Amadeus (film)

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Amadeus

Réalisation Miloš Forman
Scénario Peter Shaffer
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Biographie
Sortie 1984
Durée 153 minutes
173 minutes (director’s cut)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Amadeus est un film américain de Miloš Forman, sorti en 1984, et repris en 2002 dans une version director's cut rallongée de vingt minutes. Adaptée de la pièce de théâtre éponyme de Peter Shaffer, qui signe également le scénario du film, l’histoire se fonde librement sur une nouvelle de Pouchkine, Mozart et Salieri (1830).

Le film fut nommé pour 53 prix et en reçut 40, dont huit Oscars (incluant l’Oscar du meilleur film), quatre British Academy Film Awards, quatre Golden Globes, et un Directors Guild of America Award. En 1998, l’American Film Institute a classé Amadeus 53e sur son top 100 des films.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Vienne, novembre 1823. Au cœur de la nuit, un vieil homme égaré clame cette confession : « Pardonne, Mozart, pardonne à ton assassin ! ». Sa chambre étant verrouillée, ses serviteurs tentent de l’allécher avec des friandises mais n’entendent que des sons étouffés suivis d’un cri tranchant. La porte enfoncée, ils se trouvent nez à nez avec le vieillard noyé de sang. Cet homme est Antonio Salieri, jadis musicien réputé et compositeur de la Cour.

Dès l’enfance, il s’est voué tout entier au service de Dieu, s’engageant à le célébrer par sa musique au prix d’un incessant labeur et de sa chasteté. Pour prix de ses sacrifices, il réclame la gloire éternelle. C’est alors que le monde entend parler d’un garçon du nom de Wolfgang Amadeus Mozart, guidé à travers toute l’Europe par son père Leopold. Son brio enchante les plus hautes sommités. En revanche, Salieri est déçu par son propre père, qui méprise ses ambitions musicales ; sa mort accidentelle permettra à son fils d’entamer une carrière au faîte de laquelle on le nomme compositeur de la cour de l’empereur mélomane Joseph II. Son talent lui vaut durant quelques années les plus hautes distinctions.

En 1781 cependant, un jeune homme fait irruption à Vienne, précédé d’une flatteuse réputation, mais sans grande éducation. Mozart est en voie de devenir le plus grand compositeur du siècle. Quand on a du talent mais qu’on est confronté au génie, comment survivre ? Comprenant la menace que représente le jeune Mozart, Salieri essaie de l’évincer tout en l’approchant pour savoir pourquoi il est si doué.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : Doublage de la version cinéma (1984) / Doublage de la version Director’s cut (2002)

Tournage[modifier | modifier le code]

  • Quasiment inchangé depuis le XVIIIe siècle, c’est le théâtre baroque Tyl qui fut utilisé pour les séquences d’opéra.
  • Les prises de vue de l’opéra Don Giovanni ont été filmées sur la scène même où s’est déroulée la première de l’opéra.
  • Seuls quatre lieux furent tournés en studio : la chambre d’hôpital de Salieri, l’appartement de Mozart, l’escalier et le théâtre de vaudeville. Les autres prises de vue ont été faites en décor naturel. La lumière est entièrement naturelle.
  • On préféra Prague à Vienne pour le tournage non seulement parce qu’elle offrait moins d’éléments contemporains, mais aussi parce que Forman y a passé une grande partie de sa vie.
  • Chaque jour avant et pendant le tournage, Tom Hulce passa quatre heures à pratiquer le piano pour avoir l’air plus convaincant.
  • La musique de Mozart accompagne chaque scène.

Libertés par rapport à la réalité[modifier | modifier le code]

Ce film ne doit pas être considéré comme une biographie, mais comme une fiction qui s’inspire librement de l’histoire de Mozart, ce qui explique les quelques différences par rapport aux faits.

Par exemple :

  • C’est Salieri qui est montré commandant le Requiem à Mozart, or on sait qu’il s’agit du comte Franz de Walsegg ;
  • Salieri n’était pas présent au moment de la mort de Mozart et ne l’a jamais assisté dans l’écriture de sa messe funèbre ;
  • Les extraits de L'Enlèvement au sérail et de La Flûte Enchantée sont interprétés en anglais et non en allemand, comme dans la version originale ;
  • Mozart dirige un orchestre, ce qu’il semble n’avoir jamais fait en réalité, à Vienne du moins, puisqu’il n’avait de titre autre que musicien impérial et pas Konzertmeister, titre qu’il recherchait en vain.

Par contre, le jeu de l’acteur correspond à des traits réels de Mozart : il était petit de taille, il le dit dans la correspondance, « demeuré enfant » selon sa sœur, joyeux et plaisantant sans cesse, assez dur de jugement à l’égard des collègues, peu courtisan selon Grimm, pas à même de gérer sa carrière selon son père, qui le précise dans une lettre qu’il envoie à son fils lors de son installation à Vienne et de la rupture des relations.

Extraits musicaux[modifier | modifier le code]

Le film comporte beaucoup de passages musicaux représentés sur les scènes viennoises :

  • L’Enlèvement au sérail : Acte III, Bassa Selim lebe lange
  • Les noces de Figaro : Acte I, Cinque... dieci... et Acte IV, Gente, gente, all’armi, all’armi
  • La Flûte Enchantée : Acte II, Der Hölle Rache
  • La Flûte Enchantée : Acte II, Ein Mädchen oder Weibchen
  • Concerto pour piano n° 22 mouvement 3
  • Sérénade "Gran Partita"
  • Concerto pour piano n° 15 mouvement 3
  • Requiem (Introitus, Dies irae, Rex tremendae majestatis, Confutatis, Lacrimosa)
  • Axur re d'Ormus (de Salieri)
  • Concerto pour piano n° 20 mouvements 1 et 2
  • Don Giovanni : ossia Il dissoluto punito, K.527 - Overture
  • Don Giovanni : ossia Il dissoluto punito, K.527 - Prague version 1787 - Act 2 a cenar teco m’invitasti
  • Symphonie n° 25 mouvement 1

Autour du film[modifier | modifier le code]

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  • Dans le Top 100 de l’American Film Institute, ce film était classé à la 53e place sur la liste établie en 1998, ce qui en faisait, selon l’American Film Institute, le 53e meilleur film américain de l’histoire du cinéma[1].
  • Simon Callow connaissait bien le scénario puisqu'il avait lui-même incarné Mozart dans une représentation de la pièce au Royal National Theatre en 1979.
  • Petite anecdote : la scène de la dictée du Requiem fut en grande partie improvisée, ce qui lui donne un caractère unique. Hulce et Abraham avaient chacun une oreillette qui leur transmettait la musique. À un moment, on a l’impression que Mozart est perdu dans ses pensées, mais Hulce a dit que le son ne venait pas et qu’il oubliait ses répliques, d’où les nombreuses interruptions de Abraham/Salieri qui cherchait à reprendre le fil du scénario.
  • L’idée du rire si particulier est issue des lettres écrites à son sujet. Dans l’une d’elles, on décrit le rire de l’artiste comme une sorte d’« étourdissement contagieux », dans une autre comme « du métal rayant du verre ».
  • Le film est parodié dans la série Les Simpson, dans l’épisode En Marge de l'histoire en 2004. Bart joue le rôle de Mozart et Lisa le rôle de Salieri. De même dans un épisode de la série Family Guy. On trouve aussi de nombreuses scènes parodiées dans le treizième épisode de la seconde saison de 30 Rock.

Version longue[modifier | modifier le code]

Une version longue director’s cut a été présentée à la Berlinale 2002 puis distribuée internationalement[2],[3]. Cette version présente par ailleurs un personnage totalement absent de la version cinéma : Michael Schlumberg, interprété par Kenneth McMillan. Pour la version française, au lieu de seulement doubler les passages inédits, il fut décidé de redoubler entièrement le film, et seuls Luq Hamet et Claude Giraud ont repris leurs places sur Mozart et Joseph II. On notera que Jean Topart, la voix de Salieri, fut contacté pour ce redoublage mais refusa de refaire ce qu’il avait déjà fait.

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film fut un certain succès en France. Recueillant 51 millions de $ aux USA, il a dépassé 4 585 292 entrées au cinéma en France en 1984.

Il a reçu un accueil critique très favorable, recueillant 95 % de critiques positives, avec une note de 8,6/10 sur Rotten Tomatoes, basé sur 75 avis[réf. nécessaire].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hulce et Abraham furent tous deux nommés pour l’Oscar et le Golden Globes du meilleur acteur pour le même film. Abraham obtint la plupart des prix, dont l’Oscar et le Golden Globe[4].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Propositions de récompenses[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]