Réseau ferroviaire de Toulouse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Réseau ferroviaire de Toulouse
Image illustrative de l’article Réseau ferroviaire de Toulouse
Logotype des trains de Toulouse

Image illustrative de l’article Réseau ferroviaire de Toulouse
Photographie de la gare Saint-Cyprien–Arènes

Situation Toulouse Métropole, Haute-Garonne, Drapeau de la France France
Type Train
Entrée en service [1]
Longueur du réseau 41 km (Lignes urbaines)
Lignes 6 lignes, dont 3 intégrées au réseau urbain
Gares 27
Trains TER, TGV, Intercités, Véhicules spéciaux mis en place par Tisséo
Écartement des rails 1 435mm
Propriétaire SNCF Réseau
Exploitant Tisséo, SNCF
Lignes du réseau Lignes urbaines :

Ligne C du réseau de transports en commun de Toulouse Ligne D du réseau de transports en commun de Toulouse Ligne F du réseau de transports en commun de Toulouse
Lignes du RFN :

Réseaux connexes TC à Toulouse :

Train urbain (TER cadencé) de l'agglomération toulousaine Train urbain
Métro de Toulouse Métro
Tramway de Toulouse Tramway
Linéo de Toulouse​​​​​​​​​​​​​​​ Linéo (BHNS)
Liste des lignes de bus de Toulouse​​​​​​​​​​​​​​​ Autobus
TAD de l'agglomération toulousaine Transport à la demande
Toulouse "Train" symbol.svg TER Occitanie
Réseau Arc-en-Ciel Réseau Arc-en-Ciel
Autres réseaux :
- VélôToulouse
- Citiz

Le réseau ferroviaire de Toulouse est un réseau ferré traversant Toulouse. Créé en 1856, avec l'ouverture de la gare Matabiau, aujourd'hui gare principale de Toulouse, il comporte six lignes, ou huit branches, disposées en étoile.

Réseau[modifier | modifier le code]

L'étoile ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le réseau des chemins de fer de Toulouse est grossièrement en forme d'étoile. L'axe structurant est la ligne Bordeaux-Saint-Jean - Sète-Ville, qui traverse l'agglomération dans une orientation générale nord-ouest - sud-est, suivant sur une partie du tracé le canal du Midi. À proximité du centre-ville se situe la gare la plus importante de la ville, la gare de Toulouse-Matabiau.

En partant de cette dernière et en remontant vers Bordeaux, on atteint tout d'abord la gare de Toulouse-Raynal, vaste ex-gare de triage et actuel garage des rames TGV, automotrices, autorails et voitures voyageurs située non loin de la gare de voyageurs. Puis, un embranchement en triangle permet de rejoindre la ligne Brive-la-Gaillarde - Toulouse-Matabiau via Capdenac, axe majeur de communication du nord-est de Midi-Pyrénées puisque c'est de celle-ci que se détachent toutes les lignes tertiaires (Ligne Montauban-Ville-Bourbon - La Crémade, ligne Tessonnières - Albi, ligne Lexos - Montauban-Ville-Bourbon…) du secteur, et qui permet de desservir d'importantes villes comme Albi, Rodez, Castres, Mazamet… Ligne à voie unique la plus chargée de France, elle fait actuellement l'objet d'importants travaux dans le cadre du Plain Rail de la Région. Création entre 2011 et 2013 d'une double voies entre Toulouse et Saint-Sulpice-la-Pointe[2].

En continuant toujours en suivant la vallée de la Garonne, il est possible d'accéder à plusieurs gares du nord de la ville et de la proche agglomération, ainsi qu'à la grande gare de triage de Saint-Jory, où se situera la connexion de la LGV Bordeaux - Toulouse. Puis, plus au nord encore se trouve la gare de Montauban-Ville-Bourbon d'où part la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon (ou POLT, acronyme de « ParisOrléansLimogesToulouse »), qui est l'ancien itinéraire rapide qu'empruntait le TEE Capitole et permet de rallier la capitale sans passer par Bordeaux.

Au sud de Toulouse-Matabiau, les différentes voies de chemin de fer de la ville forment un arc de cercle. Tout d'abord, sur quelques kilomètres, la totalité des voies descendent vers le sud, parallèlement au Canal du Midi. Elles se séparent ensuite peu après les tunnels jumeaux de Guilhemery, la moitié continuant vers le sud-est et, après avoir traversé la petite gare de Montaudran et plusieurs gares de l'agglomération (Labège-Innopole, Labège-Village, Escalquens, Montlaur, Baziège), continuent vers Sète, Marseille ou l'Espagne via Perpignan ; l'autre moitié prend la direction du sud-ouest.

Après avoir traversé la gare Saint-Agne, et sa correspondance avec la ligne B du métro, la ligne Toulouse - Bayonne traverse la Garonne et l'Île du Ramier, d'où se séparent des voies déclassées qui permettaient à l’origine de desservir les usines de la SNPE et celles d'AZF aujourd'hui détruites à la suite de la catastrophe du même nom. Puis une seconde bifurcation a lieu :

Le réseau urbain[modifier | modifier le code]

La ville de Toulouse dispose d'un réseau ferroviaire urbain dont les lignes parfois semblable au RER ou au Transilien d'Île-de-France. Toutes les lignes sont exploitées par la SNCF dans le cadre des TER Occitanie.

Ligne C[modifier | modifier le code]

La ligne C relie le quartier des Arènes à la ville de Colomiers à l'ouest de l'agglomération en passant par les gares du TOEC, Lardenne, Saint-Martin-du-Touch et des Ramassiers. Elle fait partie de la ligne de Saint-Agne à Auch.

Elle a la particularité d'être accessible avec un titre de transport urbain Tisséo et est donc intégrée au réseau de ce dernier.

Il a parfois été envisagé que la ligne soit prolongée en direction de la gare Matabiau à l'est en passant par la halte de Gallieni-Cancéropôle, et à l'ouest jusqu'à la gare de Brax Léguevin en passant par celles de Pibrac et du lycée international de Colomiers.

Ligne D[modifier | modifier le code]

La ligne D relie la gare Matabiau à celle de Muret en passant par celles de Saint-Agne et Portet Saint-Simon. Elle est également qualifiée de ligne 23 pour la SNCF et fait partie de la ligne de Toulouse à Bayonne.

Ligne F[modifier | modifier le code]

La ligne F relie la gare Matabiau à celle d'Escalquens en passant par celles de Montaudran, Labège - Innopole et Labège - Village. Elle fait partie de la ligne de Bordeaux à Sète.

Ligne Nord[modifier | modifier le code]

Article détaillé : RER nord de Toulouse.

Le RER nord est un projet de ligne ferroviaire devant voir le jour en 2024. Elle est actuellement desservie par des trains TER Occitanie et reliera la gare Matabiau à celle de de Castelnau-d'Estrétefonds en passant par celles de Route de Launaguet (La Vache), Lalande - Église, Lacourtensourt, Fenouillet Saint-Alban et Saint-Jory. Elle fait partie de la ligne de Bordeaux à Sète.

Ligne 1 du TER Occitanie[modifier | modifier le code]

La ligne 1 du réseau TER Occitanie relie la gare Matabiau à celle de Saint-Sulpice-la-Pointe, en passant par celles de Montrabé, Gragnague, Montastruc-la-Conseillère et Buzet - Roquesérière. Elle fait partie de la ligne de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac.

Service[modifier | modifier le code]

Le réseau est desservi par plusieurs types de trains :

Futur[4][modifier | modifier le code]

  • Depuis l'élection de Jean-Luc Moudenc à la tête de la municipalité de Toulouse, son adjoint au transport, Jean-Michel Lattes a relancé des études pour la future troisième ligne de métro. Cette ligne devrait relier l’aéroport de Toulouse-Blagnac au pôle technologique et aéronautique de Montaudran. Cependant les études ne sont encore qu'à leur stade préliminaires, le lancement de cette ligne devant coïncider avec l'arrivée de la future LGV à Toulouse en 2024[5]. Il s'agit d'un projet dont le coût est estimé entre 1,7 et 2,2 milliards d’euros dans une politique de 3,8 milliards d’euros, pour 734 914 habitants (soit entre 2313 et 2993 euros par habitant pour le seul métro).
  • La mise en service des lignes à grande vitesse Sud Europe Atlantique en 2017 et Bordeaux-Toulouse en 2024 amèneront la durée de ce trajet à 1 h, de Toulouse-Paris à 3 h et de Toulouse-Lille à 5 h approximativement[6]. Cette ligne aboutirait a priori à Toulouse-Matabiau. Une rénovation et une extension de la Gare Matabiau sera par ailleurs prévue, doublant le nombre de voies actuelles. La troisième ligne de métro, en plus d'avoir une hypothétique correspondance avec la ligne A à Marengo-SNCF, devrait avoir droit à un arrêt en liaison directe avec la gare TGV, baptisée pour le moment Raynal TGV.
  • D'ici 2017, le nombre de passagers de Toulouse-Matabiau doublera, atteignant les 14 millions de voyageurs. Un vaste plan d'aménagement urbain de la gare elle-même et des quartiers environnants devrait être mis au point d'ici là[7].
  • En parallèle de l'arrivée de la LGV Bordeaux-Toulouse, une ligne type RER, sera construite entre Saint-Jory et Toulouse Matabiau par le doublement des voies de cette section[8].
  • A long terme une LGV Toulouse - Narbonne est envisagée , en lien avec un éventuel contournement ferroviaire de Toulouse [9], passant soit le long de la rocade Est (terrains réservés) ou un grand contournement à l'est ou a l'ouest de l'agglomération .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]