French Connection (film)

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French Connection

Description de cette image, également commentée ci-après

lieu du tournage (Brooklyn) en 1974

Titre original The French Connection
Réalisation William Friedkin
Scénario Robin Moore (roman)
Ernest Tidyman (adaptation)
Acteurs principaux
Sociétés de production D'Antoni Productions
Schine-Moore Prod.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Sortie 1971
Durée 104 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

French connection (The French Connection) est un film policier américain réalisé par William Friedkin, produit par Philip d'Antoni avec la musique de Don Elis sorti en 1971. Les acteurs principaux sont Gene Hackman, Fernando Rey et Roy Scheider.

Le scénario s'inspire de l'enquête de policiers du New York Police Department nommé "Popeye" Doyle et Buddy "Cloudy" Russo, qui sont en fait, dans la réalité, Eddie Egan et Sonny Grosso. Il ont enquêté sur les réseaux de la French Connection, organisation criminelle qui importait depuis la France la majeure partie de l'héroïne consommée aux États-Unis. Par ailleurs, Egan et Grosso ont des personnages dans le film.

Premier grand succès de son réalisateur, il remporta cinq Oscars du cinéma, dont celui de meilleur film et du meilleur acteur pour Gene Hackman.

En 2005, le film est sélectionné par Le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique »[1].

Sommaire

Synopsis [modifier]

À Marseille, un policier est en train de surveiller Alain Charnier (Fernando Rey), un riche criminel français qui est soupçonné de diriger la plus grosse organisation de trafic d'héroïne du monde. Le policier est tué par le bras-droit de Charnier, Pierre Nicoli (Marcel Bozzuffi). Charnier prévoit, par ailleurs, de passer en contrebande 32 millions $ de héroïne aux États-Unis dans une voiture, une Lincoln Continental Mark III conduite par un de leur ami au-dessus de tout soupçons, un présentateur de télévison très célèbre français, Henri Devereaux (Frédéric de Pasquale).

À New York, Deux flics des narcotiques, Jimmy Popeye Doyle (Gene Hackman) et Buddy Cloudy Russo(Roy Scheider), sont en train de conduire une enquête sous couverture dans Bedford-Stuyvesant à Brooklyn. Après avoir assisté à une transaction de drogue dans un bar, Cloudy procéde à l'interpellation, mais le suspect résiste et lui entaille le bras avec un couteau. Après avoir été arrêté et séverement battu, les policiers l'interrogent et il leurs rêvéle qu'il fait parti d'un réseau de trafic de stupéfiant bien plus important.

Lincoln Continental Mark III semblable à celle du film

Plus tard, Popeye et Cloudy sortent boire un verre au Copacabana, où Popeye remarque que Salvatore "Sal" Boca (Tony Lo Bianco) et sa jeune femme de 19 ans, Angie (Arlene Farber), sont en train de discuter avec des membres de la mafia impliqués dans le trafic de drogue. Ils décident de suivre le couple. Ils découvrent que le couple tient un petit restaurant (luncheonette) et qu'ils ont tous les deux un casier judiciaire : Sal pour vol à main armées et meurtre et Angie pour vol dans les magasins. Les policiers suspectent les Boca, qui fréquentent les boîtes de nuit et conduisent des voitures chères d'être impliqués dans des activités criminelles. Ils font bientôt le lien entre les Boca et un avocat, Joel Weinstock (Harold Gary), qui est lié avec des trafiquants de drogue.

Peu de temps après, Popeye apprend d'un informateur qu'une importante cargaison de héroïne arrive à New York. Les policiers arrive à convaincre leur supérieur, Walt Simonson (Eddie Egan), de mettre sur écoute les téléphones du couple Boca. Par ailleurs, il utilise différentes ruses pour obtenir d'autres informations. Popeye et Cloudy sont rejoint dans leur enquête par un agent fédéral, Mulderig (Bill Hickman). Popeye et Mulderig se déteste cordialement parce qu'ils ont, par le passé, travailler ensemble et que Mulderig rend responsable Popeye de la mort d'un policier.

Après que la Lincoln de Devereaux arrive à New York, le chimiste de Weinstock (Pat McDermott) teste un échantillon de héroïne et il s'avére que l'échantillon testé est le plus pure qu'il n'est jamais vu, affirmant que la marchandise fera beaucoup plus de 32 millions $ à la revente pour seulement 500 000 $ d'investissement. Boca est impatient de faire affaire avec Charnier qui est désireux de retourner le plus vite possible en France, tandis que Weinstock, plus expérimenté dans le trafic de stupéfiant, tempére l'impatience de Boca, lui expliquant que son téléphone est sur écoute et que la police est en train d'enquêter sur lui.

Charnier réalise qu'il est suivi depuis son arrivé à New York et arrive à semer Popeye dans le métro. Nicoli propose de tuer Popeye, mais Charnier n'est pas d'accord, sachant que Popeye serait remplacé par un autre policier. Nicoli insiste, cependant, expliquant qu'ils seront déja repartis en France avant qu'il ne soit remplacé.

Peu de temps après, Nicoli tente d'assassiner Popeye depuis le toit de l'immeuble où se trouve l'appartement de Doyle. La tentative échoue. Popeye prend en chasse l'assassin. Durant sa fuite, Nicoli prend le métro aérien à la station du Bay 50th Street Station à Bensonhurst. Doyle réquisitionne une voiture et remonte à contre-sens Stillwell Avenue. Dans le métro, Nicoli braque le train, menace le conducteur avec son arme et tue un policier qui tentait d'interposer. Le conducteur a une crise cardiaque, quand le métro atteint la fin de la ligne, il frappe une autre rame, projettant Nicoli contre les vitres. Popeye arrive et voit le tueur descendre les escaliers de la plate-forme. Quand il voit Popeye, il retourne en arrière mais Popeye l'abat d'un coup de feu dans le dos.

Après avoir suivi Devereaux, Popeye saisit sa voiture Lincoln et la démonte pièces par pièces, cherchant la drogue. Il ne la trouve jusqu'au moment où Cloudy remarque que la voiture pése 60 kilos de plus que le poids donné par le constructeur, ils sont donc persuadé que la drogue se trouve à l'intérieur. Il continu leurs recherches et découvre la drogue dans les marche-pieds du véhicules. La police remet la drogue, restaure le véhicule à l'identique et le rend à Devereaux, qui s'empresse de livrer la voiture à Charnier.

Charnier arrive avec le véhicule dans une vieille usine désafectée sur Wards Island et réalise la transaction. après que Charnier est enlevé les marche-pieds de la Lincoln, le chimiste de Weinstock teste un des sachets et confirme la qualité du produit. Charnier remplace les sachets de drogue par l'argent de la transaction dans les marche-pieds de la Lincoln qu'il conpte rapatrier en France. Tandis que la transaction est terminée, Charnier et Sal quitte l'endroit à bord de la Lincoln mais les forces de police décident d'intervenir mené par Popeye. L'intervention oblige la Lincoln à revenir vers la vieille usine, où Sal est tué durant une fusillade avec la police et les autres se rendent.

Charnier s'échappe dans la vieille usine, Popeye le poursuit et Cloudy le rejoint dans la traque. Alors que Popeye voit une ombre au loin, il recharge son arme et tire après avoir lancé un avertissement. L'homme qu'il a abattu n'est par Charnier mais Mulderig. Décontenancé par l'erreur commise, Popeye dit à Cloudy qu'il aura Charnier. Après avoir rechargé son pistolet, Popeye repart à sa poursuite et quelques secondes plus tard, un autre coup de feu retentit.

En toute fin du film, un petit générique informe du devenir des personnages principaux : les deux policiers Doyle et Russo sont explusés de la brigade des stupéfiants et transférés dans une autre, Joel Weinstock et Angie Boca n'ont jamais été condamné, Lou Boca a obtenu une réduction de peine, Henri Devereaux est condamné à quatre ans de prison et Alain Charnier n'a jamais été interpellé et continuerais à vivre tranquillement dans le sud de la France.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Production [modifier]

Genèse du film [modifier]

Inspiré de faits réels, notamment l'arrestation du présentateur de télévision Jacques Angelvin (qui avait déjà inspiré le film Le Corniaud (1964) de Gérard Oury), French Connection s'attache à décrire le déroulement de l'enquête avec la plus grande authenticité possible. C'est cette recherche de réalisme qui fait l'originalité du film et son aspect documentaire[réf. nécessaire]. De nombreuses scènes sont tournées caméra à l'épaule, dans des décors naturels et à la lumière naturelle.

À noter l'apparition des Three Degrees, célèbre trio de chanteuses noires américaines des années 70 dans le cabaret où Doyle et Russo surveillent Bocca.

Casting [modifier]

Bien que le casting se soit avéré être l'une des grandes forces du film, le réalisateur William Friedkin eu des problèmes avec le choix des acteurs dès le départ. Fortement opposé au choix de Gene Hackman pour le rôle principal, Popeye Doyle[3], il pressentit Paul Newman, Jackie Gleason et le journaliste new-yorkais Jimmy Breslin, qui n'avait jamais joué auparavant. Mais le budget du film ne permettait pas d'engager Newman, tandis que la 20th Century Fox ne voulait de Gleason en raison de l'échec commercial de Gigot, le clochard de Belleville, en 1962[4] et Breslin refusa de prendre le volant d'une voiture, nécessaire pour la scène de poursuite en voiture. James Caan et Peter Boyle furent également dans la liste pour incarner Doyle, mais refusèrent successivement[5]. Steve McQueen fut un temps envisagé, mais ne voulait pas faire d'autre film policier après Bullitt[4], et comme Newman, ses honoraires auraient dépassé le budget de production du film. Charles Bronson et Rod Taylor ont été également pressentis pour incarner Doyle, avant que Gene Hackman fut finalement engagé pour le rôle.

Le choix de Fernando Rey pour incarner Alain Charnier, l'antagoniste principal du long-métrage, résulte d'une erreur d'identité : William Friedkin avait demandé à son directeur de casting d'engager un acteur espagnol qu'il avait vu dans Belle de jour, de Luis Bunuel, mais dont il ne connait pas le nom, qui s'avère être Francisco Rabal[3]. Rey, qui avait tourné à plusieurs reprises sous la direction de Bunuel, fut contacté à la place de Rabal.

Tournage [modifier]

Le tournage de French Connection se déroule du 30 décembre 1970 à 1971[2] à New York, à Marseille, à Cassis et à Washington[6].

Au début du film, sur le plan où est indiqué le lieu où va commencer l'histoire, il est écrit "Marseilles" avec un "s". Contrairement à ce que les spectateurs français pourraient penser, ce n'est pas une erreur. Il se trouve simplement que Marseille et Lyon s'orthographient respectivement Marseilles et Lyons en anglais...

La scène la plus célèbre du film est la scène du métro de New York, avec la poursuite finale qui met aux prises le héros au trafiquant de drogue dans le métro aérien de la BMT West End Line, considérée comme l'une des plus grandes scènes de poursuite du cinéma moderne[7].

Réception [modifier]

Accueil critique [modifier]

French Connection a obtenu un accueil critique favorable, obtenant 98 % d'avis positifs sur le site Rotten Tomatoes, pour quarante-sept commentaires collectés et une note moyenne de 8.610[8] et un score de 96100 sur le site Metacritic pour quatre commentaires collectés[9].

Box-office [modifier]

Tourné pour un budget de 1,8 million de dollars, French Connection rencontra un important succès commercial, où il totalisa 51,7 millions de dollars de recettes sur le territoire américain en fin d'exploitation[10] (soit 248 160 000 dollars avec l'inflation[11]) et 2 154 207 entrées en France[12].

Distinctions [modifier]

En 1972, le film fut récompensé de cinq Oscars[13],[14]. La même année, French Connection fut récompensé de trois Golden Globes [15].

Récompenses [modifier]

Nominations [modifier]

Suite [modifier]

Le film donna lieu à une suite : French Connection 2 réalisée par John Frankenheimer en 1975. Gene Hackman et Fernando Rey y reprirent chacun leur rôle.

Sortie vidéo [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Le R signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés pour pouvoir assister à la projection du film.
  2. En France, le film est interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles.
  3. Eddie Egan est le véritable inspecteur de police, joué par Gene Hackman. Dans le film, il joue le rôle de son chef.

Références [modifier]

  1. "The National Film Registry List – Library of Congress". loc.gov. Retrieved March 12, 2012
  2. a et b (en) Box-office/business - « French Connection » sur l’Internet Movie Database
  3. a et b « The French Connexion », sur TCM Movie Database. Consulté le 1er juillet 2012.
  4. a et b (en) French Connection (film) sur l’Internet Movie Database.
  5. (fr) « French Connection » : secrets de tournage, sur Allocine.fr. Consulté le 1er juillet 2012.
  6. (en) Lieux de tournage de « French Connection» sur l’Internet Movie Database.
  7. « The Five Best Car Chase Scenes In Movie Histor », The New York Times, 23 mars 2011 [texte intégral (page consultée le 14 mai 2013)] 
  8. « The French Connection » (1971), sur Rotten Tomatoes.com. Consulté le 1er juillet 2012.
  9. http://www.metacritic.com/movie/the-french-connection
  10. « The French Connection », sur Box Office Mojo.com. Consulté le 1er juillet 2012.
  11. William Friedkin, sur Box Office Mojo.com. Consulté le 1er juillet 2012.
  12. « French Connection », sur Jp's Box-office.com. Consulté le 1er juillet 2012.
  13. The 44th Academy Awards (1972) Nominees and Winners, oscars.org. Consulté le 2011-08-27
  14. (en) French Connection (film) sur l’Internet Movie Database
  15. (en) The 20th Annual Golden Globe Awards (1972) Nominees and Winners, goldenglobes.org

Liens externes [modifier]