La Londe

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La Londe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton d'Elbeuf
Intercommunalité CREA
Maire
Mandat
Jean-Pierre Jaouen (PS)
2014-2020
Code postal 76500
Code commune 76391
Démographie
Gentilé Londais, Gorguillonnes.
Population
municipale
2 272 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Population
aire urbaine
86 162 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 24″ N 0° 57′ 14″ E / 49.3066666667, 0.953888888889 ()49° 18′ 24″ Nord 0° 57′ 14″ Est / 49.3066666667, 0.953888888889 ()  
Altitude Min. 128 m – Max. 138 m
Superficie 30,98 km2
Localisation

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La Londe
Liens
Site web www.mairie-la-londe.fr

La Londe est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne attestation du village dans un document date de 1170 sous la forme Lunda[1].

Il tire son nom de la forêt de la Londe. En effet, le terme londe signifiant « bois » ou « forêt », est resté en usage dans le dialecte normand au moins jusqu'au XVe siècle[1],[2],[3] et procède du norrois lundr, attesté dans les différentes langues scandinaves modernes sous la forme lund.

Auguste Longnon, un des précurseurs de l'étude toponymique en France, a voulu distinguer les noms de lieux normands en -lon / -ron (cf. Iclon, Ichelunt 1088 / Yébleron, Eblelont vers 1210) comme étant issu du vieux norrois lundr de ceux du type La Londe, -londe(s) (Étalondes, Stenelunda 1119), en privilégiant pour ces derniers une explication par la forme normande du mot lande : launde[4]. Cette explication est partiellement reprise par Albert Dauzat et Charles Rostaing qui voient dans la féminisation du genre, une influence du même terme lande[5].

Or, les formes les plus anciennes de La Londe (Lunda vers 1170) ou des noms en -londe (-lunda XIe - XIIe) ne sont jamais confondues avec le terme lande, qui est attesté par ailleurs (cf. Landepereuse, Landam petrosam 1025). Le mot lande a pu exercer une attraction tardive sur londe / -londe, mais de manière très limitée et sans rapport avec le genre féminin, comme en témoigne Bagalunda 1200, Baguelonde 1237 qui est devenu la Baguelande à époque récente, lorsque le terme londe a cessé d'être compris au sens de « forêt, bois » vers le XVe siècle. Il n'a, du reste, jamais signifié « lande ». En outre, des formes présentants des désinences analogues (-e / -a) sont bien attestées en Scandinavie, comme par exemple dans Bøgelunde (Danemark), Boeslunde (Danemark) ou Ekelunda près d'Uppsala (Suède).

La ville de la Londe-les-Maures en Provence-Alpes-Côte d'Azur est un transfert du nom, liée à l'achat de terrains par Antoine Lemonnier, sieur de la Londe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936   Tardivet    
    Labarre    
  1973 Raymond Bourgeois    
1973 1981 François Naour    
1981 1989 Paul Chrétien    
1989 1995 Daniel Michel    
1995   Jean-Pierre Jaouen PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 272 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 414 1 516 1 493 1 663 1 686 1 612 1 540 1 603
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 595 1 645 1 781 1 800 1 799 1 702 1 680 1 439 1 282
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 235 1 166 952 861 849 839 850 963 1 062
1962 1968 1975 2006 2008 2011 - - -
1 194 1 423 1 672 2 195 2 249 2 272 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame.
Le Bûcheron de la forêt de La Londe, sculpture de Paul Richer réalisée en 1899, exposée au musée de Roubaix dit « La Piscine ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François de Beaurepaire, Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-maritime, éditions Picard, 1979.
  2. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, éditions presse universitaire de Caen.
  3. Jean Renaud, Les Vikings et la Normandie, éditions Ouest France Université.
  4. Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France; leur origine, leur signification, leurs transformations, p. 287.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 409.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Henri-Michel Saint-Denis, La Londe et son marquisat, Elbeuf,‎ 1890, 546 p. (lien OCLC?)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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