Orival (Seine-Maritime)

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Orival
L'église Saint-Georges.
L'église Saint-Georges.
Blason de Orival
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton d'Elbeuf
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe
Maire
Mandat
Daniel Duchesne
2014-2020
Code postal 76500
Code commune 76486
Démographie
Gentilé Orivalais
Population
municipale
947 hab. (2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 46″ N 0° 59′ 51″ E / 49.3127777778, 0.997549° 18′ 46″ Nord 0° 59′ 51″ Est / 49.3127777778, 0.9975  
Altitude Min. 2 m – Max. 131 m
Superficie 9,55 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.orival76-mairie.fr

Orival est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Citée sous les formes "Aurea valle", "Aureavalle", "Aureavallis", "Aureamvallem", "Aurivalum", "Aurivallis", "Aurival" ou "Aurivall'" et quelquefois "Dorival" dans des lettres, chartes et missives du XIIe siècle, signifiant le Val Doré (lié à l'exposition ou à l'aspect dense de la végétation).

Plaque Salle d'Orival.JPG

Les habitants d'Orival sont les Orivalais

Géographie[modifier | modifier le code]

Orival est une commune située sur la rive gauche de la Seine entre Elbeuf et Rouen.

L'essentiel de la superficie de la commune est représentée par des forêts vallonnées (forêt domaniale de la Londe-Rouvray).

Le bourg d'Orival est principalement entre deux ensembles de plateaux "typiques" du bord de Seine, dans un vallon débouchant sur la Seine ; mais s'étale également tout le long de la Seine en contrebas des plateaux.

Géologie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Orival est enclavé entre les falaises et la Seine. La commune se concentre essentiellement dans la vallée.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Réseaux de transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Orival, peut être retracée par les traces anthropiques trouvées sur place, les documents relatifs à l'histoire sont rares, mais lorsqu'ils sont présents permettent de vérifier certaines hypothèses.

Paléontologie[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune semble excessivement ancienne. D'après l'authentification de la « grotte du Renard » (appelée également « Trou Malin » au XIXe siècle), par André Leroi-Gourhan et Denis Vialou en 1978, les modestes gravures y figurant dateraient de la fin du Paléolithique supérieur soit environ 10 à 12 000 ans avant notre ère (voir aussi : Grotte de Gouy). À cette époque, on peut supposer que l'homme chassait en vallée de Seine, profitant de la toute fin de la Glaciation de Würm pour traverser le fleuve, on trouve en effet sur les versants faisant face à cette cavité un nombre impressionnant d'outils de l'époque évaluée ainsi que des ossements notamment de mammouth.

L'époque romaine[modifier | modifier le code]

La suite de ce que l'on peut tracer de l'histoire d'Orival, se situe à l'époque gallo-romaine (voir Gaule romaine), puisque des vestiges d'un fanum sont visibles sur l'un des points culminants surplombant d'un côté l'ancienne voie de Rotomagus (Rouen) et de l'autre, la Seine, on trouve aussi un nombre impressionnant de silex, dont la présence dans cette zone évoque de lointaines constructions, autour du Fanum et au Câtelier (notons le nom qui correspond à cette époque). Un peu plus loin sur les hauteurs, (sur la commune de Oissel), on trouve également un ensemble de plates-formes et talus, ainsi qu'un puits (aucune fouille n'ayant été effectuée à ce jour, le puits a été comblé pour raisons de sécurité).

La véritable histoire d'Orival commence à cette époque… On suppose que l'homme chassait et péchait dans la zone que couvre l'actuel bourg, zone partiellement couverte par la Seine, on dit de plus qu'à l'époque le fleuve était pourvu d'un passage à gué qui permettait la traversée. Ainsi les peuples ont commencé à s'installer… soit dans les « creux » en habitats semi-troglodytes, soit en maisons surplombant les parties marécageuses du « Val » qui aurait donné son nom à la commune.

Les invasions franques[modifier | modifier le code]

Pendant les invasions franques aux IVe et Ve siècles, Orival aurait (le conditionnel est de rigueur compte tenu de la situation topographique de la zone) servi de passage à bateaux au même titre que Moulineaux et la forêt séparant les deux communes, le but étant de cercler Rouen en amont et aval de la Seine, des armes et sépultures furent retrouvées en commune d'Orival.

L'époque ducale[modifier | modifier le code]

Le grand épisode suivant traite de l'époque du Roi Richard Ier d'Angleterre (dit Richard Cœur de lion), très actif dans la région, il fait ériger dès 1195 une forteresse surplombant la roche la plus importante de la chaîne de falaises d'Orival (la Roche Fouet), le but de cet édifice est de garder l'œil sur l'amont de Rouen, et sur « Caudebec » la ville la plus proche. Malheureusement il périra des suites d'une blessure en 1199, c'est son frère Jean d'Angleterre (dit Jean Sans terre) qui lui succédera, l'édifice sera ruiné en 1203.

La guerre de Cent ans[modifier | modifier le code]

Compte tenu de sa situation stratégique, la forteresse sera (soi-disant) réhabilitée pendant la guerre de Cent Ans puis de nouveau abandonnée.

La guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Orival fut le théâtre de violents combats, les lieux stratégiques comme le château du Pavillon ou le pont de chemin de fer vers Saint-Aubin-lès-Elbeuf furent le théâtre d'affrontement et de destructions.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Orival fut là aussi le théâtre de violents combats. Les Allemands au pied du plateau de craie sur les bords de la Seine construisait ce qui devait être un magasin pour des bombes V1, à l'image du projet d'usine souterraine de Caumont. À cette époque l'île se terminait par un versant verticale laissant un ruban étroit de terre entre le plateau et la rivière.

Les Allemands afin d'exploiter les cavernes existantes ont excavé la terre entre les maisons et le plateau et ont construit une route bétonnée. Le béton et tous travaux récents ont été fortement camouflés. Plusieurs tunnels peu profonds ont été percés dans la falaise et ont été employés pour des stocks de l'essence entre autres. Des murs protecteurs en briques était bâtis à l'entrée de ces derniers[1].

Pour défendre les lieux, des batteries de mortier furent installées au château du Pavillon et à l'usine Rhône-Poulenc de Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Les Orivalais réfugiés dans les caves voisines des caves allemandes virent, une fois de plus leur pont de chemin de fer détruit, mais également leur commune détruite à 80 % de même les roches changèrent de visage.

Finalement le projet fut avorté par la Libération.

Historique, La vie quotidienne à Orival[modifier | modifier le code]

On y exploite le bois, la pierre (craie et silex pour la construction), l'argile (pour le foulonnage), on y vit de l'élevage notamment des moutons (industrie textile), de la culture (légumes fruits) notamment des noix (le brou de noix est utilisé dans les teintures textiles). Chasse et pèche sont également largement pratiquées, puis au XIXe siècle de nombreux habitants partent travailler dans la ville voisine d'Elbeuf grâce à l'essor de son industrie textile de renommée mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Orival

Les armes de la commune d'Orival se blasonnent ainsi :
d’azur au mont d’argent sommé d’une tour du même, accosté de deux arbres au naturel, le tout posé sur une terrasse aussi d’azur, au chef cousu de gueules chargé d’un léopard d’or.[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936  ? Maurice Dantan    
1983  ? André Loisel PS Directeur d'école retraité
mars 2001 2008 Jean-Louis Tailleux    
2008 en cours Daniel Duchesne    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 947 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 052 1 014 1 112 1 250 1 526 1 616 1 614 1 516 1 640
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 694 1 740 1 992 2 012 1 848 1 889 1 517 1 278 1 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 306 1 151 1 018 1 085 1 046 998 961 730 1 002
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 228 1 164 1 132 926 1 004 1 071 970 955 947
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Deux monuments historiques se trouvent sur le territoire de la commune :

Autour de la commune[modifier | modifier le code]

En partant d'Elbeuf, on peut suivre l'itinéraire « des grottes » ancien chemin de randonnée, cité dans des récits du XIXe siècle, montant à l'ancien château du Pavillon (démantelé en 2002) par l'ancienne ligne de chemin de fer Rouen-Orléans (arrêt des Rouvalets). Ce chemin permet de déboucher sur l'église Saint-Georges, curiosité de la région puisqu'elle est semi-troglodyte ; un peu plus loin, à même le versant du plateau, on trouve les marques de son ancêtre taillée géométriquement dans la roche, surplombant des habitations. Mais on peut continuer le chemin le long duquel un nombre important de cavités résultant de l'exploitation de la craie pour la construction nous attendent.

Le chemin permet de redescendre vers le fameux « Val » qui aurait donné à la commune son nom actuel, ce chemin est cependant privé.

La Roche Foulon

On remonte de ce val par le chemin du Mont Perdu, actuel GR2, permettant, soit d'accéder aux vestiges d'un fanum gallo-romain, soit d'accéder à l'ensemble des habitations semi-troglodytes dites "de la roche Foulon", célèbre curiosité locale. Cependant, un détour par la Vigie du Catelier semble important, cette vigie est difficile à trouver pour les non-initiés.

Si l'on suit l'itinéraire de la roche Foulon, qui est en fait l'ancien « chemin des foulonniers », bon nombre de curiosités surprendront le promeneur, comme les anciennes carrières d'argile à foulon mais aussi et surtout de craie ou les réseaux naturels de cavités. Jusqu'au lieu encore nommé « la Venerie », qui laisse apparaître des traces d'extraction d'argile et des fours destinés à la fabrication des briques et tuiles de la région.

Il est important de profiter du peu de pelouses calcicoles restantes, notamment au printemps, pour la floraison des rares orchidées sauvages exceptionnelles dans la région. Tout cela avant de se rendre sur les vestiges de l'ancien château du roi Richard Ier d'Angleterre dit « Cœur de Lion », site sur lequel il est également bon de se rendre avec un initié.

La promenade le long du GR se poursuit sur la commune d'Orival par l'ancien chemin royal surplombant la vallée de Seine à travers la forêt puis se termine par une descente sur la commune voisine de Oissel.

La partie cachée de la promenade mais pourtant la plus précieuse reste l'accession à deux cavités ornées, l'une au Catelier et l'autre à la Roche Fouet. Connues de peu de gens, toutes deux sont issues de réseaux karstiques fossiles. La grotte du Catelier dite "grotte du Renard" ou "trou malin" est une cavité ornée dont la datation des gravures bien qu'approximative parle de 12 000 ans avant notre époque, y figurent aussi de modestes taches rouges que l'on retrouve dans la grotte de Gouy (jumelle par la datation et le type d'ornement) ; cette grotte est difficilement accessible par la pente et fermée par un mur de béton et une porte métallique. La seconde cavité dite "grotte de la Roche Fouet", ornée elle aussi est "plus amusante" d'un point de vue visuel, puisque l'on y trouve des graffitis dont les plus anciens du XIIe siècle, on peut supposer la présence d'ermites à en juger par les nombreux calvaires gravés ; cette seconde grotte, dont l'entrée est située chez un particulier, est interdite d'accès par le Bureau de recherches géologiques et minières depuis 2004, à la suite de chutes de pierres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Sur la commune était située une partie de l'ancien Circuit de Rouen-les-Essarts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]