Mosson (quartier)

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Mosson
La Paillade
Mosson (quartier)
Vue d'ensemble du quartier de La Paillade.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Commune Montpellier
Démographie
Population 21 810 hab. (2013[1])
Densité 4 319 hab./km2
Revenu moyen 19 384 
Fonctions urbaines Résidentielle
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 33″ nord, 3° 49′ 21″ est
Superficie 505 ha = 5,05 km2
Transport
Tramway (M) 1 :
Mosson
Stade de la Mosson
Halles de la Paillade
Saint-Paul
Hauts de Massane
Euromédecine
(M) 3 :
Mosson
Celleneuve
Pilory
Localisation
Localisation de Mosson
Délimitation du quartier de la Paillade (le quartier de la Mosson n'est pas représenté dans son intégralité)
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Mosson
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Mosson
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Mosson
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Mosson

La Mosson est un quartier du nord-ouest de Montpellier peuplé d'environ 20 000 habitants[2] (entre 21 652 et 21 810[1],[3]). Sa construction, quelque peu à l'écart de l'urbanisation de la ville à l'époque, a commencé pendant la municipalité de François Delmas dans les années 1960. Il regroupe deux sous-quartiers :

  • le quartier de La Paillade au sud (section paillade sud, SPS) ;
  • le quartier des Hauts de Massanne au nord. (section paillade nord, SPN).

Celui-ci profita du statut de zone à urbaniser en priorité (ZUP). Devant aider l'agglomération montpelliéraine à accueillir les rapatriés d'Algérie (pieds noirs) et du Maroc (majoritaire dans le secteur) et les jeunes issus du baby boom, le quartier a accueilli depuis des immigrés étrangers.

Le quartier de la Mosson et quelques zones plus au sud-est forment le canton de Montpellier-1.

Ce quartier, toujours appelé la Paillade par les montpelliérains, a été volontairement rebaptisé par la municipalité socialiste et communiste de Georges Frêche en 2000 avec l'arrivée du terminus du tramway, en gommant ainsi l'image trop négative du nom de « La Paillade ». La Paillade est aujourd'hui uniquement la partie sud du quartier de la Mosson constituant un sous-quartier de celui-ci[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le quartier est situé au nord-ouest du territoire communal de Montpellier. Il est limité à l'ouest par la Mosson et Juvignac ; au nord, il domine la commune de Grabels. À l'est, il voisine avec les quartiers d'Euromédecine, de Malbosc et de Celleneuve.

Avant et la mise en service de la ligne 1 du tramway, le quartier était desservi et relié au centre-ville de Montpellier par quatre lignes de bus (numéros 1, 2, 9 et 14). Depuis , le tramway dessert quatre stations dans La Paillade et permet de rallier rapidement le quartier des hôpitaux-facultés. Un bus (ligne no 15, ex-no 1) relie à la gare Saint-Roch par l'avenue de Lodève.

En voiture, le plan du quartier est marqué à l'est par l'avenue de l'Europe, véritable colonne vertébrale du trafic automobile. Cet axe est relié à d'autres qui permettent de rejoindre le reste de la ville, dont l'avenue de la Liberté à destination du centre-ville. Au sud, des voies rapides permettent de rejoindre la nationale N109 (future autoroute A750 et l'autoroute A9).

Sous-quartiers[modifier | modifier le code]

Le découpage administratif de Montpellier forme, au sein du quartier de la Mosson, trois sous-quartiers :

  • au nord, les Hauts de Massane domine en altitude Montpellier et Grabels. On y trouve notamment :
    • Le collège des Garrigues ;
    • Le Palais des Sports Pierre de Coubertin ;
    • Le Lac des Garrigues ;
    • L'UFR d'Odontologie et le centre de soin dentaire.
  • au sud, Celleneuve.
  • au centre, la Paillade dans une partie de plaine. S'y trouvent le stade de football de la Mosson, les commerces principaux et une caserne de pompiers. On y trouve notamment :
    • Les Halles de La Paillade ;
    • Le « Grand ensemble » du Grand Mail ;
    • La Tour d'Assas (la plus haute tour habitée de Montpellier) ;
    • La Cité des Gémaux ;
    • Le collège des Escholliers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant les années 1960, l'espace qu'occupe aujourd'hui La Mosson était réparti entre la garrigue au nord et le domaine agricole de La Paillade au sud[5].

Durant la délibération du , le Conseil Municipal de la ville de Montpellier prend la décision de créer une ZUP (Zone à urbaniser par priorité), selon une procédure, datant de 1958, permettant la « création dʼensembles importants dʼhabitations de quartiers et même de cités nouvelles disposant de tout lʼéquipement urbain », ceci dans le but de pallier un déficit en logements estimé à 9000 (accroissement rapide de la population et arrivée de 15000 rapatriés dʼAlgérie).

En date du , le ministère de la construction confère au projet un caractère officiel. Le de la même année, la SERM (Société d’équipement de la région montpelliéraine), chargée de lʼopération, achète les 225 hectares du « Domaine de La Paillade » au Baron de Baroncelli[6].

Un concours international est organisé pour les architectes et les urbanistes pour lʼaménagement de ce site dont la caractéristique dominante est le caractère méditerranéen. « Les augures donnaient gagnants les ateliers des grands patrons parisiens, qui disposaient de moyens financiers et de bureaux puissamment équipés. Or, à lʼissue du concours, au mois d', ce fut une équipe montpelliéraine qui triompha : celle formée par les architectes Gallix, Almairac, Farrier, Gourguet, Pomier, Rouquier, Rouzaud et Vincent » (cf. article Midi Libre du )

Le 2e prix de ce concours a été attribué à lʼéquipe conduite par C. Aubert (Paris)[7].

Lʼagence Gallix et Vincent, architectes DPLG, est nommée architecte en chef de lʼopération pour une durée de 10 ans.

Le début des travaux débute en janvier 1964 après la réalisation du projet dʼexécution. Les premiers habitants prennent possession de leurs logements dans la zone Sud, le .

Les maquettes de lʼavant-projet et du projet ont été exposées en met confiées ensuite à la SERM[8].

Le quartier a gardé la mémoire des barres de « Phobos » détruites à la fin des années 1980.

En 1997, le sud de La Mosson, actuel quartier de la Paillade, bénéficia du statut de zone franche urbaine pour aider à créer des emplois.

Dans le cadre du projet de rénovation urbaine, les cinq tours qui composent la cité des Tritons sont progressivement démolies[9]. La « tour Cambacérès » fut la première en l'an 2000, suivie de la « tour Monge » en 2005, puis de la « tour Condorcet » en 2012 et la « tour Cambon » en 2013, pour terminer par la « tour d’Alembert » le [10].

Aujourd'hui, des négociations sont en cours avec l'ANRU dans le cadre du projet de rénovation urbaine[11], et qui prévoit notamment :

  • 451 démolitions de logements (dont 134 issus d’un immeuble en copropriété privée : la Tour Catalogne) ;
  • 451 reconstructions de logements sociaux ;
  • 687 résidentialisations ;
  • la transformation du Mail en promenade aménagée d'espaces publics et verts ;
  • la transformation de l’avenue de l’Europe en boulevard urbain valorisant ;
  • le développement d'équipements publics en frange extérieure au quartier ;
  • la restructuration des commerces de proximité ;
  • La construction de 430 logements privés en frange extérieure au quartier (secteur Blayac)[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la Mosson depuis 1999
1999 2007 2009 2013
27 74928 95028 48021 652
(Source : Diagnostic socio démographique par quartier sur opendata.montpelliernumerique.fr)

Équipements[modifier | modifier le code]

La Mosson compte plusieurs équipements sportifs et culturels.

  • Équipements commerciaux :
    • Le marché couvert est ouvert les mardis, vendredis et samedis.
  • Équipements culturels :
  • Équipements cultuels :
    • Église catholique Saint Paul ;
    • Temple Réformé ;
    • Mosquée de Montpellier ;
    • Église Évangélique de Pentecôte.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Quartier Prioritaire Mosson : Population municipale 2013 », sur sig.ville.gouv.fr, (consulté le 13 décembre 2020).
  2. Claire Boré et Marc Royer, « Statistiques et études : Politique de la ville », sur Insee, (consulté le 13 décembre 2020).
  3. « Démographie QP Mosson : Population municipale au  » [PDF], sur sig.ville.gouv.fr, (consulté le 13 décembre 2020).
  4. Zone délimitant le quartier : 43° 37′ 21,26″ N, 3° 48′ 59,6″ E (consulté le 26 juin 2018)
  5. La Mosson a 50 ans : il était une fois La Paillade, par Olivier Rioux, le 2 avril 2015, sur le site de La Gazette de Montpellier (consulté le 10 septembre 2016)
  6. [PDF] Les hôtels de ville de Montpellier, page 42/51, publié le 12 décembre 2016 sur le site Mémoire d'Oc site (consulté le 27 mai 2018)
  7. description de ces deux projets dans la revue Architecture dʼAujourdʼhui no 106 de février/mars 1963
  8. photos dans la revue Architecture dʼAujourdʼhui no 106
  9. La tour d'Alembert va être démolie, publié par Nicolas Bonzom, le 13 septembre 2016, sur le site 20minutes.fr (consulté le 17 mai 2017)
  10. Le chantier de démolition de la tour d'Alembert, sur le site acmhabitat.fr (consulté le 17 mai 2017)
  11. « Bisbilles et inquiétudes autour des milliards de l’Anru », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 1er juillet 2018)
  12. Source : Avis du Comité d'engagement de l'ANRU du 7 juillet 2005.
  13. « Localisation des gymnases accueillant le club », sur Montpellier Basket Mosson (consulté le 13 décembre 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Alzieu, Montpellier. Années soixante, Éditions Alan Sutton, coll. « Témoignages et récits », , 160 p. (ISBN 2-84910-215-6)
  • Phobos, les mal famés, livre qui retrace la vie de huit jeunes adolescents du quartier (renommé Phobos) dans les hauteur de la Paillade dans les années 1975 à 1991.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Tomber des murs ? 50 ans de grands ensembles, réalisation et production : Les Ziconofages, 2008 / Durée : 52'
Le film « Tomber des murs ? », revient sur 50 ans d'histoire des grands ensembles. À Montpellier, dans les quartiers du Petit Bard et de la Paillade (Mosson) des tours s'écroulent, la mixité sociale s'impose et les murs des barres ont repeints.
Ce film est un constat sur les problématiques autour des politiques de rénovations urbaines. Il y a les murs d'immeubles qui tombent en pleine crise du logement et puis ceux qu'il reste à abattre, ceux de l'indifférence et de l'incompréhension. Une population invisible aux yeux des décideurs revendique son mot à dire. 52' où se croisent les paroles des habitants, chercheurs, acteurs associatifs et politiques.

Liens externes[modifier | modifier le code]