Ymare

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Ymare
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton de Boos
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Philippe Guilliot (PCF)
2014-2020
Code postal 76520
Code commune 76753
Démographie
Population
municipale
1 146 hab. (2011)
Densité 284 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 59″ N 1° 10′ 35″ E / 49.3497222222, 1.1763888888949° 20′ 59″ Nord 1° 10′ 35″ Est / 49.3497222222, 1.17638888889  
Altitude Min. 47 m – Max. 153 m
Superficie 4,03 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-ymare.fr

Ymare est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont nommés les "Ymarois" et les "Ymaroises"[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ymare fait partie du canton de Boos et se situe à 18 km de Rouen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom : au XIIIe siècle, le village s'appelle Wimara, nom d'origine nordique, signifiant la pierre blanche. Certains supposent qu'il s'agit du nom d'un seigneur.

L'existence d'Ymare est mentionnée pour la première fois en 1240, mais son origine est peut-être romaine. Situé sur le Mont aux Cailloux, le village aurait été un pôle d'habitat, probablement un refuge pour les habitants des villages alentour. Au XIIIe siècle, le village compte 200 habitants. Le fief d'Ymare appartient à l'abbaye de Saint-Ouen. À cette époque, la taxe par maison vaut 5 sous ou une bête, généralement choisie parmi les plus belles.

Visite du premier ministre François Fillon le 25 février 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 en cours Philippe Guilliot PCF  
Les données manquantes sont à compléter.
  • Maire : Philippe Guilliot.
  • Conseillers municipaux : Frédéric Assenard, Stéphanie Bouteiller, Dominique Delamarre, Suzanne Delône, Claudine Duval.
  • Aide sociale : Pierrette Chavigny (4e adjointe au maire).
  • Maires-adjoints : Vincent Duval, Josiane Barbette, Marie-Anne Bance, Pierrette Chavigny.
  • Conseillers municipaux : Thierry Lacour, Catherine Le Cozic, Jean-Claude Leroux, Robin Picard, Claude Robillard.
  • Chargé des travaux : Vincent Duval (1er adjoint au maire).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 146 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 2 801 271 283 268 273 274 289 242
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
246 239 234 201 188 208 249 217 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
180 188 185 188 144 112 137 177 213
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
211 274 351 830 950 1 040 1 104 1 123 1 146
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aubin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Aubin (XVIIe siècle, rue de l'Église, allée du 8-Mai) fait partie d'un domaine qui appartenait au seigneur de Rouville. Le château a été détruit. Il reste de ce domaine, outre l'église et l'allée qui y mène, les dépendances du château, une bergerie, actuellement transformée en logement, un colombier, une grange, un four à pain et un fromager.

  • Jubé

1621, bois polychrome. Il est surmonté d'un Christ en croix entouré de la Vierge et de saint Jean. Sculptée dans le style de la Renaissance italienne, cette Crucifixion est peinte, mais certaines couleurs ont disparu comme le bleu de la robe de la Vierge. Le groupe est encadré de panneaux sur lesquels sont peints des rideaux de théâtre.

  • Maître-autel

XVIIIe siècle, bois et plâtre polychromes. De chaque côté du maître-autel sont disposés dans les niches, saint Aubin, le patron de l'église, tenant sa crosse d'évêque et saint Marc reconnaissable à son lion.

  • Saint-Nicolas

Plâtre polychrome. Saint Nicolas, évêque de Myre en Lycie au IVe siècle et patron des petits enfants, est ici représenté avec trois enfants dans un baquet. C'est l'illustration du plus célèbre épisode de la vie du saint. D'après la légende dorée de Jacques de Voragine, il s'agit en fait de deux écoliers de famille noble se rendant à Athènes pour étudier la philosophie. L'aubergiste chez qui ils se sont rendus les tue, les dépèce et met leurs chairs à saler dans un saloir. Saint Nicolas, prévenu par un ange, rapporte la scène à l'aubergiste et rend la vie aux jeunes gens.

  • Cloche
    • Le clocher abrite une cloche CAPLAIN de 1846
    • Son diamètre est de 78,5 cm ; son poids est estimé à environ 300 kg
    • Elle porte l'inscription suivante (relevé OM-20 avril 2007) : « La bénédiction de cette cloche nommée Clarise Hortense a eu lieu en cette commune en 1846 par M Halboult desservant M Philippe Delabarre Prop. notaire honoraire à Gouy la maraine Mme Clarisse Ballicorne épouse Edouard le Hardelay Prop. À Ymare sous admi municipale de M Delamare Maire de la commune d'Ymare. Caplain fondeur à Rouen m'a faite. »

Four à pain[modifier | modifier le code]

XIXe siècle, Brique et silex. Clos de la Ferme, Grande-rue.

Le double four à pain et à pâtisserie est de nouveau en service une fois l'an, le jour de la fête du village. Le four, « réchauffé » plusieurs jours avant, doit atteindre une température de 250° C pour cuire le pain fait par le boulanger. Il sert à faire une fournée lors de chaque fête du pays chaque dernier week-end d'avril.

Colombier[modifier | modifier le code]

XIXe siècle, Brique. Clos de la Ferme, Grande-Rue.

Le colombier conserve encore son organisation intérieure. Dans la partie supérieure de l'édifice, sous la charpente, des alvéoles en terre soutenues par des lattis de chêne s'alignent le long des parois. Ce sont les « bûlins » ou « boulins », où se logeaient et pondaient les pigeons. On y accède par une échelle en bois.

Croix[modifier | modifier le code]

XVIe-XXe siècles, pierre et fonte. Cimetière.

Posée sur un emmarchement moderne, la croix présente un fût monolithe du XVIe siècle, de forme octogonale. Le Christ en croix, figuré au sommet, est de facture récente.

Tombe du Druide[modifier | modifier le code]

Située à la limite d'Ymare et Alizay, cette pierre en forme de dolmen d'origine préhistorique a des vertus, soi-disant, thérapeutiques contre les rhumatismes lorsque l'on passe dessous. Avis aux amateurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le village D'Ymare, consulté sur site www.annuaire-mairie.fr le 12 mai 2012
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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