Le Mesnil-sous-Jumièges

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Le Mesnil-sous-Jumièges
Le manoir de la Vigne.
Le manoir de la Vigne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Duclair
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Éva Lefebvre-Lemarchand
2014-2020
Code postal 76480
Code commune 76436
Démographie
Population
municipale
601 hab. (2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 45″ N 0° 51′ 32″ E / 49.4125, 0.85888888888949° 24′ 45″ Nord 0° 51′ 32″ Est / 49.4125, 0.858888888889  
Altitude Min. 1 m – Max. 55 m
Superficie 6,84 km2
Localisation

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Le Mesnil-sous-Jumièges

Le Mesnil-sous-Jumièges est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur la rive droite de la Seine, entre Rouen et Le Havre, au sud de l'abbaye de Jumièges, dans un méandre convexe de la Seine. La commune fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est appelée Masnille en 1147. Après la mort d'Agnès Sorel, elle est parfois désignée sous le nom de Mesnil-la-Belle. On retrouve également le toponyme de Mesnil-jouxte-Jumièges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Au Mesnil-sous-Jumièges est exploité, par le Département de Seine-Maritime, un bac maritime permettant de traverser de la Seine.

Article détaillé : Bacs de la Seine.

Les ponts les plus proches permettant de traverser la Seine sont le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux et le pont Gustave-Flaubert à Rouen.

Le village est desservi épisodiquement par la ligne d'autocar numéro 30 du réseau interurbain VTNI. Il est desservi par le système FILOR développé par la CREA.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Commune essentiellement rurale, avec des exploitations agricoles à dominante arboricole (pommes, poires, cerises, prunes…).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-sous-Jumièges était, avant la Révolution, l'une des trois paroisses composant la baronnie de Jumièges, domaine direct de l'abbaye du même nom.

Le Mesnil fut l'une des dernières communes de la région à pratiquer la pelote, jeu d'une extrême violence. Variante de la choule, cette discipline consistait à s'emparer par tous les moyens d'un trophée lancé par la dernière mariée de l'année au champ de l'Oraille et contenant une somme symbolique. L'ultime partie fut disputée ici le 25 décembre 1866.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Eva Lefebvre Lemarchand   Proviseure Retraitée
mars 2001 mars 2014 Yannick Deconihout   Contrôleur qualité
    Josette Gest   Comptable
    François Pain   Professeur
    Rémi Leroy   Technicien France Télécom
1971 1989 Joseph Lefebvre   Arboriculteur
1945   Louis Duparc    
1944 1945 Lionel Lemoine    
1936   Martin    
1925 1935 Constant Vauquelin    
1844 1864 Virvaux    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 601 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
533 600 534 490 507 443 474 501 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
447 401 398 390 368 352 371 366 347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
321 335 304 294 291 261 270 368 415
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
449 455 467 556 571 552 587 627 603
2011 - - - - - - - -
601 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Philibert. Elle a été remaniée de 1868 à 1878.
Manoir du Mesnil
  • Manoir de la Vigne ou « manoir d'Agnès Sorel », XIIIe siècle, dernière demeure d'Agnès Sorel. Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 17 décembre 1993[3].
  • Maison Marescot, ancienne demeure d'une famille de robe, propriétaire jadis d'une grande partie du pays.
  • Marais de l'Oraille. Lieu situé près de l'église. Au XVIIe siècle, il fit l'objet d'un litige entre les moines de Jumièges, propriétaires du site, et les habitants. Ces derniers s'opposèrent à l'édification de fossés destinés à enclore le terrain. Un religieux fut assassiné sans qu'on ait pu découvrir les coupables.
  • Les principaux hameaux avaient jadis pour noms Le Bosc, Le Conihout, L'Église et Sous-les-Côtes.
  • Base de plein air et de loisirs

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Agnès Sorel est décédée au Mesnil le 9 février 1450. La thèse de l'empoisonnement a été ravivée en 2004 par le docteur Philippe Charlier.
  • Amélie Bosquet. Sa famille maternelle était du Mesnil-sous-Jumièges.
  • François de Civille (1537-1610) possédait des terres au Mesnil.
  • Henri Alais, né en 1859 à Gruchet-le-Valasse, fut longtemps instituteur au Mesnil. Écrivain, il collaborait à la revue Le Pays normand.
  • André Marescot (1709-1780), vicaire général du diocèse de Rouen. Les biographies normandes du XIXe siècle le donnent natif de Duclair. Il serait en réalité né au Mesnil-sous-Jumièges où sa famille possédait une grande partie du pays. Son frère, Jacques Marescot, fut également prêtre et son cousin, Philibert-Pierre Marescot, archidiacre d’Eu, présida la Chambre du clergé dans le diocèse de Rouen.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Fromager (préf. Charles Carré), Le Canton de Duclair à l'aube du XXe siècle, Duclair,‎ 1986, 163 p. (ISBN 2-9501653-0-3)
  • Gilbert Fromager, Le Canton de Duclair 1925-1950, Duclair,‎ 1993, 204 p. (ISBN 2-9501653-1-1)
  • « Le Mesnil-sous-Jumièges », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) vol. 1, p. 438-439

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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