Transports en commun de Toulouse

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Le réseau toulousain dans son état en 2015 : métros, tramways et trains.

L'agglomération toulousaine est desservie par plusieurs réseaux de transport en commun, interconnectés entre eux dans des pôles d'échange ou par de simples arrêts de correspondance. Certains d'entre eux utilisent des infrastructures en site propre (train, métro, tramway, bus, et bientôt Aérotram).

Plusieurs tarifications sont superposées : il n'existe pas à proprement parler de communauté tarifaire dans l'agglomération toulousaine. Cependant, il existe une carte Pastel, permettant le regroupement de titres de transports de plusieurs réseaux de transports (Tisséo, TER Occitanie, Réseau Arc-en-Ciel) sur une même carte magnétique.

Historique[modifier | modifier le code]

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  • Le 12 avril 1863 sont mises en service les premières lignes d'omnibus (bus à traction animale) de la ville de Toulouse. Le réseau est composé de trois lignes[1] :
  • En 1906, la première ligne de tramway électrique de type Jeumont est ouverte.
  • De 1930 à 1940, de grands travaux de poses de rails permettent d'améliorer et d'étendre le tramway.
  • En 1948, la municipalité essaye de remplacer le tramway par le trolleybus, mais c'est un échec.
  • En 1957, le tramway est abandonné au profit de bus (le SC10 arrive 10 ans plus tard) et de l'expansion de l'utilisation des voitures. Des couloirs de bus sont construits en 1970 pour pallier les premiers problèmes de circulation.
  • En 1984, le SMTC approuve la construction de deux lignes de métro, devant être finies toutes deux d'ici 1996. Le 26 juin 1993 est inaugurée la ligne A, qui s'étendait à ce moment-là de Basso-Cambo jusqu'à Jolimont. Les travaux de construction de la ligne B débutent en 2001, alors que le prolongement de la ligne A vers Balma-Gramont est en cours de construction.
  • Le 1er janvier 2005, l'exploitation du réseau est déléguée à Connex (Veolia Transport), mais le 1er janvier 2006 est créée une régie de service public, qui prend le nom de Tisséo Réseau urbain pour exploiter le réseau.
  • Le 5 juillet 2017 sont annoncées les stations de Toulouse Aerospace Express, longue de 27 km, avec 20 stations. La ligne passerait notamment par les principaux sites d'Airbus, les faubourgs du nord toulousain et des quartiers mal desservis, surtout dans l'est toulousain.

Les réseaux[modifier | modifier le code]

Répartition des réseaux[modifier | modifier le code]

Mode de transport Exploitant Desserte Voyageurs

(millions par an)

Lignes Voies (km) Stations/Gares
Métro Tisséo Toulouse et proche banlieue 113 2 28,2 37
Tramway Tisséo Toulouse et proche banlieue 17 2 16,7 27
Train urbain SNCF Toulouse et banlieue à compléter 2 28 10
TER SNCF Toulouse et Occitanie 20 à compléter
Bus Tisséo Toulouse et banlieue 73 137 1490,8
Haute-Garonne

(Réseau Arc en Ciel)

Toulouse et Haute-Garonne 1,8 53 2319 2500
SNCF Toulouse et Occitanie à compléter

Réseaux urbains[modifier | modifier le code]

Une rame du métro sur un viaduc de la ligne A, entre les stations Balma-Gramont et Argoulets.
Un bus Tisséo sur la rue Alsace-Lorraine, à côté de l'arrêt Capitole à Toulouse (archive).

Tisséo[modifier | modifier le code]

Le réseau urbain principal est le réseau Tisséo : il dessert 86 communes du périmètre des transports urbains toulousain.

Le réseau compte deux lignes de métro (lignes A et B), deux lignes de tramway (lignes T1 et T2), 83 lignes de bus, des transports à la demande (3 TAD zonaux à haut débit, 6 lignes virtuelles), et des lignes scolaires.

Le service Mobibus[2], organisé par Tisséo, permet aux personnes à mobilité réduite de disposer d'un transport à la demande de porte à porte, sur réservation.

Navettes communales[modifier | modifier le code]

Source: SMTC-Tisséo [14].

Réseaux interurbains[modifier | modifier le code]

TER Occitanie[modifier | modifier le code]

Le réseau TER Occitanie, exploité par la SNCF sous l'autorité de la région Occitanie, propose un réseau en étoile de 6 lignes ferroviaires, mais aussi des lignes d'autocars, partant de Toulouse-Matabiau et offrant des dessertes urbaines et péri-urbaines grâce à des gares ou des points-d'arrêts situées dans la région, et l'application progressive d'un horaire cadencé. Le réseau TER Occitanie possède sa propre tarification (tarification kilométrique standard SNCF).

À noter le cas particulier de la ligne C, correspondant à une intégration tarifaire totale de l'offre entre Toulouse-Arènes et la gare de Colomiers pour les détenteurs de titres de transport Tisséo. On pourrait comparer cette ligne à une ligne de RER, comme il en existe à Paris par exemple.

Réseau Arc-en-Ciel[modifier | modifier le code]

Autocar de la ligne Hop!1 du Réseau Arc-en-Ciel au terminus Borderouge.

Le Réseau Arc-en-Ciel de Haute-Garonne est un réseau d'autocars, gérés par le conseil départemental. Il dessert les principales villes de la couronne périurbaine toulousaine, mais aussi la plupart des communes du département, y compris au sud (autour de Saint-Gaudens). La plupart de ces lignes partent de la gare routière de Toulouse, proche de la gare Matabiau, mais de plus en plus de lignes partent de stations de métro, comme Borderouge ou encore Université-Paul-Sabatier.

53 lignes régulières desservent l'ensemble du département[15]. On compte parmi ces lignes 4 lignes Hop!, desservant les principales villes autour de Toulouse (Villemur-sur-Tarn, Grenade, Bessières, Nailloux,...). Il y a aussi des navettes SNCF, reliant de petits villages à leur gare la plus proche, et des navettes interurbaines, connectant de petits villages mal desservis au réseau Arc-en-Ciel structurant ou directement au métro de Toulouse.

La tarification départementale y est en vigueur[16]. A noter que ce réseau est aussi beaucoup utilisé dans le cadre des transports scolaires, notamment vers des lycées de petites villes du département (Fronton, Revel...), ou des lycées toulousains depuis le reste du département.

Réseaux disparus[modifier | modifier le code]

CFSO[modifier | modifier le code]

Les chemins de fer du sud-ouest (CFSO)[17] proposaient 5 lignes ferroviaires à voie métrique desservant la banlieue et au-delà,

Voies ferrées du midi[modifier | modifier le code]

Les voies ferrées du midi (VFDM)[19] proposaient une ligne ferroviaire à voie métrique électrifiée desservant la banlieue et au-delà, au départ de la gare de Toulouse-Pont Matabiau en tronc commun avec la ligne CFSO de Villemur-sur-Tarn, vers Montrabé, Verfeil, et Castres.

Ces lignes ont toutes été supprimées en même temps que les tramways historiques. Certains projets de lignes de tramway en cours reprennent quasiment identiquement le tracé de ces chemins de fer (ex : ligne T1 suivant la ligne de Blagnac).

Bus Colomiers[modifier | modifier le code]

Le réseau municipal de Colomiers offrait 8 lignes de bus gratuites internes à la commune (4 lignes les samedis et l'été)[20] cadencées à la demie-heure autour des pôles d'échange du centre ville (relais bus) et de la gare (correspondance ligne C). Le réseau est supprimé le 29 août 2016 au profit de Tisséo, qui le remplace par la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse150​​​​​​​​​​​​​​​.

TAMtam[modifier | modifier le code]

Le Muretain Agglo, à travers le réseau TAMtam, offrait gratuitement accès à neuf lignes régulières et huit lignes de transports à la demande[21], desservant des communes à proximité de Muret et Portet-sur-Garonne, dans le sud-ouest de l'agglomération. Ce réseau est supprimé le 8 janvier 2018 au profit de Tisséo.

Organisation[modifier | modifier le code]

Qui est Tisséo ?[modifier | modifier le code]

Logo de Tisséo.

Depuis 2004, toutes les sociétés concernant le transport public de l'agglomération sont regroupées sous la marque Tisséo.

L'autorité organisatrice est Tisséo - Collectivités. C'est un syndicat mixte qui réunit Toulouse Métropole, la communauté d'agglomération du Sicoval ainsi que le SITPRT. Le réseau est exploité dans sa quasi-totalité par la régie Tisséo, via un contrat de délégation de service public. À noter toutefois que certaines lignes telle que les transports à la demande, les navettes 107 et 108 ainsi que les taxibus sont opérées par des sociétés privées.

Plans de Déplacements Urbains[modifier | modifier le code]

Scénario de développement des transports en commun approuvé dans le PDU de 2001.

PDU de 2001[modifier | modifier le code]

Le premier PDU de l'agglomération toulousaine a été mis en place en mai 2001. Il a été immédiatement mis en révision (dès juin) à la demande du Préfet, considérant qu'il avait des objectifs de réduction de la circulation et de la pollution atmosphérique trop faibles. Ce PDU prévoyait entre autres choses[22] :

En 2004 circulaient des copies d'une version de travail d'un nouveau PDU. Celui-ci prévoyait comme grande innovation deux lignes de tramway, desservant la banlieue et se croisant au centre ville : la ligne T1 devait être prolongée vers St Orens (axe Nord-Ouest - Sud-Est), et une nouvelle ligne devait aller de Tournefeuille jusqu’à l'Union (axe Sud-Ouest- Nord-Est).

En 2007, alors que ce PDU aurait déjà dû être révisé, décision du préfet concernant sa faiblesse ou pas (puisqu'un PDU doit être révisé tous les 5 ans), la grande majorité de ces projets est gravement en retard.

Plan Mobilités 2020-2025-2030[modifier | modifier le code]

Le plan mobilités est le un plan de révision du PDU de 2001 de l'agglomération toulousaine. Celui-ci a été validé en 2017. Il présente les différents projets actuels de transports dans l'agglomération[24] (voir la liste des projets, inscrits au projet mobilités, en fin d'article).

Conflits politiques et mode de gestion[modifier | modifier le code]

Depuis 1974, les transports en commun sous l'égide du SMTC (lui-même créé la même année) sont gérés par la Semvat (Société d'Économie Mixte des voyageurs de l'agglomération toulousaine des Transports Publics).

En décembre 2004, l'exploitation du réseau est confiée à la société Connex via un contrat temporaire, elle est préférée à la Semvat pour l'économie d'argent qu'elle devrait entraîner[25]. Le service n'est guère perturbé mais un conflit éclate entre les différents membres du SMTC : le conseil Général majoritairement à gauche qui rejette ce mode de gestion et la Communauté d'Agglomération du Grand Toulouse qui le soutient.

Finalement après une période d'un an aux postures politiques exacerbées[26] et à la suite d'un nouveau vote au sein du SMTC, vote qui devait désigner le nouveau gestionnaire pour une durée de sept ans tel que prévu initialement, la décision est prise le 17 novembre 2005 d'exploiter le réseau par une régie : Tisséo Réseau - Urbain joue ce rôle depuis le premier janvier 2006.

Le changement de la délégation de service public vers la régie ne s'est pas fait sans heurts dans la perception que peut avoir l'usager du réseau. En effet, les grèves se sont multipliées, et les incidents techniques mineurs (amenant à la suppression de services de bus) également. Ces arguments ont pu servir un temps aux opposants de la régie pour montrer son inefficacité. Mais concernant les grèves il semble que Connex a faussé les cartes au moment où elle gérait le réseau en cherchant à éviter les conflits ; et que la présidence du SMTC était politiquement favorable à ces grèves[27]. Et pour les pannes mécaniques, la régie a une difficulté supplémentaire par rapport à une entreprise privée : elle doit passer par une procédure de marché publique assez longue (jusqu’à 6 mois), ce qui explique la pénurie de matériels et donc les bus arrêtés pendant les premiers mois qui ont suivi la mise en place de la régie[28].

Mais ce n'est pas terminé. Le 5 janvier 2006, un amendement (Art. 53) à la Loi relative à la sécurité et au développement des transports, dont Jean-Luc Moudenc reconnaitra être l'instigateur[29], est voté dans un hémicycle quasiment vide. Ce nouvel article[30] impose aux établissements publics répondant à certains critères (qui font que cet amendement s'appliquera uniquement au SMTC toulousain…) d'avoir dans son conseil syndical une majorité des voix accordée à la Communauté d'Agglomération, alors qu'auparavant, le Grand Toulouse et le Conseil Général disposaient d'une égalité de voix (et de financements), ce qui avait permis le retour à une gestion en régie.

Le Conseil Général, n'acceptant pas de siéger dans une assemblée où il aurait apporté autant de financements qu'avant mais où il aurait été minoritaire, a préféré quitter le Syndicat Mixte. Comme sa subvention n'est plus intégrée au budget de fonctionnement du SMTC, ce dernier se retrouve confronté à des difficultés financières[31],[32]. Ces problèmes de financements ont entraîné en 2009 un blocage du budget entraîné par un conflit entre le Sicoval et Tisseo au sujet d'un éventuel prolongement de la ligne B vers Labège. Le Grand Toulouse a alors envisagé de reprendre pour lui sa compétence transport.

Un réseau en étoile[modifier | modifier le code]

Globalement, le réseau est organisé de manière radiale. Qu'il soit question du métro, du tram ou du bus, l'extrême majorité des lignes convergent de la banlieue vers le centre, quel que soit le réseau (Tisséo, réseau Arc-en-Ciel ou TER Occitanie). Il est difficile de faire des trajets de banlieue à banlieue ou même de faubourg à faubourg sans passer par le centre ville. Pourtant, l'agglomération toulousaine est particulièrement sectorisée, et beaucoup de secteurs commerciaux et industriels se trouvent le long du périphérique et des voies rapides de banlieue.

Néanmoins il existe des lignes de bus qui effectuent des parcours tangents. Hormis la particulière ligne 31 (Compans-Caffarelli (métro B) - Grand Rond), faisant le tour des boulevards encerclant l'ultracentre, on dénote la ligne 19 (Borderouge (métro B) - Place de l'Indépendance), la ligne 21 (Basso-Cambo - Colomiers), la ligne 37 (Jolimont - Ramonville), et quelques autres ; mais qui restent relativement proches du centre ville par rapport à l'étalement de l'agglomération.

À noter l'ouverture de la ligne B en juillet 2007 et la mise en place de la ligne de bus 27 reliant les quartiers des faubourgs Est (Lycée Toulouse lautrec - Lespinet), et de la création de la ligne 34 passant plutôt au sud du centre (Arènes - Croix de Pierre - Ramier - Récollets - Université Paul Sabatier). Toutefois, ces lignes restent très proches du centre (100 % dans le territoire de Toulouse), et aucune création de ligne de banlieue à banlieue n'est à l'ordre du jour.

Une fréquentation des transports en commun à développer[modifier | modifier le code]

Le moyen de transports le plus important dans l'agglomération reste (de loin) la voiture. Cela est essentiellement lié au manque de transports en commun depuis la couronne périurbaine et la banlieue. Selon Tisséo-Collectivités (le gérant des projets de Tisséo), en 2016, 58 % des déplacements se font en voiture, contre 14 % en transports en commun. Le nouveau plan mobilités prévoit une augmentation de 5 % de la part des transports en commun, et une baisse de 8 % de la voiture[24].

Mais les transports en commun devraient également s'améliorer dans la couronne périurbaine, avec notamment la nouvelle ligne de TER cadencés vers Castelnau-d'Estretefonds, et sûrement une amélioration du réseau Arc-en-Ciel et une unité tarifaire entre les trois réseaux principaux à Toulouse (Tisséo, Arc-en-Ciel et TER)[33].

Le réseau actuel[modifier | modifier le code]

Métro[modifier | modifier le code]

Quais de la station Saint-Cyprien-République, sur la ligne A.
Article détaillé : Métro de Toulouse.

Toulouse et deux communes de sa proche banlieue (Balma et Ramonville-Saint-Agne) sont desservis par un réseau de métro, comptant actuellement deux lignes et une ligne en projet. Ces lignes assurent la majorité des transports en commun dans l'agglomération toulousaine, les lignes de bus et de tramways rabattants vers le métro, et le métro représentant un moyen de transport efficace.

La première ligne fut inaugurée en 1993, la troisième ligne, Toulouse Aerospace Express, devrait ouvrir à l'horizon 2024, s'accompagnant d'un prolongement de l'actuelle ligne B.

Les deux lignes existantes sont les suivantes :

  • La ligne A, reliant Basso-Cambo à Balma Gramont dans un axe sud-ouest - nord-est (anciennement jusqu’à Jolimont, une extension a été mise en service en décembre 2003). Elle a été ouverte en 1993, et est principalement souterraine, mais comporte trois sections sur viaduc. La ligne dénombre 18 stations pour 12,5 km. Il s'agit d'un métro automatique sur pneu de type Véhicule automatique léger (VAL 206 et VAL 208). Chaque rame est courte et a une faible capacité, ce qui est contrebalancé par une forte fréquence de passage (1 min 20 en heure de pointe ; 6 minutes en heure creuse). Elle transporte généralement 220 000 personnes par jour. Les rames partent des terminus à 5h15 (premier départ) le matin et à 0h00 (dernier départ) le soir ou 3h les vendredi et samedi. Il faut 22 minutes et 30 secondes pour se rendre d'une extrémité à l'autre[34].
  • La ligne B, inaugurée et ouverte aux voyageurs le 30 juin 2007 dans un axe nord-sud entièrement souterrain, reliant Borderouge à Ramonville en 15 km et 20 stations. La ligne B transporte en moyenne 210 000 personnes par jour. Là encore, le système VAL a été choisi. Un prolongement en aérien de 5 km vers le sud à la gare de Labège-Innopole (qui sera alors déplacée) est à l'étude. Elle est l'objet d'un conflit de financement.

Les 2 lignes du métro de Toulouse[modifier | modifier le code]

Ligne Parcours Mise en service Longueur en km Nombre de stations
Ligne A du métro de Toulouse Balma-GramontBasso-Cambo 1993 12,5 18
Ligne B du métro de Toulouse BorderougeRamonville 2007 15,7 20

Train urbain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau ferroviaire de Toulouse.

Les 2 lignes du réseau ferroviaire de Toulouse[modifier | modifier le code]

Ce tableau n'inclut que les lignes pouvant être considérées comme des "RER" de type franciliens, étant des TER cadencés. Les lignes du TER Occitanie desservant l'agglomération ne sont ici pas comptabilisées.

Ligne Parcours Mise en service Longueur (en km) Nombre de gares
Ligne C du réseau de transports en commun de Toulouse Saint-Cyprien - ArènesColomiers 1993 7 6
Ligne D du réseau de transports en commun de Toulouse MatabiauMuret 2004 21 4

Tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Toulouse.
  • Terminus de la ligne T2, à l'Aéroport Toulouse-Blagnac.
    La ligne T1, initialement la ligne E, reliant Palais-de-Justice à Aéroconstellation constitue le premier projet de tramway moderne dans l'agglomération. Elle a été inaugurée le 11 décembre 2010. Le tramway transporte quotidiennement environ 30 000 voyageurs, depuis le centre-ville toulousain jusqu’aux limites de Beauzelle, via les quartiers de Purpan, Ancely et la commune de Blagnac. Longue de plus de 14 kilomètres, elle compte 24 stations.. La ligne T1 dessert des quartiers anciens comme Casselardit et Ancely, mais aussi des secteurs en pleine mutation comme le Zénith, Purpan et la Cartoucherie. Un tapis vert environne les voies sur la majeure partie du tracé sur lesquels roulent des Citadis d'Alstom.
    Par rapport aux lignes A et B, deux premières lignes fortes de transports en commun de Toulouse, la ligne T1 est la première ligne forte à réellement sortir du territoire communal de Toulouse, et à desservir des morceaux banlieue dans leur globalité (Blagnac) avec la qualité de service (vitesse, fréquence, amplitude horaire) qui en découle.
  • La ligne T2, initialement la ligne Envol, est la seconde ligne de tram, qui reprend en partie le tracé de la ligne T1 et qui dessert l'aéroport Toulouse-Blagnac et le sud de Blagnac depuis avril 2015.

Les 2 lignes du tramway de Toulouse[modifier | modifier le code]

Ligne Parcours Mise en service Longueur (en km) Nombre de stations
Ligne T1 du tramway de Toulouse Palais-de-JusticeArènesAéroconstellation 2010 14,3 24
Ligne T2 du tramway de Toulouse Palais-de-JusticeArènesAéroport 2015 16

Aérotram[modifier | modifier le code]

Un aérotram pour relier l’université Paul-Sabatier, l’oncopôle via le CHU de Rangueil sur le Pech-David, devrait voir le jour vers 2020[35]

Sites propres autobus[modifier | modifier le code]

Depuis le début des années 2000, des projets de sites réservés pour bus progressent.

Il s'agit de faire circuler les bus sur des couloirs réservés avec priorité aux intersections (feux tricolores contrôlés à distance) afin d'améliorer la vitesse commerciale des lignes. Les arrêts de bus sont plus espacés qu'à l'habitude, là encore pour améliorer la vitesse commerciale. Ils sont par ailleurs construits avec plus de soin, avec un quai haut pour un accès de plain-pied, une pente douce pour l'accès aux personnes à mobilité réduite.

Une voie en site propre pour bus sur l'ex-RN113 en direction de Castanet-Tolosan.
  • Le premier à être réalisé est le site propre du secteur Est, entre Balma-Gramont et la commune de Quint-Fonsegrives. C'est un site propre bidirectionnel dans sa première partie (sur la commune de Balma) puis un site à sens unique à sens alterné sur la commune de Quint-Fonsegrives. Une fois terminé ce site propre accueillera un bus toutes les 7 minutes sur son tronc commun, vers le centre de Balma (72), Quint Fonsegrives (77) et la zone industrielle de Ribaute à Saint-Orens-de-Gameville (83). Il sera également emprunté par les navettes à la demande 106. Les deux premiers kilomètres ont été ouverts fin 2005. L'intégralité de l'infrastructure sera mise en service fin 2007.
  • Le site propre de la D813 va dans le sud de l'agglomération : Ramonville-Saint-Agne, Auzeville-Tolosane et Castanet-Tolosan. Le plus gros du projet part du terminus de la ligne B "Ramonville", descend l'avenue François Mitterrand à Ramonville puis la Route de Narbonne à Ramonville puis Auzeville avec un site propre bidirectionnel. À l'entrée de Castanet, l'aménagement se réduit à des aménagements aux carrefours, reprenant le tracé de l'actuel 62 passant par le boulevard des Genêts, jusqu’à Maladie. Il a ouvert en janvier 2008.

Ce projet devrait également comporter une deuxième branche, partant de la station Université Paul Sabatier et traversant le cœur de Ramonville (par l'avenue Tolosane) par un site propre unidirectionnel alterné permettant un gain de trois minutes sur cette traversée d'environ 4 km. Il est actuellement (2013) en cours de construction, son ouverture est fixée pour décembre 2013.

  • Le troisième site propre a été mis en service le 11 mars 2013, près de 5 ans après celui de la D813. Officiellement nommé LMSE (Liaison Multimodale Sud-Est), il part du terminus métro de la ligne B, vers le nord, en traversant l'Université Paul-Sabatier. Après la traversée du Canal du Midi, la nouvelle liaison passe devant le CNRS et l'ENAC, avant d'enjamber le périphérique (avec un nouveau pont sur l'A620 et une trémie pour l'A61). Arrivée rue André Villet, la LMSE traverse la voie ferrée Bordeaux-Sète, la route de Labège, avant de venir se greffer avenue de Gameville, au sein de la nouvelle ZAC de Saint-Orens, Malepère.

Parmi les projets ou les tronçons en travaux on compte :

  • Basso-Cambo - Cugnaux (voie du canal de Saint-Martory, en construction). Le premier des trois tronçons de ce projet a ouvert le , reliant le terminus métro de la ligne A au rond-point Firmin Pons.
  • Borderouge - Bruguières par Launaguet, Castelginest et Gratentour (BUN (Boulevard Urbain Nord), en projet). Le premier devrait ouvrir fin 2014 et l'ouverture complète de la ligne est prévue entre 2025 et 2030[36]. Le BUN est long de 13 kilomètres, doit relier Bruguières à Borderouge, la voie centrale est une voie de BHNS; elle est réalisée avec 1 400 m3 de béton CXB de type BC5[37].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Parc relais[modifier | modifier le code]

Des parc relais, reliés à des stations de métro et de tramway, mais aussi à des arrêts de bus existent au sein du réseau toulousain.

Ce tableau recense l'ensemble des parc relais de l'agglomération.

Station ou arrêt Commune Places Correspondances

(lignes principales)

Balma-Gramont Balma 1 360 Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse
Ribaute 55 Liste des lignes de bus de Toulouse​​​​​​​​​​​​​​​
Argoulets Toulouse 900 Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse
Jolimont 350 Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse
Arènes 600 Métro de Toulouse Ligne A du métro de ToulouseTramway de Toulouse Ligne T1 du tramway de Toulouse Ligne T2 du tramway de ToulouseTrain urbain (TER cadencé) de l'agglomération toulousaine Ligne C du réseau de transports en commun de ToulouseListe des lignes de bus Linéo de ToulouseL2​​​​​​​​​​​​​​​
Basso-Cambo 540 Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse
Borderouge 1 130 Métro de Toulouse Ligne B du métro de Toulouse
La Vache 430 Métro de Toulouse Ligne B du métro de Toulouse
Ramonville 1 050 Métro de Toulouse Ligne B du métro de ToulouseListe des lignes de bus Linéo de ToulouseL6​​​​​​​​​​​​​​​
Malepère 35 Liste des lignes de bus Linéo de ToulouseL7​​​​​​​​​​​​​​​
Sept Deniers - Salvador Dali 550 Liste des lignes de bus Linéo de ToulouseL1​​​​​​​​​​​​​​​
Castanet-Tolosan Castanet-Tolosan 100 Liste des lignes de bus Linéo de ToulouseL6​​​​​​​​​​​​​​​
Tucaut Cugnaux 85 Liste des lignes de bus de Toulouse​​​​​​​​​​​​​​​

Projets[modifier | modifier le code]

Tous ces projets sont présents dans le plan mobilités 2020-2025-2030, qui est le Plan de Déplacements Urbains de Tisséo-Collectivités. Seule la ligne de TER cadencés entre Castelnau-d'Estretefonds et Matabiau n'y figure pas, le projet étant porté par la SNCF.

Ce tableau recense les différents projets prévus de transports en commun dans l'agglomération toulousaine.

Mode de transport Ligne Parcours ou section Longueur Nombre de stations ou gares Date d'ouverture Autre
Métro Ligne B du métro de Toulouse Ramonville ↔ INPT 2,7 km 2 2024 Prolongement de l'actuelle ligne B
Toulouse Aerospace Express Colomiers GareLabège La Cadène Gare 27 km 20
Tramway Ligne T1 du tramway de Toulouse Aéroconstellation ↔ Parc des Expositions ~ 1 km 1 2020 Prolongement de l'actuelle ligne T1
Téléphérique Téléphérique urbain sud Université-Paul-SabatierOncopole 2,6 km 3
TER (pas de nom officiel) Castelnau-d'EstrétefondsMatabiau 19 km 7 Ligne de TER cadencés

Toulouse Aerospace Express[modifier | modifier le code]

Plan du réseau de transports en commun actuel, avec le tracé de la future ligne de métro, Toulouse Aerospace Express.

Une troisième ligne de métro, dénomée Toulouse Aerospace Express, voulue par le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, devrait voir le jour en 2024. Elle relierait Colomiers-Gare à Labège[38]. Cette nouvelle ligne permettrait la desserte de lieux importants à Toulouse, et notamment d'importants pôles multimodaux, comme la gare Matabiau et l'Aéroport (une liaison sera créée entre le métro et l'aéroport par un tramway express, qui reprendrait les infrastructures de la ligne T2 actuelle).

Des stations seraient situées sur les communes de Colomiers, Blagnac et Labège, ainsi que dans les quartiers de Toulouse des Sept-Deniers, Ponts-Jumeaux, Borderouge, Bonnefoy, Côte Pavée et Montaudran. Elles relieraient également les principaux sites d’Airbus et les zones d'activités du sud-est toulousain[39].

Doublement de la ligne A[modifier | modifier le code]

Le doublement de la ligne A, dont les travaux ont débuté en juillet 2017 et doivent se dérouler jusqu'en 2019 pour minimiser l’impact de la fermeture de la ligne qu’il nécessite, permettrait le doublement de la longueur des stations, des rames et donc de la capacité de la plus vieille ligne du métro toulousain. Ce doublement permettrait aussi l'amélioration de la sécurité et du confort des usagers. La ligne A doublée devrait être opérationnelle en 2019[40].

Linéo[modifier | modifier le code]

Dix lignes de bus à haut niveau de service (BHNS), baptisées Linéo, sont en cours de développement. Celles-ci doivent permettre de rallier les principaux quartiers toulousains plus rapidement, mais aussi certains secteurs comme le nord toulousain (Fenouillet, Aucamville), L'Union, Saint-Orens, Plaisance-du-Touch ou encore Colomiers. La mise en service de ces lignes débute en 2016 avec la L1 reliant les Sept Deniers et le gymnase de l'Hers et la L2 qui connecte les Arènes à Colomiers[41]. Les L6, L7 et L8 sont lancées à la rentrée de septembre 2017. La L9, entre Empalot et Saint-Jean est prévue pour septembre 2018 tandis que les quatre dernières lignes sont annoncées pour 2019.

Téléphérique urbain sud[modifier | modifier le code]

Un projet de téléphérique, le téléphérique urbain sud, devrait ouvrir en 2020. Ce téléphérique serait établi entre trois stations : Université Paul Sabatier, CHU Rangueil et Oncopole. Il permettrait, selon Tisseo, le transport de nombreux employés des entreprises attenantes, mais aussi d'étudiants ou de patients du CHU Rangueil[42].

RER Toulouse - Castelnau-d'Estretefonds[modifier | modifier le code]

Une nouvelle ligne de TER cadencés pourrait relier la gare Matabiau à la gare de Castelnau d'Estretefonds à l'horizon 2024[43]. Cette nouvelle ligne ferroviaire permettrait notamment le ralliement de Matabiau à Saint-Jory en vingt minutes[44], contre 26 minutes en voiture (sans bouchons) aujourd'hui[45]. La ligne ferait escale par les haltes de la Route de Launaguet, Lalande-Église, Lacourtensourt, Fenouillet-Saint-Alban et Saint-Jory.

La création de cette desserte interurbaine nécessite de lourds travaux d’aménagement des voies, qui seraient réalisés dans le cadre du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Un doublement des voies est prévu entre Saint-Jory et Matabiau, afin de cadencer les TER sur cette portion, mais aussi de fluidifier la circulation ferroviaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site non officiel des bus et cars de Toulouse
  2. Mobibus
  3. Innobus
  4. http://www.mairie-blagnac.fr/transports-demande-municipaux-gratuits.html
  5. http://www.ville-castanet-tolosan.fr/articles_long.asp?Idrubrique=16&Idpage=183
  6. Castel'bus
  7. Navettes de Cugnaux
  8. Escal'bus
  9. Transports à Labège
  10. Navette de Léguevin
  11. Navettes de Ramonville-Saint-Agne
  12. Navette Ayguesvives vers Montgiscard
  13. Navette Fonsorbes vers Plaisance-du-Touch
  14. Antonin GOSSET, Arcadis, évaluation sociale économique et environnementale (dossier d’évaluation économique et sociale (conformément au décret n°84 - 617 du 17 juillet 1984)), Toulouse Métropole, 31676 Labège Cedex, Arcadis, (lire en ligne [PDF]), p. 46
  15. « Réseau des cars Arc-en-Ciel », CD31,‎ (lire en ligne)
  16. « Tarifs et infos pratiques du réseau Arc-En-Ciel », CD31,‎ (lire en ligne)
  17. Chemins de fer du Sud-Ouest
  18. Ligne de Toulouse à Boulogne sur Gesse
  19. Voies ferrées du Midi
  20. Bus de Colomiers
  21. http://www.agglo-muretain.fr/fr/habiter-vivre/transports-tamtam/tamtam.html
  22. Source : le document du PDU, page 67
  23. grandtoulouse.org
  24. a et b « Projets Mobilités 2020/2025/2030 | Tisséo Collectivités », sur www.tisseo-collectivites.fr (consulté le 18 février 2018)
  25. Source : 20minutes du 8 décembre 2003
  26. Source : 20minutes du 27 octobre 2005 : "Si la régie l’emporte, Jean-Luc Moudenc a l’intention de demander au préfet de dissoudre Tisséo. Pour ne pas en arriver là, il a indiqué hier qu’il comptait « sur une prise de conscience des élus du conseil général et donc sur un vote en faveur de la DSP, seule option à garantir le service public au 1er janvier 2006 »."
  27. Source : 20minutes du 13 décembre 2006
  28. Source : 20minutes du 21 février 2006
  29. Source : L'Express no 2916, page II
  30. Source : Legifrance. L'article L. 5721-2 du code général des collectivités territoriales est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Lorsqu'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre dont la population est supérieure à 400 000 habitants a transféré sa compétence en matière d'organisation des transports urbains à un syndicat mixte, sa représentation au titre de cette compétence est au moins égale à la majorité des sièges composant le comité syndical. Les statuts des syndicats mixtes existant à la date de promulgation de la loi n° 2006-10 du 5 janvier 2006 relative à la sécurité et au développement des transports devront être mis en conformité avec cette disposition dans un délai de six mois à compter de la publication de la même loi. Les autres membres du syndicat peuvent être autorisés par le représentant de l'État dans le département à se retirer pendant ce délai. »
  31. Source : 20minutes du 29 mars 2007
  32. Plus de détails sur ce blog
  33. « Vers une réalisation en deux temps de la 3e ligne de métro ? », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  34. « Tisséo, partenaire des transports de l’agglomération toulousaine », sur www.tisseo.fr (consulté le 15 juillet 2017)
  35. ]https://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2013/04/04/toulouse-les-premieres-images-du-futur-telepherique-aerotram-228447.html
  36. « Boulevard Urbain Nord », sur www.toulouse-metropole.fr (consulté le 1er août 2016)
  37. « Toulouse : Cemex prend la route », sur www.constructioncayola.com (consulté le 19 décembre 2016)
  38. Super Utilisateur, « Le projet Mobilités 2020-2025-2030 - SMTC Tisséo » [archive du ], sur www.smtc-tisseo.fr (consulté le 7 juillet 2017)
  39. « Toulouse : on connaît désormais les emplacements précis des stations de la future 3e ligne de métro », Actu Toulouse,‎ (lire en ligne)
  40. Super Utilisateur, « Ligne A - XXL - Ma ligne A en XXL ! », sur www.ma-ligne-a-en-xxl.fr (consulté le 7 juillet 2017)
  41. Super Utilisateur, « Linéo - SMTC Tisséo » [archive du ], sur www.smtc-tisseo.fr (consulté le 7 juillet 2017).
  42. « Téléphérique Urbain Sud - SMTC Tisséo », sur www.smtc-tisseo.fr (consulté le 7 juillet 2017)
  43. « Calendrier - Aménagements de la ligne Saint-Jory/Matabiau », sur www.saintjory-toulouse.fr (consulté le 21 février 2016)
  44. « Le futur «RER» du Nord toulousain roulera en 2024 », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  45. « Google Maps », sur Google Maps (consulté le 18 février 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]