Ighil Ali

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Ighil Ali
Vue d'Ighil Ali-centre
Vue d'Ighil Ali-centre
Noms
Nom algérien إغيل على
Nom amazigh ⵉⵖⵉⵍ ⴰⵍⵉ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Bejaia
Daïra Ighil Ali
Chef-lieu Ighil Ali
Président de l'APC Youcef Dahmani2
Code postal 06014
Code ONS 0617
Démographie
Population 9 526 hab. (2008[1])
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 20′ 00″ N 4° 28′ 00″ E / 36.33333, 4.4666736° 20′ 00″ Nord 4° 28′ 00″ Est / 36.33333, 4.46667  
Altitude 934 m
Superficie 195,37 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.

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Ighil Ali

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Ighil Ali

Ighil Ali, en berbère ⵉⵖⵉⵍ ⴰⵍⵉ (Ighil Aεli), en arabe إغيل على (Ighil Aεli) est une commune algérienne de la wilaya de Béjaïa. Elle est située en Kabylie dans les Monts Bibans. Avec une superficie de 195,37 km², Ighil Ali est la commune la plus étendue de toute la Kabylie.

Avec la Kalâa des Beni Abbès, elle fut le centre du royaume kabyle des Ath Abbas (Beni Abbès), dont la famille royale portait le titre d'Amokrane devenu un nom célèbre (en arabe : Mokrani), qui régna sur la grande Kabylie aux côtés du royaume de Koukou (actuelle commune d'Imsouhal, dans la wilaya de Tizi-Ouzou).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ighil Ali
Boudjellil Aït-R'zine Tamokra
Boudjellil Ighil Ali Djaafra (Bordj Bou Arreridj)
Ouled Sidi Brahim (Bordj Bou Arreridj) Teniet En Nasr (Bordj Bou Arreridj) Teniet En Nasr (Bordj Bou Arreridj)

Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Ighil Ali est située au cœur du massif montagneux des Bibans, qui sont un prolongement géologique et géographique vers le sud du massif du Djurdjura.

Climat[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route nationale 106 qui la relie à Bord Bou Arreridj au sud et à la N 26 (Bejaia-Tazmalt) au nord.

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune d'Ighil-Ali comprend les villages suivants : Takorabt, Ath saci, Azrou, Tabou3nante, Zina, Ath sradj, Tazla, Belayel, La Kalaa, Tiniri, Moka, Illougane, Boni[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le plan ethnique, la population traditionnelle de la commune fait partie de la tribu des Ath Abbas, qui inclut les habitants de deux autres communes, Ath Rzine et Voujellil.

La période de la Régence d'Alger[modifier | modifier le code]

Sur le plan historique, l'histoire d'Ighil Ali est liée, à partir du XVIème siècle, à celle du royaume des Ath Abbas, la Kalâa en constituant le centre jusqu'à l'arrivée des Français dans la région à la fin des années 1830 (1837 : prise de Constantine ; 1839 : expédition des Portes de Fer).

La prise de contrôle par l'armée française[modifier | modifier le code]

Elle a lieu sous les règnes d'Ahmed el Mokrani, nommé, après la prise de Constantine en 1837, khalifa de la Medjana par le gouverneur général de l'Algérie et de son fils Mohammed Cheikh El Mokrani, bachagha de la Medjana de 1853 à 1871. Durant cette période de paix, la Kalâa perd de son importance au profit de la plaine de la Medjana au sud des Bibans, où se développe Bordj Bou Arreridj.

L'insurrection de 1871 et ses suites[modifier | modifier le code]

Après l'insurrection de 1871, dans laquelle Mohammed el-Mokrani joue un rôle de premier plan, mais dans laquelle il trouve la mort, son frère Boumezrag, le dernier Amokrane, étant déporté en Nouvelle-Calédonie, les alentours de la Kalâa deviennent une dépendance de la commune mixte d'Akbou, dont le centre est le village de colonisation de Metz (Akbou), créé en 1874 dans la vallée de la Soummam, tandis que la Medjana devient le territoire de la commune mixte de Bordj Bou Arreridj.

Démographie[modifier | modifier le code]

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2012 en cours Youcef Dahmani[3] RCD  
Les données manquantes sont à compléter.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Sont nés à Ighil Ali :

  • Jean Elmouhoub Amrouche (1906-1962), poète, essayiste et journaliste littéraire d'expression française (il y a passé ses premières années ; sa soeur Taos est née à Tunis où il vit à partir de 1910)
  • Mouloud Kacem Naît Belkacem (1927-1992), politicien, philosophe, historien et écrivain
  • Ali Haroun (1928-), avocat et homme politique algérien, ex-membre du HCE entre 1992 et 1994, né dans le village de Lkeläa (Kalâa).
  • Meriem Belmihoub-Zerdani (1935-), moudjahida, première femme avocate algérienne[4]
  • Malek Ouary, écrivain et homme de lettres d'expression française
  • Abdelmalek Sellal, actuel premier ministre
  • Mouloud Oumeziane, ministre du travail.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Béjaïa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. « Décret no 84-365 du 1er novembre 1984 fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ 19 décembre 1984, p. 1484 (lire en ligne).
  3. Syphax Y., « Le RCD à Boudjellil et Youcef Dahmani à Aït R’zine », La Dépêche de Kabylie, 13 décembre 2012 (Lire en ligne).
  4. Cf. [1] sur le site Femmes algériennes.