Transports de Montpellier Méditerranée Métropole

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Transports de Montpellier Méditerranée Métropole
Description de l'image Logo_TAM_Montpellier_3M.png.
Création 1978
Dates clés 2000 : remplacement du nom SMTU par TAM
 : inauguration du nouveau tramway
Forme juridique Société d'économie mixte
Siège social Drapeau de France Montpellier (Hérault(France)
Direction Jean-Luc Frizot
Actionnaires Montpellier Méditerranée Métropole
Montpellier
CDC
CCI Montpellier
Transdev
Chambre de métiers
Union féminine civique et sociale
Crédit agricole
Caisse d'épargne et de prévoyance
Banque Populaire du Sud
Activité Transports urbains et suburbains de voyageurs (exploitation et gestion d'infrastructure)
Produits Tramway, Bus
Société mère Transdev
Effectif 956 (2009)
Site web tam-voyages.com

Les Transports de Montpellier Méditerranée Métropole sont une société anonyme d'économie mixte française chargée par délégation de service public des transports en commun, de la location de vélos de courte durée, du stationnement sur la voie publique et de la gestion de certains parcs de stationnement de Montpellier et de sa métropole.

Le nom TAM Montpellier 3M est adopté le et remplace l'appellation TAM (auparavant SMTU). Cette société succède dans la gestion des transports en commun de Montpellier à trois entreprises :

  • la Compagnie des Tramways Électriques de Montpellier (1894-1949),
  • la Régie Municipale des Transports (1947-1968)
  • la Compagnie des Transports Montpelliérains (1968-1977)[1].

Sa compétence, d'abord municipale, sur les transports en commun s'exerce sur les communes membres de l'intercommunalité de Montpellier depuis 1982[2], d'abord au sein du district, puis de la communauté d'agglomération et enfin de la métropole.

Historique[modifier | modifier le code]

CGOM et CTEM[modifier | modifier le code]

Il a existé deux compagnies de tramways à Montpellier dans le dernier quart du XIXe siècle[3].

Les premières lignes du réseau de tramway ouvrent en 1898.

Face à la concurrence des compagnies d'autocars qui utilisent les arrêts de tramway, l'entreprise met en place des lignes régulières d'autobus à partir des années 1930[4].

C'est un réseau de tramways vieillissant et mal entretenu (notamment à cause des restrictions pendant la Seconde Guerre mondiale)[5] et un parc d'autobus que la municipalité de Montpellier confie à la Régie Municipale des Transports, le 13 mars 1947, date de la fin de la concession de cinquante ans confiée à la compagnie fondée par Monsieur Valette et l'ingénieur parisien Cauderay[4].

RMT[modifier | modifier le code]

La Régie Municipale des Transports (RMT) gère les lignes de bus urbaines du 13 mars 1947 à novembre 1968. Elle ferme progressivement les lignes de tramway, retire les rails, revend le matériel : le dernier tramway part de la place de la Comédie en direction de Castelnau-le-Lez, le 1er février 1949 et, pour les finances, tout est réglé en 1952[4].

Elle organise progressivement un réseau de bus, de quatre lignes en 1947 à treize en 1966, réorganisées en neuf services en octobre 1967[6]. Elle se dote principalement de matériel Berliet et Renault[6].

De 1947 à 1953, les finances de la Régie Municipale des Transports connaissent des difficultés à cause de la forte inflation des prix et d'un public réduit. Un rapport du début des années 1960 signale un tournant à partir de 1953 avec l'arrivée en âge d'un public scolaire qu'il faut conduire vers leurs établissements et du développement des quartiers périphériques dont les habitants ne possèdent pas de voitures individuelles[7].

CTM[modifier | modifier le code]

En novembre 1968, la compétence du transport en commun urbain est cédée par la municipalité de François Delmas à une entreprise privée, la Compagnie des Transports Montpelliérains (CTM), même si elle doit répondre aux exigences de la ville qui reste propriétaire des locaux. La convention est valable jusqu'au 31 décembre 1977[8].

La Compagnie des Transports Montpelliérains poursuit le développement du réseau de bus scolaires et urbains de Montpellier selon les besoins et la croissance démographique que connaît la ville. Au cours des années 1970, elle renouvelle complètement le matériel roulant de marques diverses, dont ses premiers autobus articulés en 1977. Les usagers sont davantage informés : en 1970, les poteaux avec affichages des horaires aux arrêts sont systématiques[8].

Cependant, la municipalité de Georges Frêche, élue en mars 1977, ne renouvelle pas la convention et l'ensemble du matériel est repris pour une nouvelle entreprise dans le giron public.

SMTU[modifier | modifier le code]

La Société Montpelliéraine des Transports Urbains (SMTU) est établie, le 22 décembre 1978, en une société anonyme d'une durée de trente ans, dont l'actionnaire majoritaire est la ville de Montpellier.

En 1982, le district de Montpellier obtient de ses communes membres la compétence des transports en commun par bus, dont la Société Montpelliéraine des Transports Urbains prend la charge en tant qu'autorité organisatrice[9]. L'année suivante, c'est l'ensemble du transport scolaire du district qu'elle assure[9]. Les lignes régulières correspondantes sont créées dans la foulée, de la ligne 17 vers Palavas-les-Flots en 1982 à la 29 vers Baillargues en 1985[9].

Les années 1980 et 1990 connaissent une inflation de l'offre : triplement du kilométrage de lignes de 1979 à 1993, lignes de petits bus dans le centre-ville (Petibus, le Guilhem), création de marques pour les services de nuit (Rabelais en 1989, création de l'Amigo pour la desserte des discothèques en 2001)[10]. C'est la Société Montpelliéraine des Transports Urbains qui prépare la réalisation de la première ligne du tramway de Montpellier.

Les locaux sont agrandis. Le centre de contrôle du réseau déménage de la rue de la Loge, dans l'Écusson, pour s'installer avec les services commerciaux devant la Gare Saint-Roch, dans les rues Maguelone et Jules Ferry, avant d'être placé dans le nouveau dépôt de la Jeune Parque, dans le quartier de Garosud[9]. En 1999, un nouveau dépôt baptisé Les Hirondelles est construit à la Paillade pour le stationnement des rames de tramway de la première ligne[9]. À partir de 1988, c'est la Société Montpelliéraine des Transports Urbains qui gère la gare routière alors située sur la dalle de la gare ferroviaire.

Dès 1981, la Société Montpelliéraine des Transports Urbains diversifie ses activités : elle concourt à la gestion des parcs de stationnement payant et des horodateurs. En 1992, elle crée une activité de location de vélo, Vill'à vélo devenue Vélomagg en 2007[9].

TAM[modifier | modifier le code]

Le réseau de tramway tel que prévu avant juillet 2010, avant l'annonce de la création d'une quatrième ligne.
Le réseau de tramway tel qu'il devrait se présenter en 2012 après l'ouverture des lignes 3 et 4.

En 2000, à l'approche de l'inauguration de la ligne 1 du tramway et de la constitution de la communauté d'agglomération en août 2001, la Société Montpelliéraine des Transports Urbains change de nom pour laisser place aux Transports de l'Agglomération de Montpellier (TAM).

Les Transports de l'Agglomération de Montpellier assurent la mise en place de la deuxième ligne de tramway entre Jacou et Saint-Jean-de-Védas, ainsi que les modifications des réseaux d'autobus consécutives en janvier 2007.

Au milieu des années 2000, les Transports de l'Agglomération de Montpellier sont opérés en partenariat avec Transdev[11].

Les Transports de l'Agglomération de Montpellier ont vendu des Renault PR112 et PR100.2 qui ont depuis rejoint le Portugal ainsi que 4 Renault R312 qui ont rejoint la Pologne.

Le , suite à la création de Montpellier Méditerranée Métropole, qui résulte du changement de statut de la communauté d'agglomération de Montpellier en métropole, les Transports de l'Agglomération de Montpellier laissent place aux Transports de Montpellier Méditerranée Métropole (TAM Montpellier 3M), avec un changement de logo.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cécile Malhey-Dupart, 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, éd. Transports de Montpellier Méditerranée Métropole, décembre 2006.

Voir aussi : Cécile Malhey-Dupart, « Les premières années du tramway électrique à Montpellier » in Bulletin historique de la ville de Montpellier, novembre 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cécile Malhey-Dupart, 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, éd. Transports de l'agglomération de Montpellier, décembre 2006.
  2. 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier
  3. La première aux tramways tirés par des chevaux entre 1875 et 1883 (130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages 6-9, et la seconde aux rames électriques (130 ans…, pages 10-22).
  4. a, b et c 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages 10-22.
  5. D'après 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, une des causes de l'accident de tramway du 16 décembre 1943 (7 morts, 23 blessés dans la descente menant à la place Albert-Ier) est le vol de la réserve de sable de la compagnie et son remplacement de fortune à partir de sables humides pris dans un ruisseau. La rame n'a pas pu freiner dans la descente du boulevard Henri-IV.
  6. a et b 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages 26-35.
  7. Rapport d'activité sur la période 1947-1961 résumé dans 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier dans le chapitre sur la RMT, pages 26-35.
  8. a et b 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages 36-39.
  9. a, b, c, d, e et f 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages 77 et suivantes.
  10. 130 ans de transports dans l'agglomération de Montpellier, pages24-25.
  11. Photographie d'une rame de la ligne 2 signalant ce partenariat, 21 juillet 2007.

Lien externe[modifier | modifier le code]