampierre et de Mahaut de Béthune. Comte de Nevers avec Yolande de Bourgogne (1272-1280), Comte de Flandre (1305-1322).

Pris entre la révolte des Flamands et sa fidélité au roi de France, Robert ne parvint pas à louvoyer habilement ; En bon féodal, il se voulait vassal fidèle et assumait les obligations financières et certaines vexations vis-à-vis des Flamands. Durant les périodes de paix (1309-1312 et après 1317, Robert, comme ses prédécesseurs, favorise le commerce et protège les marchands.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1266, Robert épouse Blanche d'Anjou, fille de Charles Ier, comte d'Anjou et de Béatrice de Provence, comtesse de Provence et de Forcalquier.

Robert de Béthune acquiert une certaine renommée militaire en Italie, où il combat (1265-1268) au côté de son beau-père, Charles d'Anjou, contre Manfred Ier de Sicile que le pape Clément IV vient d'excommunier. Ce dernier meurt lors de la bataille de Bénévent, en 1266.

En 1270, Robert participe avec son père, à la huitième croisade, dirigée par Louis IX. À son retour, il a continue à soutenir son père dans sa lutte contre l'hégémonie de Philippe le Bel qui aimerait incorporer la Flandre à la couronne de France.

En 1272, Robert épouse Yolande de Bourgogne, fille d'Eudes de Bourgogne, comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre et de Mathilde II de Bourbon. Huit ans plus tard, en 1280, accusant Yolande d'avoir empoisonné son fils Charles, issu de son premier mariage, il la fait étrangler[1]

le , Guy de Dampierre rompt tous les liens féodaux avec le roi de France. Le comte de Flandre est âgé de 71 ans, âge considérable pour l'époque, de facto Robert est le véritable dirigeant. En mai 1300, alors que la résistance contre la France semble désespérée, Robert se laisse capturer avec son père et son frère Guillaume de Crèvecœur. Tous trois sont enfermés au château de Chinon.

C'est Philippe de Dampierre, un autre frère, qui prend alors la régence de Flandre. Celui-ci vainc d'abord Philippe le Bel à la bataille des éperons d'or, . Mais le roi de France prend sa revanche à la Bataille de Mons-en-Pévèle le .

Le 20 août, Philippe le Bel prend la route de Lille, en passant par Seclin, qui subit des déprédations pour prix de sa fidélité au comte. Le siège de Lille dure un mois, puis la ville capitule. La Flandre, peu à peu, se trouve de nouveau sous contrôle royal. Des négociations aboutissent, en juin 1305, au traité d'Athis-sur-Orge. Le traité organise le transport de Flandre, c'est-à-dire le transfert de souveraineté de la Flandre romane et impose une rançon écrasante.

En juillet, Gui de Dampierre meurt en captivité. Promettant de se conformer au traité d'Athis-sur-Orge, Robert qui renonce aux châtellenies stratégiques de Lille, Douai et Orchies est autorisé à retourner dans son comté. Toutefois, en avril 1310, avec l'appui de ses sujets et sa famille, il commence à résister aux Français. Diplomatiquement et militairement, il a réussi peu à peu à prendre position contre le roi de France.

Soupçonnant son deuxième fils, Louis de Nevers, issu de son second mariage, de soutenir le roi de France et de vouloir attenter à sa propre vie, Robert le fait arrêter et jeter en prison à Rupelmonde, ainsi qu'un moine qu'il accuse de complicité[2]. Mis à la torture, le moine n'avoue rien et l'accusation tombe. Pour autant, Robert tente de déshériter Louis au profit de Robert son frère cadet.
À Gand, les partisans de Louis menacent de se révolter. Heureusement les magistrats de la ville proposent leur médiation. Louis est libéré et se réfugie auprès de Philippe V de France, en promettant de ne pas rentrer en Flandre avant la mort de son père.

En 1319 Robert tente de reprendre Lille. Mais la milice de Gand, qui soutient Louis de Nevers, désormais protégé du roi de France, refuse de le suivre et de franchir la Lys. Robert abandonne la bataille et se rend à Paris pour restaurer les liens féodaux avec le roi français. Mais même après cela, il continuera à faire obstacle à l'exécution du traité d'Athis-sur-Orge.

Pierre tombale de Robert à la la cathédrale Sint-Maartenskerk à Ypres

Robert décède le . Ayant explicitement souhaité être enterré en terre flamande, il est d'abord inhumé à Ypres dans la cathédrale Saint-Martin. Lorsque Lille et Douai seront de nouveau rattachés au comté de Flandre, son corps sera transféré aux côtés de sa première épouse et de son père à l'abbaye de Flines (près de Lille), mais sa pierre tombale est conservée à Ypres.


Postérité[modifier | modifier le code]

Le comte Robert III de Flandre (Ier à gauche) et sa postérité (Chapelle des Comtes de Courtrai)

Son fils Louis Ier de Nevers l'ayant précédé de 2 mois dans la tombe, c'est son petit-fils, Louis, comte de Nevers et de Rethel qui lui succède.


De son premier mariage en 1266 avec Blanche d'Anjou (1250 † 1269), fille de Charles Ier, roi de Sicile, comte d'Anjou et du Maine et de Béatrice de Provence :

  1. Charles, mort en bas âge

De son second mariage en 1272 avec Yolande de Bourgogne († 1280), comtesse de Nevers 1265-1280:

  1. Louis Ier (1272-1322), comte de Nevers et de Rethel, père de Louis Ier de Flandre.
  2. Robert († 1331), sire de Marle et de Cassel, ép. (1323) Jeanne de Bretagne (1294-1364), fille d'Arthur II, duc de Bretagne, et de Yolande, comtesse de Montfort, d'où:
    • Jean, sire de Cassel († 1332)
    • Yolande (1331-1395), ép. Henri IV de Bar.
  3. Jeanne († 1333) ép. (1288) Enguerrand IV de Guînes, sire de Coucy († 1311).
  4. Yolande († 1313) ép. (1287) Gautier II d'Enghien († 1310).
  5. Mathilde ép. (1314) Mathieu de Lorraine († 1330), sire de Florennes et de Pesche, sans postérité.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des Français - page 376
  2. Abrégé chronologique de l'histoire de Flandre - page 183

Sources[modifier | modifier le code]

  • Histoire des Français, Volume 9 - Par Jean-Charles-Léonard Simonde Sismondi, Amédée Renée - 1826
  • Abrégé chronologique de l'histoire de Flandre - Par André-Joseph Panckoucke - 1762
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Comte de Flandre
1305-1322
Louis Ier