Alien (film)

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Alien
Alien, le huitième passager

Titre québécois L'Étranger : Le Huitième Passager
Titre original Alien
Réalisation Ridley Scott
Scénario Dan O'Bannon
Walter Hill
Acteurs principaux
Sociétés de production Brandywine Productions
Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Science-fiction
Sortie 1979
Durée 117 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Alien, le huitième passager[N 1] (Alien) est un film d'horreur américano-britannique réalisé par Ridley Scott, sorti en 1979. Le titre du film se réfère à l'antagoniste principal, une créature extraterrestre très agressive qui chasse et tente de tuer les sept membres de l'équipage d'un vaisseau spatial, interprétés entre autres par Sigourney Weaver, John Hurt et Ian Holm.
En France, le film a été diffusé dans l'émission Les Accords du Diable le 15 février 1988 sur La Cinq.

À sa sortie, Alien, le huitième passager a reçu un succès critique et commercial. Il a remporté l'Oscar des meilleurs effets visuels, et a dominé les Saturn Awards remportant trois prix dont celui du meilleur film de science fiction. Il possède désormais le statut de film culte et a été sélectionné en 2002 par la National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américaine pour être conservé comme étant « culturellement, historiquement ou esthétiquement important ».

Le succès du film a engendré une franchise, dont trois suites directes appartenant à la saga Alien où l'on retrouve l'héroïne principale Ellen Ripley en confrontation avec la même espèce de créatures, appelées par la suite les xénomorphes. En 2012, Ridley Scott a réalisé Prometheus, initialement prévu comme une préquelle directe à Alien, mais le projet a évolué vers une histoire indépendante évoluant toutefois dans le même univers.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 2122, le remorqueur interstellaire Nostromo retourne vers la Terre lorsqu'à mi-chemin, un signal venant d'un planétoïde inconnu interrompt sa course et réveille l'équipage par l'intermédiaire de l'ordinateur de bord (appelé « Maman »).

Les sept astronautes apprennent qu'ils sont tenus par la société qui les emploie d'enquêter sur toute possibilité de vie extraterrestre et décident d'atterrir sur la petite planète, endommageant au passage leur vaisseau.

Pendant que le lieutenant Ripley (Sigourney Weaver), l'officier scientifique Ash (Ian Holm), et les ingénieurs Brett (Harry Dean Stanton) et Parker (Yaphet Kotto) restent sur le vaisseau pour faire les réparations, et guider leurs coéquipiers, le capitaine Dallas (Tom Skerritt), le second officier Kane (John Hurt), et le navigateur Lambert (Veronica Cartwright) s'aventurent au dehors droit vers la source du signal.

Peu de temps après leur départ, les trois explorateurs découvrent l'épave crashée d'un gigantesque vaisseau extraterrestre, à l'intérieur duquel repose le cadavre d'un humanoïde fossilisé. Intrigués par la façon dont son abdomen semble avoir implosé, les trois explorateurs poursuivrent leur exploration du vaisseau et bientôt Kane remarque un trou dans la coque, aboutissant directement à l'une des soutes du vaisseau. Malgré les protestations de Lambert, Kane descend dans la soute et tombe sur une quantité importante d'œufs, mais alors qu'il en examine un, l'œuf éclot et éjecte brutalement une créature (Facehugger) qui, après avoir littéralement dissous son casque, s'agrippe à son visage.

Revenue sur le Nostromo, l'équipe fait face dans un premier temps à Ripley qui refuse de les laisser entrer suite à "l'accident de Kane". Comme elle reste sourde aux menaces de Dallas, c'est finalement Ash qui, de sa propre initiative, ouvre le sas. Dans les heures qui suivent, Ash et Dallas s'ingénient en vain à détacher la créature du visage de Kane, découvrant qu'elle maintient sa victime en vie, et que toute tentative pour la détacher ou la découper n'aurait pour conséquence que de tuer Kane. Le parasite meurt finalement quelques heures plus tard et se détache du visage de Kane qui se réveille groggy mais apparemment sauf.

Heureux d'avoir retrouvé leur compagnon, les astronautes décident de se restaurer avant de retourner en stase. Mais à peine ont-ils commencé à manger que Kane est pris de violents spasmes qui ne se terminent que lorsqu'une créature reptilienne (un xénomorphe) s'éjecte violemment de sa cage thoracique, laissant son hôte mort. Après avoir rendu hommage à leur compagnon, l'équipage s'emploie à retrouver l'alien, fabriquant des détecteurs et des armes rustiques. La tâche n'est pas aisée vu la taille du vaisseau et les astronautes se décident à se séparer pour couvrir le maximum de surface. L'ingénieur Brett ayant suivi le chat, mascotte de l'équipage, est rapidement attaqué par la créature devenue immense, qui s'échappe avec son corps par les conduits de ventilation. Les survivants réalisant qu'ils ont affaire à une bête très agressive, Dallas décide de s'équiper d'un lance-flammes et de parcourir méthodiquement les conduits d'aération pour la tuer. Mais il ne peut rien contre la rapidité de l'alien et se fait prendre également. Lambert insiste alors pour que l'équipage restant s'échappe à bord de la navette, mais Ripley, désormais l'officier supérieur, explique que la navette ne peut pas transporter quatre personnes, et qu'ils n'ont par conséquent par le choix.

En consultant l'ordinateur de bord pour trouver une solution, elle découvre que la Compagnie a ordonné à l'officier scientifique de ramener la créature sur terre, et que toute autre considération est secondaire, y compris la survie de l'équipe. Décidé à la faire taire, l'officier scientifique Ash attaque Ripley avant d'être finalement décapité par Parker, révélant au passage sa nature d'androïde. Avant d'être incinéré par le lance-flammes de Parker, Ash, encore opérationnel, explique qu'il admire la créature et prédit la mort de l'équipage, n'ayant aucune chance face à l'extrême agressivité, l'endurance et la résistance de l'Alien. Les trois membres restants préparent alors l'autodestruction du Nostromo et décident de fuir avec la navette. Mais alors qu'ils rassemblent suffisamment de réfrigérant pour leur voyage, Parker et Lambert se font tuer par la créature et Ripley qui était occupée à initialiser l'autodestruction du vaisseau n'a d'autre choix que de fuir vers la navette avant d'échapper in extremis à l'explosion titanesque du Nostromo.

Après avoir mis le chat en biostase, Ripley découvre cependant que l'Alien se trouve avec elle à bord de la navette. Elle enfile une combinaison spatiale et ouvre le sas spatial, précipitant par dépressurisation la créature dans le vide spatial. Unique survivante du Nostromo, elle se met ensuite à son tour en biostase pour le retour vers la Terre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Étudiants en cinéma à l'Université de Californie du Sud, Dan O'Bannon et son camarade John Carpenter ont créé une comédie de science fiction de fin d'études appelée Dark Star, sorti en 1974, avec l'aide de Ron Cobb également. O'Bannon a ensuite écrit un début de brouillon de scénario reprenant la même idée, quelques astronautes dans un vaisseau spatial avec une entité extraterrestre, mais en film d'horreur plutôt qu'une comédie. Il l'appela Starbeast. Entre temps, le producteur Ronald Shusett venait d'obtenir les droits pour ce qui deviendra Total Recall, et ayant aimé le brouillon de scénario de O'Bannon, ils décident de se lancer dans ce projet d'abord puisqu'ils déterminent qu'il demandera un budget moins élevé. Alejandro Jodorowsky, qui travaillait sur une adaptation du roman Dune, avait été impressionné par Dark Star et a invité O'Bannon à venir en Europe où se faisait le tournage. Ce dernier a alors pu rencontrer plusieurs artistes qui travailleront par la suite pour Alien. Il rencontre notamment H. R. Giger lors d'une exposition à Paris et est immédiatement séduit par ses dessins qui inspireront largement l'aspect final de la créature dans Alien[1].

Lorsque le tournage de Dune s'est effondré, O'Bannon est retourné sans argent aux États-Unis avec l'intention de vendre un scénario. Il se remet alors pendant environ trois mois à l'écriture du scénario de Starbeast et décide de l'appeler Alien. Pour faire en sorte que l'extraterrestre arrive dans le vaisseau, Ron Cobb lui soumet l'idée qu'un membre de l'équipage est « fécondé », une originalité qui plut énormément à O'Bannon et au producteur Ronald Shusett. Ils ont ensuite cherché une société pour produire le film, avec des difficultés. Le scénario est finalement tombé entre les mains de David Giler, Walter Hill et Gordon Carroll de la toute nouvelle société de production Brandywine Films. David Giler a initialement trouvé le scénario très mauvais mais a été encouragé de le lire jusqu'à la scène du chestburster qui l'a convaincu. Il l'a ensuite apporté à Alan Ladd Jr., alors président de la Fox, qui était intéressé. Toutefois, Giler et Hill ont réécrit une bonne partie du scénario, rajoutant notamment l'androïde Ash. Avec l'immense succès de Star Wars sorti en 1977, la Fox voulait rapidement enchainer avec un autre film de science-fiction, et avec le scénario d'Alien disponible, ils ont alors approuvé le commencement de la production[1].

Réalisation et design[modifier | modifier le code]

Walter Hill était initialement choisi par la production pour réaliser Alien, mais il s'est désisté estimant qu'il n'avait pas le talent pour les effets spéciaux. La production a alors négocié avec plusieurs réalisateurs célèbres comme Robert Aldrich, Peter Yates et Jack Clayton, mais leur manque de motivation pour réaliser un « film de monstre » n'était pas en accord avec la vision sérieuse et grandiose de Carroll. D'autres réalisateurs célèbres ont refusé citant le manque de crédibilité de Brandywine Productions. Puis David Giler a vu Les Duellistes au Festival de Cannes, le premier long-métrage de Ridley Scott, alors méconnu, et l'a fait voir aux autres qui travaillaient sur le film qui ont aimé la profondeur et la richesse de la mise en scène. Ils ont alors envoyé le scénario à Scott qui a immédiatement accepté. Scott a passé trois semaines à faire le storybook du film, où il dit avoir été influencé par la vision de l'espace dans 2001, l'Odyssée de l'espace et Star Wars, mais également par le magazine français de science-fiction Métal hurlant et l'art de Jean Giraud (alias Moebius). Il est engagé en 1977 par Ridley Scott pour participer à la conception graphique de certaines parties du film. Quand il l'a présenté à la production, ils lui ont doublé le budget, de 4,2 à 8,4 millions. Pour « l'éduquer » en films de science-fiction horrifique, Ronald Shusett lui a fait voir des vieux classiques comme It! The Terror from Beyond Space, qui ont déplu à Scott, qui s'est plutôt inspiré de Massacre à la tronçonneuse[2]

La difficulté la plus essentielle pour la production et Scott était de trouver un bon design pour la créature. O'Bannon a présenté à Scott l'art de H. R. Giger, qui a immédiatement été convaincu par la beauté terrifiante de sa créature dans la peinture appelée Necronom IV (1976), qu'il décrit comme un insecte biomécanique avec des connotations sexuelles. Scott est allé rencontrer Giger chez lui à Zurich et lui a demandé de faire également le design de l’œuf, du facehugger, et du chestburster. Pour le design de la créature, Giger lui a ôté les yeux, pour le rendre plus effrayant car on ne sait pas où il regarde. La créature du film est aussi inspirée du Ixtl, une créature extra-terrestre du roman La Faune de l'espace de A. E. van Vogt. Une fois que Giger a fait le design des créatures, il a travaillé sur le design de l'environnement de la planète. O'Bannon a organisé une équipe de design avec Giger, Ron Cobb et Chris Foss. Cobb avait initialement dessiné des vaisseaux pour accompagner le script. Il a également fait des premières ébauches de design du monstre qui n'ont pas été choisies. Il a fini par faire l'intérieur du vaisseau, très réaliste, alors que Foss a fait l’extérieur du vaisseau[2].

La maquette utilisée pour filmer le vaisseau lorsque celui-ci se pose sur la planète mesurait plus de 2,40 m, pesait près de trois tonnes et était manipulée par une grue. Quant aux décors intérieurs, ils furent réalisés aux studios Shepperton.

Casting[modifier | modifier le code]

Avec uniquement sept ou huit rôles à distribuer, Ridley Scott souhaitait initialement les meilleurs acteurs possibles qui toutefois n'avaient pas besoin de lui pour lancer leur carrière, étant donné qu'il souhaitait se concentrer sur l'aspect visuel du film. Ainsi il ne souhaitait pas non plus une star reconnue du cinéma. Mary Selway s'est occupée du casting car elle avait déjà travaillé avec Scott pour Les Duellistes. Le casting pour Alien était cependant très différent car il ne nécessitait pas d'acteurs de genre. Le scénario demandait toutefois à ce que les rôles soient vivants et clairement définis puisqu'il s'agit essentiellement d'un huis clos avec peu de personnages[3].

Le scénario était initialement écrit pour des hommes uniquement, mais au cas où la production souhaiterait que le film soit plus commercial, les scénaristes ont précisé que l'équipage du vaisseau serait « unisex » ; les rôles « interchangeables » entre hommes ou femmes. Les scénaristes n'avaient pourtant jamais considéré faire du personnage principal Ellen Ripley une femme, chose jamais vue dans un film d'horreur et de science-fiction, jusqu'à ce que David Giler le propose, estimant que ça rendrait le personnage plus intéressant. La production a accepté souhaitant jouer sur cette originalité. Meryl Streep a été approchée pour interpréter le rôle de Ripley. À l'époque, Sigourney Weaver était une actrice de théâtre montante, à Broadway. Elle a reçu le scénario et était initialement dubitative, puisqu'elle avait en tête une vision cliché de film de monstre coloré. Finalement, elle fut convaincue par son agent de passer une audition à New York, et en la voyant Ridley Scott était immédiatement séduit par sa carrure haute et son caractère. Comme elle était la dernière auditionnée, elle a pu faire des auditions directement dans les scènes en construction[3]. Les producteurs ont montré les essais de Sigourney Weaver à leur secrétariat féminin pour avoir une opinion féminine sur sa performance, et avec la réaction positive de celles-ci ils ont décidé de la choisir pour le rôle[4].

Une actrice pour interpréter Lambert était plus difficile à trouver. Veronica Cartwright fut auditionnée initialement à Los Angeles pour jouer le rôle de Ripley. L'équipe de casting était impressionnée par son intensité et son physique peu conventionnel, et elle fut finalement choisie pour jouer Lambert. Elle n'a toutefois pas été mise au courant avant les essayages de costumes, et elle était au départ agacée de devoir jouer le rôle d'une femme faible, constamment en pleurs, mais la production l'a convaincu en lui expliquant que Lambert représentait le public, notamment sa frayeur[3].

Dès les premières phases du projet Tom Skerritt était intéressé mais estimait que le film devait avoir un budget suffisant pour que la vision soit réalisée. Lorsqu'il apprit que Ridley Scott le réaliserait avec un budget acceptable il était immédiatement convaincu, et a été choisi pour le rôle du Capitaine Dallas[3].

John Hurt a d'abord été approché pour jouer le rôle de Kane toutefois il était commis à un autre projet, ainsi son rôle fut d'abord donné à Jon Finch, qui avait impressionné Ridley Scott par sa performance dans Macbeth de Roman Polanski. Toutefois, au premier jour de tournage John Finch a eu une crise de diabète et a dû quitter le plateau. Scott a alors pu retrouver John Hurt qui était désormais disponible et l'a convaincu en une soirée d'accepter le rôle. Hurt a commencé le tournage le lendemain matin[3].

Ian Holm était surtout connu pour des rôles de théâtre, et a finalement été choisi pour jouer le rôle de l'androïde Ash, qui ne ressemblait à aucun rôle qu'il ait joué auparavant[3].

Enfin, Bolaji Badejo, un étudiant londonien en design graphique originaire de Somalie, est l’acteur qui s’est glissé dans le costume de la créature xénomorphe. Il aurait été repéré dans un pub de Londres en 1978 par l'agent Peter Archer pour sa démarche particulière et son physique atypique, mesurant 2 mètres 18 pour un tour de taille très fin. Le réalisateur Ridley Scott voulait donner l’impression qu’aucun humain « normal » ne pouvait rentrer dans le costume[5].

Bande originale[modifier | modifier le code]

D'un style très atonal et peu mélodieux, la musique d'Alien : Le Huitième Passager s'associe aux images d'une façon souvent minimaliste, ce qui amplifie les sensations de peur et de mystère que peut percevoir le spectateur. La musique accompagne, sans jamais dominer, les situations montrées.

Pour autant, l'ambiance sombre et ténébreuse de l’œuvre est aussi renforcée par des parties plus mélodieuses et, même, romantiques, comme celle de la séquence d'ouverture (Main Title), celle de l'atterrissage (The Landing), ou celle du dénouement (To Sleep).

À l'origine, Ridley Scott voulait travailler avec Isao Tomita pour la musique d'Alien. Mais les producteurs de la Fox en ont décidé autrement. Ils voulaient quelqu'un de formation plus classique. Leur choix s'est porté sur Jerry Goldsmith, qui avait auparavant travaillé sur Freud en 1962. Pour autant, les relations entre le compositeur, le monteur Terry Rawlings et le réalisateur ont été difficiles, puisque non content d'écarter une partie de la partition écrite spécialement pour le film par Goldsmith, Ridley Scott a conservé un morceau de la musique de Goldsmith pour Freud, passions secrètes, qui servait de musique temporaire et a également utilisé pour le générique final la 2e Symphonie « Romantique » de Howard Hanson. Ce thème musical n'apparaît pas dans le disque de la bande originale.

Le compositeur, Jerry Goldsmith, à qui l'on doit de célèbres musiques de films (notamment pour À couteaux tirés, L.A. Confidential, Basic Instinct) a fourni un travail long et compliqué pour Alien. Le fait est que Goldsmith et Ridley Scott n'avaient pas toujours la même vision du projet. Alors, l'un et l'autre devaient trouver des compromis. Le morceau d'ouverture, qui insiste sur la vulnérabilité de l'équipage du Nostromo et sur l'immensité du vide spatial qui les entoure, n'a, par exemple été composée qu'en toute fin du développement du film ; Goldsmith ayant prévu un autre morceau à l'origine.

Les conditions qui ont présidé à la création de la bande originale d'Alien ont d'ailleurs été tellement mauvaise que, pendant longtemps, le compositeur a renié son œuvre. Celui-ci alla jusqu'à désapprouver totalement sa réédition en CD. Pourtant, depuis sa réédition en 2007, il apparaît aujourd'hui très clairement que cette bande originale fait partie des grands classiques de la musique de film.

Alien
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale par Jerry Goldsmith
Sortie 1979
Durée 34:57
Genre Musique de film
Producteur Jerry Goldsmith
Label 20th Century Records

Bandes originales de Alien

Liste des pistes édition 1979

Toute la musique est composée par Jerry Goldsmith.

No Titre Durée
A1. Main Title 3:30
A2. The Face Hugger 2:32
A3. Breakway 3:00
A4. Acid Test 4:35
A5. The Landing 4:29
B1. The Droid 4:40
B2. The Recovery 2:44
B3. The Alien Planet 2:28
B4. The Shaft 3:57
B5. End Title 3:02
34:57
Liste des pistes édition complète 2007
CD 1
No Titre Durée
1. Main Title 4:12
2. Hyper Sleep 2:46
3. The Landing 4:31
4. The Terrain 2:21
5. The Craft 1:00
6. The Passage 1:49
7. The Skeleton 2:30
8. A New Face 2:35
9. Hanging On 3:39
10. The Lab 1:05
11. Drop Out 0:57
12. Nothing To Say 1:52
13. Cat Nip 1:01
14. Here Kitty 2:08
15. The Shaft 4:31
16. It's A Droid 3:28
17. Parker's Death 1:51
18. The Eggs 2:24
19. Sleepy Alien 1:04
20. To Sleep 1:56
21. The Cupboard 3:05
22. Out The Door 3:13
23. End Title 3:09
24. Main Title (Rescored Alternate) 4:11
25. Hyper Sleep (Rescored Alternate) 2:45
26. The Terrain (Rescored Alternate) 0:58
27. The Skeleton (Rescored Alternate) 2:31
28. Hanging On (Rescored Alternate) 3:08
29. The Cupboard (Rescored Alternate) 3:12
30. Out The Door (Rescored Alternate) 3:02
CD 2
No Titre Durée
1. Main Title 3:37
2. The Face Hugger 2:36
3. Breakaway 3:03
4. Acid Test 4:40
5. The Landing 4:31
6. The Droid 4:44
7. The Recovery 2:50
8. The Alien Planet 2:30
9. The Shaft 4:01
10. End Title 3:09
11. Main Title (film version bonus) 3:44
12. The Skeleton (alternate take bonus) 2:34
13. The Passage (demonstration excerpt, bonus) 1:54
14. Hanging On (demonstration excerpt, bonus) 1:08
15. Parker's Death (demonstration excerpt, bonus) 1:07
16. It's A Droid (unused inserts, bonus) 1:27
17. Eine Kleine Nachtmusik (source, bonus) 1:49

Réception[modifier | modifier le code]

Box-office initial[modifier | modifier le code]

Avec un budget d'environ 11 000 000 US$, Alien était un succès commercial en salles. À sa sortie initiale, il a réalisé 102 944 891 US$ au box-office mondial, dont 78 944 891 US$ aux États-Unis et au Canada et 24 000 000 US$ à l'étranger[6]. Le film est sorti en Amérique du Nord le 25 mai 1979 et était numéro 1 au box-office dans son premier week-end, distribué dans 91 salles et remportant 3 527 881 US$. Alien a alterné entre la première et la troisième place durant plus de vingt semaines consécutives[7]. Alien a rapporté 4 727 920 US$ en France (2 809 875 entrées[8]) et 228 889 US$ en Belgique, où il est sorti respectivement les 12 et 13 septembre 1979[9].

Box-office pour la version director's cut (2003)[modifier | modifier le code]

La version director's cut d'Alien est sortie dans les salles américaines le 31 octobre 2003, remportant 1 986 910 US$ supplémentaires, augmentant le total du box-office nord-américain à 80 931 801 US$[10], soit 329 504 entrées supplémentaires[11]. Lors de sa première semaine, il était diffusé dans 347 salles, et est resté au grand écran pendant 5 semaines[9].

En France, la version director's cut a d'abord été projetée au Festival du cinéma américain de Deauville le 13 septembre 2003[12], puis dans d'autres salles françaises à partir du 12 novembre 2003, faisant 76 243 entrées sur un total de 6 semaines de projection[13], augmentant le total d'entrées françaises à 2 887 121[8]. Autrement, la version director's cut a obtenu 113 678 entrées au Royaume-Uni où il est sorti le 31 octobre 2003, 4 149 au Québec et 9 504 en Belgique où il est sorti le 22 octobre 2003[11].

Nombre d'entrées pour la version director's cut d'Alien (2003)[11]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1979
BAFTA Awards[14] Meilleure musique Derrick Leather, Jim Shield, Bill Rowe
Meilleure direction artistique Michael Seymour
Oscar du cinéma[15] Meilleurs effets visuels H.R. Giger, Carlo Rambaldi, Brian Johnson, Nick Allder, Denys Ayling
Festival de Saint-Sébastien[16] Meilleure photographie et meilleurs effets spéciaux
Saturn Awards[17] Meilleur film de science-fiction
Meilleure actrice dans un second rôle Veronica Cartwright
Meilleure réalisation Ridley Scott
1980
Prix Hugo[18] Meilleur film

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
1979
BAFTA Awards[14] Acteur le plus prometteur dans un rôle principal Sigourney Weaver
Meilleure acteur dans un second rôle John Hurt
Meilleurs costumes John Mollo
Meilleure musique Jerry Goldsmith
Meilleur montage Terry Rawlings
British Society of Cinematographers[19] Meilleure photographie Derek Vanlint
Golden Globes[20] Meilleure musique Jerry Goldsmith
Oscar du cinéma[15] Meilleure direction artistique Michael Seymour, Les Dilley, Roger Christian, Ian Whittaker
Saturn Awards[17] Meilleure actrice Sigourney Weaver
Meilleur scénario Dan O'Bannon
Meilleur maquillage Pat Hay
Meilleurs effets spéciaux Brian Johnson, Nick Allder
1980
Grammy Awards[19] Meilleure musique de film ou de téléfilm Jerry Goldsmith

Esthétique d'Alien[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

L'esthétique torturée, obscure, cauchemardesque d'Alien (le monstre, mais aussi la planète du monstre) est fortement influencée par l'œuvre de l'artiste suisse H.R. Giger[N 4]. Il a réalisé seul le design de la créature, considérée aujourd'hui comme une œuvre d'art. La maquette a été conçue avec de vrais ossements assemblés à de la plasticine sur des tuyaux et des pièces de moteur. C'est ce qu'il appelle la « biomécanique ».

Le vaisseau extra-terrestre écrasé sur la planète LV-426, dont l'apparence est étrangement osseuse et arrondie, véhicule un message : celui d'une menace, d'un danger imminent, d'un avertissement. Sa structure d'acier et de résine biologique semble d'ailleurs endormie plutôt qu'inerte, vivante plutôt que morte. À la vue de cet univers biomécanique, hostile et moite, l'on ressent deux envies : fuir, ou explorer ce monde fascinant et si différent, qui s'adresse à l'inconscient du spectateur.

Lorsque l'équipage du Nostromo explore LV-426, ce sont eux les étrangers par rapport à la race du pilote décédé. Puis, lorsque l'alien erre dans le vaisseau des humains (vaisseau dont le style est beaucoup plus fonctionnel, ordinaire, que celui du pilote extra-terrestre), c'est lui l'étranger et on comprend qu'il était déjà Alien dans le vaisseau écrasé. À la seconde vision, on comprend alors que le pilote extra-terrestre est mort de la même manière que Kane, sa cage thoracique éclatée par un xénomorphe.

Monstre[modifier | modifier le code]

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Le succès du film tient notamment à l'alien, le monstre de la saga. On le voit peu dans le premier opus, ce qui le rend encore plus inquiétant et menaçant. Cette « discrétion » était en partie motivée par le fait que le personnage de l'alien était interprété par un acteur qui endossait un costume en latex, ce qui pouvait porter atteinte à la crédibilité du monstre en tant que tel dans les scènes en gros plan. Mais bien sûr, cet aspect de dissimulation renforce aussi le côté énigmatique et dangereux de l'alien.

Le système de reproduction de l'alien, ainsi que les différentes phases d'évolution avant d'atteindre son stade adulte, sont des points forts de la mythologie de la série : tout commence par la ponte d'œufs par une reine ; œufs desquels jaillissent des parasites arachnéens (appelé « Facehugger ») qui s'agrippent à la tête de tout être passant à proximité. Les parasites implantent alors un œuf à l'intérieur du corps de la victime (dans l'estomac par le biais de l'œsophage, ce qui justifie l'attaque à la bouche de la victime) puis se détachent de la victime après un court laps de temps et meurent. Il faut également noter que ce parasite utilise une sorte de queue qu'il enroule autour de cou de la victime, si celle ci tente de retirer le parasite de son visage, la queue se resserre et étrangle la victime, l'obligeant alors à se laisser faire. L'embryon ainsi implanté grandit, alors que la victime se réveille après avoir perdu connaissance (sûrement dû au fait que la trompe du parasite envoie une quantité d'oxygène insuffisant à sa victime pour que celle ci perde connaissance) puis après une gestation très rapide (quelques heures), perfore violemment la cage thoracique de son hôte pour s'échapper. Le « bébé » alien, de taille réduite, mais complètement formé, peut alors grandir à sa guise en traquant ses proies.

Le système de reproduction incluant une Reine fait penser à un type de société de genre « insectoide », par exemple une colonie de fourmis. C'est une invention du réalisateur James Cameron. En effet, la version longue du premier film montre que la victime de l'alien se transforme petit à petit en cocon, comme l'avait imaginé Giger, le tout formant un cycle : l'œuf donne un « facehugger », qui féconde une victime, qui elle-même donne naissance à un alien, qui lui-même transforme une autre victime en œuf, et ainsi de suite. On le voit avec le personnage de Brett, lorsque Ripley retrouve le commandant Dallas, qui est à un stade de transformation avancée.

L'alien a un physique très particulier qui, sur de nombreux points, possède un aspect phallique : son crâne allongé tout d'abord ; sa « langue », un organe massif et puissant avec lequel il perfore le corps de ses victimes, et au bout duquel se situe une seconde bouche ; enfin une longue queue à l’extrémité acérée qu'il utilise comme une lance. Son corps possède tellement d'atouts, que dans le film Alien vs. Predator, un Predator fabrique des armes improvisés avec le crâne de l'alien en tant que bouclier et la pointe de la queue de l'alien au bout d'un os de sorte à en faire une lance.

Le système de défense de l'alien est tout aussi remarquable. Il comprend l'épaisse carapace, mais également une particularité physique diablement efficace : son sang. Celui-ci est un véritable acide, qui dissout le métal le plus dur et peut brûler intensément l'épiderme de quiconque a le malheur de rentrer en contact physique avec l'alien, en lui infligeant une blessure à main nue par exemple, ou bien en étant éclaboussé par le sang de l'alien. Ce qui rend l'alien encore plus redoutable, c'est le fait qu'il soit au courant de son sang acide, à un tel point qu'un alien pourrait pratiquer l'automutilation pour tuer ses ennemis. La virulence de cet acide est soulignée dans le premier film, où l'on voit qu'il peut traverser plusieurs planchers du vaisseau spatial les uns en dessous des autres avant de perdre sa puissance corrosive. Ou bien dans Alien Résurrection, lorsque deux Aliens tuent leur camarade de cellule pour s’échapper.

Au cours des différents films, le monstre garde un aspect général similaire mais évolue beaucoup dans son design de détail. Chaque film de la franchise se fait fort de présenter un alien d'un nouveau type : une reine pondeuse dans le deuxième film, un alien développé à partir de l'organisme d'un chien dans le troisième, et un alien plus "humain" dans le dernier film.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Accroche du film : « Dans l'espace, personne ne vous entend(ra) crier ».
  • L'ordinateur du Nostromo est dénommé « Maman » (« Mother » dans la version originale).
  • Nostromo est le nom d'un roman de Joseph Conrad.
  • Le film reprend les grandes lignes de l'intrigue du Terrore nello spazio (1965) de Mario Bava.
  • Ridley Scott avait envisagé que l'équipage développe des relations gay ou lesbiennes à la suite d'une promiscuité en huis clos s'étendant sur une longue période de temps passé dans l'espace. Il a déclaré que s'il avait à refaire le film aujourd'hui, c'est une direction qu'il développerait[21].
  • Le tournage s'est révélé éprouvant pour toute l'équipe du film, soumise à un planning particulièrement serré et aux contraintes d'un budget réduit. Ainsi, Ridley Scott a un jour crevé un plafond d'un coup de poing, dans un excès de colère face aux visites de producteurs extérieurs au film[22].
  • Afin de faire des économies sur les coûts de production ce sont des enfants qui ont endossé des scaphandres de taille réduite lors de la scène du Space Jockey, rendant ainsi le décor plus monumental.
  • L'équipe des costumes avait oublié de munir les faux scaphandres de trous pour respirer, de sorte que Veronica Cartwright, John Hurt et Tom Skerritt inhalaient rapidement du gaz carbonique. Le second souffrit de claustrophobie et nécessita l'intervention d'une infirmière, tout comme le troisième, qui faillit s'évanouir. Ce n'est que lors du tournage de la scène du Space Jockey, avec les enfants de Ridley Scott, que la production comprit la nécessité d'aménager les costumes[22].
  • Pas moins de 120 personnes ont travaillé pendant 6 mois pour créer les décors du film[22].
  • La substance visqueuse du film est en fait du Slimy, créé par le Joker Group.
  • Une version « Director's cut » est sortie au cinéma en 2003 (puis en DVD). Elle ne présente que de légères différences avec l’œuvre originelle : certains plans ont été élagués afin d’améliorer le rythme et deux scènes ont été ajoutées, une dispute entre Lambert et Ripley, et la découverte du capitaine Dallas enfermé dans un cocon.
  • Dans la version Director's cut, on apprend que l'acteur John Hurt, lorsqu'il se penche sur l'œuf, n'est pas au courant qu'une créature va lui sauter au visage. De même, Ridley Scott a souhaité que les autres acteurs ignorent ce qui allait se passer pour la scène où l'Alien sort du corps de John Hurt.
  • On ne connaît de chacun des sept astronautes que le nom, leur prénom n'étant jamais mentionné. On apprend à la fin du deuxième film que Ripley, seule survivante du Nostromo et héroïne des trois films suivants, s'appelle Ellen.

Adaptations et références[modifier | modifier le code]

  • En 1980, lors de son spectacle au théâtre Marigny (octobre 1979-juin 1980)[23],Thierry Le Luron fait dire à sa chère Alice Sapritch qu'elle a obtenu le rôle principal du film Alien, celui du monstre[24].
  • La série de jeux Metroid par Nintendo s'inspire largement de ce film : ainsi, le personnage de Samus est un clin d'œil à Ripley, de même que son grand rival porte le prénom du réalisateur du film : Ridley.
  • La série animée japonaise Cowboy Bebop comporte un épisode parodique rendant hommage à Alien, où le Bebop, le vaisseau des héros, est hanté par une créature inconnue qui contamine un par un les occupants.
  • Dans l'univers de Spelljammer, la description et l'apparence du Yitsan semblent être en référence directe à l'Alien.
  • Un article de Dragon Magazine no 3 (janvier-février 1992) fournit les caractéristiques du monstre à différentes étapes de sa vie, selon les standards de Donjons et Dragons (AD&D 2e édition).
  • Dans l'univers de Warhammer 40,000, le design des Tyranides rappelle fortement celui de l'Alien.
  • Le jeu Starcraft s'inspire du design de l'alien pour les zergs (les hydralisk pour être précis). Et la scène cinématique à bord de l'Amerigo est un clin d'œil au film. De plus, les unités Marines du deuxième épisode de la saga Alien ont inspiré de nombreuses unités du jeu. Exemple : les répliques anglaises de l'unité de transport Terrane : « We're on the pipe, 5 by 5 » ou encore « Hang on, we're in for some chop » que l'on retrouve à la 40e minute du film (le physique même de la pilote est identique dans le jeu et le film).
  • Une des missions du jeu Microsoft Pinball 3D : Cadet de l'espace à accomplir lors du grade de lieutenant de l'espace consiste à détruire les Xenomorphes.
  • La série American Dad! a parodié Le Huitième Passager dans l'épisode 18 de la saison 5, The Great Space Roaster, où Roger traque la famille Smith dans un vaisseau spatial.
  • À la fin de La Folle Histoire de l'espace de Mel Brooks (parodiant plusieurs films de science-fiction dont Star Wars), les deux héros se retrouvent dans un bar spatial et assistent à l'éclosion d'un mini Alien qui sort du ventre d'un des clients. L'Alien prend un canotier et une canne et interprète une chanson à la manière de Fred Astaire avant de disparaître.
  • Dans le film d'animation Planète 51, on trouve beaucoup de références à Alien : le Xénomorphe est ici un animal de compagnie (qui s'appelle Ripley), la phrase « Dans l'espace, personne ne vous entend crier » est prononcée par le capitaine Charles « Chuck » Baker, ou encore ce même animal de compagnie devient passager clandestin dans la capsule du capitaine Chuck Baker lorsque celui-ci quitte la planète à la fin du film. Également dans la scène où chaque militaire est chargé de tirer sur un de ses collègues en cas de « prise de cerveau », l'un d'eux se nomme Caporal Hisk, référence au caporal Hicks du Aliens de James Cameron.
  • Dans le jeu vidéo Mush sur Twinoïd, les aliens ressemblent fortement à l'Alien original. De plus, dans la vidéo interactive, il y a un clin d’œil à la célèbre accroche : « Dans l'Espace, personne ne vous entend crier » devient « Dans l'Espace, personne ne l'entend pousser ». Cette modification fait référence à l'ennemi numéro un qui est un champignon mutagène qui se développe, formant des spores transformant un humain, s'il a accumulé sur lui ces trois spores, en alien anthropophage.
  • La série a été adaptée assez librement par la société Capcom en 1994 en borne d'arcade sous le titre Aliens Vs Predator

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Le titre d'exploitation principal en France est Alien. Le Huitième Passager n'est considéré que comme un titre secondaire (ou un sous-titre) dans la plupart des encyclopédies (La Cinémathèque française, Encyclociné, Dictionnaire des films Larousse, etc.).
  2. Le R (pour Restricted) signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés.
  3. La Pologne n'entrera dans l'Union européenne qu'en 2004.
  4. Crédité pour la créature dans le générique de fin du Laserdisc CLV CBS-FOX version française.


Références
  1. a et b Dan O'Bannon, Ronald Shusett, Ron Cobb, H. R. Giger, Ivor Powell, Gordon Carroll, David Giler, Alan Ladd Jr.. La Créature : Construction de l'histoire [Alien Quadrilogy (DVD)]. 20th Century Fox.
  2. a et b Dan O'Bannon, Ronald Shusett, Alan Ladd Jr., David Giler, Gordon Carroll, Ridley Scott, Ivor Powell, H. R. Giger, Ron Cobb. Les Animateurs : Direction artistique [Alien Quadrilogy (DVD)]. 20th Century Fox.
  3. a, b, c, d, e et f Ronald Shusett, Gordon Carroll, Ridley Scott, Mary Selway, Ivor Powell, David Giler, Alan Ladd Jr., Sigourney Weaver, Veronica Cartwright, Tom Skerritt, Harry Dean Stanton, John Hurt. Les Convoyeurs de l'espace : Casting [Alien Quadrilogy (DVD)]. 20th Century Fox.
  4. Sigourney Weaver, Ridley Scott. Essai caméra de Sigourney Weaver, avec commentaire audio de Ridley Scott [Alien Quadrilogy DVD]. 20th Century Fox.
  5. « Bolaji Badejo, l'acteur qui joue l'Alien dans Alien », sur http://www.laboiteverte.fr/
  6. (en)« Box-office d'Alien », sur boxofficemojo.com (consulté le 1 juillet 2012)
  7. (en)« Box-office domestique par week-end d'Alien », sur boxofficemojo.com (consulté le 1 juillet 2012)
  8. a et b « Alien », sur jpbox-office.com (consulté le 1 juillet 2012)
  9. a et b (en)« Box-office international d'Alien », sur boxofficemojo.com (consulté le 1 juillet 2012)
  10. (en)« Lifetime gross », sur boxofficemojo.com (consulté le 1 juillet 2012)
  11. a, b et c « Alien », sur Base de données Lumière (consulté le 1 juillet 2012)
  12. (en)« Release dates for Alien », sur IMDB (consulté le 1 juillet 2012)
  13. « Box-office d'Alien (2003) », sur CBO Box-Office (consulté le 1 juillet 2012)
  14. a et b (en) « BAFTA Awards 1979 », British Academy of Film and Television Arts (consulté le 2 juillet 2012)
  15. a et b (en) « 52nd Oscars Ceremony », Academy of Motion Picture Arts and Sciences (consulté le 2 juillet 2012)
  16. (en) « 27th Edition of San Sebastian Awards », sur sansebastianfestival.com (consulté le 2 juillet 2012)
  17. a et b (en) « Past Saturn Awards Winners », Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur (consulté le 2 juillet 2012)
  18. (en) « 1980 Hugo Awards », Prix Hugo (consulté le 2 juillet 2012)
  19. a et b (en) « Awards for Alien », IMDB (consulté le 2 juillet 2012)
  20. (en) « 37th Annual Golden Globes », Hollywood Foreign Press Association (consulté le 2 juillet 2012)
  21. Commentaires audio de Ridley Scott sur le DVD Alien - Director's cut .
  22. a, b et c Making-of du DVD Alien: Director's cut.
  23. « Thierry Le Luron à Marigny », Télé Loisirs
  24. « Extrait du spectacle de Thierry Le Luron à Marigny en 1980 »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) H. R. Giger, Giger's Alien, Morpheus International,‎ 1994, 76 p. (ISBN 978-1883398088)
  • (en) Michael Gross et Paul Scanlon, The Book of Alien, Titan Books,‎ 2012, 112 p. (ISBN 978-1852864835)
  • (en) David McIntee, Beautiful Monsters : The Unofficial and Unauthorized Guide to the Alien and Predator Films, Surrey, Telos Publishing Ltd.,‎ 2005, 266 p. (ISBN 978-1903889947)
  • (en) Ian Nathan, Alien Vault : The Definitive Story of the Making of the Film, Voyageur Press,‎ 2011, 176 p. (ISBN 978-0760341124)

Saga Alien[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de la saga, le film Prometheus de Ridley Scott en partage le même univers. Le film Prometheus étant à la base prévu pour être une pré-quelle de la saga Alien, le film est finalement un film à part entière à cause du développement du scénario qui était bien trop éloigné de l'objectif du départ. Il présente des événements survenus 29 ans avant Alien, le huitième passager. Une suite par le même réalisateur, appelée Paradise, est en pré-production pour une sortie le 5 mai 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]