Jacou

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Jacou
Hôtel de ville de Jacou.
Hôtel de ville de Jacou.
Blason de Jacou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Montpellier - Castelnau-le-Lez
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Renaud Calvat
2014-2020
Code postal 34830
Code commune 34120
Démographie
Gentilé Jacoumards, Jacoumardes
Population
municipale
6 584 hab. (2014)
Densité 1 920 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 41″ nord, 3° 54′ 44″ est
Altitude 68 m (min. : 45 m) (max. : 85 m)
Superficie 3,43 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-jacou.fr

Jacou (en occitan Jacon) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Occitanie, en périphérie de Montpellier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Teyran Rose des vents
Clapiers N Le Crès
O    Jacou    E
S
Castelnau-le-Lez

Jacou en France[modifier | modifier le code]

L'orientation et la localisation de Jacou par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant (distance à vol d'oiseau)[1] :

Distance des grandes villes françaises
Ville Distance Orientation
Paris 591 km (N)
Marseille 125 km (E)
Lyon 244 km (NE)
Toulouse 199 km (O)
Nantes 583 km (NO)
Strasbourg 621 km (NE)
Montpellier 6 km (S)
Bordeaux 382 km (O)
Lille 777 km (N)
Rennes 656 km (NO)
Reims 623 km (N)
Toulon 174 km (E)

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Jacou.

Le village de Jacou est resté pendant des siècles une minuscule communauté de moins de cent âmes. La proximité de Montpellier lui a pourtant valu un passé prestigieux. Ce fut d'abord le choix de grands magistrats, les Bocaud, d'y édifier leur château, de créer un vaste domaine agricole.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Jacou (Hérault).svg

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à trois glands renversés d'or surmontés d'une étoile du même[2]

La devise de la ville : '

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Jacou.

Sous le Second Empire (1852-1870), le maire était nommé par le ministre de l'Intérieur.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 2011 en cours Renaud Calvat PS  
mars 1989 novembre 2011
(démission)
Jean-Marcel Castet PS Conseiller général du canton de Castries (1998-2012)
mars 1983 mars 1989 René Grolier    
mars 1977 mars 1983 Gabriel Boude    
mars 1971 mars 1977 Joseph Arlery    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 584 habitants, en augmentation de 36,48 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
81 61 92 85 88 90 117 111 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
139 132 145 153 141 134 120 125 124
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
160 164 152 175 159 179 160 209 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
223 247 1 259 1 774 3 795 4 757 5 044 4 824 6 584
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6]. Archives départementales de l’Hérault[7])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville de Jacou dispose d'un grand parc (6 hectares), le parc public de Bocaud, avec une partie boisée, des terrains de sport, un bâtiment « la Passerelle » avec une salle des spectacles et divers locaux à l'usage des associations. Ce parc public est une partie de l'ancien parc du château et comprend deux éléments historiques : en premier lieu le « lac romantique » (serpentin, à l'anglaise) creusé sans doute dans les années 1820 par l'avant-dernier descendant des Bocaud, Thomas-Marie-Catherine de Masclary. Ce lac est figuré en 1936 dans la « carte de reconnaissance militaire du nord de Montpellier » de J. M. Amelin.

En second lieu, près du lac se trouve l'exceptionnel ensemble hydraulique de la Coquille, avec son nymphée et sa tour du puits à roue, sans équivalent dans les folies montpelliéraines et en Languedoc le nymphée de « la coquille » (fausse grotte ornée du XVIIe siècle au dessus d'une source, avec sa « salle de fraicheur »), exemplaire unique en Languedoc, classé Monument Historique. Cette source alimentait aussi un puits à roue (« pousarenque ») dans une tour d'une douzaine de mètres de haut élevant l'eau dans une canalette et des « bourneaux » (tuyaux en terre cuite) vers le miroir d'eau, les buffets d'eau et bassins du jardin XVIIIe siècle (voir ci-dessous).

Le château de Bocaud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Bocaud.

Dans la partie du parc de Bocaud non ouverte habituellement au pubic, pour cause de restaurations, se trouve le château de Bocaud inscrit sur la liste des monuments historiques (voir des éléments de sa description dans le paragraphe Histoire). Le château va être prochainement (2017- 2020) restauré (il ne se visite pas). Il hébergera au rez-de-chaussée la bibliothèque municipale conçue dans un esprit « tiers lieu » et aux étages les services municipaux, particulièrement destinés à l'accueil du public. Dans ce contexte l'actuelle place Mistral sera agrandie, réaménagée, largement piétonnière, permettant un accès direct au château.

Les jardins du château, 18e et 19e siècles sont classés Monuments Historiques pour la qualité de leur statuaire et de leur architectonique (voir ci dessous le paragraphe Histoire, Temps modernes). Les jardins 18e siècle sont en cours de restauration. Des visites de groupes sont organisées par la Mairie et l'association « Jacou, Histoire et patrimoine » lors du « Temps des Jardins » (début juin) et des « Journées Européennes du Patrimoine » (septembre). D'autres visites de groupe peuvent être organisées à la demande auprès de la mairie ou de l'association.

Du fait de la faible fréquentation de ces jardins, un intéressant patrimoine végétal a trouvé refuge, avec plusieurs espèces protégées. On y trouve, entre autres, la rare et belle « tulipe de l'Écluse », avec ses pétales pointus, avant la mode des pétales arrondis, la tulipe méridionale jaune des garrigues, la tulipe rouge des champs, l'anémone des prairies, et quantité d'espèces « sauvages »[8]. Des visites de groupe sont organisées en avril, au moment de la floraison.

La statue de « Notre Dame du Bon Secours », dite la « viergetta » (la petite vierge), érigée en 1899, est située actuellement derrière le centre oecuménique, au sommet du versant dominant le village[9]. À l'origine, cette statue se trouvait plus à l'Ouest, dominant le cimetière. Elle a été déplacée lors des constructions contemporaines. Elle a été offerte à la commune par la famille de Solanet propriétaire du château et domaine de Jacou (1888-1917). Elle a été réalisée par la très célèbre fonderie d'art de l'époque d'Antoine Durenne à Sommevoyre en Haute-Marne[10] sur un modèle du sculpteur Thénon-Mortier. Pendant de nombreuses années elle a fait l'objet de processions.

La statue de Notre Dame des Victoires au monument aux morts (face à l'hôtel de ville) est une exception et une énigme. Une exception car il n'existe, dans le département de l'Hérault que deux cas de monuments aux morts, suite à la guerre de 1914-1918, dont l'élément principal est une statue de la vierge : Saint-André-de-Buèges et Jacou. Dans ces deux villages la laïcité républicaine et la religion faisaient bon ménage ! À moins que la statue, par souci d'économie dans ce petit village (160 habitants à l'époque) aux faibles ressources n'aie été une récupération. On ne possède pas (pour l'instant ?) de document sur son origine. De même la statue n'est pas signée et ne comporte pas d'indications du sculpteur, de la fonderie et de sa date. Le thème des Victoires pose aussi question puisque l'origine de ce thème se rapporte au siège victorieux de La Rochelle protestante par Richelieu et l'érection subséquente de l'église Notre Dame des Victoires par Louis XIII à Paris. Le lien avec la victoire de 1918 n'est donc pas évident.

La « Fabrique » et le passé industriel de Jacou

Il s'agit d'anciens bâtiments industriels,qui avaient été construits de 1945 à 1947 par des prisonniers allemands et italiens ainsi que des travailleurs indochinois[11] et qui, pour la plus grande partie, ont été détruits dans les années 1990. Trois bâtiments subsistent, dont une maison d'habitation, ainsi que le siège de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) Boby Lapointe, avec sa salle de « la Fabrique » (ancienne écurie).

Cette usine a d'abord abrité les activités de la « Concentration Industrielle de Jacou » (C.I.J), précédemment localisées, pendant la 2e guerre 1939-1940, dans le chais du château.. Les raisins étaient concentrés pour produire du sucre et des moûts. Un apéritif a eu une brève existence, le « Jackina » (« Jac » pour Jacou ; « kina » pour quinquina). Plus tard cette usine a reçu des Matériels et Produits américains (M.P.A, « stocks américains ») et une activité de production de peinture (la « peinture Annie »).

Le centre commercial de la ville de Jacou l'Espace Bocaud dispose de nombreux commerces. La ville possède une fontaine offerte par la commune jumelée de Sernancelhe au Portugal.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne de tramway T2, près de la station Jacou.

La commune de Jacou est accessible par les Transports de l'agglomération de Montpellier via la ligne 2 du tramway, et les lignes de bus 22 et 39.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) http://www.annuaire-mairie.fr/distance-jacou.html Site annuaire Mairie
  2. (Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, & Jacky David, in Armorial des communes de l'Hérault, 2004), (ISSN 1264-5354)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Listes nominatives de recensement de population numérisées et consultables en ligne sur le site des Archives départementales de l'Hérault
  8. de Labrusse Olivier, Lopez René, Les fleurs aux jardins classés de Bocaud, Jacou, jardins de Bocaud, Association "Jacou, Histoire et Patrimoine", , 25 p.
  9. Archives de la paroisse du Crès,village voisin, dont Jacou dépendait alors
  10. « Art et Industrie à Sommevoire, XIX-XXème siècles » (consulté le 22 mai 2017)
  11. archives de la mairie et de Jacou, exposition et brochure de l'association "Jacou, Histoire et Patrimoine" prévues pour février 2018


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louise Guiraud, « La reconstruction des églises du diocèse de Montpellier, après les guerres de religion : Fabrègues. Église paroissiale Saint-Jacques. Jacou. Église paroissiale Saint-Pierre : documents inédits », Revue historique du diocèse de Montpellier, t. I,‎ 1909-1910, p. 229-234
  • Dominique Larpin, Jacou, parc et grotte : étude préalable à la restauration, Direction régionale des Monuments Historiques, Conservation régionale des monuments historiques de l'Hérault, , 28 p.
  • Antoine Blanchemain, Jacou : petit village et grands seigneurs, Montpellier, Presses du Languedoc, , 191 p. (ISBN 2-85998-304-X)
  • Antoine Blanchemain et Olivier de Labrusse, Histoire de Jacou : du château et de ses jardins, Jacou, Mairie de Jacou et association Jacou, histoire et patrimoine, , 27 p. (lire en ligne)
  • Olivier de Labrusse et René Lopez, Jacou au 19e siècle : d'après les dessins d'Amelin et autres documents, Jacou, Association Jacou, histoire et patrimoine, , 17 p. (lire en ligne)
  • Olivier de Labrusse et René Lopez, Les fleurs aux jardins de Bocaud à Jacou, Association Jacou, histoire et patrimoine, , 25 p.
  • Olivier de Labrusse, « Le passage des troupes allemandes à Jacou, 24 et 25 août 1944 », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, no 48,‎ (résumé)
  • Olivier de Labrusse et Jean Vaché, Jacob Barosin assigné à résidence à Lunel 1941-1942 et Miron Zlatin à Jacou, 1940-1941. Deux destins parallèles : être juif pendant la guerre dans des villages héraultais, Association Jacou, histoire et patrimoine et association des Amis du fonds Médard-Lunel, , 38 p.
  • Anne Castillo et Olivier de Labrusse, Miron Zlatin à Jacou, 1940-1941 : un destin juif de 1904 à 1944, de la Russie à la France puis l'Estonie, Association Jacou, histoire et patrimoine, , 60 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]


Articles connexes[modifier | modifier le code]