Saint-Pierre-de-Varengeville

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Saint-Pierre-de-Varengeville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Duclair
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Pierrette Canu
2014-2020
Code postal 76480
Code commune 76636
Démographie
Population
municipale
2 218 hab. (2011)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 08″ N 0° 56′ 01″ E / 49.5022222222, 0.93361111111149° 30′ 08″ Nord 0° 56′ 01″ Est / 49.5022222222, 0.933611111111  
Altitude Min. 1 m – Max. 132 m
Superficie 13,18 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintpierredevarengeville.fr

Saint-Pierre-de-Varengeville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.
Les Varengevillais y habitent.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive droite de la Seine.

Une roche dénommée « la Chaise de Gargantua » domine la Seine près du hameau de la Fontaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Pierre-de-Varengeville
Saint-Paër Villers-Écalles Barentin
Saint-Pierre-de-Varengeville Roumare
Duclair Berville-sur-Seine Hénouville

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les ponts les plus proches permettant de traverser la Seine sont le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux et le pont Gustave-Flaubert à Rouen. Les bacs les plus proches sont ceux de Duclair et de Sahurs.

Les gares SNCF les plus proches sont celles de Barentin (8,5 km) et Rouen-Rive-Droite (16 km)

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Rouen.

Le village est desservi par la ligne d'autocar numéro 26D (Rouen - Saint-Pierre-de-Varengeville) du réseau interurbain VTNI.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Warengiervillam au XIIe siècle[1].

Toponyme médiéval en -ville « domaine rural » → « village » (mot issu du gallo-roman VILLA) et précédé comme c'est le plus souvent le cas, d'un anthroponyme d'origine germanique (ou anglo-scandinave en Normandie). Il s'agit ici manifestement du nom de personne francique Warengarius[2], encore attesté comme patronyme en Seine-Maritime sous la forme Varanger[3] et dans la Sarthe, notamment sous les formes Guéranger et Garanger.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • On a trouvé deux marteaux de Thor sur le territoire de la commune[4]. Ils ne sont probablement pas à mettre en rapport avec les raids vikings du IXe siècle, mais bien plutôt à l'établissement de colons anglo-scandinaves dans la région à partir du Xe siècle. En effet, Jens Christian Moesgaard, conservateur au musée national du Danemark estime que les marteaux de Thor sont plus nombreux à partir de la seconde moitié du Xe siècle, dans les derniers temps du paganisme, sans doute en réaction au développement du christianisme[5]. Le lieu Hectot sur la même commune est un indice de cette implantation nordique (cf. les nombreux Ectot, ex : Ectot-l'Auber, la Haye-d'Ectot, etc.), car il remonte au vieux norrois Eski-topt « ferme du frêne ». Yggdrasil, l'arbre-monde de la mythologie scandinave, est généralement un frêne.
  • 1823 : Saint-Pierre-de-Varengeville absorbe Notre-Dame-de-Varengeville.
  • 1871 : occupation par l'armée prussienne
  • Camp américain « Twenty Grand » en 1944-1946.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1872 1902 Séhet    
1925 1933 Alexandre Pigache    
1933 1935 Élie Poret    
1935 1945 Louis Robin    
1945 1947 Raymond Faudeux    
1947 1955 Émile Hardy    
1955 1966 Maurice Métais    
1966 1983 Georges Siméon   Boucher
mars 1983 mars 2008 Bernard Léger PS Agent de maîtrise
mars 2008 en cours Pierrette Canu PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 218 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700 750 655 665 1 158 1 149 1 285 1 475 1 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 386 1 425 1 386 1 253 1 316 1 198 1 240 1 375 1 374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 437 1 444 1 409 1 332 1 312 1 337 1 315 1 314 1 330
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 372 1 450 1 613 1 853 2 143 2 277 2 267 2 245 2 233
2011 - - - - - - - -
2 218 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Graphique d'évolution de la population 1794-1999] 
Jusqu'en 1820, les chiffres utilisés pour le graphique ne comprennent pas la population de Notre-Dame-de-Varengeville.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre de 1861
  • Château Le Breton, dû à l'architecte Lucien Lefort, achevé en 1898, aujourd'hui propriété de la Matmut.
  • Château du Bourg-Joly
  • Chapelle Saint-Gilles
  • Chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus (1925), au Paulu
  • Chapelle Sainte-Anne, à la Fontaine (transformée en habitation)
  • Monument aux morts dû à Alphonse Guilloux

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le compositeur et musicien Martial Murray habite Saint-Pierre-de-Varengeville

Il a obtenu le grand prix international du disque de l'Académie Charles-Cros la même année qu'Ella Fitzgerald, Marius Constant et Jean Ferrat. Il est titulaire du Prix ESSOR 1988 de l'Innovation régionale décerné pour la création de quatre nouvelles cithares.

Avec plus de 3 000 récitals « Cithares en confidence » dans 42 pays, et autant de spectacles jeune public à partir du conte musical Annabelle et la cithare, une vingtaine d'albums, quelques musiques de films, et une pléiade d'émissions de télévision, il plaide pour le renouveau de la cithare dans la musique de notre temps.

Les cithares « AURORE » dont il est le concepteur, sont à présent vendues dans 26 pays[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Hervieux (préf. Bernard Léger), Saint-Pierre-de-Varengeville d'hier, Condé-sur-Noireau, Charles Corlet,‎ 2008, 308 p. (ISBN 978-2-84706-264-9)
  • Gilbert Fromager (préf. Charles Carré), Le Canton de Duclair à l'aube du XXe siècle, Duclair,‎ 1986, 163 p. (ISBN 2-9501653-0-3)
  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair,‎ 1993, 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1)
  • Jean-Claude Marquis, Valérie Herson et Jean-Louis Jourdainne, Les Camps cigarette : les Américains en Haute-Normandie à la Libération, Rouen, Médianes,‎ 1994, 64 p. (ISBN 2-908345-25-0, OCLC 463853133)
    Sur le camp Twenty Grand.
  • Simonne Toulotte et Anne Osselin, Relevé des mariages des paroisses de St-Pierre & Notre-Dame de Varengeville : 1546 à 1812 (St-Pierre), 1550 à 1806 (Notre-Dame) : table filiative, Rouen, Cercle généalogique Rouen Seine-Maritime,‎ 1999 (OCLC 49991664, LCCN 2002387653)
  • « Saint-Pierre-de-Varengeville », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 445-446
  • Daniel Delattre, La Seine-Maritime, les 745 communes, Grandvilliers,‎ 1999, 344 p. (OCLC 53292170), p. 274

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 159
  2. F. de Beaurepaire, Op. cité.
  3. Répartition du patronyme Varanger
  4. Elisabeth Ridel, Deux marteaux de Thor découverts en Normandie in Patrice Lajoye, Mythes et légendes scandinaves en Normandie, OREP éditions, Cully, 2011, p. 17.
  5. Elisabeth Ridel, Ibidem.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. source SACEM ADAMI et site du compositeur http://www.cithare.com/

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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