Champs Élysées (mythologie)

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Champs Élysées (Carlos Schwabe, 1903).

Dans la mythologie grecque, les champs Élyséens ou simplement l’Élysée (en grec ancien Ἠλύσιον πεδίον / Êlýsion pedíon, de ἐνηλύσιον / enêlýsion, « lieu frappé par la foudre ») sont le lieu des Enfers où les héros et les gens vertueux goûtent le repos après leur mort.

Chez Homère, les champs Élyséens se situent à l'extrémité occidentale de la Terre, près d'Océan. Dans l’Odyssée, Protée les décrit ainsi à Ménélas[1] :

« Les Immortels t'emmèneront chez le blond Rhadamanthe,
Aux champs Élyséens, qui sont tout au bout de la terre.
C'est là que la plus douce vie est offerte aux humains ;
Jamais neige ni grands froids ni averses non plus ;
On ne sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes
Montent de l'Océan pour donner la fraîcheur aux hommes. »
(Trad. Frédéric Mugler, 1995)

À l'époque d’Hésiode, les champs Élyséens deviennent les îles des Bienheureux, décrites par Pindare.

Virgile, au chant VI de l’Énéide, donne une description des champs Élyséens. Ceux-ci, situés dans les Enfers, accueillent les initiés aux mystères orphiques. Ce lieu connaît un éternel printemps et possède son propre soleil et ses propres étoiles[2].

Certains auteurs de l'Occident chrétien ont repris ce modèle : les champs Élyséens se situent en enfer et accueillent les héros et poètes qui ont vécu avant la venue du Christ. C'est ainsi que dans le poème de Dante, la Divine Comédie, « l'ombre d'Anchise […] aperçut son fils dans l'Élysée »[3], le premier cercle de l'enfer, dans lequel se trouve Énée[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Odyssée, IV, 563-568.
  2. Solemque suum, sua sidera norunt : Énéide [détail des éditions] [lire en ligne], VI, 561.
  3. Paradis, XV, 27 (trad. Jacqueline Risset, 1992).
  4. Enfer, IV, 122.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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