Feu grégeois

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Les résines et naphtes utilisées pour la pêche au lamparo ont pu être à l'origine du « feu grégeois ».
Feu grégeois tel que décrit dans le Chronique de Skylitzès de Madrid.

Le feu grégeois (du latin græcus, grec) est une arme incendiaire fonctionnant même en mer utilisée par l'Empire byzantin. Les Byzantins l'employèrent généralement lors des batailles navales avec des effets dévastateurs pour la marine adverse. Cela leur procura un avantage technologique qui leur permit de remporter plusieurs victoires décisives notamment lors des deux sièges de Constantinople par les Arabes ce qui permit d'assurer la survie de l'empire.

L'impression faite par le feu grégeois sur les croisés occidentaux est telle que le terme est utilisé pour n'importe quelle sorte d'arme incendiaire, y compris celles utilisées par les Arabes, les Chinois et les Mongols. Cependant, celles-ci sont différentes et ne reprennent pas la formule du feu grégeois byzantin, qui était un secret militaire très bien gardé, à tel point qu'elle est aujourd'hui perdue. Ainsi, la composition du feu grégeois reste purement spéculative avec des hypothèses incluant des mélanges de résine de pin, de naphte, d'oxyde de calcium, de soufre ou du salpêtre. L'utilisation par les Byzantins de mélanges incendiaires se distingue par l'usage de siphons pressurisés pour projeter le liquide contre l'ennemi.

Histoire[modifier | modifier le code]

siphon à main pour la projection du feu grégeois

Les armes incendiaires et inflammables sont utilisées en guerre bien des siècles avant l'apparition du feu grégeois. Parmi ces armes figurent plusieurs mélanges à base de soufre, de pétrole ou de bitume. Les flèches enflammées et les pots contenant des substances combustibles sont utilisées dès le IXe siècle av. J.-C. par les Assyriens ainsi que dans le monde gréco-romain.

En outre, Thucydide mentionne l'usage de formes antiques de lance-flammes lors du siège de Délium en 424 avant J.-C.[1]. Concernant la marine de guerre, la flotte de l'empereur byzantin Anastase Ier a, selon Jean Malalas, utilisé un mélange à base de soufre pour mater la rébellion de Vitalien en 515, sur le conseil d'un philosophe athénien nommé Proclus[2].

Cependant, le feu grégeois proprement dit est développé aux alentours de 672 et son invention est attribuée par Théophane le Confesseur à Kallinikos, un architecte originaire d'Héliopolis (une ville située aujourd'hui au Liban) dans l'ancienne province de Phoenice, conquise par la suite par les musulmans[3]. L'exactitude et la précision chronologique de ce récit sont sujettes à caution car Théophane rapporte l'utilisation de navires transportant du feu grégeois disposant de siphons chez les Byzantins quelques années avant l'arrivée supposée de Kallinikos à Constantinople. Si cette approximation n'est pas causée par la confusion chronologique concernant les événements du siège, elle pourrait suggérer que Kallinikos a simplement développé une version améliorée d'une arme existante[4]. L'historien James Partington va plus loin et pense qu'il est probable que le feu grégeois n'ait pas été créé par une personne en particulier mais « inventé par des chimistes de Constantinople qui ont hérité des découvertes de l'école de chimie d'Alexandrie »[5]. Ainsi, Georgios Kedrenos, le chroniqueur du XIe siècle, rapporte que Kallinikos vient d'Héliopolis en Égypte mais la plupart des historiens considèrent que c'est une erreur. Kedrenos mentionne aussi l'histoire, considérée là encore comme peu probable par les historiens modernes, des descendants de Kallinikos. Ceux-ci (une famille nommée Lampros ce qui signifie « brillant ») détiendraient le secret de la production du feu grégeois et cela encore à l'époque où Kedrenos écrit[4].

Le développement du feu grégeois par Kallinikos intervient à un moment critique de l'histoire byzantine. En effet, l'empire est affaibli par ses longues guerres avec les Sassanides alors qu'il doit faire face aux invasions musulmanes contre lesquelles il ne parvient pas à résister efficacement. En une trentaine d'années, la Syrie, la Palestine et l'Egypte tombent aux mains des Arabes. Vers 672, ceux-ci décident de prendre d'assaut la capitale impériale. Le feu grégeois est alors utilisé avec une grande efficacité contre les flottes musulmanes. Lors des deux sièges arabes de Constantinople (en 674-678 et en 717-718), cette arme joue un rôle majeur dans la victoire byzantine[6]. Par la suite, les mentions de l'utilisation du feu grégeois dans des batailles navales contre les Arabes sont plus sporadiques. Cependant, il permit encore de remporter plusieurs victoires, notamment lors de l'expansion byzantine à la fin du IXe siècle et au début du Xe siècle[7]. Son utilisation est aussi très courante dans les guerres civiles byzantines, notamment lors de la révolte des flottes thématiques en 727 et lors de la grande rébellion de Thomas le Slave en 821-823. Dans les deux cas, les flottes rebelles sont vaincues par la flotte impériale de Constantinople qui se sert du feu grégeois[8]. Enfin, les Byzantins ont aussi fait usage de cette arme avec des effets dévastateurs contre les différents raids de la Rus' dans le Bosphore et plus particulièrement ceux de 941 et 1043 ; ainsi que durant la guerre contre l'Empire bulgare en 970-971 quand des navires utilisant du feu grégeois servent à bloquer le Danube[9].

L'importance prise par le feu grégeois dans les guerres arabo-byzantines conduit à ce que sa découverte soit attribuée à une intervention divine. L'empereur Constantin VII Porphyrogénète, dans son livre De Administrando Imperio, enjoint à son fils et héritier Romain II à ne jamais révéler les secrets de la production du feu grégeois qui furent « montrés et révélés par un ange au grand et saint premier empereur chrétien Constantin » et que l'Ange lui fit jurer « de ne préparer ce feu que pour les Chrétiens et seulement dans la cité impériale ». Constantin VII rajoute comme avertissement qu'un dignitaire aurait été frappé par des flammes venues du ciel en entrant dans une église après avoir dévoilé des éléments sur le feu grégeois aux ennemis de l'empire. Néanmoins, le récit de ce événement illustre le fait que les Byzantins ne parviennent pas à éviter que leur précieuse arme ne tombe aux mains de leurs ennemis. Ainsi, en 827, les Arabes parviennent à s'emparer d'au moins un navire incendiaire intact et les Bulgares s'emparent de plusieurs siphons et de la substance elle-même vers 812-814. Toutefois, il semble que cela soit insuffisant pour permettre à leurs adversaires de reproduire le feu grégeois. Les Arabes emploient effectivement plusieurs substances incendiaires similaires à celle des Byzantins mais jamais ils ne réussirent à copier la méthode byzantine de projection par un siphon. À la place, ils utilisèrent des catapultes et des grenades.

Le feu grégeois est encore mentionné au XIIe siècle et Anne Comnène en donne une description éclatante de son usage lors d'une bataille navale contre les Pisans en 1099. Toutefois, bien que l'utilisation d'un navire incendiaire hâtivement improvisé lors du siège de Constantinople en 1203 par la Quatrième croisade soit rapportée, il n'est plus fait aucune mention de l'usage du feu grégeois. Cela pourrait être dû au déclin militaire de l'empire lors des vingt ans qui précédèrent le siège ou causé par la perte par les Byzantins des territoires dont sont issus les matières premières nécessaires à la production de cette arme.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

Comme le montre l'avertissement de Constantin Porphyrogénète, les ingrédients et le processus de fabrication et de déploiement du feu grégeois sont précieusement gardés secret. Celui-ci est si bien conservé que la composition exacte du feu grégeois a été perdue. De ce fait, le mystère de la formule a longtemps été l'élément clé des recherches autour du feu grégeois[10]. Toutefois, malgré cette forte préoccupation, le feu grégeois est mieux connu comme un système d'arme complet comprenant plusieurs éléments. Tous devaient fonctionner ensemble pour que le feu grégeois soit efficace. Ces éléments divers comprennent d'autres éléments que la formule exacte de la composition comme des dromons spécialisés permettant de le transporter pour la bataille, le mécanisme permettant de préparer la substance en la chauffant et en la pressurisant, le siphon pour la projeter et l'entraînement spécial des siphōnarioi qui manient ces siphons[11]. La connaissance du fonctionnement de l'ensemble du système est très compartimentée. Ainsi, les personnes affectées à une tâche en particulier n'ont connaissance que des secrets propres à cette mission pour éviter que l'adversaire ne puisse acquérir une parfaite connaissance du feu grégeois et de son maniement[12]. Ainsi, lorsque les Bulgares s'emparent de Mesembria et de Debeltos en 814, ils prennent possession de 36 siphons et de feu grégeois mais sont incapables d'en faire un quelconque usage[13],[14].

Les informations disponibles sur le feu grégeois sont exclusivement indirectes et basées sur des références dans les manuels militaires byzantins ainsi que sur des sources historiques secondaires comme le texte d'Anne Comnène ou les chroniqueurs occidentaux. Cependant, ces textes manquent souvent de précision. Dans son Alexiade, Anne Comnène fournit une description d'une arme incendiaire qui a été utilisée par la garnison byzantine de Dyrrachium en 1108 contre les Normands. Ce texte a souvent été perçu comme la formule au moins partielle du feu grégeois[15] :

Les écrits des chroniqueurs occidentaux de la même époque ne sont guère fiables car l' ignis graecus est le nom donné à toutes les formes de substances incendiaires.

Dans le but de reconstruire le système du feu grégeois, les preuves concrètes qui apparaissent dans les références littéraires contemporaines fournissent les éléments suivants :

  • Le feu grégeois brûle sur l'eau et selon certaines interprétations, c'est l'eau qui déclenche la combustion. En outre, de nombreux textes témoignent du fait que le feu ne pouvait être éteint que par certaines substances comme le sable (qui prive le feu d'oxygène), du vinaigre fort ou de la vieille urine, probablement par le biais d'une réaction chimique particulière. Cette caractéristique amène à penser qu'il s'agit de magnésium.
  • C'est une substance liquide et non une forme de projectile comme le prouvent les descriptions et le nom parfois donné au feu grégeois de « feu liquide ».
  • En mer, il était généralement projeté par des siphons bien que les pots en terre ou des grenades remplis de feu grégeois ou d'une substance similaire aient aussi été utilisés.
  • La projection de feu grégeois est accompagnée d'un « fracas » et de beaucoup de fumée.

Théories sur la composition[modifier | modifier le code]

La première théorie qui fut aussi durant de nombreuses années la plus populaire sur la composition du feu grégeois établissait que son principal ingrédient était le salpêtre, ce qui en ferait un ancêtre de la poudre à canon[16]. Cette théorie s'appuie sur le fait qu'une décharge de feu grégeois est accompagnée d'un fracas et de fumée ainsi que sur le fait que la distance à laquelle il pouvait être projeté à l'aide d'un siphon suggère une décharge explosive[17]. À l'époque d'Isaac Vossius, plusieurs érudits adhèrent à cette théorie et notamment ceux de l'école française du XIXe siècle incluant le célèbre chimiste Marcellin Berthelot[18]. Cependant, cette vision a depuis été rejetée car le salpêtre n'apparaît pas avoir été utilisé dans le domaine militaire en Europe ou au Moyen-Orient avant le XIIIe siècle et est complètement absent des sources arabes qui sont les chimistes les plus réputés du monde méditerranéen avant le XIIIe siècle[19]. De surcroît, le résultat d'un tel mélange aurait été radicalement différent de la substance décrite par les sources byzantines[20].

Une autre théorie, basée sur le fait que le feu grégeois ne peut être éteint par de l'eau (d'autres sources suggérant même que l'eau intensifierait les flammes), suggère que son pouvoir destructeur est le résultat d'une réaction explosive entre l'eau et l'oxyde de calcium. Cependant, si l'oxyde de calcium est bien connu et utilisé par les Byzantins et les Arabes dans le domaine militaire, la théorie est réfutée par les preuves empiriques et littéraires. Une substance basée sur l'oxyde de calcium devrait entrer en contact avec l'eau pour se mettre à brûler or, les Tactica de l'empereur Léon VI le Sage indiquent que le feu grégeois est versé directement sur le pont des navires ennemis. Cependant, les ponts sont laissés humides du fait du manque d'étanchéité. De même, Léon décrit l'usage de grenades ce qui renforce l'idée que le contact avec l'eau n'est pas nécessaire pour que la substance s'enflamme[21],[22]. De plus, C. Zenghelis montre que les résultats basés sur l'expérimentation indiquent que le résultat d'une réaction entre l'eau et l'oxyde de calcium serait négligeable en pleine mer[23]. Une proposition similaire suggère que Kallinikos aurait découvert le phosphure de calcium. Au contact avec de l'eau, le phosphure de calcium relâche de la phosphine qui s'enflamme spontanément. Toutefois, des expériences plus poussées n'ont pas réussi à reproduire l'intensité décrite du feu grégeois[24].

En définitive, si la présence d'oxyde de calcium ou de salpêtre dans le substance ne peut être entièrement exclue, ce n'en sont pas les principaux ingrédients. La plupart des historiens modernes s'accordent pour dire que le feu grégeois est constitué principalement de pétrole qu'il soit brut ou raffiné, ce qui le rapproche du napalm moderne. Les Byzantins ont un accès facile au pétrole brut grâce aux champs naturels de pétrole présents autour de la mer Noire (celui de Tmoutarakan est mentionné par Constantin Porphyrogénète) ou à divers endroits dans le Moyen-Orient. Un des noms du feu grégeois est le « feu mède » (μηδικὸν πῦρ) et l'historien du VIe siècle Procope de Césarée rapporte que du pétrole brut appelé naphte (en grec : νάφθα, naphthe du moyen-perse نفت (naft)) par les Perses est connu sous la dénomination d'« huile mède » (μηδικὸν ἔλαιον) par les Grecs. Cela semble corroborer l'usage du naphte comme ingrédient basique du feu grégeois. En outre, il existe un texte en latin du IXe siècle gardé à Wolfenbüttel en Allemagne qui mentionne les ingrédients de ce qu'il semble être le feu grégeois ainsi que le fonctionnement des siphons servant à le projeter. Bien que ce texte contienne quelques imprécisions, il identifie clairement le naphte comme le principal composant[25]. Des résines sont probablement ajoutées comme épaississant (le Praecepta Militaria y fait référence en parlant de πῦρ κολλητικόν, « feu collant ») ainsi que pour accroître la durée et l'intensité des flammes[26],[27].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Catapultage d'un feu grégeois lors de l'assaut d'une forteresse au XIIIe siècle.

Le feu grégeois a permis à la marine byzantine de remporter des victoires notables et notamment de résister aux Arabes de la fin du VIIe à la moitié du VIIIe siècle. Il était manipulé par un corps spécial de soldats qui le projetaient contre l'ennemi, soit à l'aide de grenades à main en argile préalablement allumées par une mèche, soit par un système de pompe donnant l'effet d'un lance-flammes. Les chefs de section de ce corps, les siphonarios, faisaient partie de l’état-major du dromon. Ces artificiers étaient protégés par un petit château en bois à la proue. En outre, quelques soldats étaient chargés de repousser les éventuels agresseurs qui auraient voulu s’en prendre directement à eux.

Le feu grégeois n'était toutefois pas la panacée face aux menaces maritimes auxquelles était confronté l'Empire byzantin. En effet, il ne pouvait être utilisé que sur des mers calmes et en l'absence de vents. Si ces conditions étaient souvent réunies en mer de Marmara et à proximité de Constantinople, le feu grégeois était beaucoup plus difficile d'utilisation en haute mer.

La prise de provinces byzantines permit aux musulmans de retourner les forces maritimes conquises contre leur ancien suzerain pour disposer de cette technologie. Le feu grégeois fut utilisé jusqu’au XIVe siècle et la découverte d'une substance plus redoutable encore : la poudre à canon. Sa composition fut perdue après la chute de Constantinople, en 1453.

En Indonésie, le feu grégeois était connu au XVIe siècle. À cette époque en effet, des navires de guerre du sultanat d'Aceh dans le nord de l'île de Sumatra attaquent une flotte portugaise avec cette arme incendiaire[28].

Efficacité et contre-mesures[modifier | modifier le code]

Si le fort potentiel destructeur du feu grégeois est incontestable, il ne peut être considéré comme une arme miracle permettant à la marine byzantine d'être invincible. Selon l'historien John Pryor, la capacité du feu grégeois à détruire les navires adverses ne peut être comparée à celle des éperons[29]. Si le feu grégeois reste une arme puissante, il existe bon nombre de circonstances qui empêchent son utilisation à la différence des autres armes d'artillerie traditionnelles. Ainsi, quand il est projeté à l'aide d'un siphon, sa portée est limitée et il devait être utilisé sur une mer calme et dans des conditions venteuses favorables[30]. Les Musulmans se sont rapidement adaptés à ces limitations en gardant leurs navires à une distance suffisante des bateaux incendiaires byzantins et en élaborant des méthodes de protection en recouvrant les coques de feutre ou de peaux imprégnées de vinaigre.

Expérience de Dupré[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, Antoine Dupré, un joailler grenoblois redécouvrit par hasard le feu grégeois et communiqua sa découverte à Louis XV en 1759. Les effets en étaient si terribles que par humanisme, le roi de France préféra ensevelir ce secret dans l'oubli, et acheta le silence de Dupré en lui accordant une pension de 2 000 livres[31].

Dans les œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Dans Le Trône de fer, série télévisée tirée de la saga de George R. R. Martin, pendant la bataille de Port-Réal, on le voit à l'oeuvre en image, détruisant de nombreux navires de la flotte de Stannis Baratheon (Saison 2, épisode 9)[33].
  • dans Robin des Bois, série télévisée britannique avec Jonas Armstrong, Lucy Griffiths et Richard Armitage, le feu grégeois utilisé à deux reprises est déterminant pour l'issue de l'épisode 3.13.
  • Dans Copper, série télévisée américaine de Tom Fontana et Will Rokos, avec Tom Weston-Jones, à deux reprises le feu grégeois est utilisé dans l’épisode 1.07 pour démontrer sa capacité à s'enflammer sans présence d'étincelle.
  • Dans Plus belle la vie, saison 10, un feu grégeois est utilisé pour tuer un homme véreux.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Le roman de C. J. Sansom Les Larmes du diable met en scène un émissaire du pouvoir qui tente d’en redécouvrir la formule.
  • Dans le roman de Steve Berry La Conspiration du temple, le feu grégeois, dont la formule originelle est censée avoir été redécouverte, est aussi l'un des ressorts de l'action.
  • Dans Le Trône de fer, la saga de George R. R. Martin, le feu grégeois a une place importante dans A Clash of Kings, lors de la défense du port de la cité de Port-Réal.
  • Dans la série de romans Percy Jackson de Rick Riordan, les demi-dieux utilisent à plusieurs reprises le « feu grec » pour tuer le plus grand nombre de monstres à la fois, notamment pour faire sauter le navire Princesse Andromède dans le tome 5.
  • Dans Le Chemin de Sarance, premier tome de La Mosaïque de Sarance de Guy Gavriel Kay, le feu sarantin qui fait référence au feu grégeois est utilisé lors d'un assassinat.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Le feu grégeois est utilisé dans les séries de bande dessinée Alix (album L'Île maudite), Barbe-Rouge (album Le Vaisseau de l’enfer), Vasco (albums Poussière d’Ispahan et Les Chiens de Bâhrâm Ghör), et Les Aigles décapitées (album La Main du prophète).

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Le feu grégeois est l'une des armes utilisables dans le jeu vidéo Assassin's Creed: Revelations d'Ubisoft.
  • Dans le jeu gratuit en ligne Ikariam , les chercheurs peuvent débloquer la technique du « feu grec ».
  • Dans le jeu Age of Empires II, les « navires lance-flamme » sont équipés de la technologie du feu grégeois, qui leur sert à détruire les navires longue portée.
  • Dans l'extension Kingdoms du jeu Medieval 2: Total War, les lanceurs de feu grecs sont utilisables par les Byzantins et les Croisés lors des batailles terrestres. De plus, les dromons byzantins utilisent aussi le feu grec lors des batailles navales.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Feu Grégeois est le nom d'un groupe de death metal français.
  • Feu Grégeois est le nom d'un morceau du rappeur lyonnais Lucio Bukowski.
  • Greek Fire, qui se traduit par Feu Grégeois, est le nom d'un morceau du groupe de Viking Metal Finlandais Turisas

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Partington 1999, p. 1-5
  2. Partington 1999, p. 5
  3. Pryor et Jeffreys 2006, p. 607-609
  4. a et b Pryor et Jeffreys 2006, p. 608
  5. Partington 1999, p. 12-13
  6. Pryor et Jeffreys 2006, p. 26-27, 31-32
  7. Pryor et Jeffreys 2006, p. 61-62, 72
  8. Pryor et Jeffreys 2006, p. 32, 46, 73
  9. Pryor et Jeffreys 2006, p. 86-189
  10. Haldon 2006, p. 290
  11. Roland 1992, p. 660-663
  12. Roland 1992, p. 663-664
  13. Roland 1992, p. 663
  14. Pryor et Jeffreys 2006, p. 609
  15. Partington 1999, p. 19, 29
  16. Haldon et Byrne 1977, p. 92
  17. Roland 1992, p. 659
  18. Roland 1992, p. 658-659
  19. Partington 1999, p. 21-22
  20. Forbes 1959, p. 83-84
  21. Pryor et Jeffreys 2006, p. 509
  22. Roland 1992, p. 660
  23. Zenghelis 1932, p. 270
  24. Ellis Davidson 1973, p. 70
  25. Pryor et Jeffreys 2006, p. 614-616
  26. Pryor et Jeffreys 2006, p. 618
  27. Haldon 2006, p. 310
  28. Pierre-René Bauquis, « Cent années d'industrie pétrolière en Indonésie (1885-1985) », Archipel, année 1987, no 33, p. 117-142.
  29. Pryor 2003, p. 97
  30. Pryor et Jeffreys 2006, p. 384
  31. Claude Muller, Les Mystères du Dauphiné, Clermont-Ferrand, Éditions de Borée, 2001, 423 p., (ISBN 978-2-84494-086-5) (p. 85 à 89).
  32. « Kingdom of Heaven (director's cut) », L'histoire pour tous,‎ 07 mars 2010 (consulté le 25 novembre 2012)
  33. « GAME OF THRONES SAISON 2 : DANS LES COULISSES DE L'ÉPISODE 9 BLACKWATER (VIDEO) », Cinemovies,‎ 29 mai 2012 (consulté le 25 novembre 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Feu grégeois » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • Jean de Sismondi, Histoire de la chute et du déclin de l'Empire romain, Treuttel et Würtz, Paris, 1835 p. 83 et suivantes Lire en ligne.
  • Ludovic Lalanne, Recherches sur le feu grégeois et sur l'introduction de la poudre à canon en Europe, J. Corréard, Paris, 1840 Lire en ligne.
    Médaille d'or 1840 de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
  • Maurice Mercier, Le feu grégeois, les feux de guerre depuis l'antiquité, la poudre à canon, Librairie orientaliste, Paris, 1952.
    Ouvrage publié avec le concours du Centre national de la recherche scientifique.
  • Edward Gibbon, Histoire du déclin et de la chute de l'empire romain : Rome de 96 à 582, Robert Laffont, 2010, XLIV-1181 p., (ISBN 978-2221117316).
  • C. Zenghelis, « Le feu grégeois et les armes à feu des Byzantins », Byzantion, vol. VI,‎ 1932, p. 265-286
  • (en) John H. Pryor et Elizabeth M. Jeffreys, The Age of the ΔΡΟΜΩΝ: The Byzantine Navy ca. 500–1204, Brill Academic Publishers,‎ 2006 (ISBN 978-90-04-15197-0)
  • (en) James Riddick Partington, A History of Greek Fire and Gunpowder, Johns Hopkins University Press,‎ 1999 (ISBN 0-8018-5954-9)
  • (en) Henry Marshall Leicester, The historical background of chemistry, Courier Dover Publications,‎ 1971 (ISBN 978-0-486-61053-5)
  • (en) David Nicolle, Medieval Warfare Source Book: Christian Europe and its Neighbours, Brockhampton Press,‎ 1996 (ISBN 1-86019-861-9)
  • (en) John Haldon et Maurice Byrne, « A Possible Solution to the Problem of Greek Fire », Byzantinische Zeitschrift, vol. 70,‎ 1977, p. 91-99
  • (en) Elizabeth Jeffreys, « "Greek Fire" revisited: recent and current research », dans Byzantine Style, Religion and Civilization: In Honour of Sir Steven Runciman, Cambridge University Press,‎ 2006, 290-325 p.
  • (en) Hilda R. Ellis Davidson, « The Secret Weapon of Byzantium », Byzantinische Zeitschrift, vol. 66,‎ 1973
  • (en) Alex Roland, « Secrecy, Technology, and War: Greek Fire and the Defense of Byzantium, Technology and Culture », Technology and Culture, vol. 33, no 4,‎ 1992, p. 655–679 (liens DOI? et JSTOR?)
  • (en) John H. Pryor, « Byzantium and the Sea: Byzantine Fleets and the History of the Empire in the Age of the Macedonian Emperors, c. 900–1025 CE », dans John B. Hattendorfn et Richard W. Unger, War at Sea in the Middle Ages and the Renaissance, Boydell Press,‎ 2003 (ISBN 0-85115-903-6), p. 83–104
  • (en) R. J. Forbes, More Studies in Early Petroleum History 1860–1880, Leiden, E.J. BRILL,‎ 1959, « Naphtha Goes To War », p. 70–90

Liens externes[modifier | modifier le code]