Gabès
| Gabès | ||||
Oasis de Gabès |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Gouvernorat | Gabès | |||
| Délégation(s) | Gabès Médina Gabès Ouest Gabès Sud |
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| Maire | Mongi Haouioui[1] | |||
| Code postal | 6000 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | Gabésien | |||
| Population | 116 323 hab. (2004[2]) | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Localisation | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Tunisie (administrative) Géolocalisation sur la carte : Tunisie (relief) |
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| Liens | ||||
| Site web | www.commune-gabes.gov.tn | |||
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Gabès (قابس) est une ville tunisienne comptant 116 323 habitants en 2004[2] et le chef-lieu du gouvernorat du même nom.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Takapes est le nom libyco-berbère de la cité à son origine, la suppression du préfixe « Ta », qui en berbère est synonyme de « à », transformant ce nom en Kapes qui est transformé phonétiquement par les Arabes (qui ignorent le phonème /p/) en Kabes puis Gabes. Les Romains l'appelèrent Takapitanus.
Géographie [modifier]
Située au fond du golfe de Gabès, auquel elle donne également son nom et qui constitue une importante réserve ornithologique, elle est située à 406 kilomètres de Tunis. Gabès possède la particularité d'être à la fois une oasis et un port maritime. La pollution reste toutefois le point noir de Gabès en raison de sa zone industrielle spécialisée dans les engrais chimiques.
Le 28 mai 2008, le gouvernement tunisien propose l'oasis pour un futur classement sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco[3].
Histoire [modifier]
L'origine du nom de Gabès nous fait conclure que la cité a été fondée par les Berbères bien avant l'arrivée des Phéniciens qui regroupent l'une de ses agglomérations en comptoir commercial. La ville reste carthaginoise jusqu'au IIe siècle av. J.-C. et la Deuxième Guerre punique puis devient une colonie romaine. L'oasis devient alors un centre commercial florissant rattaché à la Tripolitaine dont Pline célèbre avec emphase la fécondité du sol. La ville est encore très prospère sous la domination byzantine.
Se trouvant à la jonction de voies de communication importantes, elle prend de l'importance avec l'arrivée des musulmans au VIIe siècle. Le géographe arabe Al-Bakri parle au VIIe siècle de Gabès comme d'une grande ville ceinte par une muraille de grosses pierres et parsemée de constructions antiques. Selon lui, la cité possède une forte citadelle, plusieurs faubourgs (situés à l'est et au sud du centre-ville), des bazars et des caravansérails, une mosquée « magnifique » et un grand nombre de bains.
Le tout est entouré d'un large fossé inondable en cas de menaces extérieures. Le géographe Al Idrissi (XIIe siècle) et Léon l'Africain (XVIe siècle) confirment cette description.
Avec l'arrivée de l'armée française en 1881, Gabès devient la plus importante garnison militaire de Tunisie. Passée sous contrôle allemand en 1940, la ville est quasiment détruite dans les combats de la campagne de Tunisie (1943). Reconstruite à partir de 1945, elle est à nouveau dévastée par des crues en 1962[4].
Économie [modifier]
Industrie [modifier]
La ville abrite une activité économique diversifiée, notamment un important secteur industriel spécialisé dans l'industrie chimique avec la présence d'un important complexe industriel de traitement des phosphates tunisiens.
Une pollution des eaux et de l'air est causée par les unités du Groupe chimique tunisien implantées à Gabès[5],[6].
Le port, situé dans une zone industrialo-portuaire partagée avec la ville de Ghannouch, est le quatrième port de commerce du pays en termes de trafic et de chiffre d'affaires. Gabès abrite aussi une infrastructure d'exploitation pétrolière off-shore et pétrochimique.
Agriculture [modifier]
Port de pêche spécialisée dans la pêche au thon, Gabès abrite également sa propre conserverie. Par ailleurs, sa palmeraie de 300 000 palmiers-dattiers s'étend dans un ensemble d'une dizaine d'oasis (Oudref, Métouia, Ghannouch, Bou Chemma, Chenini, Teboulbou et Kettana) orienté sur un axe nord-sud le long du littoral compris entre l'oued Akarit (au nord) et l'oued El Ferd (au sud). L'importante récolte des grenades dans ces oasis a souvent fait le lien entre Gabès et les grenades (Grenades de Gabès).
Tourisme [modifier]
Le tourisme est en développement dans cette ville qui est aussi la seule oasis côtière au monde. Même si le manque d'investissement ainsi que l'implantation de l'industrie chimique dans la région ont écarté l'opportunité de créer une véritable industrie touristique sur le littoral, une politique a été mise en place afin de déménager les industries vers la Skhira, de nettoyer le golfe de Gabès suivant les recommandations des associations internationales telles que Greenpeace, d'aménager un aéroport international ainsi que de petits hôtels pour les touristes en transit entre le nord et le sud de la Tunisie.
Sport [modifier]
En matière sportive, Gabès abrite un club de basket-ball et deux clubs de football appartenant aux deux grands quartiers de la ville : l'Avenir sportif de Gabès du Menzel et le Stade gabésien de Jara qui évoluent respectivement en Ligue I et II du championnat national. Il existe des projets de rapprochement entre les deux clubs de football afin de créer un grand club qui prendrait le nom d'Union sportive de Gabès et serait capable de rivaliser pour le titre national.
Jumelages [modifier]
Références [modifier]
- (fr) « Dissolution de 22 conseils municipaux et désignation de délégations spéciales », Leaders, 19 avril 2011
- (fr) Recensement de 2004 (Institut national de la statistique)
- (fr) Dossier de l'oasis de Gabès (Unesco)
- Jean Hureau, La Tunisie aujourd'hui, éd. Cérès Productions, Tunis, 1975, p. 56
- Catastrophe écologique, un nouvel espoir pour Gabès ?, sur tunisio.tn, 7 avril 2012. Consulté le 15 août 2012
- Pic de pollution dangereux dans le golfe de Gabès, sur kalima-tunisie.info, 10 septembre 2010. Consulté le 15 août 2012