Compagnie de la Nouvelle-France

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La Compagnie de la Nouvelle-France, aussi appelée Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie du Canada, fut la première véritable tentative de colonisation de l'Amérique par la France. Les cent actionnaires, dont faisaient partie Samuel de Champlain et Richelieu, avançaient chacun un capital de 3 000 livres, ce qui constituait un capital de départ assez consistant pour cette compagnie.

Histoire de la compagnie[modifier | modifier le code]

Jugeant que la Compagnie de Montmorency ne s’occupe pas adéquatement de la colonie, le Cardinal de Richelieu, la remplace par la Compagnie des Cent-Associés de la Nouvelle-France. Elle voit le jour le [1]. C'est la première à s'installer au Canada parmi les Compagnies européennes fondées au XVIIe siècle.

La compagnie fonctionne selon le même schéma que les précédentes. Elle se voit octroyer le monopole de tout commerce à perpétuité et celui du commerce des fourrures pour 15 ans au cours desquels elle s'engageait à installer, à ses frais, 4 000 colons, à administrer la colonie, à assurer la défense du territoire, et également à se consacrer à la conversion des Indiens.

Dès 1628, elle dirige un contingent de 400 colons qui furent interceptés par une flotte anglaise dans le golfe du Saint-Laurent.

De 1629 à 1635, Samuel de Champlain est le Lieutenant de la Compagnie en Nouvelle-France. Sous l'Ancien Régime français, chaque communauté est divisée est gouvernée par un seigneur et un prêtre en plus d'un magistrat désigné par le seigneur et le prêtre.

La Compagnie est acculée au bord de la faillite et l'agressivité des Iroquois ne lui permet pas de rétablir sa santé financière dans les années suivantes. Elle cède alors son monopole à la Compagnie des Habitants, formée de marchands canadiens qui tentent tant bien que mal d'exploiter la fourrure.

En 1663, Louis XIV procède à la dissolution de la Compagnie de la Nouvelle-France et prend le contrôle de la colonie. À l'époque, il y a 69 seigneuries tenues par 62 individus et sept institutions religieuses (les Jésuites, Sulpiciens et Ursulines, les Hospitalières de Québec et de Montréal, la Fabrique de la paroisse de Québec et les Amérindiens chrétiens de Sillery)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie de la Nouvelle-France, Encyclopédie Larousse, consulté le 5 juin 2010
  2. Trudel 1973, p. 249

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Frégault, La Civilisation de la Nouvelle France 1713-1744, 1944, 285 p. (réédité en 1969, 1990)
  • Jacques Mathieu, La Nouvelle France, les Français en Amérique du Nord XVIe- XVIIIeme siècles, Presses Université Laval, 2001, 271 p. (aperçu)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article(en) Marcel Trudel, The beginnings of New France 1524-1663, The Hunter Rose Company,‎ 1973, 323 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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