Autobus de Poitiers

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Vitalis
Image illustrative de l'article Autobus de Poitiers

Image illustrative de l'article Autobus de Poitiers
Irisbus Citelis 18 sur le viaduc Léon-Blum.

Situation Les 13 communes du Grand Poitiers.
Type Autobus
Entrée en service 1er janvier 2004.
Longueur du réseau 285 km
Lignes 57
Fréquentation 14,8 millions de voyageurs par an (en 2011)
Propriétaire Grand Poitiers
Exploitant Régie des transports poitevins (RTP)
Réseaux connexes SNCF , TAC et Lignes en Vienne

Le réseau d’autobus de Poitiers dessert la commune de Poitiers et son agglomération. Il est exploité par la régie des transports poitevins (RTP) sous la marque Vitalis depuis le début de l’année 2004.

Il est le lointain successeur du Tramway de Poitiers, qui cessa son exploitation en 1946.

Historique[modifier | modifier le code]

Du tramway...[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Poitiers.

Un réseau de tramway exploité par la Compagnie des tramways de Poitiers composé de trois lignes a fonctionné entre 1899 et progressivement remplacé entre 1942 et 1948 par des trolleybus.

... au trolleybus ...[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trolleybus de Poitiers.

Progressivement ouvert, en même temps que l'ancien réseau de tramway disparaissait, entre 1943 et 1948, ce réseau de deux lignes exploité à l'aide de trolleybus Vétra a fonctionné jusqu'en 1965.

... et à l'autobus[modifier | modifier le code]

Le district de Poitiers, créé en 1965, devient l'autorité organisatrice de transport urbain du réseau le à la place de la ville de Poitiers[1].

La STP[modifier | modifier le code]

En 1981, la Société des transports poitevins, une société d'économie mixte, est créée[1].

En , mise en service des trois premiers autobus articulés du réseau[1].

En 1986, mise en place des premiers dispositifs de priorité aux feux sur la ligne « La Pictavienne » et d'oblitérateurs Camp FH 28[1].

En 1988, le réseau reçoit ses deux premiers Renault R 312, et la livrée change[1] : La livrée à base d'orange et de pare-chocs blancs avec une bande orange laisse place à une livrée blanche à pare-chocs rouge avec l'arrière sur les faces latérales une représentation du centre-ville poitevin et sous et au-dessus des vitres deux bandes jaunes et rouges.

En 1995, le réseau reçoit cinq Heuliez GX 317, ses premiers autobus à plancher surbaissé[1].

En 1996, le réseau voit la mise en place du système d'aide à l'exploitation baptisé « Aliénor »[1].

En 1997, le réseau s'étend aux communes de Fontaine-le-Comte et Vouneuil-sous-Biard venant d'intégrer le district de Poitiers[1].

En 1998, le réseau reçoit 9 Heuliez GX 317 fonctionnant au gaz naturel pour véhicules[1].

En 1999, un plan de déplacements urbains, nommé « Plan Bleu », est élaboré[1].

L'année 2000 voit le réaménagement du « Parcobus » (parc relais) Champlain, de l'espace bus et du guichet au dépôt de la STP mais aussi la création du service « Allô bus » et l'ouverture du site internet[1].

La STP fête ses 20 ans en 2001 à l'occasion de la semaine du transport public et le seuil des 30 bus fonctionnant au gaz naturel pour véhicules est franchi[1],[2]. Le , une navette est créée afin de desservir le parc du Futuroscope de Poitiers, issue d'un partenariat entre la STP, la communauté d'agglomération de Poitiers, le conseil général de la Vienne et le parc[3]. Le 5 septembre, création du réseau scolaire[3].

Création du ticket journée le [3]. Le , le réseau est restructuré et est désormais constitué de 13 lignes, seules lignes 1 et « La Pictavienne » restent inchangées, plus aucune ligne ne fait terminus en centre-ville, le réseau passant d'une organisation en étoile à une organisation en lignes diamétrales, le réseau de lignes à la demande « P'tit Bus » est redéployé atour de 29 lignes et une majoration de l'offre de l'ordre de 300 000 km annuels[1],[3],[2].

La RTP et Vitalis[modifier | modifier le code]

Le , la Régie des transports poitevins, un EPIC, est créé afin de succéder à la STP au et le réseau est désormais exploité non plus sous le nom de l'exploitant mais sous celui d'une marque commerciale[1],[3] : « Vitalis » avec pour slogan « Lignes de ville ». La livrée est légèrement adapté avec le remplacement des logos STP par ceux de Vitalis[1]. Retrait du dernier SC 10 du service commercial[1].

Le , le Futuroscope est desservie par une ligne régulière, la 9[3].

Le , les communes de Béruges et Croutelle intègrent la communauté d'agglomération de Poitiers, le réseau est modifié afin de desservir ces communes[3]. En juin, le « Parcobus » Demi-Lune est réaménagé[3]. En 2005 le réseau reçoit huit Irisbus Citelis 18 fonctionnant au gaz naturel pour véhicules[1].

En , la communauté d'agglomération de Poitiers passe un appel d'offres pour remplacer le SAIEV « Aliénor »[3].

Durant l'été 2010, l'identité visuelle du réseau change complètement[1] : Le logo est désormais bleu et vert aux couleurs de la communauté d'agglomération de Poitiers et l'ancienne livrée, héritée de la STP et à peine modifiée depuis 1988, est remplacée par une nouvelle livrée à base de bandes vertes, bleues claires et bleues foncées sur fond blanc. Acquisition de 14 nouveaux bus Heuliez GX 327 Diesel et GNV et 4 Irisbus Citelis 18 GNV[2]. Le et à la suite de l'avancement du projet « Poitiers Cœur d'agglo » de rénovation du centre-ville poitevin, quatre pôle de correspondances sont créées : Pôle Notre-Dame, Pôle Boncenne, Pôle Pétonnet Hulin et Pôle Carnot/Magenta[3]. Le , la ligne 1 (Hôtel de ville-Campus) est supprimée et la ligne 9 est restructurée et devient la ligne 1 (Campus-Futuroscope), création d'une ligne 1 Express en heures de pointe et de la navette « Vit'en ville » (entre les « Parcobus » Demi-Lune et Parc des expositions[3],[2]. Le , création de la navette de centre-ville « Cœur d'agglo » fonctionnant du mardi au samedi[3].

Le , le réseau s'équipe du premier bus hybride de France, un Heuliez GX 427 présenté en au salon du Transport public à Paris, qui inaugure la nouvelle livrée du réseau[2].

Le et durant la reconstruction du viaduc des Rocs, renommé Viaduc Léon-Blum à la fin des travaux, une navette est mise en place et exploitée par un bus aménagé pour transporter des vélos[3]. Le et à la suite de l'évolution des travaux dans le centre-ville poitevin, la navette « Cœur d'agglo » est supprimée et remplacée par la ligne 2B (La Pictavienne), et les lignes 2A, 5, 6 et 12 sont modifiées[4]. Depuis cette même année, la navette « Vit'en ville » n'est plus mise en service qu'en cas d'événement particulier comme les soldes, la braderie ou le marché de Noël[5].

Le , le réseau s'étend à Ligugé, qui intègre l'agglomération, par la ligne 5C[6]. Le , une nouvelle navette de centre-ville est créée afin de desservir les rues où les bus classiques ne peuvent passer[7]. L'année 2013, marque aussi la mise en place du nouveau SEIV remplaçant « Aliénor »[8].

Le , le Viaduc Léon-Blum est ouvert à la circulation et les lignes 1, 8, 11 et la ligne dominicale E le traverse, un arrêt est créé dessus (Gare SNCF Léon-Blum) et la navette disparaît[9]. Création des lignes 1B et 14, cette dernière remplace une partie de la ligne 8[10].

Le 30 août 2015, le réseau subit d'importantes modifications[11]. Il est composé de 3 lignes structurantes, nommées lignes Réflex, numérotées de 1 à 3 ; de lignes de maillage, numérotées de 10 à 17 ; de lignes de desserte locale, numérotées de 20 à 29, ainsi que de deux lignes express, la 1E et la 31E[12]. À cela s'ajoute le réseau nocturne, composé de 4 lignes (N1, N2A, N2B et N3) mais également le réseau dominical, composé de 5 lignes nommées de A à E[12]. Enfin, le service de bus à la demande "Pti’Bus" est remplacé par "Flex’e-bus"[13].

Personnels[modifier | modifier le code]

Vitalis emploie environ 300 personnes.

Parc de véhicules[modifier | modifier le code]

Il est composé de 117 autobus (dont 13 sont articulés), 3 midibus, 2 minibus, 6 véhicules destinés au transport à la demande et 9 autres utilisés pour les transports spéciaux. Au sein de cette flotte, qui depuis le 1er septembre 2010 arbore de nouvelles couleurs, 71 bus fonctionnent au gaz naturel et un est hybride Diesel-électrique, les autres véhicules sont équipés de moteurs Diesel. En 2011, les bus Vialis ont parcouru plus de 5 millions de kilomètres (et plus de 500 000 le sont par les véhicules affrétés)[14].

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Logos[modifier | modifier le code]

Les Parc relais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc relais.

Les parcs relais de l'agglomération sont au nombre de 14 et situés à la périphérie de Poitiers. Le principe est de laisser sa voiture gratuitement à l'un de ces parkings et prendre ensuite le bus pour se rendre au centre-ville[15].

Les 14 parc relais sont[15] : Béruges Stade, Biard Gymnase, Buxerolles Mairie, Champlain, Demi-Lune, La Gravière, La Hune, Ligugé Gare, Mignaloux Gare, Montmidi, Palais des Congrès, Parc Expo, Poitiers Sud, Salle des sports, Stade Auxances, Téléport 2, Touffenet, Vélodrome et Vouneuil Nougeraie.

Les lignes[modifier | modifier le code]

Le réseau Vitalis a été intégralement restructuré le , il est construit autour de lignes ayant des itinéraires plus directs et hiérarchisé en fonction de l'offre[16],[17]. Cette restructuration a pour but d'enrayer la stagnation de la fréquentation du réseau[16].

Lignes structurantes « Réflex »[modifier | modifier le code]

Ces lignes fonctionnent de h à 22 h à raison d'un bus toutes les 10 à 20 minutes entre h à 19 h[16],[17].

Lignes « Express »[modifier | modifier le code]

Ces lignes fonctionnent de h à 19 h, la ligne 1E est une reprise de la ligne existante et la 31E est créée à titre expérimental[16],[17].

Lignes de maillage[modifier | modifier le code]

Ces lignes fonctionnent de h 30 à 20 h 30 à raison d'un bus toutes les 20 à 30 minutes[16],[17].

Lignes de desserte locale[modifier | modifier le code]

Ces lignes fonctionnent de h à 20 h à raison d'un bus toutes les 30 à 40 minutes[16],[17].

Lignes de nuit « Noctambus »[modifier | modifier le code]

Elles prennent après 22 h le relais des lignes « Réflex » et ce jusqu'à h du lundi au mercredi et jusqu'à h du jeudi au samedi[16],[17].

  • N1 : Demi-Lune ↔ Pétonnet Hulin 1
  • N2A : (Circulaire « La Pictavienne ») Pétonnet Hulin 1 via le tour du centre-ville
  • N2B : (Circulaire « La Pictavienne ») Aristide Briand via le tour du centre-ville
  • N3 : Poitiers Sud ↔ Aristide Briand

Lignes des dimanches et fêtes[modifier | modifier le code]

Elles fonctionnent de h à 20 h les dimanches et jours fériés.

  • A : (Circulaire « La Pictavienne ») Pétonnet Hulin 1 via le tour du centre-ville
  • B : (Circulaire « La Pictavienne ») Pétonnet Hulin 1 via le tour du centre-ville
  • C : La Chaume ↔ Milétrie — Claudel
  • D : Buxerolles — Bourg ↔ Poitiers Sud
  • E : Pôle Notre-DameFuturoscope LPI

Transport à la demande[modifier | modifier le code]

Le service de transport à la demande « P'tit bus » est remplacé par « Flex'e-bus » (prononcez : Flex-i-bus) et devient zonal sur chaque commune, en rabattement sur la ligne régulière la plus proche[16].

Projets[modifier | modifier le code]

Bus à haut niveau de service[modifier | modifier le code]

Il est prévu, après la construction du viaduc Léon-Blum et la restructuration du réseau de bus en 2015, la mise en place en 2017-2018 de lignes de Bus à haut niveau de service (BHNS) en site propre, qui s'organiseront selon 3 axes, avec des fréquences de 6 à 15 minutes environ pour un total de 48 kilomètres[18] :

  • Ligne A : CHR MilétrieFuturoscope via le Campus Universitaire, la pénétrante Est, le centre-Ville, le viaduc Léon-Blum, Demi-Lune, et la ZI République (actuelle ligne 1) ;
  • Ligne B : Reprise de la ligne 2A/2B « La Pictavienne » avec un trajet remodelée ;
  • Ligne C : BuxerollesPoitiers Sud via la pénétrante Est, le centre-Ville, l'avenue de la Libération et Pointe-à-Miteau (actuelle ligne 3).

La première tranche consiste à aménager 3,5 km en centre-ville de Poitiers[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r « Dossier : Historique du réseau de transports en commun de Poitiers », sur http://poitiers.transbus.org (consulté le 6 juillet 2015).
  2. a, b, c, d et e « Actualité : communication », sur http://poitiers.transbus.org (consulté le 6 juillet 2015).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Actualité : exploitation », sur http://poitiers.transbus.org (consulté le 6 juillet 2015).
  4. Jean-Jacques Boissonneau, « Rue Jean-Jaurès à Poitiers coupée : bus et voitures déviés », sur http://www.lanouvellerepublique.fr, (consulté le 6 juillet 2015).
  5. « Des navettes aux fortunes diverses », sur http://www.lanouvellerepublique.fr, (consulté le 6 juillet 2015).
  6. « Entrée dans l'Agglo : les bus de Vitalis arrivent le 2 janvier », sur http://www.lanouvellerepublique.fr, (consulté le 6 juillet 2015).
  7. « Une navette "Citadine" pour le cœur de Poitiers », sur http://www.francebleu.fr, (consulté le 6 juillet 2015).
  8. « Pourquoi les bornes Aliénor sont-elles éteintes ? », sur http://www.lanouvellerepublique.fr, (consulté le 6 juillet 2015).
  9. « INFO WEB - Poitiers : le viaduc ouvre demain. Mode d'emploi. », sur http://www.centre-presse.fr, (consulté le 6 juillet 2015).
  10. « Trois lignes 1 et une nouvelle ligne 14 », sur http://www.lanouvellerepublique.fr, (consulté le 6 juillet 2015).
  11. « Le nouveau réseau de bus, c'est aujourd'hui » (consulté le 13 septembre 2015)
  12. a et b « Vitalis », sur www.vitalis-poitiers.fr (consulté le 13 septembre 2015)
  13. « Services », sur www.vitalis-poitiers.fr (consulté le 13 septembre 2015)
  14. « Vitalis : L'entreprise », sur http://www.vitalis-poitiers.fr (consulté le 3 juin 2012)
  15. a et b « Parcs relais », sur http://www.vitalis-poitiers.fr (consulté le 13 septembre 2015).
  16. a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Jacques Boissonneau, « Vitalis met le paquet sur les lignes « reflex » », sur http://www.centre-presse.fr, (consulté le 6 juillet 2015).
  17. a, b, c, d, e et f « Vitalis adapte son réseau de bus à la rentrée », sur http://www.poitiers.fr, (consulté le 7 juillet 2015).
  18. a et b « Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) », sur http://www.grandpoitiers.fr (consulté le 7 juillet 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]