Aubette (abri)

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Une aubette à Brighton.
Une aubette au début du XXe siècle pour protéger les passagers du Tramway Enghien - Trinité.

Une aubette est un élément de mobilier urbain permettant aux usagers des transports en commun (autobus, cars, etc.) d'attendre l'arrivée du véhicule dans un abri les protégeant des intempéries. Très souvent, ces aubettes servent aussi de panneaux publicitaires.

Usage et variantes[modifier | modifier le code]

L'Académie française[1] préfère ce terme à Abribus. Le terme « aubette » est inconnu de la majeure partie de la population (sauf dans la région nantaise), de même qu'en Suisse romande. Au Québec et en Wallonie (Belgique), le terme Abribus est souvent préféré à « aubette » ; ce dernier étant plus rarement utilisé par la population ou par les sociétés de transports en commun[2],[3].

Le mot est un diminutif du moyen français hobe, lui-même sans doute emprunté au germanique hûbe (qu'on peut traduire par casque ou coiffe). Il a d'abord servi à désigner une cabane, puis une guérite, puis le bureau où les sous-officiers allaient prendre les ordres. En Belgique et dans certaines régions françaises, il a pris également le sens de kiosque à journaux. En outre, en Belgique une aubette est aussi un petit édicule tel un kiosque à musique, une gloriette, un belvédère.

On trouve le terme hobette en 1603 à Maubeuge (« une hobette sur le grand marché »[4]).

En France, ce terme est également utilisé pour désigner les édicules dans lesquels sont installés les policiers aux frontières qui effectuent des contrôles d'identité. Autrefois implantés aux frontières terrestres, ils ne sont plus visibles, aujourd'hui, que dans les aéroports internationaux tels que Roissy-Charles-de-Gaulle ou Orly. En effet, les contrôles fixes aux frontières ont disparu dans l'Union européenne depuis l'entrée en vigueur de la convention de Schengen en 1995.

Ce mot est aussi utilisé dans la Marine nationale française pour désigner le poste de garde à l'entrée d'un site ; dans cette acception, il a gardé son sens premier de « guérite ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le terme « aubette » sur le site de l'Académie française.
  2. Office québécois de la langue française, « Abribus », sur Grand dictionnaire terminologique (consulté le 25 octobre 2015)
  3. Marc Masy, « Le TEC bâti avec vous dans vos communes : Les abribus » [html], sur Union des villes et communes de Wallonie, (consulté le 20 septembre 2015).
  4. Embrefs de Maubeuge en date du 12 septembre 1603.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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