Arc International

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Arc International

Création 1825
Forme juridique Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Siège social Drapeau de France Arques (Pas-de-Calais) (France)
Direction Patrick Puy, président du directoire depuis septembre 2013[1]
Actionnaires Capitaux 100 % familiaux
Activité Production industrielle Arts de la table
Produits verrerie
Effectif 10 500 (2013)[2]
Site web www.arc-intl.com
Chiffre d’affaires 1,1 milliard d'euros en 2011
978 M€ en 2012[3]
901 M€ en 2013[2]
en diminution
Résultat net REX de -3,7 millions d'euros (RN non communiqué), 2012[3]
en diminution

Arc International est une société française créée en 1825, œuvrant dans les arts de la table et de la verrerie, et commercialisant en France et à l'international les marques déposées Luminarc, Cristal d'Arques, Arcoroc et Chef & Sommelier.

Historique[modifier | modifier le code]

XIX éme siècle[modifier | modifier le code]

En 1825, Alexandre des Lyons de Noircarme fonde, à Arques, la Verrerie des sept écluses. L'année suivante, le 8 avril 1826, elle s'associe à une autre verrerie, fondée en 1823 à Saint-Martin-au-Laërt par Charles Carpentier, sous sa direction. Une ordonnance, le 5 septembre 1835, autorise Carpentier à y établir un nouveau four de verrerie[4]. Le 3 juillet 1853, la verrerie d'Arcques est reprise par Messieurs Allard et Ladey. Elle est endommagée par un incendie en juillet 1856 qui provoque l'effondrement des toits. Reconstruite, la verrerie est reprise, le 31 mars 1863, par la société Ladey et Bléchet. En 1869, Alexandre des Lyons de Noircarme cède la totalité de ses parts dans la verrerie. Le 10 août 1884, la société Ladey et Bléchet devient la société Blechet et Collette puis, le 16 octobre 1886, Bléchet et compagnie. En avril 1887, la verrerie cesse son activité. Elle la reprend en 1893 suite à la création de la SA Verrerie et Cristallerie d'Arcques, le 19 novembre 1892. Le 26 juillet 1897, elle est rachetée par Prudent Avot lors d'une vente judiciaire. Georges Durand, qui a travaillé trois ans à la cristallerie de Sèvres, en devient le directeur[5]. Le 27 février 1900, il accède au statut d'associé avec la création de la société Avot Durand. Le 11 décembre 1916, la verrerie passe sous le contrôle exclusif de Georges Durand, qui fonde la société G. Durand et cie[6].

XXéme siècle[modifier | modifier le code]

La verrerie s’est d’abord imposée comme l’un des fleurons industriels du nord de la France avant de devenir, au fil des années, un groupe international, leader mondial des arts de la table[7]. Le développement débute véritablement après la Première Guerre mondiale quand le second fils de Georges Durand, Jacques, intègre l’entreprise.

En 1930, Jacques Durand se rend aux États-Unis pour étudier les verreries américaines, déjà équipées de fours à bassin et de machines automatiques. Il prend le parti de développer de nouvelles techniques de fabrication, et équipe, peu à peu, l’entreprise de nouvelles machines qui permettront d’améliorer la production, tout en préservant la créativité verrière. Un premier four à bassin est construit et les premières presses sont installées en 1934.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Verrerie Cristallerie d’Arques poursuit son essor industriel. En 1950, elle produit 15 000 tonnes de verre par an pour un effectif de 993 personnes.

En parallèle, l’entreprise poursuit activement sa politique d’innovation. Elle est la première en France à proposer des verres décorés et à automatiser la fabrication du verre opale. En 1968, la Verrerie Cristallerie d’Arques opère une révolution industrielle au niveau mondial, en parvenant à mécaniser la production des verres à pied en cristal. La baisse des prix de vente rendue possible par cette innovation met le cristal à la portée de tous les consommateurs. En 1980, la verrerie produit 250 000 tonnes de verre par an et emploie 9 000 personnes en France[6], pour l'essentiel à Arques.

Depuis les années 1930, la Verrerie Cristallerie d’Arques est restée une entreprise locale à capitaux 100 % familiaux. A partir des années 1980, le Groupe entre dans une logique d'internationalisation de ses productions avec la création, en 1982, de Durand Glass Manufacturing Company (DGMC), filiale de production à Millville dans le New Jersey, aux Etat-Unis. Mais ce n'est que dans les années 2000, date à laquelle la Verrerie Cristallerie d’Arques change de nom et devient Arc International, que les implantations internationales se multiplient : une unité de production est créée à Nankin, en Chine, en 2003, une autre est acquise en 2004 dans l'émirat de Ras el Khaïmah et une troisième à Gous-Khroustalny, en Russie, en 2011.

Ce développement à l'international est concomitant aux difficultés que rencontre le groupe à partir du début des années 2000. En 2004, les pertes dépassent 100 M€ et un premier plan social conduit à la suppression de 2 000 emplois sur le site historique d'Arques. Deux autres plans de départ volontaire sont réalisés dans les années qui suivent et, à fin décembre 2012, l'effectif du site se trouve réduit de moitié par rapport à 2004, passant de 12 000 salariés à 6 000[8].

Le 29 août 2014, dans une logique de redressement économique du Groupe[9], HIG Capital France et Arc International signent un accord pour le rachat d'au moins la majorité du capital[10].

Production[modifier | modifier le code]

Le groupe produit environ 5 millions d'articles par jour dans cinq usines : site historique d'Arques mais aussi aux États-Unis (depuis 1979), en Chine (depuis 2003), en Russie et dans les Émirats arabes unis[11].

Sites de production[modifier | modifier le code]

  • Arques, France
  • Millville, États-Unis (depuis 1979)
  • Nankin, Chine (depuis 2003)
  • Gus-Khrustalny, Russie (depuis 2011)
  • Ras el Khaïmah, Émirats arabes unis[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Puy : «Arc a franchi la première étape de son renouveau», Le Figaro, 7 janvier 2014
  2. a et b Chiffres clés sur le site du groupe
  3. a et b La Voix du Nord, « Arc International annonce un déficit de 3,7millions d’euros pour 2012 », sur La Voix du Nord,‎ 4 juin 2013 (consulté le 10 juin 2013)
  4. Société du Recueil Sirey,, Collection complète des lois, décrets d'intérêt général, traités internationaux, arrêtés, circulaires, instructions, etc, vol. 35,‎ 1836 (lire en ligne), Ord qui autorise le Carpentier Manuel à établir un four dans verrerie située à Arques Pas de Calais O 2 sect no 87 14 Ord qui autorisent l acceptation de divers.
  5. Arc International, de l’entreprise artisanale au groupe de renommée mondiale, Revue PIC-INTER, n°285, Mars - Avril 2004
  6. a et b Michel Ravez, Projet de régularisation administrative de l'activité de la verrerie cristallerie "Arques International", enquête publique du 15 mars au 15 avril 2010, Annexes n°1, Historique du site
  7. Adrien Cahuzac, Le plan anti-crise d'Arc International, L'Usine Nouvelle n° 3210, 21 octobre 2010
  8. Sylvie Andreau, envoyée spéciale, « Le verrier Arc évite la casse - leJDD.fr », sur LeJDD.fr (consulté le 10 juin 2013)
  9. Arc International cherche de nouveaux investisseurs, Patrick Puy, dans GMB, BFM Business, 14 janvier 2014
  10. Le verrier français Arc International passe sous pavillon américain, Challenges, 1 septembre 2014
  11. Arc dresse ses verres sur les tables hors de France, le Figaro, 20 septembre 2011
  12. Arc s'étend aux Emirats, Usine Nouvelle, 12 septembre 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marc Petit, « Arc International : la ville-usine qui a mis sous verre notre art de vivre », La Saga des marques, t. 1,‎ mai 2012, p. 14-17.