Jacou

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Jacou
Jacou
Hôtel de ville de Jacou.
Blason de Jacou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Intercommunalité Montpellier Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Renaud Calvat
2020-2026
Code postal 34830
Code commune 34120
Démographie
Gentilé Jacoumards
Population
municipale
6 800 hab. (2018 en augmentation de 11,09 % par rapport à 2013)
Densité 1 983 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 39″ nord, 3° 54′ 37″ est
Altitude 57 m
Min. 45 m
Max. 85 m
Superficie 3,43 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Montpellier
(banlieue)
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montpellier - Castelnau-le-Lez
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Jacou
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Jacou
Liens
Site web www.ville-jacou.fr

Jacou (en occitan Jacon) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie, en périphérie de Montpellier.

Le territoire de la commune s'étend sur 3,43 km2 pour 6800 habitants recensés en 2016.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du territoire communal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Jacou
Teyran
Clapiers Jacou Le Crès
Castelnau-le-Lez

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne de tramway T2, près de la station Jacou.

La commune de Jacou est accessible par les transports de l'agglomération de Montpellier, via la ligne 2 du tramway (le terminus se trouve devant l'école primaire Condorcet) et les lignes de bus 22 (Montpellier, Université des Sciences et Lettres) et 36 (Castelnau-le-Lez, Charles de Gaulle).

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 18,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 16,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 746 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,8 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[1].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Prades Le Lez », sur la commune de Prades-le-Lez, mise en service en 1980[6]et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[7],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,3 °C et la hauteur de précipitations de 852,2 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Montpellier-Aéroport », sur la commune de Mauguio, mise en service en 1946 et à 9 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 14,7 °C pour la période 1971-2000[10], à 15,1 °C pour 1981-2010[11], puis à 15,5 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Jacou est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montpellier, une agglomération intra-départementale regroupant 22 communes[16] et 440 997 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (66,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (38,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (66,3 %), cultures permanentes (27 %), forêts (6,1 %), mines, décharges et chantiers (0,6 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première occurrence de Jacou remonte à 1144 sous la forme S. Petri de Jocone (Sancti Petri de Jocone) à la page 141 du cartulaire de Maguelone. À la suite d'un accident phonétique, le nom de Jacou est écrit Jacono en 1529, puis Jacon en 1626 pour arriver à Jacou en 1740[22].

Dans le cadastre napoléonien de 1808, on trouve les noms de lieux suivants[23] :

  • Las Bordes : bergerie, ferme ;
  • Las Bousigues : friche, essart ;
  • Cartairade : mesure agraire valant un quart de séterée (fluctue selon les communes) ;
  • Lous Crozes : creux ;
  • La Draye : chemin de transhumance ;
  • Mauprat : mauvais pré ;
  • Montvilla : source de Montvilla ;
  • Lou Noyer : noyer ;
  • La Plane : terrain plat, espace découvert ;
  • Lou Pontil : petit pont ;
  • Lous Pradasses : grandes pâtures ;
  • Lou Travers : terrain à forte pente ;
  • Le Village ;
  • Viviers : pièce d'eau où l'on remarque « nourrit le poisson » ou « pièce alimentée par une source » (attestée à Jacou)[réf. nécessaire].

Jacou en France[modifier | modifier le code]

L'orientation et la localisation de Jacou par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant (distance à vol d'oiseau)[24] :

Distance des grandes villes françaises
Ville Distance Orientation
Paris 591 km (N)
Marseille 125 km (E)
Lyon 244 km (NE)
Toulouse 199 km (O)
Nantes 583 km (NO)
Strasbourg 621 km (NE)
Montpellier km (S)
Bordeaux 382 km (O)
Lille 777 km (N)
Rennes 656 km (NO)
Reims 623 km (N)
Toulon 174 km (E)

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de la commune sur la façade de l'hôtel de ville.

Le village de Jacou reste jusqu'au XIXe siècle un petit village de moins de cent âmes. La proximité de Montpellier permet à la famille Bocaud d'édifier le château éponyme et de créer un domaine agricole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats des élections municipales de 2020 à Jacou[25]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Renaud Calvat DVG 1 769 86,16 27 1
Patrick Brechotteau DVG 284 13,83 2 0
Votes valides 2 053 97,16
Votes blancs 26 1,23
Votes nuls 34 1,61
Total 2 113 100 29 1
Abstention 2 610 55,26
Inscrits / participation 4 723 44,74

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire en cours d'exercice
Période Identité Étiquette Qualité
Novembre 2011 En cours
(au 29 mai 2020[26])
Renaud Calvat[27],[28] PS Conseiller départemental du canton de Montpellier - Castelnau-le-Lez

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2018, la commune comptait 6 800 habitants[Note 5], en augmentation de 11,09 % par rapport à 2013 (Hérault : +6,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
816192858890117111145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
139132145153141134120125124
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
160164152175159179160209241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2232471 2591 7743 7954 7575 0444 8246 584
2018 - - - - - - - -
6 800--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

CFA et école de commerce[modifier | modifier le code]

Depuis 1992, Jacou dispose d’une école de commerce et management, Idelca Business School, délivrant des titres certifiés par l’État au niveau I. L'école de commerce[35] permet aux étudiants et apprentis d'effectuer des cycles allant jusqu'au mastère 2, en particulier en ressources humaines[36] ou en marketing et e-business[37].

Idelca a obtenu l'autorisation d'ouvrir un CFA pour les cadres et techniciens qui permet de former les apprentis du BTS jusqu’à des cycles mastère 2. Les sections ouvertes à l'apprentissage sont les suivantes : BTS banque, BTS professions immobilières, BTS management commercial opérationnel[38], BTS NDRC, BTS gestion de la PME[39], BTS comptabilité gestion[40], secrétariat médical, bachelor marketing digital[41], bachelor ressources humaines, mastère marketing et mastère ressources humaines.

Idelca est fondée en 1919 au sein du groupe Pigier. Depuis son implantation à Jacou en 1992, l’école a évolué en « business school » avec des cursus allant jusqu’à bac+5 et a changé de nom.

En 2018, son cursus bachelor marketing digital a obtenu la certification par l’État (arrêté ministériel du publié au JO du )[42].

L’ensemble de ses cursus sont accessibles en alternance, contrat de professionnalisation ou apprentissage.

Associations[modifier | modifier le code]

Jacou compte 5 000 adhérents en moyenne pour près de 90 associations réparties sur le territoire.

Le verger partagé[modifier | modifier le code]

Il a été créé dans le cadre de la mise en place à Jacou de l’agenda 21, fin 2012, lors de l’assemblée générale constitutive de l’association « Le verger du carbet » qui gère ce verger[43].

Les grandes lignes directrices du projet sont résumées en 4 points :

  • Un verger paysagé de haute qualité environnementale ;
  • Un lieu de convivialité, de rencontre et de partage ;
  • Un outil pédagogique ;
  • Le choix de la qualité gustative des fruits et de la diversité.

La commune met à disposition, par convention, un terrain communal de 9 000 m2. Elle a financé le défrichage de la parcelle, la passerelle d’accès sur le ruisseau de La Mayre, l’implantation d’une arrivée d’eau du Bas Rhône et les plants de la haie mellifère.

L’association qui comporte environ 40 membres actifs finance les équipements internes d’arrosage, les fruitiers installés progressivement depuis 2013, l’eau d’arrosage et les dépenses courantes. Les travaux d’installation, de plantation, de tonte de la prairie, d’entretien du verger ainsi que les arrosages sont réalisés par les membres de l’association dans un cadre collectif.

Le projet réalisé prévoit :

  • une haie mellifère sur toute la périphérie, bordée à l’extérieur par un sentier en herbe, en bordure des fossés qui entourent la parcelle ;
  • une allée centrale de grands fruitiers à large espacement (8 m) ;
  • deux petites zones d’espaliers encadrant une petite vigne ;
  • deux zones de part et d’autre de l’allée, plantées de fruitiers divers de taille moyenne ou petite (groseilliers par exemple) ;
  • une petite zone de ruches (4 à terme) gérée par un apiculteur membre des jardins familiaux de Jacou ;
  • une petite place centrale destinée aux rencontres et progressivement équipée (platelage, tables, abri de la pluie et du soleil…) ;
  • une petite pergola destinée au développement de lianes fruitières (kiwis…) ;
  • le maintien d’une prairie sous verger constituant avec la haie une parcelle bocagère favorable à la rétention d’eau dans cette zone inondable (30 cm d’eau sur toute la parcelle en 2015).

Le choix des fruitiers privilégie la diversité des espèces et des variétés au sein de ces espèces. Les plants sont très souvent des racines nues de 2 ans, plus aptes à s’adapter au terrain et aux conditions atmosphériques difficiles (le verger a déjà connu une crue quasiment centennale en 2015 et deux sécheresses prononcées en 2016 et 2017). L’arrosage est fait par apports discontinus afin de favoriser un enracinement profond, favorable à une meilleure résistance à la sécheresse.

La haie mellifère de périphérie privilégie aussi des espèces supportant un arrosage limité, avec l’utilisation de petits plants au démarrage. L’installation progressive de ligneux locaux apportés par les oiseaux permettra de combler naturellement les mortalités de plants inadaptés.

L’utilisation de pesticides de synthèse est proscrite, alors que le paillage (foin de la prairie ou BRF fourni par le service des espaces verts de la commune) et l’utilisation de compost et de fumier sont privilégiés.

La vie de l’association est encadrée par un règlement intérieur discuté dans la première année, un conseil d'administration aux pouvoirs larges secondé par des groupes de travail réunis en même temps par commodité (réunions de CA élargies de 10 à 20 personnes généralement). L’assemblée générale, réunie en décembre, a pouvoir de décision finale (approbation des textes, cotisation, grandes option, élection du CA…).

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Économie[modifier | modifier le code]

La société pharmaceutique MedinCell a son siège à Jacou.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jacou. École mixte et mairie : [plan] dressé par le géomètre soussigné [signature illisible], 1900.

La ville de Jacou dispose d'un grand parc (6 ha), le parc public de Bocaud, avec une partie boisée, des terrains de sport, une salle de spectacles « La Passerelle » (depuis 2011 ; salle de spectacles et cinéma depuis 2017), et divers locaux à l'usage des associations. Ce parc public est une partie de l'ancien parc du château et comprend deux éléments historiques : en premier lieu le « lac romantique » (serpentin, à l'anglaise) creusé sans doute dans les années 1820 par l'avant-dernier descendant des Bocaud, Thomas-Marie-Catherine de Masclary. Ce lac est figuré en 1936 dans la « carte de reconnaissance militaire du nord de Montpellier » de Jean-Marie Amelin.

En second lieu, près du lac se trouve l'exceptionnel ensemble hydraulique de la Coquille, avec son nymphée et sa tour du puits à roue, sans équivalent dans les folies montpelliéraines et en Languedoc le nymphée de « la coquille » (fausse grotte ornée du XVIIe siècle au-dessus d'une source, avec sa « salle de fraîcheur »), exemplaire unique en Languedoc, classé Monument Historique. Cette source alimentait aussi un puits à roue (« pousarenque ») dans une tour d'une douzaine de mètres de haut élevant l'eau dans une canalette et des « bourneaux » (tuyaux en terre cuite) vers le miroir d'eau, les buffets d'eau et bassins du jardin XVIIIe siècle (voir ci-dessous).

Le Château de Bocaud[modifier | modifier le code]

Dans la partie du Parc de Bocaud accessible par la place Frédéric Mistral, se trouve le Château de Bocaud, « folie montpelliéraine » inscrit sur la liste des Monuments Historiques (voir des éléments de sa description dans le paragraphe Historique).

Les jardins du château, datant des XVIIIe et XIXe siècles, sont classés Monuments Historiques pour la qualité de leur statuaire et de leur architectonique (voir l'article Histoire, section Temps modernes). Les jardins de type XIXe siècle sont en cours de restauration, mais sont ouverts au public pendant l'hiver, tous les mercredis. Des visites de groupes sont organisées par la Mairie et l'association « Jacou, Histoire et patrimoine », lors du « Temps des Jardins » (début juin) et des « Journées Européennes du Patrimoine » (fin septembre). D'autres visites de groupe peuvent être organisées, à la demande, auprès de la mairie ou de l'association.

Du fait de la faible fréquentation de ces jardins, un intéressant patrimoine végétal y a trouvé refuge, avec plusieurs espèces protégées. On y trouve, entre autres, la rare et belle « tulipe de l'Écluse », aux pétales pointus (avant la mode des pétales arrondis), la tulipe méridionale jaune des garrigues, la tulipe rouge des champs, l'anémone des prairies, et quantité d'espèces « sauvages »[44]. Des visites de groupe sont organisées en avril, au moment de la floraison.

Les statues symboliques[modifier | modifier le code]

Notre-Dame du Bon Secours[modifier | modifier le code]

La statue de « Notre-Dame du Bon Secours », dite la viergetta (petite vierge), est érigée en 1899. Elle se situe derrière le centre œcuménique, au sommet du versant dominant le village[45]. À l'origine, cette statue se trouvait plus à l'Ouest et dominait le cimetière. Elle a été déplacée lors des constructions contemporaines. Elle est offerte à la commune par la famille de Solanet, propriétaire du château et du domaine de Jacou (1888-1917). Elle est réalisée par la très célèbre fonderie d'art de l'époque d'Antoine Durenne à Sommevoyre en Haute-Marne[46] sur un modèle du sculpteur Thénon-Mortier, et a fait l'objet de processions pendant de nombreuses années.

Notre-Dame des Victoires[modifier | modifier le code]
Statue de Notre-Dame des Victoires au monument aux morts
Statue de Notre-Dame des Victoires à l'ancien emplacement du monument aux morts (avant 2019).

La statue de Notre-Dame des Victoires au monument aux morts (face à l'hôtel de ville jusqu'en 2019) est une exception et une énigme. Une exception car il n'existe, dans le département de l'Hérault, que deux cas de monuments aux morts, à la suite de la guerre de 1914-1918, dont l'élément principal est une statue de la vierge : Saint-André-de-Buèges et Jacou. Dans ces deux villages, la laïcité républicaine et la religion devaient faire bon ménage, à moins que la statue, par souci d'économie dans ce petit village (160 habitants à l'époque) aux faibles ressources, ne soit une récupération. On ne possède pas pour l'instant de document sur son origine. De même, la statue n'est pas signée, et ne comporte aucune indication sur le sculpteur, ni sur la fonderie, ni sur sa date. Le thème des victoires pose aussi question, puisque l'origine de ce thème se rapporte au siège victorieux de La Rochelle protestante par Richelieu, et l'érection subséquente de l'église Notre-Dame des Victoires par Louis XIII à Paris. Le lien avec la victoire de 1918 n'est donc pas évident.

En , cette statue est déplacée sur la place Frédéric Mistral, derrière le château de Bocaud où siège désormais la mairie.

La « Fabrique » et le passé industriel de Jacou[modifier | modifier le code]

MJC et salle La Fabrique.

Il s'agit d'anciens bâtiments industriels, qui avaient été construits de 1945 à 1947 par des prisonniers allemands et italiens ainsi que des travailleurs indochinois[47] et qui, pour la plus grande partie, ont été détruits dans les années 1990. Trois bâtiments subsistent, dont une maison d'habitation, ainsi que le siège de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) Boby Lapointe, avec sa salle de « la Fabrique » (ancienne écurie).

Cette usine a d'abord abrité les activités de la « Concentration Industrielle de Jacou » (C.I.J.), précédemment localisées, pendant la Seconde Guerre Mondiale (1939-1940), dans le chais du château. Les raisins étaient concentrés pour produire du sucre et des moûts. Un apéritif a eu une brève existence, le « Jackina » (« Jac » pour Jacou ; « kina » pour quinquina). Plus tard, cette usine a reçu des Matériels et Produits américains (M.P.A., « stocks américains »), ainsi qu'une activité de production de peinture (la « peinture Annie »).

Autres monuments[modifier | modifier le code]

La ville possède également une fontaine offerte par la commune jumelée de Sernancelhe au Portugal.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Jacou (Hérault).svg

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« D'azur à trois glands renversés d'or surmontés d'une étoile du même »[48].

La devise de la ville :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 20 juin 2021)
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 20 juin 2021)
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 20 juin 2021)
  6. « Station Météo-France Prades Le Lez - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 20 juin 2021)
  7. « Orthodromie entre Jacou et Prades-le-Lez », sur fr.distance.to (consulté le 20 juin 2021).
  8. « Station Météo-France Prades Le Lez - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en prades le lez).
  9. « Orthodromie entre Jacou et Mauguio », sur fr.distance.to (consulté le 20 juin 2021).
  10. « Station météorologique de Montpellier-Aéroport - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 20 juin 2021)
  11. « Station météorologique de Montpellier-Aéroport - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 20 juin 2021)
  12. « Station météorologique de Montpellier-Aéroport - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 20 juin 2021)
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  14. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  16. « Unité urbaine 2020 de Montpellier », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  17. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  18. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
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  27. [PDF] Réunion du conseil municipal, publié le sur le site de la ville-jacou.fr (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louise Guiraud, « La reconstruction des églises du diocèse de Montpellier, après les guerres de religion : Fabrègues. Église paroissiale Saint-Jacques. Jacou. Église paroissiale Saint-Pierre : documents inédits », Revue historique du diocèse de Montpellier, t. I,‎ 1909-1910, p. 229-234
  • Dominique Larpin, Jacou, parc et grotte : étude préalable à la restauration, Direction régionale des Monuments Historiques, Conservation régionale des monuments historiques de l'Hérault, , 28 p.
  • Antoine Blanchemain, Jacou : petit village et grands seigneurs, Montpellier, Presses du Languedoc, , 191 p. (ISBN 2-85998-304-X)
  • Antoine Blanchemain et Olivier de Labrusse, Histoire de Jacou : du château et de ses jardins, Jacou, Mairie de Jacou et association Jacou, histoire et patrimoine, , 27 p. (lire en ligne)
  • Olivier de Labrusse et René Lopez, Jacou au 19e siècle : d'après les dessins d'Amelin et autres documents, Jacou, Association Jacou, histoire et patrimoine, , 17 p. (lire en ligne)
  • Olivier de Labrusse et René Lopez, Les fleurs aux jardins de Bocaud à Jacou, Association Jacou, histoire et patrimoine, , 25 p.
  • Olivier de Labrusse, « Le passage des troupes allemandes à Jacou, 24 et 25 août 1944 », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, no 48,‎ (résumé)
  • Olivier de Labrusse et Jean Vaché, Jacob Barosin assigné à résidence à Lunel 1941-1942 et Miron Zlatin à Jacou, 1940-1941. Deux destins parallèles : être juif pendant la guerre dans des villages héraultais, Association Jacou, histoire et patrimoine et association des Amis du fonds Médard-Lunel, , 38 p.
  • Anne Castillo et Olivier de Labrusse, Miron Zlatin à Jacou, 1940-1941 : un destin juif de 1904 à 1944, de la Russie à la France puis l'Estonie, Association Jacou, histoire et patrimoine, , 60 p.

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