Des gens comme les autres

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Des gens comme les autres (Ordinary People) est un film américain, réalisé par Robert Redford, en 1980.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En surface ce film nous raconte la désagrégation de la famille Jarrett, une famille bourgeoise aisée, à Lake Forest, Illinois, après la mort du fils aîné dans un accident de bateau. En réalité - en profondeur - il nous parle du profond narcissisme de la mère, Beth - jouée par l'excellente Mary Tyler Moore -, qui ne cherche sa réussite que dans la norme des apparences sociales et leur approbation, en se cachant derrière son statut de mère, et qui, en étant aveugle aux sentiments et à la psychologie des membres de sa famille, a installé l'absence de cœur, la superficialité des sentiments et l'absence d'empathie comme critères de la vie familiale. Comme elle se refuse à se remettre en cause et à répondre aux besoins d'amour autour d'elle, finalement son mari Calvin (Donald Sutherland) lui demandera de partir.

L'histoire nous est racontée au travers du cadet, Conrad (Timothy Hutton), adolescent qui souffre sérieusement des conséquences psychologiques à l'attitude de sa mère qu'il a déplacée sur l'accident de bateau, auquel il répond par une culpabilité, de la dépression et une tentative de suicide, parce qu'en tant qu'adolescent, il n'a pas encore les armes pour déchiffrer les causes enchevêtrées et les nœuds de cette superficialité artificielle, et pour pouvoir faire les véritables connexions, jusqu'à ce qu'il soit aidé par un psychiatre, le Dr Tyrone C. Berger (Judd Hirsch), et trouve la sortie avec son père.

- PG. même auteur -

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Acteurs[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

« Nous allons à l'enterrement de notre fils et tu te préoccupes de la couleur de ma chemise et des chaussures que je vais mettre ! »

Certains s'indignent encore de ce que, pour ses débuts de metteur en scène, Robert Redford ait surpassé aux Oscars le Raging Bull de Scorsese. Des gens comme les autres valut aussi l'Oscar du meilleur second rôle à Timothy Hutton (avec ses 19 ans, il fut et reste le plus jeune lauréat d'un Oscar) et récompensa également le scénariste Alvin Sargent pour son adaptation du roman de Judith Guest.

Ce film séduisit surtout aux États-Unis où son succès impressionnant reflétait la sensibilité américaine au problème de l'accord d'un être avec ses propres sentiments.

Hutton joue le lycéen Conrad Jarrett, culpabilisé et suicidaire depuis la mort de son frère aîné dans un accident de voilier auquel il a survécu. Il ne trouve ni compréhension ni aide chez sa mère distante (Mary Tyler Moore), monstre de maîtrise de soi préoccupé par les apparences et niant son ressentiment. Le père, Calvin (Donald Sutherland), se fait du souci pour son fils mais ne sait pas comment lui parler de ce qui compte, ni exprimer ses propres sentiments. Il revient au psychiatre (Judd Hirsch), franc et direct, d'encourager Conrad à reconnaître sa détresse et sa colère. Finalement, seul l'amour de son père peut sauver le jeune homme quand établir le contact avec lui le contraint à un choix douloureux.

Dans le cadre d'une banlieue huppée de Chicago, la description du statut social et du confort privilégié des Jarrett souligne les remous sous la surface. Les acteurs principaux sont utilisés à contre-emploi, et Elizabeth McGovern fait des débuts dans le rôle de la petite amie maladroite de Conrad.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]