Des gens comme les autres

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Des gens comme les autres (Ordinary People) est un film américain, réalisé par Robert Redford, en 1980.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En surface ce film nous raconte la désagrégation de la famille Jarrett, une famille bourgeoise aisée, à Lake Forest dans l'Illinois aux États-Unis, après la mort du fils aîné dans un accident de bateau. En réalité, il nous parle du profond narcissisme de la mère, Beth, qui ne cherche sa réussite que dans la norme des apparences sociales et leur approbation, en se cachant derrière son statut de mère, et qui, en étant aveugle aux sentiments et à la psychologie des membres de sa famille, a installé l'absence de cœur, la superficialité des sentiments et l'absence d'empathie comme critères de la vie familiale. Comme elle se refuse à se remettre en cause et à répondre aux besoins d'amour autour d'elle, son mari Calvin lui reproche d'avoir enterré le meilleur d'elle-même à la mort de leur fils. Elle décide alors de quitter la maison.

L'histoire est en grande partie racontée au travers du cadet, Conrad, adolescent qui souffre sérieusement de conséquences psychologiques suite à la mort de son frère, auquel il répond par une culpabilité, de la dépression et une tentative de suicide. Sa tentative de suicide le conduit dans un hôpital, dans lequel il reste quatre mois, puis il réintègre l'école. Calvin, son père, le pousse à aller voir un psychiatre. Conrad commence ainsi une thérapie avec le docteur Tyrone C. Berger, avec l'objectif d'apprendre à mieux se contrôler.

Il s'éloigne peu a peu de ses amis de l'école, abandonne les cours de natation dans lesquels il excellait. D'un autre côté, il fait la connaissance d'une camarade de la chorale dont il fait partie. Il revoit Karen, une fille qu'il a connu à l'hôpital. Elle semble aller très bien, ne regrette pas l'hôpital contrairement à Conrad. Un malaise s'installe rapidement entre eux, et elle abrège leur rendez-vous. En essayant de la recontacter par la suite, Conrad apprend qu'elle s'est suicidée. Cette nouvelle provoque chez lui un grand choc.

La relation entre Conrad et Beth, sa mère, se détériore peu à peu. Beth évite de passer du temps avec son fils. Elle pense l'envoyer un pension, planifie des vacances sans lui. Elle prend très mal d'apprendre par une amie plutôt que par Conrad d'avoir arrêté la natation. Elle reproche à son mari d'être trop tendre avec lui. Sa relation avec lui se détériore également, jusqu'à la pousser à partir de la maison.

Calvin, le père, tarde à prendre la pleine mesure de la mauvaise relation qui se développe entre sa femme et son fils. Il se rend à son tour chez le psychiatre. Lors de la scéance, il prend conscience du rôle de Beth dans le dysfonctionnement familial. Il finit par douter de la capacité de Beth à aimer, et lui révèle qu'il ne sait pas qui elle est. Beth fait alors ses valises et part. Ce changement de situation pousse le père et le fils à montrer leur entre-attachement profond.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Acteurs[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

« Nous allons à l'enterrement de notre fils et tu te préoccupes de la couleur de ma chemise et des chaussures que je vais mettre ! »

Certains s'indignent encore de ce que, pour ses débuts de metteur en scène, Robert Redford ait surpassé aux Oscars le Raging Bull de Scorsese. Des gens comme les autres valut aussi l'Oscar du meilleur second rôle à Timothy Hutton (avec ses 19 ans, il fut et reste le plus jeune lauréat d'un Oscar) et récompensa également le scénariste Alvin Sargent pour son adaptation du roman de Judith Guest.

Ce film séduisit surtout aux États-Unis où son succès impressionnant reflétait la sensibilité américaine au problème de l'accord d'un être avec ses propres sentiments.

Hutton joue le lycéen Conrad Jarrett, culpabilisé et suicidaire depuis la mort de son frère aîné dans un accident de voilier auquel il a survécu. Il ne trouve ni compréhension ni aide chez sa mère distante (Mary Tyler Moore), monstre de maîtrise de soi préoccupé par les apparences et niant son ressentiment. Le père, Calvin (Donald Sutherland), se fait du souci pour son fils mais ne sait pas comment lui parler de ce qui compte, ni exprimer ses propres sentiments. Il revient au psychiatre (Judd Hirsch), franc et direct, d'encourager Conrad à reconnaître sa détresse et sa colère. Finalement, seul l'amour de son père peut sauver le jeune homme quand établir le contact avec lui le contraint à un choix douloureux.

Dans le cadre d'une banlieue huppée de Chicago, la description du statut social et du confort privilégié des Jarrett souligne les remous sous la surface. Les acteurs principaux sont utilisés à contre-emploi, et Elizabeth McGovern fait des débuts dans le rôle de la petite amie maladroite de Conrad.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]