Tant qu'il y aura des hommes
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| Tant qu'il y aura des hommes | |
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| Titre original | From Here to Eternity |
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| Réalisation | Fred Zinnemann |
| Acteurs principaux | Burt Lancaster Montgomery Clift Deborah Kerr Frank Sinatra |
| Scénario | Daniel Taradash James Jones (roman) |
| Musique | George Duning |
| Costumes | Jean Louis |
| Photographie | Burnett Guffey Floyd Crosby |
| Montage | William A. Lyon |
| Production | Buddy Adler |
| Société de production | Columbia Pictures |
| Société de distribution | Columbia Pictures |
| Durée | 118 minutes (1 h 58) |
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| Langue(s) originale(s) | Anglais |
| Pays d’origine | |
Tant qu'il y aura des hommes (From Here to Eternity) est un film américain en noir et blanc de Fred Zinnemann, réalisé en 1953.
Le film a remporté huit Oscars en 1954 dont ceux du meilleur film, meilleur réalisateur et des meilleurs seconds rôles à Frank Sinatra et Donna Reed. Il a été désigné « film culturellement significatif » par la Bibliothèque du Congrès des États-Unis et a donné lieu à une série télévisée en 1979 aux États-Unis avec Natalie Wood.
Fred Zinnemann signe un film en forme de réquisitoire contre les mœurs brutales et le délabrement moral des institutions militaires. Baignant dans un climat de perplexité morale digne d’un « film noir », la mise en scène de Zinnemann s’appuie sur l’efficacité du scénario de Daniel Taradash (tiré du roman éponyme de James Jones paru en 1952, l’un des rares sur la vie à Pearl Harbor au début des années 1940, avec ses garnisons et ses bordels) et sur une distribution d’acteurs et actrices judicieusement à contre-emplois.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
1941. Récemment transféré à la caserne de Schofield dans les îles Hawaii, Robert Lee Prewitt (Montgomery Clift), ancien boxeur, est sollicité par le capitaine Holmes pour remonter sur le ring afin de défendre l'honneur du régiment et favoriser la propre promotion du capitaine. Mais Prewitt, qui a rendu un homme aveugle lors d'un précédent combat, refuse et va faire l'objet de constantes brimades et humiliations dans cette base où les déchirements et les rencontres amoureuses vont prendre toute leur symbolique la veille de l'attaque aéronavale japonaise sur Pearl Harbor.
[modifier] Fiche technique
- Titre français : Tant qu'il y aura des hommes
- Titre original : From Here to Eternity
- Réalisation : Fred Zinnemann
- Scénario : Daniel Taradash, d'après le roman de James Jones
- Musique : George Duning
- Chansons : Paroles de Robert Wells
- Directeurs de la photographie : Burnett Guffey, Floyd Crosby
- Directeur artistique : Cary Odell
- Décorateur : Frank Tuttle
- Costumes : Jean Louis
- Ingénieur du son : Lodge Cunningham
- Monteur : William A. Lyon
- Production et distribution : Columbia Pictures (États-Unis)
- Dates de tournage : De mars à juin 1953
- Tournage extérieur : Hawaii
- Format : Noir et blanc - 1.37:1 - Son monophonique (Western Electric Recording) - 35 mm
- Genre : Drame, film de guerre
- Durée : 118 minutes
- Date de sortie : 25 mars 1954 en France
[modifier] Distribution
- Burt Lancaster (VF : Robert Dalban) : Sergent Milton Warden
- Montgomery Clift (VF : Roger Rudel) : Robert Lee Prewitt
- Deborah Kerr (VF : Lily Baron): Karen Holmes
- Donna Reed (VF : Jacqueline Ferrière) : « Lorene », Alma Burke
- Ernest Borgnine (VF : Jacques Erwin) : Sergent James « Fatso » Judson
- Barbara Morrison (VF : Hélène Tossy) : Mme Kipfer
- Frank Sinatra (VF : Michel Gudin) : Angelo Maggio
- Philip Ober (VF : Jean-Henri Chambois) : Capitaine Dana Holmes
- Mickey Shaughnessy (VF : Henri Charett) : Sergent Leva
- Jack Warden (VF : Jean Clarieux) : Buckley
- Harry Bellaver : Mazzioli
- John Dennis : Ike Galovitch
- Merle Travis : Sal Anderson
- Tim Ryan : Pete Karelsen
- Arthur Keegan : Treadwell
[modifier] Distinctions
- 1953 : Meilleur film au New York Film Critics Circle Awards.
- 1954 : Oscar du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleure image, meilleur son, meilleur montage, meilleur acteur dans un second rôle, meilleure actrice dans un second rôle.
[modifier] Commentaire
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Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
Concentré amplifié de la société civile, la vie militaire est un refuge pour certains et un ascenseur social pour d’autres. Espace clos avec ses propres règles et sa propre justice de la loi et de la cour martiales, la vie militaire est aussi le lieu de l’exploitation et de l’oppression par l’hyper-structuration de toute activité dans l’idéologie du maintien de la loi et de l’ordre.
Pour les uns, la vie militaire est la vie familiale et la structure physique, psychique et sociale qu'ils n'ont pas eue. Pour les autres, la vie militaire est le sentier vers un statut social honorable.
Justice a été rendue finalement par la condamnation du capitaine Holmes, non pas pour abus de pouvoir, mais pour avoir failli au premier devoir de tout officier qui est de veiller au confort et à la sécurité de ses hommes.
Refusant de boxer pour défendre les couleurs de son régiment, le soldat Robert Lee Prewitt (Montgomery Clift), boxeur et premier clairon, est exposé à toutes les brimades, sous l’œil complaisant d’un capitaine incompétent, Dana Holmes (Philip Ober), qui aspire à sa propre promotion par des intrigues de salon et par la victoire de son équipe au championnat régimentaire de boxe.
Le sergent Milton Warden (Burt Lancaster), homme juste, compétent et dévoué à ses hommes, amant de Karen Holmes (Deborah Kerr), l’épouse du capitaine Holmes, admire sans la comprendre l’obstination de Prewitt. L’ancien poids moyen s’attire également la sympathie d’Angelo Maggio (Frank Sinatra), soldat râleur, insubordonné et porté sur la boisson. Interné en camp disciplinaire pour avoir protesté contre les moqueries et les harcèlements du sergent « Fatso »[1] James Judson (Ernest Borgnine), Maggio finit par mourir des brutalités que lui inflige son geôlier.
Décidé à venger son ami, Prewitt poignarde Judson au cours d’un duel dans l’arrière-cour d’un bar à soldat. Grièvement blessé, il déserte et se réfugie chez Lorene (Dona Reed), sa maîtresse. Alors que l’aviation japonaise attaque Pearl Harbor, Prewitt tente de rejoindre clandestinement son unité pour combattre parmi ses camarades de fortune et d’infortune, mais il est abattu, par erreur, comme un vulgaire espion, dans la totale confusion après le raid aéronaval.
En racontant les destins entrecroisés de quelques soldats sur une base militaire à Honolulu à la veille du bombardement japonais de Pearl Harbour en décembre 1941, Fred Zinnemann – Le Train sifflera trois fois (High Noon), Chacal (The Day of the Jackal), Un homme pour l'éternité (A Man for All Seasons) – emporte le plus gros succès artistique et commercial de sa carrière.
Taxé de « ragoût humaniste » ou stigmatisé pour le classicisme de sa mise en scène[réf. nécessaire], Tant qu'il y aura des hommes fait bien partie de la légende du cinéma hollywoodien. Outre la scène du baiser entre Burt Lancaster et Deborah Kerr sur la plage durant leur bain de minuit, le solo de trompette dans la boîte de nuit sur l’air de Re-enlisted man, le bombardement de Pearl Harbour, le destin absurde du personnage interprété par Montgomery Clift ou l'épilogue poignant sur le bateau restent gravés dans toutes les mémoires.
[modifier] Liens externes
- (fr+en) Tant qu'il y aura des hommes sur l’Internet Movie Database
- James Jones sur Wikipedia anglais
[modifier] Notes et références
- ↑ « Gras double »

