Gare de Castelnaudary

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Castelnaudary
Image illustrative de l'article Gare de Castelnaudary
Localisation
Pays France
Ville Castelnaudary
Adresse Avenue de la Gare
11400 Castelnaudary
Coordonnées géographiques 43° 18′ 44″ N 1° 57′ 01″ E / 43.312108, 1.95020443° 18′ 44″ Nord 1° 57′ 01″ Est / 43.312108, 1.950204  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER Languedoc-Roussillon
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville
Castelnaudary à Rodez
Voies 5 (+ voies de services)
Quais 3 (dont deux centraux)
Altitude 165 m
Historique
Mise en service 22 avril 1857
Ouverture 1885
(premier bâtiment en dur)
Vers 1950
(le bâtiment actuel)
Correspondances
Bus voir Intermodalité

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Castelnaudary

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Castelnaudary

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Castelnaudary

La gare de Castelnaudary est une gare ferroviaire française, de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, située à proximité du centre ville de Castelnaudary, dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Elle est mise en service en 1857 par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (Midi).

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains grandes lignes, et des trains TER Languedoc-Roussillon.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 165 mètres d'altitude, la gare de Castelnaudary est située au point kilométrique (PK) 311,196 de la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, entre les gares ouvertes de Villefranche-de-Lauragais et de Bram[1].

Ancienne gare de bifurcation, elle est l'origine de la ligne de Castelnaudary à Rodez, avant la gare de Soupex (fermée). La section à voie unique de Castelnaudary à Revel - Sorèze n'est exploitée que pour la desserte d'une installation terminale embranchée (ITE), la section suivante est déclassée.

Histoire[modifier | modifier le code]

La station de Castelnaudary, située au sud de la ville, est officiellement mise en service le 22 avril 1857 par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne (Midi), lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Toulouse à Cette dernière partie de sa ligne de Bordeaux à Cette[2],[3]. Elle dispose alors d'un bâtiment provisoire[4].

En 1862, Castelnaudary es la 54e station de la ligne de Bordeaux à Cette, elle dispose de voitures de correspondances pour Castres, Dourgne, Mirepoix, Revel, Sorèze et Soual. La ville est un chef-lieu d'arrondissement du département de l'Aude et compte 9 584 habitants[5].

Castelnaudary devient une gare de bifurcation le 16 avril 1865, lorsque l'a Compagnie du Midi ouvre à l'exploitation l'embranchement de Castelnaudary à Castres[6].

La recette brute de la gare pour 1873 est de 338 649 francs et pour 1874 de 321 714 fr qui se répartissent : Voyageurs 151 821 fr, Transports Grande Vitesse 221 fr et transports Petite Vitesse 145 441 fr[7]. En 1877, la Compagnie débute des travaux d'agrandissement autorisés par, la pose de deux nouvelles voies sur le côté droit de la gare, le début d'un chantier de canalisations d'eau pour l'alimentation des locomotives et l'agrandissement de la « chaufferetteries » afin d'avoir la possibilité de mettre du chauffage dans les voitures de toutes les classes[8]. Le projet d'éclairage au gaz de la gare, estimé à 12 700 francs et approuvé par la décision ministériel du 18 octobre 1884, est réalisé[9].

Le bâtiment de 1885, vu vers 1900.

Le premier bâtiment en dur de la gare est construit en 1885[4] (voir photo ci-contre).

Au début des années 1900, la compagnie des tramways à vapeur de l'Aude crée une gare de jonction à Castelnaudary. La ligne des tramways de l'Aude franchit la ligne de la compagnie du Midi par un passage à niveau jusqu'à la fermeture du réseau au début des années 1930[10].

Pour le trafic des voyageurs, la gare redevient une simple gare de passage lors de la fermeture de ce trafic sur la section de Castelnaudary à Castres le 15 mai 1939[11]. Néanmoins la desserte par des trains mixtes, voyageurs et marchandises, est rétablie pendant la période de le Deuxième Guerre mondiale du fait des difficultés à assurer une desserte routière[4].

Le 20 août 1944, l'armée allemande en retraite fait sauter, avant son départ, une partie des installations et notamment le bâtiment voyageurs. Une gare provisoire en bois précéda la reconstruction du bâtiment principal après la fin du conflit[4].

Au début des années 2000, la région considère que la gare dispose d'une situation géographique lui confèrent un rôle interrégionale majeur et qu'il faut donc améliorer ses services ferroviaires. Cela débute par une réhabilitation du bâtiment par des travaux, d'un coût de 350 000 euros, réalisés en 2007-2008[12]. Cela se poursuit par l'ouverture en 2002 du chantier pour l'aménagement de la gare et son environnement en « pôle d'échange multimodal » pour faciliter la hausse de sa fréquentation que doit apporter le cadencement des dessertes TER. les travaux concernent le réaménagement, des accès, du parking et des arrêts de bus et le chantier est complété par la création d'un parc à vélos et l'installations de bornes de recharge pour les voitures électriques. L'inauguration a lieu le 25 novembre 2013[13],[14].

En 2014, c'est une gare voyageur d'intérêt régional (catégorie B : la fréquentation est supérieure ou égale à 100 000 voyageurs/an de 2010 à 2011), qui dispose de trois quais (dont deux centraux), deux abris, un souterrain et une traversée de voie à niveau par le public (TVP)[15].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport TER. C'est une gare « Accès Plus » disposant d'aménagements et services pour les personnes à la mobilité réduite[16].

Un passage souterrain permet la traversée des voies et l'accès aux quais[15].

Desserte[modifier | modifier le code]

Castelnaudary est une gare voyageurs de la SNCF, desservie par des InterCités des relations : Paris-Austerlitz - Port-Bou[17], qui inclus des dessertes par des Paris - Cerbère[17] et des Toulouse - Narbonne[17], et Toulouse - Nîmes[18].

C'est également une gare voyageurs du réseau TER Languedoc-Roussillon, desservie par des trains express régionaux des relations : Toulouse - Carcassonne - Montpellier - Nîmes - Tarascon (ligne 03)[19] et Narbonne - Toulouse (ligne 04)[20]

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parking pour les véhicules y est aménagé. Elle est desservie par des bus urbains[16].

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Castelnaudary est une gare Fret SNCF, code 615039, ouverte seulement aux « trains massifs »[21].

Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le site de la gare comprend plusieurs édifices anciens dus à la Compagnie du Midi : une halle à marchandises[22], une ancienne remise pour le matériel roulant[23] et un château d'eau utilisé pour les Locomotives à vapeur jusqu'en 1935[24]. Le bâtiment voyageurs actuel[25] est une reconstruction vers 1950 de l'édifice de 1885 détruit en 1944[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail,‎ , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), « (640/3) Toulouse - Carcassonne », p. 41.
  2. François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 1 (1852 - 1857), Paris, Palau,‎ , 215 p. (ISBN 2-950-94211-3), chap. 5.55 (« Brive-Capdenac : 10 novembre 1862 »), p. 176.
  3. « Dieupentale d'hier à aujourd'hui : Les débuts du Bordeaux-Cette », sur http://www.dieupentale.com/ (consulté le 17 septembre 2014).
  4. a, b, c, d et e Syndicat d'initiative de Revel - Saint-Ferréol, Exposition historique : Cent vingt ans de chemins de fer revélois 1865 - 1985, Revel (Plaquette),‎ , 43 p. (lire en ligne), p. 28.
  5. Adolphe Joanne, Itinéraire de Bordeaux à Toulouse, à Cette et à Perpignan : itinéraire historique et descriptif, Hachette, coll. « Guides Joanne »,‎ , 374 p. (lire en ligne), p. 265.
  6. François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 3 (1864 - 1870), Paris, Palau,‎ , 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X), chap. 8.4 (« Castelnaudary-Castres : 16 avril 1865 »), p. 48.
  7. Conseil général du département de l'Aude, Rapports et délibérations,‎ (lire en ligne), « Exploitation commerciale », p. 308.
  8. Conseil général du département de l'Aude, Rapports et délibérations,‎ (lire en ligne), « Chemins de fer : Chemins de fer du Midi, service du contrôle de l'exploitation », p. 184.
  9. Conseil général du département de l'Aude, Rapports et délibérations,‎ (lire en ligne), « Ligne de Toulouse à Cette : Gare de Castelnaudary », p. 128.
  10. « De Castelnaudary à Belbpech, la petite histoire du tramway des collines : les stations, la gare de Castelnaudary » (consulté le 17 septembre 2014).
  11. « Castelnaudary - Albi » (consulté le 18 septembre 2014).
  12. « Délibération du conseil régional : Programme régional de création, rénovation et de modernisation des gares : Gare de Castelnaudary - pôle d'échange multimodal », sur Région Languedoc-Roussillon,‎ (consulté le 18 septembre 2014).
  13. anonyme, « Castelnaudary : inauguration de la gare « multimodale » », L'Indépendant,‎ (lire en ligne).
  14. « Le pôle d'échanges multimodal de Castelnaudary fait peau neuve » [PDF], sur Gares & connexions,‎ (consulté le 17 septembre 2014).
  15. a et b SNCF, « Document de référence des gares de voyageurs révisé pour l'horaire de service 2014 : Version 6 au 9 mars 2014 » [PDF], sur Gares & Connexions,‎ 2013 (consulté le 17 septembre 2014).
  16. a et b SNCF, « Services & Gares / Gare Castelnaudary », sur http://www.ter.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 17 septembre 2014).
  17. a, b et c SNCF, « Ligne Intercités Paris - Port-Bou, via Toulouse », sur http://www.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 17 septembre 2014).
  18. SNCF, « Ligne Intercités Bordeaux - Toulouse - Montpellier - Marseille - Nice », sur http://www.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 17 septembre 2014).
  19. SNCF, « 03-Toulouse-Montpellier-Marseille du 06/07/14 au 13/12/14 » [PDF], sur http://cdn.ter.sncf.com/,‎ (consulté le 17 septembre 2014).
  20. SNCF, « 04-Narbonne-Toulouse du 06/07/14 au 13/12/14 » [PDF], sur http://cdn.ter.sncf.com/,‎ (consulté le 17 septembre 2014).
  21. « Nomenclature et gares Cim : CASTELNAUDARY, code gare 615039 », sur fret.sncf.com (consulté le 3 octobre 2011).
  22. « Halle à marchandises de Castelnaudary », sur http://www.massifcentralferroviaire.com/fiches/ficheham.php?VARhallesID=69,‎ (consulté le 17 septembre 2014).
  23. « Remise de Castelnaudary », sur http://www.massifcentralferroviaire.com/fiches/ficheham.php?VARhallesID=69,‎ (consulté le 17 septembre 2014).
  24. « Château d'eau de Castelnaudary », sur http://www.massifcentralferroviaire.com/fiches/fichecha.php?VARchateauxdeauID=34,‎ (consulté le 17 septembre 2014).
  25. « Gare intégrée dans un noeud ferroviaire : Castelnaudary », sur http://www.massifcentralferroviaire.com/fiches/fichegar_n.php?VARobjetID=1002,‎ (consulté le 17 septembre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Portbou
ou Cerbère
ou Narbonne
ou Carcassonne
Carcassonne Intercités Toulouse-Matabiau Paris-Austerlitz
ou Toulouse-Matabiau
Nîmes Carcassonne Intercités Toulouse-Matabiau Toulouse-Matabiau
Tarascon
ou Nîmes
ou Narbonne
Carcassonne TER Languedoc-Roussillon Toulouse-Matabiau Toulouse-Matabiau
Narbonne
ou Carcassonne
ou Terminus
Bram
ou Terminus
TER Languedoc-Roussillon Villefranche-de-Lauragais
ou Terminus
Toulouse-Matabiau
ou Terminus