Procope de Césarée

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Procope de Césarée (en latin : Procopius Caesarensis; en grec : Προκόπιος ό Καισαρεύς; né vers 500, mort vers 565) est un auteur byzantin dont l’œuvre est consacrée au règne de l’empereur Justinien. Secrétaire du général Bélisaire, il accompagna celui-ci à la guerre, devint le principal historien du VIe siècle et probablement le dernier grand historien du monde antique. Ses principaux ouvrages sont les « Guerres de Justinien », « Sur les constructions de Justinien » (aussi connu sous le nom des Édifices) et l’ « Histoire secrète ».

Sa vie[modifier | modifier le code]

Outre ses propres écrits, la principale source d’information sur la vie de Procope est une entrée de la Souda, une encyclopédie byzantine du Xe siècle :

« Illustre de Césarée en Palestina Prima (aujourd’hui Israël). Rhéteur et sophiste. Il écrivit une Histoire romaine, un récit des guerres du patrice Bélisaire et les actions menées à Rome et en Libye. Il vécut au temps de l’empereur Justinien, fut employé en tant que secrétaire de Bélisaire et l’accompagna dans toutes les guerres et évènements qu’il relata. Il écrivit aussi un autre livre, les Anecdota (Histoire secrète), sur les mêmes évènements. Les deux ouvrages sont répartis en huit tomes. Le livre de Procope appelé Anekdota contient des abus et des moqueries sur l’empereur Justinien et sa femme Théodora, de même que sur Bélisaire lui-même et son épouse[1]. »

On situe la naissance de Procope aux environs de l’an 500 ou peu avant[2]. On croit qu’il aurait reçu dans sa jeunesse l’éducation typique d’un fils de bonne famille portant d’abord sur les classiques grecs, puis s’initiant à la rhétorique[3], possiblement à la prestigieuse École de Gaza[4]. Il aurait alors fréquenté l’école de droit de Berytus (aujourd’hui Beyrouth) ou de Constantinople[5] où il aurait gradué avec le titre de rhéteur (avocat)[6]. Il connaissait le latin comme il était d’usage pour un étudiant en droit[7]. En 527, première année du règne de Justinien, il devint adsessor (conseiller légal) de Bélisaire, commandant en chef des armées de Justinien qui commençait alors une brillante carrière[8].

Procope resta avec Bélisaire sur le front oriental jusqu’à la défaite de Callicinium en 531 [9] et le rappel de ce dernier à Constantinople [10]. Il fut témoin des révoltes de Nika en janvier 532 que Bélisaire et son collègue, le général Mundo, réprimèrent lors d’un massacre dans l’hippodrome[11]. Il accompagna à nouveau Bélisaire dans son expédition victorieuse contre les Vandales en Afrique du Nord, prit part à la capture de Carthage et demeura en Afrique avec le successeur de Bélisaire, Solomon l’Eunuque, lorsque Bélisaire dut retourner à Constantinople. Il signala quelques-uns des phénomènes atmosphériques extrêmes des années 535-536, quoique ceux-ci soient présentés comme la toile de fonds de certaines activités militaires byzantines, comme une mutinerie, à Carthage et dans ses environs[12]. Il rejoignit le camp de Bélisaire lors de la campagne contre les royaumes ostrogoths d’Italie et participa au siège de Rome qui dura un an et neuf jours pour se terminer à la mi-mars 538. Il fut témoin de l’entrée de Bélisaire dans la capitale goth, Ravenne, en 540. Le Livre Huit des Guerres de Justinien et l’Histoire secrète laissent croire que ses relations avec Bélisaire se sont refroidies par la suite. Il est de retour à Constantinople en 542 alors que sévit la grande peste qu’il décrira avec force détails[13]. Lors du retour de Bélisaire en Italie en 544 pour faire face à la reprise des combats avec les Goths menés par leur chef Totila, Procope ne semble plus avoir fait partie de la maison du général. Il resta cependant en faveur à la cour puisqu’il fut promu au rang d’illustris par l’empereur et il se peut que ce soit le même Procope qui en 562 fut nommé préfet de la cité[14].

On ignore quand Procope mourut et nombre d’historiens situent son décès en 565, la même année que Justinien[15].

Ses écrits[modifier | modifier le code]

Les écrits de Procope sont notre principale source d’information sur le règne de l’empereur Justinien. Il est l’auteur d’une histoire en huit volumes des guerres entreprises par Justinien Ier, un panégyrique sur les monuments que celui-ci fit construire à travers l’empire et un livre connu sous le nom d’Histoire secrète (en grec, Anekdota) qui prétend rapporter les scandales que Procope ne pouvait inclure dans son histoire officielle.

Les Guerres de Justinien[modifier | modifier le code]

Les Guerres de Justinien (en grec ancien, Ύπέρ τών πολέμων λόγοι; en latin, De Bellis [Au sujet des guerres] est manifestement son ouvrage le plus important. Les premiers sept volumes semblent avoir été publiés ensemble et avoir été complétés en 545; ils furent cependant mis à jour quelques années plus tard avant leur publication, car une entrée date de 551. Les deux premiers livres (aussi connus sous le titre des Guerres perses, en latin De bello persico) ont pour sujet le conflit entre Rome et l’empire perse sassanide en Mésopotamie, en Syrie, en Arménie, en Lazique et dans l’Ibérie du Caucase (correspondant à peu près à la Géorgie moderne). Ils passent en revue les campagne du shah Kavadh Ier, la révolte de Nika à Constantinople en 532, la guerre du successeur de Kavadh, Khosrô Ier en 540 qui se termina par la destruction d’Antioche et la déportation de ses habitants vers la Mésopotamie, ainsi que la grande peste qui dévasta Constantinople en 542. Ils donnent également des informations sur le début de la carrière du général romain Bélisaire, le supérieur de Procope. Les deux livres suivants, intitulés Les Guerres vandales (en latin, De bello vandalico), couvrent la campagne victorieuse de Bélisaire contre le royaume vandale d’Afrique du Nord. Suivent Les Guerres gothiques (en latin De bello gothico) qui traitent des campagnes entreprises par Bélisaire et d’autres généraux pour reconquérir l’Italie, alors aux mains des Ostrogoths et comprend la description des sièges de Naples et de Rome.

Plus tard (554 ?), Procope y ajouta un huitième livre (Les Guerres VIII ou La guerre gothique IV) qui continue l’histoire jusqu’en 552/553, alors qu’une armée romaine commandée par Narsès détruisit finalement le royaume ostrogoth. Ce dernier livre inclut des campagnes qui ont eu lieu à la fois en Italie et sur la frontière orientale.

Les Guerres de Justinien influencèrent les historiens byzantins subséquents[16]. Son œuvre fut poursuivie après la mort de Procope par le poète et historien Agathias le Scholastique (vers 530-vers 580).

Sur les monuments[modifier | modifier le code]

Sur les monuments (en grec, Περί Κτισμάτων; en latin, De Aedificiis) est un traité en six livres décrivant les monuments édifiés sur l’ordre de Justinien dans tout l’empire, classés par ordre géographique[17]. Le premier livre pourrait dater d’avant l’effondrement du premier dôme d’Hagia Sophia en 557, mais certains chercheurs[18] croient qu’il est possible que l’ouvrage ait été écrit après la construction du pont sur le Sankarya à la fin des années 550. L’œuvre ne mentionne plus Bélisaire, mais trace un portrait tout différent de Justinien. Celui-ci nous est présenté comme l’empereur chrétien idéal qui construit des églises à la gloire de Dieu et des défenses pour la protection de ses sujets. Il insiste particulièrement sur l'alimentation en eau, Justinien faisant construire de nouveaux aqueducs et réparer ceux qui étaient tombés en désuétude.

Cette œuvre est probablement restée inachevée, car la dernière partie n’est composée que de simples listes de lieux et de monuments qui devaient être des notes temporaires. Elle est de qualité inégale et ne peut être lue ni comme un guide, ni comme un document administratif. La version qui nous est parvenue est manifestement un brouillon permettant deux rédactions différentes[17].

Théodora était déjà décédée lorsque le panégyrique fut composé, mais même si elle n’est mentionnée que brièvement, l’éloge de sa beauté est exhaustif. L’œuvre a été manifestement rédigée à la demande de Justinien et il est douteux que les sentiments qui y sont exprimés soient sincères.

Les historiens ont découvert de nombreuses différences entre les allégations de Procope et les autres sources primaires, différences qu’il faut sans doute attribuer à la nature panégyrique de l’œuvre. Ainsi, Procope fait commencer le règne de Justinien en 518 qui marque en fait le début du règne de Justin Ier, l’oncle et prédécesseur de Justinien. S’il est vrai que Justinien ait été le véritable maitre de l’empire dès l’accession de son oncle au trône, on ne peut vraiment porter à son crédit la construction d’édifices entre 518 et 527, telle la construction des murs d’Édesse après les inondations de 525 de même que celle de nombreuses églises de la région. De la même façon, Procope attribue à Justinien les importants efforts de reconstruction des fortifications des cités de Tomis et Histria en Scythie mineure le long de la frontière danubienne qui furent l’œuvre d’Anastase Ier, le prédécesseur de Justin Ier[19].

L’œuvre aurait été publiée en 561.

L’Histoire secrète[modifier | modifier le code]

L’ Histoire secrète, ouvrage posthume redécouvert quelques siècles plus tard dans la Bibliothèque vaticane[20] fut publiée par Niccolò Alamanni en 1623 à Lyon. Il devait circuler sous le manteau du temps de Procope, mais son existence était cependant connue par la Souda qui s’y réfère sous le nom de Anekdota (en grec ancien, Άνέκδοτα; en latin Historia arcana; en français, Les Choses non publiées[21]). Elle couvre essentiellement la même période que les sept premiers livres de l’Histoire des Guerres de Justinien et semble avoir été écrite après leur publication. On date généralement sa rédaction de 550 ou 558, certains avancent une date aussi tardive que 562.

On y retrouve un auteur désabusé par les quatre personnages principaux, Justinien et Bélisaire d’une part, Théodora et Antonina, leurs épouses d’autre part, dans les mains desquelles les deux hommes n’étaient que des pantins. L’auteur prétend rendre public les actions secrètes de ces quatre personnages. Justinien y est décrit comme brutal, vénal, prodigue et incompétent; Théodora comme une fille de joie dont la vulgarité et les pulsions sexuelles sont traitées dans leurs moindres détails, sans parler de sa cruauté, de son absence de sentiments maternels et de la volatilité de ses sentiments[22]. Grand général, Bélisaire ne pouvait dire non à sa femme qu’il surprit fréquemment en plein délit d’adultère, allant même jusqu’à faire assassiner un de ses amis, le général Constantin, qui avait osé exprimer sa compassion à son égard. Quant à Antonina, l’épouse de Bélisaire, elle avait tout pour être l’amie, l’alliée et la partenaire des abominations de Théodora. De nombreuses années plus âgée que son époux, elle s’éprit rapidement du fils que Bélisaire avait adopté peu après son mariage, appelé Théodosius, et s’entendit avec Théodora pour se débarrasser du fils (Photius) qu’elle avait eu d’un premier mariage[23].

Ce livre est en si parfaite contradiction avec les propos flatteurs tenus par l’auteur dans Les Guerres de Justinien et Sur les monuments à l’endroit de ses deux supérieurs hiérarchiques que certains auteurs se sont interrogés sur son attribution. Des études poussées ont toutefois démontré qu’aucun fait affirmé dans l’un n’aurait été nié dans l’autre, et qu’il n’existait pas de contradiction entre les idées sous-jacentes et le texte écrit. De plus, on note dans l’Histoire secrète les mêmes préjugés favorables que l’on trouve dans les deux autres en faveur de l’aristocratie et du conservatisme. Enfin, au niveau de l’écriture, on retrouve les mêmes structures grammaticales, l’utilisation des mêmes tournures de phrases et une affection particulière pour certains mots inhabituels[24].

Williamson s'est interrogé sur les raisons qui avaient poussé Procope à écrire un ouvrage de potins et scandales alors qu’il venait de terminer sept livres d’une longue histoire acceptable à la fois par le public et par les patrons qui les avaient commandés et qu’il s’apprêtait à écrire un long traité sur les monuments dus à Justinien en plus probablement d'un autre livre sur les affaires de l’Église. Il conclut qu’à l’évidence il était impossible pour Procope de publier l’Histoire secrète de son vivant, mais qu’il espérait que celui-ci viendrait un jour à l’attention du public simplement pour rétablir l’équilibre entre le panégyrique que constituaient les deux ouvrages flattant bassement ses patrons et la réalité quotidienne de ces personnages dont il avait partagé la vie[25].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Procope appartient à l’école des historiens de l’Antiquité tardive qui perpétuait les traditions de la Seconde Sophistique[26] : ils écrivaient en grec attique, leurs modèles étaient Hérodote et Thucydide et les sujets qu’ils traitaient se rapportaient essentiellement à l’histoire séculière. Ils évitaient d’utiliser tout vocabulaire inconnu du grec attique et inséraient une explication lorsqu’ils devaient utiliser un mot contemporain. Ainsi Procope explique à ses lecteurs le sens du mot ekklesia, désignant une église chrétienne, comme l’équivalent d’un temple ou sanctuaire et que les moines étaient des chrétiens parmi les « plus modérés »[27]. Il faut savoir que les moines étaient inconnus dans l’Athènes classique et qu’une ekklesia désignait une assemblée de citoyens pour adopter des lois.

Les historiens séculiers évitaient de traiter l’histoire de l’Église chrétienne qu’ils laissaient à l’histoire ecclésiastique, un genre créé par Eusèbe de Césarée. Toutefois, Averil Cameron a soutenu de façon convaincante que l’œuvre de Procope reflète les tensions entre les modèles classique et chrétien de l’Histoire au VIe siècle de Byzance. Ce raisonnement est appuyé par l’analyse de Mary Whitby du Livre I de Procope et de sa description de Constantinople et de l’église de la Sainte-Sagesse comparés aux panégyriques païens. Procope nous présente ainsi Justinien comme le vice-roi de Dieu et la construction d’édifices comme étant essentiellement un geste religieux[28].

Dans son Histoire secrète (26.18), Procope laisse entendre qu’il songe à écrire une histoire ecclésiastique et, s’il l’avait fait, il aurait probablement suivi les règles du genre. Toutefois, pour autant que nous sachions, ce projet ne fut jamais réalisé.

Nombre de romans historiques sont basés entre autres sur les ouvrages de Procope dont Count Belisarius, écrit par le poète et romancier Robert Graves en 1938. Procope lui-même apparait comme un personnage mineur dans le roman historique Lest Darkness Fall de L. Sprague de Camp dans lequel le caractère principal, l’archéologue Martin Padway, tire la plus grande partie de sa connaissance des évènements historiques de Byzance de l’Histoire secrète [29].

Note et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Procopius » dans Suda, pi 2479 [en ligne] http://www.stoa.org/sol/; voir aussi article « Souda » à https://fr.wikipedia.org/wiki/Souda
  2. Williamson (1966), p. 24.
  3. Averil (1985), p. 7.
  4. Evans (1972), p. 31.
  5. Cameron (1985), p. 6; certains croient qu’il aurait plutôt reçu une formation d’ingénieur, voir Howard-Johnston, James, « The Education and Expertise of Procopius », dans Antiquité Tardive, 10 (2002), p. 19-30.
  6. Souda pi.2479. Voir sous "Procopius" dans Suda on line (http://www.stoa.org/sol/).
  7. Procope utilise nombre de mots latins qu’il traduit dans « Les Guerres de Justinien ». Börm suggère une possible connaissance de Virgile et Salluste (Henning (2007), p. 46.
  8. Procope dans Les Guerres de Justinien, 1.12.24; Procope y affirme être devenu un symboulos ou conseiller de Bélisaire.
  9. Guerres de Justinien, I.18.1-56.
  10. Guerres de Justinien, I.21.2.
  11. Guerres de Justinien, I.24.1-58.
  12. voir [en ligne] http://www.gutenberg.org/files/16765/16765-h/16765h.htm. Les auteurs anciens européens et méditerranéens ne notaient que les phénomènes atmosphériques extrêmes sur une base annuelle ou pluriannuelle, préférant se concentrer sur les activités des hommes d’État ou chefs militaires.
  13. Williamson (1966), p. 24-25.
  14. Pour les titres et fonctions, voir article « Glossaire des titres et fonctions dans l’empire byzantin.
  15. On notera toutefois que certains historiens comme James Howard-Johnson, Averil Cameron et Geoffrey Greatrex datent son décès de 554.
  16. Cresci, Lia Raffaella. « Procopio al confine tra due tradizioni storiografiche » dans Rivista di Filologia e di Istruzione Classica, 129.1 (2001), p. 61-77.
  17. a et b Downey, G. « The Composition of Procopius, De Aedificiis » in Transactions and Proceedings of the American Philological Association, 78 : p. 171-183; abstract [on line] http://www.jstor.org/pss/283492
  18. Whitby, Michael. « Procopian Polemics : a review of A. Kaldellis’ Procopius of Caesarea. Tyranny, History, and Philosophy at the End of Antiquity” in The Classical Review 55 (2) : p. 648 and sq.
  19. Croke, Brian and James Crow, « Procopius and Dara » in The Journal of Roman Studies, 73 (1983), p. 143-159.
  20. http://www.newyorker.com/reporting/2011/01/03/110103fa_fact_mendelsohn.
  21. Ainsi appelées parce qu’elles furent publiées après la mort de l’auteur; Gibbon fit une faute de traduction en les appelant Anecdotes.
  22. Actrice à scandales dans sa jeunesse, elle conçut plus tard le projet d’enfermer les quelque cinq cents prostituées qui fréquentaient les alentours du forum dans une sorte d’école de réforme de l’autre côté du détroit, sort auquel, selon Procope, beaucoup d’entre elles préférèrent le suicide (Williamson (1966), p. 14.)
  23. Williamson (1966), p. 12-24.
  24. Williamson (1966), p. 28 et 29.
  25. Williamson (1966), p. 28-32.
  26. Voir article "Sophiste", https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophiste.
  27. Guerres 2.9.14; 1.7.22.
  28. Whitby, Mary. « Procopius’ Buldings Book I : A Panegyrical Perspective » in Late Antiquity 8 (2000). p. 45-57.
  29. de Camp, L.Sprague. Lest Darkness Fall. Ballantine Books, 1949, Ballantine Books, p. 111.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

[en français]

  • D. Roques. La Guerre contre les Vandales, Guerres de Justinien, livres 3-4. La Roue à Livres, Les Belles Lettres, Paris, 1990.
  • P. Marval. Histoire secrète, La Roue à Livres, Les Belles Lettres, Paris, 1989.

[en anglais]

  • Procopii Caesariensis opera omnia. Edited by J. Haury; revised by G. Wirth. 3 vols. Leipzig: Teubner, 1976-64. Greek text.
  • Procopius. Edited by H. B. Dewing. 7 vols. Loeb Classical Library. Cambridge, Mass.: Harvard University Press and London, Hutchinson, 1914-40. Greek text and English translation.
  • Procopius, The Secret History, translated by G. A. Williamson. Harmondsworth: Penguin Books, 1966.
  • Prokopios, The Secret History, translated by Anthony Kaldellis. Indianapolis: Hackett Publishing, 2010.

Sources secondaires[modifier | modifier le code]

  • Börm, Henning. Prokop und die Perser. Stuttgart: Franz Steiner Verlag, 2007.
  • Börm, Henning. "Procopius of Caesarea". In: Encyclopaedia Iranica Online, New York 2013.
  • Brodka, Dariusz. Die Geschichtsphilosophie in der spätantiken Historiographie. Studien zu Prokopios von Kaisareia, Agathias von Myrina und Theophylaktos Simokattes. Frankfurt am Main: Peter Lang, 2004.
  • Cameron, Averil. Procopius and the Sixth Century. Berkeley: University of California Press, 1985. ISBN 0-5200-5517-9.
  • Evans, James A. S. Procopius. New York: Twayne Publishers, 1972.
  • Greatrex, Geoffrey. "The dates of Procopius' works" in: BMGS 18 (1994).
  • Greatrex, Geoffrey. Rome and Persia at War, 502-532. London: Francis Cairns, 1998.
  • Greatrex, Geoffrey. "Recent work on Procopius and the composition of Wars VIII" in: BMGS 27 (2003), 45-67.
  • Howard-Johnston, James. "The Education and Expertise of Procopius" in: Antiquité Tardive 10, 2002.
  • Kaldellis, Anthony. Procopius of Caesarea: Tyranny, History and Philosophy at the End of Antiquity. Philadelphia: University of Pennsylvania Press, 2004.
  • Lillington-Martin, Christopher, 2006-2013:
  • 2006, “Pilot Field-Walking Survey near Ambar & Dara, SE Turkey”, British Institute of Archaeology at Ankara:Travel Grant Report, Bulletin of British Byzantine Studies, 32 (2006), p. 40-45;
  • 2007, “Archaeological and Ancient Literary Evidence for a Battle near Dara Gap, Turkey, AD 530: Topography, Texts and Trenches” in: BAR –S1717, 2007.
  • "The Late Roman Army in the Near East from Diocletian to the Arab Conquest Proceedings of a colloquium held at Potenza, Acerenza and Matera" edited by Ariel S. Lewin and Pietrina Pellegrini, p. 299-311;
  • 2008, “Roman tactics defeat Persian pride” in Ancient Warfare edited by Jasper Oorthuys, Vol. II, Issue 1 (February 2008), pages 36-40;
  • 2009, “Procopius, Belisarius and the Goths” in: Journal of the Oxford University History Society, (2009)
  • 2010, “Source for a handbook:Reflections of the Wars in the Strategikon and archaeology” in: Ancient Warfare edited by Jasper Oorthuys, Vol. IV, Issue 3 (June 2010), pages 33-37;
  • 2013a, “La defensa de Roma por Belisario” in: Justiniano I el Grande (Desperta Ferro) edited by Alberto Pérez Rubio, 18 (July 2013), pages 40-45, ISSN 2171-9276;
  • 2013b, “Procopius on the struggle for Dara and Rome” in: War and Warfare in Late Antiquity: Current Perspectives (Late Antique Archaeology 8.1-8.2 2010-11) by Sarantis A. and Christie N. (2010-11) edd. (Brill, Leiden 2013), pages 599-630, ISBN 978-90-04-25257-8.
  • Martindale, John. The Prosopography of the Later Roman Empire III, Cambridge 1992, 1060–1066.
  • Meier, Mischa. "Prokop, Agathias, die Pest und das ′Ende′ der antiken Historiographie", in: Historische Zeitschrift 278, 2004, 281–310.
  • Rubin, Berthold. "Prokopios", in: Realencyclopädie der Classischen Altertumswissenschaft 23/1 (1957), 273–599. Earlier published (with index) as Prokopios von Kaisareia, Stuttgart: Druckenmüller, 1954.
  • Treadgold, Warren. The Early Byzantine Historians, Basingstoke 2007, 176-226.
  • Charney, Noah. "The Secret History of Art" )n the Vatican Library and Procopius. An article by art historian Noah Charney about the Vatican Library and its famous manuscript, Historia Arcana by Procopius.

Ressources en ligne[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]