French Connection (film)

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French Connection
Titre original The French Connection
Réalisation William Friedkin
Acteurs principaux Gene Hackman
Fernando Rey
Roy Scheider
Tony Lo Bianco
Scénario Robin Moore (roman)
Ernest Tidyman (adaptation)
Musique Don Ellis
Production Philip D'Antoni
Société de distribution Twentieth Century Fox
Budget 1 800 000 $ (est.)
Durée 104 min
Sortie 7 octobre 1971
Langue(s) originale(s) anglais
français
Pays d’origine États-Unis États-Unis

French connection (The French Connection) est un film américain de 1971, réalisé par William Friedkin.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Deux flics des narcotiques, Doyle et Russo, ont l'intuition qu'une grosse livraison de drogue est imminente sur Brooklyn. En surveillant Sal Boca, un petit truand italien, ils en viennent à soupçonner un Français venu de Marseille, Alain Charnier, d'être à la tête de la filière.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Récompenses

En 1971, le film fut récompensé de cinq Oscars :

[modifier] Suite

Le film donna lieu à une suite : French Connection 2 réalisée par John Frankenheimer en 1975. Gene Hackman et Fernando Rey y reprirent chacun leur rôle.

[modifier] Analyse

Inspiré de faits réels et par l'histoire de Jacques Angelvin, le film French Connection se caractérise par une volonté de son réalisateur, William Friedkin, de montrer le déroulement de l'enquête tel qu'elle s'est réellement produite. C'est cette recherche de réalisme qui fait l'originalité du film et son aspect documentaire[réf. nécessaire]. De nombreuses scènes sont tournées caméra à l'épaule, dans des décors naturels et à la lumière du jour.

Contrairement à celle du film Bullitt avec Steve McQueen, sorti trois ans plus tôt, lors de la scène de la course poursuite entre Jimmy Doyle et le malfaiteur ne suit pas un modèle de précision où les évènements s'enchaînent de façon métronomique. Friedkin a demandé à Gene Hackman (Jimmy Doyle) de conduire le plus rapidement(50 km/h avec capture par ralentis) possible alors que la circulation n'avait pas été stoppée pour le tournage[réf. nécessaire]. Il en ressort une quasi-improvisation sans mesure de sécurité(FAUX), ni cascadeurs[réf. nécessaire], filmée par William Friedkin se trouvant dans la voiture de Gene Hackman pendant la scène. Négligeant les risques, le réalisateur a fait courir un grave danger à son acteur principal puisqu'à plusieurs reprises, sa voiture entrera en collision avec d'autres véhicules, chose qui n'avait pas été prévue[réf. nécessaire] mais qui sera conservé lors du montage final du film.

Mis à part la scène de la course poursuite, la plupart des autres scènes du film ont été filmées d'après les témoignages et les souvenirs des policiers Eddie Egan et Sonny Grosso. Par exemple, lors de la filature de Charnier, ce dernier croise Grosso à l'entrée d'un hôtel. Grosso manque de peu de se faire démasquer. Cette scène, aussi improbable qu'elle puisse paraître, a réellement eu lieu[réf. nécessaire].

Friedkin, écartant les conventions holywoodiennes, notamment pour les techniques de tournage, n'a eu pour autre intention que de raconter au spectateur la véritable histoire qui conduisit les policiers Eddie Egan et Sonny Grosso à démanteler l'une des plus importantes filières du trafic de drogue aux États-Unis. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le message principal de ce film est shakespearien[réf. nécessaire]. Les psychologies sont inversées.

Le trafiquant Alain Charnier est maniéré, bien habillé, il déjeune dans un restaurant huppé pendant que Jimmy Doyle, surnommé Popeye, policier allumé, se gèle en planque en ingurgitant une pointe de pizza qui frôle un costume éprouvé par de longues années de service.

Le bandit est entretenu par l’esthétisme capitalisé, le flic presque clochardisé survit au fil des rues, avec des tonnes d’heures de sommeil à récupérer. Popeye et Buddy Russo sont élevés à la dure, par tous les temps sur le terrain, frôlant à chaque instant la bavure.

Inspiré d’un fait réel (un célèbre présentateur de télévision française des années soixante, Jacques Angelvin fut impliqué dans un trafic de drogue), French connection est un film sur le mal évoluant dans une mégapole gigantesque, tout est permis que ce soit dans un camp ou dans l’autre. La cultissime scène de la poursuite du métro aérien est presque apocalyptique par son côté déconnecté de tout principe.

Le flic affamé et frigorifié devient dangereux, ses méthodes adoptent un concept darwinien[réf. nécessaire]. Elles évoluent en fonction de l’environnement de brousse côtoyé. Le trafiquant dans un premier temps semble mieux loti, dans des procédures appliquées à la lettre, il fait de l'argent.

French connection amorce la refonte du nouveau flic moderne[réf. nécessaire].

[modifier] Liens externes

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