Malo Agglo Transports

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Malo Agglo Transports
Situation Saint-Malo agglomération
Type Autobus
Lignes 14
Propriétaire Saint-Malo agglomération
Exploitant Keolis Saint-Malo
Site internet http://www.reseau-mat.fr
Lignes du réseau 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, Navette P+R
Réseaux connexes Illenoo, Ti'Bus, TER Bretagne, TGV

Malo Agglo Transports ou MAT est le réseau de transport en commun de Saint-Malo Agglomération, un réseau de 14 lignes d'autobus et d'autocars exploité depuis 2006 par Keolis Saint-Malo et sous son nom commercial actuel depuis 2018. Il a été restructuré en 2007, puis à nouveau en juillet 2014.

Historique[modifier | modifier le code]

Les tramways bretons, de 1888 à 1968[modifier | modifier le code]

Tracé du tramway entre Saint-Malo et Cancale, publié en 1893 par le journal Le Salut.
Article détaillé : Tramways bretons.

Les Tramways bretons, qui tirent leur nom de celui, trompeur, de la société concessionnaire, consistaient en un réseau de tramway à la fois urbain, desservant la ville de Saint-Malo et les communes qui fusionnèrent avec elle en 1968 (Paramé et Saint-Servan), et d'une ligne rurale vers Cancale et son port, La Houle.

Le tramway de Rothéneuf, de 1896 à 1914[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Rothéneuf.

Le tramway de Paramé à Rothéneuf est une ancienne ligne de chemin de fer d’intérêt local à voie de 60 cm du département d'Ille-et-Vilaine, desservant la côte à l'est de Saint-Malo, comme « embranchement » de la ligne à voie métrique de Saint-Malo à Cancale des tramways bretons.

Les tramways d'Ille-et-Vilaine (TIV)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramways d'Ille-et-Vilaine.

La ligne de tramway Saint-Malo-Saint-Servant-Paramé fut remplacé entre 1948 et 1949 par une ligne de trolleybus, elle même remplacée par des autobus en 1959[1] ; la société TIV est devenue exploitante du réseau urbain de Saint-Malo.

Durant les années 1960 et 1970, le réseau est alors composé de quatre lignes (tracés donné pour l'année 1978)[2] :

  • Ligne 1 : Saint-Servan ↔ Gare ↔ Rocabey ↔ Saint-Vincent ↔ Courtoisville ↔ Rochebonne ↔ Paramé ;
  • Ligne 2 : Saint-Vincent ↔ Rocabey ↔ Gare ↔ Marville ↔ Découverte (Croix de l'Espadon) ;
  • Ligne 2bis : Saint-Servan ↔ Hôpital ↔ Découverte (Croix de l'Espadon) ;
  • Ligne 3 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Espérance ↔ Plessis ↔ Paramé (Poincaré) ↔ Rochebonne.

Le matériel alors exploité était du matériel de type Berliet PH 85, Chausson APVM et Verney.

1979 à 2006 : La régie Saint-Malo Bus[modifier | modifier le code]

Logo de la Régie Saint-Malo Bus

En 1979, le réseau Saint-Malo Bus est créé et est toujours exploité par les TIV (Transports d'Ille-et-Vilaine). À la suite de nombreuses grèves, le réseau est séparé des TIV en 1981 et passe en régie municipale le sur décision de la ville de Saint-Malo[3].

Le passage en régie en 1982 marque l'arrivée des Renault SC 10 R et de deux Saviem SC 10 ex-COTRA d'Angers, dont un prototype de SC10UPF à plateforme arrière ouverte. Le dépôt est déplacé la même année rue de la Hulotais sur un terrain acheté en 1978 tandis que les bus reçoivent des valideurs Camp de marque Alcatel[3].

En 1985, le réseau subit une petite restructuration le 2 décembre, qui a impactée les lignes 5 et 6 et la création de la ligne 7 entre Quelmer et Saint-Servan[3].

En 1988, le réseau reçoit un Heuliez GX 107 (no 41) et deux Amiot TU35 (nos 74 et 75), qui resteront sans livrée jusqu'en 1989, où la livrée blanche à bandes rouges laissera place à une nouvelle livrée, toujours rouge et blanche, avec un motif rappelant l'intramuros malouin, et réalisée par Graphibus[3]. Les bus réceptionnés en 1985 et les Setra S215SL, reçus en 1990, seront les premiers à recevoir cette livrée[3].

En 1995, les valideurs Camp sont remplacées par les valideurs Seipra, encore utilisés sur le réseau KSMA[3]. Le réseau emploie alors 49 salariés dont 34 conducteurs[3].

Le réseau est le suivant en 1995[3] :

  • 1 : Alet ↔ Saint-Servan ↔ Gare ↔ Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Courtoisville ↔ Poincaré ↔ Rochebonne ↔ Rothéneuf (Ligne Estivale)
  • 2 : Saint-Servan ↔ Gare ↔ Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Courtoisville ↔ Rochebonne ↔ Paramé ↔ Duguay-Trouin ↔ Croix-Desilles
  • 3 : Saint-Servan ↔ Lorette ↔ Bellevue ↔ Découverte ↔ Gare ↔ Saint-Vincent
  • 4 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Espérance ↔ Plessis ↔ Paramé ↔ Davier ↔ Rothéneuf
  • 5 : Rothéneuf ↔ Davier ↔ Paramé ↔ Gambetta ↔ Gare ↔ Marne ↔ Bellevue ↔ Madeleine ↔ Briantais
  • 6 : Alet ↔ Saint-Servan ↔ Découverte ↔ Grassinais ↔ Château-Malo
  • 7 : Quelmer ↔ Briantais ↔ Rosais ↔ Sacré-Cœur ↔ Saint-Servan (Ligne Hivernale)

Entre 1998 et 2000, les Renault SC10R subissent, pour 6 d'entre eux une rénovation, et voient leurs girouettes à film remplacées par des girouettes à pastilles, tout comme les Setra S215SL[3]. En 1999 le réseau, composé de 7 lignes, est restructuré dans les quartiers Sud et voit le remplacement des SC10R non rénovés par les Heuliez GX 217[3]. Ces derniers inaugurent une nouvelle livrée qui équipera aussi 4 SC10R et tous les bus qui suivront[3].

Le réseau est le suivant en 1999 après la restructuration[3] :

  • 1 : Alet ↔ Saint-Servan ↔ Gare ↔ Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Courtoisville ↔ Poincaré ↔ Minhic ↔ Rothéneuf (Ligne Estivale)
  • 2 : Croix Desilles ↔ Duguay-Trouin ↔ Paramé ↔ Courtoisville ↔ Gare ↔ Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Saint-Servan ↔ Bellevue ↔ Découverte ↔ Arkansas ↔ Grassinais
  • 3 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Marville ↔ Découverte ↔ MadeleineSaint-Servan / Alet ou Briantais / Quelmer
  • 4 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Espérance ↔ Plessis ↔ Paramé ↔ Davier ↔ Rothéneuf
  • 5 : Grassinais ↔ Saulaie ↔ Balue ↔ Hôpital ↔ Gare ↔ Espérance ↔ Gambetta ↔ Paramé ↔ Bellevent ↔ Davier ↔ Rothéneuf
  • 6 : Saint-Vincent ↔ Gare ↔ Saint-Servan ↔ Doutreleau ↔ Madeleine ↔ Grassinais ↔ Château-Malo
  • 7 : Quelmer ↔ Briantais ↔ Saint-Servan (Ligne Hivernale)

En italique : Terminus partiels.

Entre le et septembre 2001, une ligne 8 reliant Quelmer et Alet par Briantais et Rosais a circulé puis a été supprimée en raison d'une fréquentation insuffisante[3].

En 2001, création de Saint-Malo Agglomération[3]. L'année suivante, en 2002, mise en service des deux premiers Heuliez GX 317, qui provoquent la réforme de 2 SC10R supplémentaires. Ouverture du parking relais Paul Fréval, et de la navette le reliant au centre-ville, exploitée par les Courriers Bretons (ancien nom de Keolis Émeraude puis Armor) avec un Heuliez GX 187 ex-SVTU/Phébus de Versailles[3].

L'année 2004 est marquée, en mars par la mise en service de deux Heuliez GX 317 supplémentaires, permettant de continuer le retrait des SC10R[3]. En septembre, la ligne 5 dessert le quartier de Bellevent jusqu'à alors non desservi[3].

L'année 2005 marque un tournant dans l'histoire du réseau. Le 5 juin, les lignes 2, 4 et 5 desservent la nouvelle Gare TGV de Saint-Malo et en juillet, les lignes 1 et 2 sont remplacées par les lignes 11, 12, 21 et 22 pour plus de simplicités et les terminus partiels de l'ancienne ligne 2 disparaissent[3] :

  • 11 : Saint-Vincent ↔ Courtoisville ↔ Poincaré ↔ Minhic ↔ Rothéneuf (ligne estivale)
  • 12 : Saint-Vincent ↔ Gare TGV ↔ Saint Servan ↔ Alet (ligne estivale)
  • 21 : Saint-Vincent ↔ Gare TGV ↔ Courtoisville ↔ Paramé ↔ Duguay-Trouin ↔ Croix-Desilles
  • 22 : Saint-Vincent ↔ Gare TGV ↔ Saint Servan ↔ Bellevue ↔ Découverte ↔ Guymauvière ↔ Grassinais

Le 3 juillet, Saint-Malo Agglomération, met en place un réseau périurbain de 4 à 5 lignes desservant les communes de l'agglomération non desservies par Saint-Malo Bus à raison de quelques allers et retours par jour[3],[4] :

  • A1 : Saint-Malo ↔ Saint-Coulomb ↔ Cancale (par la côte à certains services) ou Saint-Malo ↔ Saint-Méloir ↔ Cancale
  • A2 : Saint-Malo ↔ Saint-Benoit ↔ Hirel ↔ La Fresnais
  • A3 : Saint-Malo ↔ Saint-Père ↔ Chateauneuf ↔ La Ville-es-Nonais ↔ Saint-Suliac
  • A4 : Saint-Malo ↔ Miniac-Morvan ↔ Le Tronchet ou Saint-Malo ↔ La Gouesnière ↔ Lillemer

En août, la ville de Saint-Malo abandonne sa compétence transport au profit de l'agglomération, condamnant la régie municipale au profit d'une privatisation. À la suite d'un appel d'offres, Keolis remporte l'exploitation du réseau à compter du [3]. En septembre, le réseau reçoit ses premiers Volvo 7700, le réseau en recevra 5 au total, qui viennent remplacer les derniers SC10R de la régie. La livrée subit une ultime évolution : les vagues orange au-dessus des vitres sont remplacés par une bande rouge, les vagues bleues sont aux couleurs de l'agglomération et le logo de cette dernière fait son apparition[3]. Le réseau périurbain de l'agglomération est modifié[5] :

  • A1 : Saint-Malo ↔ Saint-Coulomb ↔ Cancale (par la côte à certains services)
  • A1a : Saint-Malo ↔ St Méloir ↔ Cancale
  • A2 : Saint-Malo ↔ Saint-Benoit ↔ Hirel ↔ La Fresnais
  • A3 : Saint-Malo ↔ La Gouesnière ↔ Lillemer
  • A4 : Saint-Malo ↔ Miniac-Morvan ↔ Le Tronchet
  • A5 : Saint-Malo ↔ Saint-Père ↔ Saint-Suliac ↔ La Ville-es-Nonais ↔ Chateauneuf

La régie disparaît le au soir au profit de Keolis Saint-Malo, les bus perdent progressivement la livrée de la régie, tandis que le réseau urbain reste inchangé jusqu'au [3]. Le réseau suburbain est restructuré le , avec la mise en service des lignes 10 à 16, ce réseau n'évoluera que très très peu jusqu'en 2014.

Délégation du réseau à Keolis[modifier | modifier le code]

Logo KSMA de 2006 à 2018.

Le , le réseau est officiellement privatisé à cette date, Keolis Saint-Malo remplace la régie Saint-Malo Bus[6].

À la suite de cela le , le réseau suburbain est restructuré et les lignes 10 à 16 sont créées avec au minimum deux allers/retours réguliers et deux allers/retours en transport à la demande pour chaque commune de l'agglomération[6]. Le réseau urbain n'est quant à lui, restructuré que le , le réseau étant profondément modifié[6] :

  • La ligne estivale 11 devient la ligne 8, qui reste estivale ;
  • La ligne estivale 12 est remplacée en partie par la ligne 6 ;
  • La ligne 21 est remplacée par la ligne 3 ;
  • La ligne 22 est remplacée par la ligne 4 ;
  • La ligne 3 est remplacée par les lignes C1/C2 et 6 ;
  • La ligne 4 est remplacée par les lignes 3 et 5 ;
  • La ligne 5 est remplacée par les lignes 3 et 5 ;
  • La ligne 6 est remplacée par la ligne 4 ;
  • La ligne hivernale 7 est remplacée par la ligne 6 ;
  • Création d'une nouvelle ligne de rocade portant le numéro 7 complètement inédite car ne desservant par la gare.

Un site internet a été mis en place, en remplacement de l'intégration des horaires à l'annuaire Émeraude[6]. Le réseau acquiert des bus d'occasion pour les lignes peu fréquentées : Un Gruau MG 36 (no 11) et deux Heuliez GX 77H (ex-Auray et ex-Nice). L'unique Heuliez GX 107 est réformé[6]. Ce nouveau réseau marque l'arrivée de la sous-traitance, la ligne 7 étant confiée à Keolis Émeraude, qui l'exploite avec un Heuliez GX 77H ex-La Rochelle[6].

Ce réseau est ajusté par la suite le [6],[7] :

  • Création de services à la demande sur les lignes 4 et 6 ;
  • Adaptations d'itinéraires sur les lignes 4 et 7 ;
  • La ligne 8 est réellement mise en service à cette date, en effet elle était censée être une ligne estivale, elle est finalement devenue régulière ;
  • Création d'une ligne 9 entre Croix Désilles et Grassinais via Paramé, la Gare et Saint-Servan.

Cette restructuration s'accompagne de l'arrivée d'un Volvo 7700 supplémentaire[6].

Durant l'été 2007, les lignes C1/C2 ont circulé en soirée, la ligne 8 fonctionne elle aussi en soirée et est renforcée l'après-midi. Mise en service du trajet estival de la ligne 10, Keolis Émeraude reçoit ses Irisbus Citelis 12[6].

À la rentrée 2007, la ligne 8 est maintenue mais il est annoncée qu'elle ne circulera entre les vacances de la Toussaint et février mais à la suite de diverses pétitions, la ligne est maintenue pendant l'hiver[6]. La ligne 7, sous-traitée, reçoit un Heuliez GX 117 L d'occasion tandis que Keolis Saint-Malo reçoit un Dietrich Noventis 420 et un Heuliez GX 127, ces derniers roulent sur les lignes 5 et 6 et remplacent le MG 36, réformé et un des GX 77 H, qui retourne dans son réseau d'origine, Auray[6].

En , la ligne 9 est prolongée à Saint-Jouan-des-Guérets, commune qui vient d'intégrer l'agglomération. La ligne 14 est aussi adaptée afin de desservir la commune[6].

Réforme du S 215 SL no 53 en janvier 2009 à la suite de nombreux problèmes. En septembre de la même année, la ligne 5 est prolongée de la Gare au quartier du Rosais[6].

Changement du mobilier urbain des arrêts (abribus et certains poteaux) en septembre 2010[6].

Réception en des 4 premiers Heuliez GX 327 BHNS et du nouveau dépôt de Grande-Rivière, l'ancien devenant trop exigu[6].

En 2013, le réseau reçoit ses derniers GX 327 BHNS et la délégation de service public de Keolis a été renouvelée le et jusqu'en 2019[6].

Le réseau depuis 2014[modifier | modifier le code]

Le , le réseau est restructuré en profondeur[6] :

  • La ligne 1 remplace la partie Ouest de la ligne C1/C2, amputée de la desserte de la Gare maritime ;
  • La ligne 2 remplace la partie Est de la ligne C1/C2, mais déviée par le trajet de l'ancienne ligne 4 à hauteur de l'hippodrome ;
  • La ligne 3 reprend le tronçon entre la gare et Croix Désilles de l'ancienne ligne 9 et se prolonge jusqu'à l'Intra-muros ;
  • La ligne 4 remplace le tronçon entre la gare et Rothéneuf de l'ancienne ligne 3, le tronçon entre la Gare et l'arrêt Grassinais de l'ancienne ligne 9 et la desserte de Château-Malo de l'ancienne ligne 4, avec l'abandon de la desserte en boucle du bourg ;
  • La ligne 5 remplace la ligne 9 entre Saint-Jouan et l'arrêt Moinerie, puis rejoint la gare par le trajet de l'ancienne ligne 4 par les zones industrielles de l'Est de Saint-Malo et à l'exception de la desserte de l'hippodrome puis remplace la ligne 10 jusqu'à Cancale où la desserte de Port Mer est supprimée et le trajet de la ligne simplifiée, le trajet estival est repris par la ligne 8 ;
  • La ligne 6 évolue peu, elle abandonne la desserte de Briantais et son trajet est simplifiée aux Guimerais ;
  • La ligne 7 est prolongée au nord jusqu'à La Haize, elle reprend la desserte du Petit Paramé à l'ancienne ligne 5, abandonne celle de la ZI Nord et de la ZAC des Maisons Neuves pour reprendre la desserte de Briantais à l'ancienne ligne 6 ;
  • La ligne 8 abandonne la desserte du centre de Paramé pour un trajet direct le long de la côte et, en période estivale, sera prolongée à Cancale par la côte en remplacement de l'ancien trajet estival de la ligne 10 ;
  • La ligne 9 remplace la ligne 12 entre Saint-Malo et La Gouesnière puis la ligne 16 jusqu'à Saint-Méloir puis la ligne 15 jusqu'à Saint-Malo ;
  • La ligne 10 remplace l'ancienne ligne 13 amputée de la desserte de Plerguer ;
  • La ligne 11, amputée de son tronçon entre la Gare et Paramé, est prolongée de Hirel à Saint-Père par La Fresnais, Lillemer et Saint-Guinoux et des tronçons des anciennes lignes 12 et 14 ;
  • La ligne 12 remplace l'ancienne ligne 14, amputée de la desserte de Saint-Jouan, Saint-Guinoux et Lillemer, et prolongée à Plerguer ;
  • La ligne 13, estivale, remplace le tronçon de la ligne 16 entre l'église de Cancale et la gare de La Gouesnière ;
  • La Navette Cœurs de Ville est une nouvelle ligne reprend la desserte de la Gare maritime et améliorant la liaison entre l'intra-muros et la gare ;
  • La navette du parc-relais Paul Fréval est intégrée au réseau ;
  • Refonte complète du réseau scolaire ;
  • Suppression de l'ensemble des services TAD et Taxibus.

Le réseau est réajusté entre septembre 2014 et janvier 2015, à la suite de nombreuses critiques, pointant notamment sur la régularité des lignes et surtout sur le réseau scolaire[6]. Si entre 2015 et 2016 le réseau régulier n'est que peu modifié sur cette période, on peut notamment évoquer à l'été 2015 la fusion des services estivaux des lignes 8 et 13, cette dernière étant maintenue en période hivernale, il l'est de façon plus importante à l'été 2017 avec notamment la suppression de la navette Cœurs de ville, faute de fréquentation en raison de son absence de régularité et d'horaires mémorisables, le renfort de la très fréquentée ligne 4 et diverses optimisations pour d'autres lignes[6].

Le , le réseau est officiellement renommé en Malo Agglo Transports, dont l'acronyme MAT est une évocation de l'univers maritime ; enfin, la billétique KorriGo est déployée sur le réseau[8].

Le réseau[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Le , le réseau a été intégralement restructuré pour mieux desservir l'agglomération. Hormis les véhicules BHNS, qui sont affectés aux lignes 1 à 3, le parc est polyvalent. La seule règle est donc de couvrir en priorité avec des véhicules accessibles aux personnes à mobilité réduite les services s'étalant sur une journée. Pour les renforts en heure de pointe ainsi que les services scolaires, les véhicules non accessibles sont utilisés.

Il est composé, en 2018, de :

  • Trois lignes structurantes, 1 à 3, desservant les lieux de vie importants de Saint-Malo ;
  • Deux lignes transversales : Une ligne urbaine, la 4, entre les quartiers les plus excentrés de Saint-Malo, et une ligne péri-urbaine, la 5, reliant Cancale à Saint-Jouan par Saint-Malo ;
  • Une ligne de maillage, la 6 avec un itinéraire rallongé en été, et une ligne de rocade, la 7 ;
  • Une ligne des plages, la 8, avec un itinéraire rallongé en été ;
  • Une ligne circulaire périurbaine, la 9 ;
  • Trois lignes périurbaines, 10 à 12 ;
  • Une ligne périurbaine hivernale, la 13, remplacée en été par le trajet estival de la ligne 8 ;
  • Une navette desservant le seul parc-relais de l'agglomération.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Depuis juillet 2014, le réseau est doté d'un nouvel outil, le SAEIV. Celui-ci permet une meilleure information aux voyageurs mais aussi d'optimiser la régulation lors d’événements spéciaux, comme la Route du Rhum.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

À ce jour, le parc urbain est composé de plus d'une vingtaine véhicules accessibles, pour 15 lignes de roulement s'étalant sur une journée. Les lignes régulières sont donc toutes couvertes, à l'exception des renforts en heure de pointe. Les services scolaires ne sont généralement pas accessibles.

La mise en accessibilité des points d'arrêt du réseau est également en cours. Commencée en 2010, elle ne sera pas achevée en 2015, date butoir prévue par la loi relative à l'accessibilité des personnes à mobilité réduites.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

L'état de parc est détenu par deux propriétaires[9] : Saint-Malo Agglomération, propriétaire de l'essentiel de la flotte urbaine, et de quelques autocars, et Keolis Armor propriétaire de la majorité des autocars scolaires et de quelques autobus urbains. Ce dernier peut se voir confier des véhicules appartenant à l'agglomération.

La flotte urbaine compte une trentaine de véhicules, et deux systèmes de numéros de parc existent[9] : celui de l'agglomération (présenté ici), qui ne s'applique toutefois pas à ses autocars et celui de Keolis Armor qui s'applique à l'ensemble de ses véhicules, qu'ils lui appartiennent ou pas (non présents ici).

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Véhicules appartenant à Saint-Malo Agglomération
Constructeur(s) Modèle(s) Nombre Année(s) Numéros de parc SMA Exploitant Commentaires
Heuliez Bus GX 127 1 2008 21 Keolis Saint-Malo
Heuliez Bus GX 137 2 2014 23 et 24 Keolis Saint-Malo
Vehixel M City 3 2014, 2015 25 à 27 Keolis Saint-Malo, Keolis Armor Châssis de Renault Master III.
Dietrich City 23 1 2016 29 Keolis Saint-Malo Châssis de Mercedes-Benz Sprinter.
Heuliez Bus GX 217 3 1997 à 1999 43 à 45 Keolis Saint-Malo
Heuliez Bus GX 317 3 2002 à 2004 46 à 49 et 62 Keolis Saint-Malo
Volvo Bus 7700 6 2005 à 2007 63 à 68 Keolis Armor
Heuliez Bus GX 327 6 2012 et 2013 71 à 76 Keolis Saint-Malo
Mercedes-Benz Citaro C1 Facelift 1 2006 77 Keolis Saint-Malo Bus d'occasion acheté aux transports Daniel Meyer en 2017.
Mercedes-Benz Citaro C2 9 2014 81 à 89 Keolis Saint-Malo, Keolis Armor
Mercedes-Benz Intouro M 8 2014 Sans Keolis Armor
Iveco Bus Crossway Pop 13 6 2016 Sans Keolis Armor
Véhicules appartenant à Keolis Armor, et utilisés exclusivement par eux.
Constructeur(s) Modèle(s) Nombre Année(s) Commentaires
Irisbus Axer 2 2007
Irisbus Citelis 12 3 2007
Mercedes-Benz Intouro M 8 2008 et 2011
Mercedes-Benz Intouro L 1 2013
Mercedes-Benz Citaro C1 Facelift 3 2008, 2011 et 2012
Irisbus Crossway 3 2009 et 2012
Iveco Bus Crossway Pop 2 2016

Dépôts[modifier | modifier le code]

Accidents[modifier | modifier le code]

Sécurité et accidents[modifier | modifier le code]

Le réseau est parfois victime d'accidents ou d'incidents, tel l'incendie accidentel de l'Heuliez GX 317 no 61 en avril 2016, qui a complètement détruit le véhicule, mais qui n'a fait aucun blessé, le conducteur ayant eu le temps de mettre les passagers en sécurité[10]. Le personnel est aussi victime d'agression comme en 2015 où une conductrice a été agressée physiquement par un homme alcoolisé[11].

Personnel d'exploitation[modifier | modifier le code]

Tarification et financement[modifier | modifier le code]

Tarification[modifier | modifier le code]

La tarification est la même sur l'ensemble du réseau, sans distinction de zones. Le système billétique, renouvelé en , repose depuis cette date sur un système entièrement sans contact et sur trois supports : la carte régionale KorriGo pour les abonnements, un billet sans-contact rechargeable (vendu 0,10 ) pour les titres occasionnels et tout smartphone Android compatible NFC via l'application « Seamless »[12]. Le nouveau système remplace l'ancienne billétique papier, et devrait limiter la fraude[12].

Outre la vente à bord des bus, sur internet, aux dépositaires agréés ou à l'agence commerciale, des distributeurs de titres de transport ont été installés à cinq arrêts majeurs du réseau dont Intramuros[12]. La mise en place de système aura coûté 1,6 million d'euros à Saint-Malo Agglomération, la région Bretagne ayant financé 300 200 [12].

Un titre valable pour un voyage est valable h 30 et coûte, au , 1,35 , 2,70  pour deux voyages, 3,90  pour un titre journalier et 12  pour un titre dix voyages[13]. Des abonnements mensuels et annuels sont possibles, avec des tarifs réduits pour les scolaires, les étudiants, les personnes handicapées à 80 % minimum et personnes âgées[13]. Un abonnement mensuel multimodal « Uzuel + » permet d'utiliser le réseau MAT, la ligne TER Rennes-Saint-Malo et le réseau STAR de Rennes Métropole[13].

Financement[modifier | modifier le code]

Le financement du fonctionnement du réseau (entretien, matériel et charges de personnel) est assuré par l'exploitant Keolis Saint-Malo. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport. Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, Saint-Malo Agglomération. Elle définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle à Keolis Saint-Malo, notamment grâce au versement transport payé par les entreprises de plus de neuf salariés et aux contributions des collectivités publiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]