French Connection (film)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
|
Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources. (date inconnue)
Pour rendre l'article vérifiable, signalez les passages sans source avec {{Référence nécessaire}} et liez les informations aux sources avec les notes de bas de page. (modifier l'article)
|
| French Connection | |
| Titre original | The French Connection |
|---|---|
| Réalisation | William Friedkin |
| Acteurs principaux | Gene Hackman Fernando Rey Roy Scheider Tony Lo Bianco |
| Scénario | Robin Moore (roman) Ernest Tidyman (adaptation) |
| Musique | Don Ellis |
| Production | Philip D'Antoni |
| Société de distribution | Twentieth Century Fox |
| Budget | 1 800 000 $ (est.) |
| Durée | 104 min |
| Sortie | 7 octobre 1971 |
| Langue(s) originale(s) | anglais français |
| Pays d’origine | |
French connection (The French Connection) est un film américain de 1971, réalisé par William Friedkin.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
Deux flics des narcotiques, Doyle et Russo, ont l'intuition qu'une grosse livraison de drogue est imminente sur Brooklyn. En surveillant Sal Boca, un petit truand italien, ils en viennent à soupçonner un Français venu de Marseille, Alain Charnier, d'être à la tête de la filière.
[modifier] Fiche technique
- Titre : French Connection
- Titre original : The French Connection
- Réalisation : William Friedkin
- Scénario : Ernest Tidyman d'après l'œuvre de Robin Moore
- Musique : Don Ellis
- Coordination des effets spéciaux et cascades : Pierre Gare
- Date de sortie :
: 7 octobre 1971,
: 14 janvier 1972 - Film américain
- Genre : policier
- Durée : 104 minutes
[modifier] Distribution
- Gene Hackman (VF : Claude Joseph) : le détective Jimmy « Popeye » Doyle
- Roy Scheider (VF : Serge Lhorca) : le détective Buddy « Cloudy » Russo
- Fernando Rey (VF : René Arrieu) : Alain Charnier
- Marcel Bozzuffi : Pierre Nicoli
- Tony Lo Bianco (VF : Marc De Georgi) : Sal Boca
- Frédéric de Pasquale : Henri Devereaux
- Bill Hickman (VF : Henry Djanik) : Mulderig
- Harold Gary (VF : Jean Martinelli) : Weinstock
- Eddie Egan (VF : Jean-Claude Michel) : Walt Simonson
- Sonny Grosso (VF : Raymond Loyer) : Klein
- André Ernotte : La Valle
[modifier] Récompenses
En 1971, le film fut récompensé de cinq Oscars :
- Oscar du meilleur film,
- Oscar du meilleur réalisateur,
- Oscar du meilleur acteur,
- Oscar du meilleur montage,
- Oscar du meilleur scénario adapté.
[modifier] Suite
Le film donna lieu à une suite : French Connection 2 réalisée par John Frankenheimer en 1975. Gene Hackman et Fernando Rey y reprirent chacun leur rôle.
[modifier] Analyse
Inspiré de faits réels et par l'histoire de Jacques Angelvin, le film French Connection se caractérise par une volonté de son réalisateur, William Friedkin, de montrer le déroulement de l'enquête tel qu'elle s'est réellement produite. C'est cette recherche de réalisme qui fait l'originalité du film et son aspect documentaire[réf. nécessaire]. De nombreuses scènes sont tournées caméra à l'épaule, dans des décors naturels et à la lumière du jour.
Contrairement à celle du film Bullitt avec Steve McQueen, sorti trois ans plus tôt, lors de la scène de la course poursuite entre Jimmy Doyle et le malfaiteur ne suit pas un modèle de précision où les évènements s'enchaînent de façon métronomique. Friedkin a demandé à Gene Hackman (Jimmy Doyle) de conduire le plus rapidement(50 km/h avec capture par ralentis) possible alors que la circulation n'avait pas été stoppée pour le tournage[réf. nécessaire]. Il en ressort une quasi-improvisation sans mesure de sécurité(FAUX), ni cascadeurs[réf. nécessaire], filmée par William Friedkin se trouvant dans la voiture de Gene Hackman pendant la scène. Négligeant les risques, le réalisateur a fait courir un grave danger à son acteur principal puisqu'à plusieurs reprises, sa voiture entrera en collision avec d'autres véhicules, chose qui n'avait pas été prévue[réf. nécessaire] mais qui sera conservé lors du montage final du film.
Mis à part la scène de la course poursuite, la plupart des autres scènes du film ont été filmées d'après les témoignages et les souvenirs des policiers Eddie Egan et Sonny Grosso. Par exemple, lors de la filature de Charnier, ce dernier croise Grosso à l'entrée d'un hôtel. Grosso manque de peu de se faire démasquer. Cette scène, aussi improbable qu'elle puisse paraître, a réellement eu lieu[réf. nécessaire].
Friedkin, écartant les conventions holywoodiennes, notamment pour les techniques de tournage, n'a eu pour autre intention que de raconter au spectateur la véritable histoire qui conduisit les policiers Eddie Egan et Sonny Grosso à démanteler l'une des plus importantes filières du trafic de drogue aux États-Unis. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le message principal de ce film est shakespearien[réf. nécessaire]. Les psychologies sont inversées.
Le trafiquant Alain Charnier est maniéré, bien habillé, il déjeune dans un restaurant huppé pendant que Jimmy Doyle, surnommé Popeye, policier allumé, se gèle en planque en ingurgitant une pointe de pizza qui frôle un costume éprouvé par de longues années de service.
Le bandit est entretenu par l’esthétisme capitalisé, le flic presque clochardisé survit au fil des rues, avec des tonnes d’heures de sommeil à récupérer. Popeye et Buddy Russo sont élevés à la dure, par tous les temps sur le terrain, frôlant à chaque instant la bavure.
Inspiré d’un fait réel (un célèbre présentateur de télévision française des années soixante, Jacques Angelvin fut impliqué dans un trafic de drogue), French connection est un film sur le mal évoluant dans une mégapole gigantesque, tout est permis que ce soit dans un camp ou dans l’autre. La cultissime scène de la poursuite du métro aérien est presque apocalyptique par son côté déconnecté de tout principe.
Le flic affamé et frigorifié devient dangereux, ses méthodes adoptent un concept darwinien[réf. nécessaire]. Elles évoluent en fonction de l’environnement de brousse côtoyé. Le trafiquant dans un premier temps semble mieux loti, dans des procédures appliquées à la lettre, il fait de l'argent.
French connection amorce la refonte du nouveau flic moderne[réf. nécessaire].
[modifier] Liens externes
- (fr+en) French Connection sur l’Internet Movie Database
- (fr) Le décor new-yorkais

