Caracal

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Caracal caracal

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Un Caracal dans
un hamac, au zoo de San Diego

Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Felinae
Genre Caracal

Nom binominal

Caracal caracal
(Schreber, 1776)

Statut de conservation UICN

( LC)
LC : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 28-06-1979
populations d'Asie

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 01-07-1975
autres populations

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après

  •      Répartition du caracal

Le caracal (Caracal caracal), ou lynx du désert ou lynx de Perse, est un félin du genre Caracal largement répandu en Afrique et en Asie depuis le Moyen-Orient jusqu'au Sous-continent indien. En 2008, le caracal était classé en catégorie préoccupation mineure sur la liste rouge de l'UICN en raison de son occurrence relativement commune notamment en Afrique australe et Afrique de l'Est[1]. Le caracal est néanmoins considéré comme menacé en Afrique du Nord et rare en Asie centrale et en Inde[1].

Le caracal possède de longs pinceaux de poils noirs caractéristiques à l'extrémité des oreilles. Il est également connu pour les bonds pouvant atteindre 3 mètres qu'il est capable d'effectuer pour attraper des oiseaux en vol.

Le nom binominal Caracal caracal (Schreber, 1776) est attribué au zoologiste allemand Johann Christian Daniel von Schreber qui a décrit Felis caracal en 1776 à partir d'un spécimen prélevé dans la région de la Montagne de la Table, en Afrique du Sud, qui est considérée comme la localité type de l'espèce[2]. Le genre Caracal a été utilisé pour la première fois par le naturaliste britannique John Edward Gray en 1843[3] sur la base de l'étude d'un spécimen prélevé dans la région du cap de Bonne-Espérance[4].

Dans l'histoire de la nomenclature binominale, le caracal a été alternativement classé dans les genres Lynx et Felis, mais des travaux récents en biologie moléculaire tendent à montrer qu'il s'agit d'un genre à part entière apparenté au serval et au chat doré africain[5].

Étymologie et dénominations[modifier | modifier le code]

Le nom caracal a été donné à cet animal par Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon, dans l'Histoire naturelle, générale et particulière, parue en 1761, en référence à son nom en langue Turque «karrah-kulak» ou «kara-coulac» qu'il pensait signifier "chat aux oreilles noires"[6] ("kara kulak" se traduit en fait "oreille noire" et "karakulak" signifie "caracal"). Il est appelé en Persan «siyah-gush»[6] ("siyāh-gosh" (سیاه‌گوش)) et dénommé dans le nord de l'Inde "syahgosh" ou "shyahgosh" (स्याहगोश)[7] termes qui signifient également "oreille noire".

En dialecte Toubou, il est appelé "ngam ouidenanga" qui signifie "chat gazelle" en raison de sa réputation de chasseur de gazelles dorkas[8]. En Afrikaans, il est dénommé "rooikat"[9] qui signifie "chat rouge". Il est nommé "nghawa" en Xhosa, "hwang" ou "twana" en Shona, "thwani" en Venda, "thwane" en Tswana, "twani" en Lozi. En Ndébélé il est appelé "intwane" et en Siswati "indabushe". En langue Zoulou il se nomme "ndabushe".

Bien qu'il soit également appelé lynx du désert ou lynx de Perse, il n'est pas apparenté au genre Lynx mais bien au genre Caracal.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La première mention écrite relative au caracal est probablement due à Pline l'Ancien dans son Naturalis historia[10] publiée vers 77 où, d'après Alfred Ernout, le terme lynx (lyncas) de la traduction "L'Éthiopie produit des lynx en grand nombre [...]" se réfère au caracal[11][12].

Illustration du caracal (siyah ghush) par Walter Charleton, 1677.

Les premières descriptions du caracal datent de la seconde moitié du XVIIe siècle et ont été réalisées lors de leurs voyages en Orient (en Syrie et en Irak) par Philippe de la Très Sainte Trinité en 1652[13], qui avait par ailleurs observé l'animal à la ménagerie de Florence, et Jean de Thévenot en 1674[14]. La première description avec illustration représentant plus ou moins fidèlement le caracal est due à Walter Charleton en 1677[15].

Au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, d'autres voyageurs font référence au caracal dans leurs récits. L'astronome allemand Peter Kolbe fait mention en 1719 de la présence du lynx dans la province du Cap qu'il identifie de manière erronée (il s'agit probablement du caracal)[12] au lynx que l'on pouvait observer à cette époque dans le Brandebourg en Allemagne[16]. Thomas Shaw décrit, en 1729, dans son carnet de voyage en Afrique du nord le "chat aux oreilles noires"[17].

Gravure de Jacques de Sève du Caracal (1761).

Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon qui a donné son nom au caracal, a publié une description d'un animal observé en captivité à la ménagerie royale de Versailles, avec une illustration dans l'Histoire naturelle, générale et particulière en 1761[6], sans toutefois lui attribuer de nom binominal conformément au système linnéen. À la suite de la mort de l'animal, Buffon a réalisé sa dissection et une description plus complète, incluant son anatomie interne et son squelette[18].

Gravure de caracal dans Schreber, 1776.

En 1776, le zoologiste allemand Johann Christian Daniel von Schreber décrit Felis caracal[19] (qu'il attribue à Buffon) à partir d'un spécimen prélevé dans la région de la Montagne de la Table, en Afrique du Sud, considérée comme la localité type de l'espèce[2]. Le genre Caracal ayant été crée par le naturaliste britannique John Edward Gray en 1843[3] sur la base de l'étude d'un spécimen prélevé dans la région du Cap de Bonne-Espérance[4] et Felis caracal subrogé à ce genre, l’appellation taxinomique valide du caracal devient Caracal caracal (Schreber, 1776). 

Il est à noter que le zoologiste allemand Philipp Ludwig Statius Müller a également décrit en 1776 le caracal sur la base d'un spécimen d'Afrique du nord[20] et que certaines références anciennes attribuent à cet auteur la paternité de la description[4] mais la publication de Schreber est antérieure à celle de Statius Müller et la règle de préséance s'applique[21]

Il est également à noter que la classification du caracal au sein des félidés à fait l'objet de désaccords et qu'il a été classé dans les genres Felis, Lynx, plus rarement Profelis, et Caracal[21]. Les ouvrages les plus récents[22][23] et les opinions taxinomiques de grands muséums classent le caracal dans le genre Caracal et valident le nom binominal Caracal caracal (Schreber, 1776). 

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

L'espèce Caracal caracal comporte 8[24][25] ou 9[26] sous-espèces* principalement différentiées par des différences de teinte de pelage et d'origine géographique mais leur validité est discutable et elles pourraient être plus simplement considérées comme des variantes géographiques[22][27].

  • Caracal caracal caracal (Schreber, 1776) - Afrique centrale et Afrique du Sud
    • synonymes :
      • Caracal coloniae Thomas, 1926
      • Caracal melanotis Gray, 1843
      • Caracal melanotix Gray, 1843
      • Caracal roothi (Roberts, 1926)

*Certains auteurs considèrent Caracal caracal michaelis (Heptner, 1945) comme un synonyme de Caracal caracal schmitzi (Matschie, 1912)[24][25] alors que d'autres le considèrent comme une sous-espèce valide[26][28].

Description[modifier | modifier le code]

Caracal caracal

Le Caracal est un mammifère de la famille des félidés de taille moyenne avec de longues jambes et une queue relativement courte[18][29] qui représente 30% de la longueur du corps de l'animal[22]. Il se distingue par la présence d'un bouquet de longs poils noirs à l'extrémité des oreilles, dépassant quasiment leur longueur, caractéristique qu'il partage avec le Lynx[18] et avec le chat des marais (Felis chaus). Son poil est court d'une couleur gris fauve à rougeâtre uniforme sur le dos, les cotés et la queue[3]. Le menton, la gorge, la poitrine, le ventre et l'intérieur des jambes sont blanchâtres et peuvent être tachetés de spots rougeâtres[27] ou fauves pales[4][22]. Le train arrière très musclé est plus haut que le train avant[22]. Les pattes du Caracal sont assez larges avec cinq doigts sur les pattes antérieures (dont le premier ne touche pas le sol) et quatre sur les postérieures munis de griffes rétractables de 3 cm de long[22]. Le Caracal possède de nombreux poils raides qui émergent d'entre ses coussinets lui assurant un bon appui sur les sols meubles[29].

Marques faciales du Caracal

Le crane est haut et bombé, la mâchoire courte avec une dentition conforme à celle de la famille Felidae avec 30 dents[18]. La tête du Caracal comporte des marques faciales caractéristiques qui comprennent une ligne très foncée allant du bas du bord interne de chaque œil au museau, une autre verticale passant au centre de la face très marquée sur le front et plus fine vers le museau et enfin, une marques allongée verticale très foncée au-dessus du bord interne des yeux. Deux marques blanchâtres encadrent les yeux et deux autres sont présentes de chaque coté du nez sous les narines[27]. Des spots très foncés marquent la naissance des moustaches (vibrisses). L'arrière des oreilles, triangulaires et pointues, est noir. La surface intérieure du pavillon est recouverte de petits poils blancs[27]. Les yeux sont de couleur claire, généralement verdâtres[27] pouvant varier du marron au bleu. La pupille est plutôt ronde, potentiellement légèrement oblongue verticalement.

Les mâles peuvent atteindre une longueur de 106 cm sans la queue pour un poids maximal de 20 kg. Les femelles sont plus petites avec une longueur maximales de 103 cm sans la queue et un poids maximal de 16 kg[8].

Tête d'un caracal de profile.

Le Caracal peut présenter des cas de mélanisme[30][27] où l'animal présente une couleur grise à noire.

Caractéristiques biométriques du Caracal
Caracal caracal Caracal caracal
Longueur sans la queue 62 à 106 cm[8][31] 61 à 103 cm[8]
Longueur de la queue 21 à 34 cm[8] 20 à 34 cm[8]
Hauteur au garot 40 à 46 cm[32][33][34] 40 à 46 cm[32][33][34]
Poids 8 à 20 kg[8][31] 7 à 16 kg[8][31]

Espèces similaires[modifier | modifier le code]

Le caracal a été par le passé classé dans le genre Lynx sur la base d'éléments d'identification communs. Le caracal possède de longs pinceaux de poils à l'extrémité des oreilles semblables à ceux du Lynx ainsi qu'un pelage ventral plus clair mais ses poils sont plus courts et sa robe unie de couleur fauve. Le chat doré africain (Profelis aurata) lui est assez similaire mais sa robe tachetée et ses petits poils à l'extrémité des oreilles le différencient assez aisément. C'est également le cas du serval (Leptailurus serval). Le puma (Puma concolor) possède une robe fauve avec un pelage ventral assez similaire à celle du caracal mais ne possède pas les pinceaux sur les pointes des oreilles.

Écologie et comportement[modifier | modifier le code]

Comportement[modifier | modifier le code]

Comme tous les félins, le caracal est un animal territorial et n'accepte pas d'autres félins sur son domaine qu'il marque en urinant sur les rochers et les arbustes afin d'y laisser des marques olfactives. Le caracal est solitaire[22] mais on peut cependant le rencontrer en couple durant les périodes de reproduction et les femelles sont accompagnées de leurs petits jusqu'à l'âge de 10 mois[35]. Le territoire des mâles chevauche celui de plusieurs femelles[22]. Le caracal est un animal plutôt nocturne[22]. Il a une activité diurne mais évite les heures les plus chaudes de la journée où il se retire probablement dans des grottes, des anfractuosités ou des cavités creusées par d'autres animaux[27].

Le corps de ce félin est plus délié que celui des lynx nordiques, ce qui en fait un excellent coureur. C'est également un excellent grimpeur[22]. Ses oreilles caractéristiques pourraient lui servir de moyen de communication[36].

Reproduction et cycle de vie[modifier | modifier le code]

Jeune Caracal

Le caracal atteint sa maturité sexuelle à partir de 7 à 12 mois pour les femelles et de 9 à 14 mois pour les mâles[31]. Le cycle de la femelle est de 14 jours[31] et la reproduction du caracal à lieu toute l'année. Elle peut présenter des pics saisonniers dans certaines régions et donner lieu, par exemple, à un pic des naissance entre octobre et février en Afrique Australe[31]. Les femelles réceptives attirent les mâles par la sécrétion de marqueurs présents dans leurs urines[8]. La phase de copulation est initiée par la femelle par une position de lordose (comme chez tous les félins)[31]. Les femelles peuvent mettre au monde, une fois par an, de un à six petits[27][35], plus généralement de deux à quatre[27][31], au terme d'une gestation de 68 à 81 jours[35][31]. Les petits naissent aveugles et leurs yeux s'ouvrent vers 9 à 10 jours[27]. La période de lactation est de 4 mois[31] mais les petits caracals mangent régulièrement de la viande dès 6 semaines[27]. Les jeunes quittent leur mère vers 10 mois[35].

Le caracal peut vivre de 8 à 9 ans dans la nature[27] et jusqu'à 20 ans en captivité[22].

Prédation et alimentation[modifier | modifier le code]

La robe fauve du caracal est un parfait camouflage dans les herbes sèches de la savane.

Le caracal est un prédateur principalement nocturne mais il chasse également le jour, plutôt à l'aube et à l'aurore, également en journée lorsque la température n'est pas trop élevée[22]. Il repère ses proies à vue mais utilise également son excellente ouïe[22] que lui confèrent ses longues oreilles pointues ornées de pinceaux noirs. Sa robe unie d'un jaune fauve s'harmonise parfaitement avec la couleur générale de la savane et des milieux arides dans lesquels il vit ce qui lui permet de bien se camoufler. À la manière d'un chat, il rampe en silence, le corps aplati contre le sol et s'approche de sa proie avant de bondir sur elle. Le caracal est considérés comme l'un des félins les plus rapide sur courte distance[22]. Le caracal grimpe et saute également très bien, il est capable de faire des bons de 3 mètres pour capturer des oiseaux en vol[37].

Un caracal en train de manger une volaille.

Il chasse principalement des damans, des rongeurs comme le lièvre (Lepus saxatilis[38]) et d'autres plus petits (Pedetes capensis, Xerus inauris, Parotomys brantsii, Rhabdomys pumilio, Gerbilliscus brantsii)[38], des singes et de petits babouins[27], de petites antilopes[22] (ourébis, dorcas (Gazella dorcas)[39], springboks (Antidorcas marsupialis)[22]) et des oiseaux (francolins et pintades[27], Ploceus capensis[22], Ardeotis kori[38], Eupodotis ruficrista[38], Alectoris melanocephala).

Il tue ses proies de plus grande taille comme les antilopes par morsure de la veine jugulaire[27].

Il peut intégrer à son régime alimentaire des poissons et des reptiles[22] ainsi que des coléoptères[38]. Plus surprenant, il peut s'attaquer à d'autres carnivores comme des otaries (Arctocephalus pusillus)[22], des félins (Felis silvestris), des renards (Otocyon megaloti, Vulpes chama) ou des mustélidés (Cynictis penicillata)[38].

Comme la plupart des félins, le caracal peut ingérer de l'herbe mais il mange également du raisin[40].

En Afrique Australe, dans les zones où l'élevage extensif est pratiqué, un caracal prélève en moyenne, par an, de l'ordre de 5 moutons domestiques (Ovis aries)[38] pour une surface de100 km2[22]. Il peut également s'attaquer aux volailles domestiques[27].

La ration journalière de viande nécessaire à un caracal est estimée à 800 g[41].

Habitat et distribution[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

L'aire de répartition du caracal comprend une large partie de l'Afrique et de l'Est de l'Asie depuis le Moyen-Orient jusqu'au Sous-continent indien.

Il est largement distribué sur le continent africain où il n'est absent que de la forêt équatoriale et des zones exclusivement désertiques comme le Sahara central[22]. Il est par contre présent dans les zones semi-désertiques en lisière de désert comme la partie Est du Grand Erg Oriental ou dans les massifs montagneux du Hoggar, du Tassili n'Ajjer, du sud de l'Atlas et de l'Aïr[22]. Dans les zones semi-désertiques, son aire de répartition coïncide avec celle des gazelles du désert[8] et a subit des réductions notables en Afrique du Nord et en Afrique de l'Ouest[42]. Il est présent dans toute l'Afrique Australe. Son aire de répartition africaine inclut l'Afrique du Sud, l'Algérie, l'Angola, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, la République Centrafricaine, Djibouti, l'Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Kenya, le Lesotho, la Libye, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigeria, l'Ouganda, le Sénégal, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, le Tchad, le Togo, la Tunisie, la Zambie et le Zimbabwe[25].

La présence du caracal est plus rare en Asie, et sa situation en Asie centrale et au Pakistan est préoccupante[43]. Son aire de répartition asiatique inclue l’Afghanistan, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l'Inde, l'Irak, l'Iran, Israël, la Jordanie, le Kazakhstan, le Koweït, le Liban, Oman, le Pakistan, la Syrie, le Tadjikistan, la Turquie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Yémen[25].

Habitat[modifier | modifier le code]

Le caracal occupe des habitats très variés depuis les environnements semi-désertiques[44] comme les steppes[45] jusqu'aux forêts de conifères et les maquis[46] en passant par la savane[44]. Il préfère les régions arides avec un environnement accidenté[47] et rocailleux mais est également présent en lisière de forêt humide. Il peuple également les zones montagneuses jusqu’à une altitude de 3300 mètres dans les montagnes éthiopiennes[43].

Menaces[modifier | modifier le code]

Prédateurs naturels[modifier | modifier le code]

Si le caracal peut s'attaquer à d'autres carnivores plus faibles, il peut également être la proie de prédateurs plus massifs et plus puissants que lui. Il s'agit en premier lieu des grands félins comme le lion (Panthera leo)[48], le léopard (Panthera pardus[49]) ou le guépard (Acinonyx jubatus)[50] mais également de certains canidés comme le loup[29] et la hyène[29] ou de manière plus surprenante comme le chacal (Canis mesomelas)[22] qui peut s'attaquer aux très jeunes caracals.

Parasites et maladies[modifier | modifier le code]

Le caracal peut être porteur de certains vers parasites tels que Toxocara mystax, Macracanthorhynchus catulinus ou du genre Physaloptera[51]. Il peut également être porteur d'ectoparasites comme la tique du genre Hyalomma (Hyalomma asiaticum) ou la puce Synosternus longispinus.[52]

Le caracal peut être infecté par la bactérie Aeromonas hydrophila, ce qui peut provoquer la mort de l'animal par septicémie foudroyante[53]. Il peut être porteur du coronavirus félin mais le risque de péritonite infectieuse féline est limitée chez les individus sauvages au comportement relativement solitaire[54].

Le caracal est un vecteur potentiel de la rage[55].

Conservation[modifier | modifier le code]

Le Caracal est une espèce protégée dont les populations asiatiques sont classées en Annexe I de la CITES et les populations africaines en Annexe II. Dans le statut de conservation de l'UICN, le Caracal est classé en préoccupation mineure du fait de sa présence relativement abondante en Afrique Australe.

La chasse de l'espèce est interdite en Afghanistan, en Algérie[56], en Égypte, en Inde, en Iran, Israël, Jordanie, au Kazakhstan, Liban, Maroc[57], Pakistan, Syrie, Tadjikistan, Tunisie, Turquie, Turkménistan et l'Ouzbékistan. En Afrique subsaharienne, la chasse du caracal est interdite dans environ la moitié de son aire de répartition. En Namibie et en Afrique du Sud, le caracal est considéré comme un animal nuisible du fait de ses déprédations sur les cheptels ovins, ce qui permet aux éleveurs de le tuer sans restriction ; le Caracal reste néanmoins très répandu en Afrique Australe.

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

Dans son aire de répartition, le Caracal est présent dans de nombreux espaces protégés comme les réserves naturelles et les parcs nationaux, avec en premier lieu ceux d'Afrique Australe.

Espaces protégés dans lesquels Caracal caracal est présent
Aire de répartition africaine (liste non exhaustive)
Pays Espace protégé Statut UICN
Afrique du Sud Parc national des Chutes d'Augrabies II (Parc national)
Afrique du Sud West Coast National Park II (Parc national)
Afrique du Sud Parc national des Éléphants d'Addo II (Parc national)
Afrique du Sud Parc national du Karoo II (Parc national)
Afrique du Sud Parc national Kruger II (Parc national)
Afrique du Sud Parc national de Marakele II (Parc national)
Afrique du Sud Parc national de la Montagne de la Table II (Parc national)
Afrique du Sud Parc national Namaqua II (Parc national)
Afrique du Sud Parc national des Zèbres de Montagne II (Parc national)
Afrique du Sud

Botswana

Parc transfrontalier de Kgalagadi II (Parc national)
Afrique du Sud

Namibie

Parc transfrontalier du |Ai-|Ais/Richtersveld II (Parc national)
Algérie Parc national de Belezma II (Parc national)
Algérie Parc national de Gouraya II (Parc national)
Algérie Parc culturel du Tassili n'Ajjer II (Parc national)
Angola Parc nacional de Bicuari II (Parc national)
Bénin

Burkina Faso

Niger

Parc national du W du Niger II (Parc national)
Botswana Delta de l'Okavango
Botswana Moremi Game Reserve IV
Botswana Parc national de Chobe II (Parc national)
Botswana Parc national du pan de Makgadikgadi 
Botswana Réserve de chasse du Kalahari central IV
Burkina Faso Réserve de Nazinga
Cameroun Parc national de la Benoue II (Parc national)
Cameroun Parc national de Boubandjida II (Parc national)
Congo (Rep. Dem.) Parc national de l'Upemba II (Parc national)
Éthiopie Parc national d'Awash II (Parc national)
Éthiopie Parc national du Simien
Éthiopie Parc national de Nech Sar II (Parc national)
Ghana Parc national de Mole II (Parc national)
Guinée-Bissau Parc national de Dulombi-Boé
Kenya Parc national de Marsabit
Kenya Réserve nationale du Masai Mara II (Parc national)
Kenya Parc national de Samburu II (Parc national)
Malawi Parc national de Kasungu II (Parc national)
Mali Réserve de biosphère de la boucle du Baoulé
Mali Réserve de faune de l'Adrar des Ifhogas[22]
Mail Réserve de faune du Gourma
Mali Zone d’intérêt cynégétique de Tidermène
Maroc Parc national de Khenifiss II (Parc national)
Maroc Parc national de Toubkal V
Namibie Parc national d'Etosha II (Parc national)
Namibie Parc national de Namib-Naukluft II (Parc national)
Niger Réserve Naturelle Nationale de l'Aïr du Tenere
Nigeria Parc national de Kainji II (Parc national)
Sénégal Parc national du Niokolo Koba II (Parc national)
Tanzanie Parc national du Serengeti[50] II (Parc national)
Tchad Parc national de Zakouma II (Parc national)
Tchad Réserve de faune de l'Ouadi Rimé - Ouadi Achim IV
Tchad Réserve de faune de Fada Archei IV
Tunisie Parc national de Dghoumès
Ouganda Parc national de Kidepo Valley II (Parc national)
Soudan du Sud Parc national de Badingalo
Zambie Parc national du Bas-Zambèze
Zambie Parc national de Kafue[58] II (Parc national)
Zambie Parc national de Luangwa[58] II (Parc national)
Zambie Parc national de Mosi-oa-Tunya II (Parc national)
Zambie Parc national de Sioma Ngwezi[58]
Zimbabwe Parc national des Chutes Victoria 
Zimbabwe Parc national de Gonarezhou II (Parc national)
Zimbabwe Parc national Hwange[59] II (Parc national)
Zimbabwe Parc national de Mana Pools
Zimbabwe Parc national de Matobo II (Parc national)
Aire de répartition asiatique (liste non exhaustive)
Pays Espace protégé Statut UICN
Arabie saoudite Zone protégée d'Harrat al-Harrah[60]
Azerbaïdjan Parc national d'Hirkan
Géorgie Parc national de Vashlovani
Inde Parc national de Ranthambore II (Parc national)
Inde Parc national de Sariska[61]
Inde Sanctuaire des Wild Ass
Iran Zone protégée de Bahram-e-Gour[62] IV
Iran Parc national de Kavir
Iran Parc national de Khar Turan
Iran Réserve de Abbasabad Naein[63]
Israël Parc Britannia
Kazakhstan Réserve naturelle d'Ustyurt
Pakistan Parc national d'Hingol
Pakistan Parc national de Kirthar
Turkménistan Réserve de Kaplankyr
Turkménistan Réserve naturelle de Badkhyz
Turquie Parc national d'Olympos Beydaglari II (Parc national)
Turquie Parc national de Güllük Dağı -Termessos[64]
Yémen Zone protégée d'Hawf
Yémen Zone protégée de Jebel Milhan

En captivité[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations de zoos participent à des plans de gestion de la population de Caracals en captivité comme l'Association Européenne des Zoos et des Aquariums (EAZA) ou l'Association des Zoos et des Aquariums nord-américains (AZA). Plusieurs naissances de Caracals ont été enregistrées ces dernières années dans différents zoos : au zoo de Mysore (2007) en Inde, au zoo de l'Oregon (2011) à Portland aux États-Unis, au zoo de Bratislava (2012), au zoo d'Exmoor (2013) en Angleterre et au zoo de Berlin (2013).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ravaux, S. 2004. Le caracal (Felis caracal, Schreber 1776) : synthèse bibliographique. Thèse. Université de Nantes. Ecole nationale vétérinaire. 152 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Breitenmoser-Wursten, C., Henschel, P., Sogbohossou, E. 2008. Caracal caracal. The IUCN Red List of Threatened Species. Version 2014.3. <http://www.iucnredlist.org>. Downloaded on 28 January 2015.
  2. a et b Allen, J. A., Lang, H., Chapin, J. p. 1924. Carnivora collected by the American Museum Congo Expedition. Bulletin of the American Museum of Natural History 47: 73-281.
  3. a, b et c Gray, J. E. 1843. List of the specimens of Mammalia in the collection of the British Museum. The Trustees of the British Museum, London.
  4. a, b, c et d Pocock, R. I. 1939. The Fauna of British India, including Ceylon and Burma. Mammalia. – Volume 1. Taylor and Francis Ltd., London. Pages 306-310.
  5. Johnson, W. E., Eizirik, E., Pecon-Slattery J., Murphy, W. J., Antunes, A., Teeling, E., O'Brien, S. J. 2006. The late miocene radiation of modern felidae: A genetic assessment. Science 311 (5757): 73-77.
  6. a, b et c Buffon, G.-L. 1761.  Histoire naturelle générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roi. Tome 9. Imprimerie Royale, Paris. 375 pp.
  7. Nevill, H. R., ed. 1909. District Gazetteers of the United Provinces of Agra and Oudh. Volume 1: Dehra Dun District. Allahabad: Government Press, United Provinces, India. p. 552. The caracal (felia caracal) or syahgosh is also found in the Dun, but it is rare. It is usually known as the red lynx.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Sunquist, M., Sunquist, F. 2002. Wild Cats of the World. The University of Chicago Press. 452 pp.
  9. Olivier, W., Olivier, S. 2003. Hiking Trails of South Africa. Struik. p. 79. ISBN 978-1-86872-787-2.
  10. Pline l'Ancien, 77. Naturalis historia, Volume III, livre VIII.
  11. Ernout, A. 1952. Pline l’Ancien, Histoire naturelle, livre VIII. Texte établi, traduit et commenté. Paris, les belles lettres, Collection des Universités de France, 182 pages.
  12. a et b Paradis, S. 2008. Imagination, Jugement, Génie : la fabrique des quadrupèdes dans l'Histoire naturelle de Buffon (1707-1788). Ph.D., Université Laval, Canada.
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Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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