Les Canons de Navarone

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37° 52′ 53″ N 25° 39′ 07″ E / 37.88139, 25.65194 ()

Les Canons de Navarone

Description de l'image  GunsofNavarone.jpg.
Titre original The Guns of Navarone
Réalisation J. Lee Thompson
Scénario Carl Foreman, d'après Alistair MacLean
Acteurs principaux
Sociétés de production Columbia, Open Road Films Limited, Highroad
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni et Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre action, film de guerre
Sortie 1961
Durée 2 h 30

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Canons de Navarone (The Guns of Navarone) est un film anglo-américain réalisé par J. Lee Thompson, sorti en 1961.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Il est inspiré d'un roman de l'écrivain écossais Alistair MacLean. En 1943, les forces de l'Axe tiennent la mer Égée, rendant impossible l'évacuation de deux mille soldats britanniques de l'ile de Kéros. Le détroit de Navarone, leur unique issue, est sous le feu de deux gigantesques canons installés sur l'île de Navarone. Sa ville principale, Mandrakos, est située dans le centre alors que tout au nord de l'île se trouve la forteresse abritant les canons. La seule solution des Alliés est un commando de choc composé de soldats anglais et grecs chargé de les faire sauter, au prix de grandes difficultés. Soutenus par des résistants grecs, ils réussissent leur mission, détruisant les deux canons, ce qui permet au convoi de la Royal Navy de secourir les 2 000 soldats encerclés par les Allemands.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • L'île et le détroit de Navarone n'existent pas en réalité. Le film semble pourtant s'inspirer de la terrible bataille de Leros qui secoua l'île de Leros en 1943 lorsque les Allemands tentèrent de la reprendre aux Italiens (qui venaient de changer de camp), aux Britanniques et aux Grecs. Celle-ci fut très durement bombardée pendant plus d'un mois et demi, du 26 septembre au 16 novembre, date à laquelle elle tomba finalement aux mains de l'ennemi. C'est pourquoi l'ile de cette fiction est nommée « Keros ».
  • La partition de Dimitri Tiomkin est devenue un standard du genre et a inspiré plusieurs reprises, dont une version ska par les Skatalites en 1964, ou une version country dans le morceau Fields of Fire du groupe Big Country dans les années 1980.
  • L'action du film a également servi d'inspiration à plusieurs jeux vidéo : Call of Duty offre un niveau s'inspirant directement des Canons de Navarone ; un niveau de Commandos 2: Men of Courage est baptisé Les Canons de Savo et s'inspire du film. Dans le manga One Piece, la forteresse G8 de la marine est directement inspirée du film et s'appelle d'ailleurs Navarone.
  • La Corse fut utile au réalisateur car il se servit de la ville de Bonifacio pour reproduire l'arrivée des bateaux etc... Il est d'ailleurs toujours possible de voir les canons utilisés durant le film.
  • Le film a été tourné dans l'île de Rhodes, principalement dans la petite ville de Lindos, connue des touristes pour son acropole, un ancien temple de la Grèce antique édifié sur l'une des hauteurs qui dominent la ville, ceinte d'une muraille. C'est ce lieu qui sert de décor dans la majeure partie du film, avec quelques rues et le port de la ville de Rhodes, capitale de l'île.

Appréciation critique[modifier | modifier le code]

« C'est de l'image que naissent ici notre émotion, notre angoisse, notre soulagement, et finalement notre plaisir. Le texte n'a qu'une importance secondaire et, à l'extrême rigueur, pourrait être supprimé. Les caractères des personnages sont dessinés en traits simples et clairs : en aucun cas ils ne viennent masquer ou brouiller la ligne générale de l'action. [...]

Le film étant américain on pouvait craindre un certain nombre d'épisodes sentimentaux et moralisateurs. Ils sont réduits au strict minimum. Sans rime ni raison David Niven prend bien la peine de nous expliquer pourquoi il n'aime pas la guerre. Personne ne l'écoute, et le speech est de courte durée. [...]

Cinéma élémentaire : sans doute. Cinéma populaire : très certainement. Les Canons de Navarone vont tonner longtemps sur nos écrans. Tous les producteurs d'ailleurs vous le diront : il n'y a plus que les films coûtant plus d'un milliard qui ne perdent pas d'argent. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde, 18 septembre 1961

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche du film sur Encyclociné.com, consultée le 16 août 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Suite[modifier | modifier le code]

La suite L'ouragan vient de Navarone a été réalisée par Guy Hamilton en 1978.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]