Stan Lee

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Stan Lee
Description de cette image, également commentée ci-après
Stan Lee en 2007.
Nom de naissance Stanley Martin Lieber
Alias
Stan The Man[1]
Naissance
New York, État de New York, États-Unis
Décès (à 95 ans)
Los Angeles, Californie, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession
Activité principale
Éditeur en chef de Marvel Comics
Distinctions
Famille
Larry Lieber (frère)
Signature de Stan Lee

Stanley Lieber, dit Stan Lee, né le à New York et mort le à Los Angeles, est un scénariste américain et éditeur de comics. Son nom est associé à Marvel Comics, pour lequel il a imaginé les super-héros Spider-Man, Hulk, Iron Man, les Avengers, les X-Men, ainsi que bien d'autres personnages. Il se surnommait lui-même « Stan the Man ».

Lee est — avec des dessinateurs comme Jack Kirby et Steve Ditko — le co-créateur de plusieurs milliers de personnages qui sont le fondement de l'univers Marvel[1]. À compter des années 1960, le succès de ses séries a permis l'ascension de Marvel Comics, passé avec le temps du rang de petite société d'édition à celui de groupe industriel multimédia. Il est aussi reconnu pour avoir contribué à ce que les comics américains s'émancipent d'un registre artistique à l'origine réservé à un lectorat pour la jeunesse, pour atteindre tous les publics[1].

Après son départ de Marvel, il crée, en novembre 2001, un nouveau studio nommé POW! Entertainment. Demeuré associé à Marvel en tant que symbole historique de l'entreprise, il est crédité comme producteur exécutif de la plupart des adaptations audiovisuelles des comics mettant en scène ses personnages. Dans les dernières années de sa vie, dès le début des années 2000[2], et principalement après la création de l'univers cinématographique Marvel, le rachat de Marvel par Disney en 2009, et le succès mondial des films alors produits, il fait des apparitions dans chacun d'entre eux, avec des caméos devenus « culte ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Stanley Lieber, né en 1922 à New York, est un fils d'immigrants roumains[3] juifs[4] venus s’installer aux États-Unis. Il grandit dans le quartier de Washington Heights durant la Grande Dépression[1]. D’origine très modeste, en parallèle de ses études à la DeWitt Clinton High School (en), une université du Bronx, il enchaîne les petits boulots pour aider sa famille[1].

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est encore mineur, Stan Lee commence à travailler dès 1940 comme assistant, homme à tout faire, puis rédacteur pour l'éditeur de bandes dessinées bon marché (pulps) Timely Comics, avec l’appui de son oncle Robbie Solomon[1]. Le patron de Timely Comics, Martin Goodman, est un de ses cousins par alliance[1]. D'un naturel bavard et persévérant, il se retrouve vite sous l'autorité de Joe Simon et Jack Kirby, les dessinateurs vedettes de Timely Comics. Il sert les cafés, apporte les sandwichs, mais effectue aussi de petits travaux sur les planches avant publication[1].

Sa première œuvre publiée est une page de texte datée de 1941 dans le comics Captain America[5]. À l’époque, les comics comportaient deux pages rédigées, ce qui permettait de bénéficier d’un tarif postal préférentiel, et les auteurs n'avaient aucun problème à en déléguer la rédaction, puisqu'ils pensaient qu’elles n’étaient pas lues[1]. Très vite, il utilise le pseudonyme « Stan Lee » (qui dérive de son vrai nom), ayant pour projet de réserver « Stanley Martin Lieber pour le grand roman que je n’ai jamais écrit »[1]. Bien vite, il devient scénariste à part entière. Travailleur passionné, il rédige des scripts des séries dessinées à la chaîne, et sous différents pseudonymes, afin de laisser croire que Timely Comics emploie un grand nombre de scénaristes[1]. Puis, à la suite du départ de Jack Kirby et Joe Simon (à cause d’un désaccord avec Martin Goodman sur leur rémunération), Lee devient le rédacteur en chef de Timely, à moins de 20 ans[1].

Stan Lee sous les drapeaux (entre 1942 et 1945).

En , Stan Lee est appelé sous les drapeaux. Il est cantonné en Caroline du Nord puis dans l'Indiana, où il dessine des documents pédagogiques comme des posters pour prévenir la syphilis[6]. Il est aussi l'un des neuf appelés américains à servir comme auteur dramatique[7].

Après la guerre, l'industrie des comics traverse une crise et Timely connaît différents échecs dans les années 1950[1]. Les comics étant accusés de favoriser la délinquance juvénile, les ventes de comics de super-héros accusent une baisse notable[1]. Timely Comics, devenu Atlas Comics en 1951, tente également d’affronter une crise concernant sa structure de distribution des numéros. Malgré les problèmes, Stan Lee reste fidèle au poste : il écrit des scénarios de comics dans tous les genres en vogue (romance, guerre, fantastique, western et science-fiction) en se consacrant aux titres les plus vendeurs, attendant un hypothétique retour en grâce[1]. À la fin des années 1950, il devient las de son travail et songe à démissionner après vingt ans de bons et loyaux services. À l'époque, il est l’un des derniers salariés à travailler à plein temps pour Martin Goodman[1].

L'Âge d'or Marvel[modifier | modifier le code]

Article connexe : Âge d'argent des comics.

Au début des années 1960, l'éditeur concurrent DC Comics relance le genre des comics de super-héros, obtenant un grand succès avec la série Justice League of America qui narre les aventures d’une alliance emmenée par Wonder Woman et Flash. L'éditeur Martin Goodman, souhaitant profiter lui aussi de ce regain de popularité, enjoint Stan Lee à mettre au point leur propre équipe de « super vengeurs »[1] pour Marvel Comics (le nouveau nom de l'éditeur succédant à Atlas Comics et Timely Comics).

Logotype de Marvel Comics.

En 1961, Stan Lee et Jack Kirby (que Lee a fait revenir en 1958) créent la série Les Quatre Fantastiques (Fantastic Four) qui révolutionne les bandes dessinées de super-héros de l'époque ; la structure des récits est en effet plus adulte, en rupture avec les habitudes narratives classiques[1]. Les personnages sont aux prises avec des problèmes personnels divers (sentimentaux, financiers), se chamaillent et usent éventuellement de l'argot. Le succès n’est pas immédiat, mais se consolide au fil du temps, Les Quatre Fantastiques devenant la plus longue série éditée par Marvel, jusqu’en 2011[1]. Portée par l'imagination sans limite de Kirby et le sens du soap opera de Lee, Les Quatre Fantastiques deviendra « culte » et fera de Marvel l'un des leaders du marché.

Dans la foulée, Lee et Kirby multiplient les créations qui suivent souvent la même recette : Hulk (1962), Thor (1962), X-Men (1963), Les Vengeurs (Avengers, 1963)[1]. Avec les dessinateurs Steve Ditko, Don Heck ou encore Bill Everett, Lee donnera naissance à d’autres séries de super-héros qui connaîtront eux aussi le succès : Spider-Man (1962), Iron Man (1963), Docteur Strange (1963) ou Daredevil (1964), et qui symboliseront l'âge d'argent des comics[1].

Ces personnages humains, faillibles, sont parfois torturés et souvent craints par la population, ce qui tranche résolument avec les super-héros « positifs » de DC Comics (Superman, Wonder Woman, etc.)[8]. Parmi ses héros, Stan Lee déclarera avoir une certaine faiblesse pour la Chose (The Thing), un personnage rendu prisonnier de son corps de pierre et objet de beaucoup de questions existentielles. Certains personnages négatifs (les « super-vilains ») sont, eux aussi, en proie à des questions existentielles et des souffrances personnelles qui les rendent plus humains et faillibles, tel l'Homme-sable dont les mauvaises actions sont motivées par la nécessité de trouver de l'argent pour soigner sa petite fille malade.

Cocréateur de la majorité des personnages, Lee s'occupe aussi du courrier des lecteurs, des revues et du matériel rédactionnel. Entouré d'une équipe de dessinateurs de grand talent (principalement Jack Kirby et Steve Ditko, puis John Romita, Gene Colanetc.), il leur délègue progressivement la construction des intrigues, se réservant l'écriture des dialogues[9]. Cette méthode, qui fait des dessinateurs les coscénaristes des revues qu'ils dessinent, permet d'obtenir des récits dynamiques, axés sur le dessin et l'action. Le rôle de coscénariste des dessinateurs n'est cependant pas reconnu et tous les personnages qu'ils contribuent à créer demeurent la propriété de Marvel.

Dans les années 1980, Jack Kirby, en conflit avec son ancien éditeur au sujet de la propriété de ses planches originales, reproche vivement à Stan Lee ses méthodes de travail et le fait de s'être approprié certaines de ses idées.

Ambassadeur Marvel[modifier | modifier le code]

Stan Lee en 1975.

Dans les années 1970, Stan Lee abandonne progressivement l'écriture de scénarios et la gestion éditoriale des revues. Confiant ses personnages à une équipe de jeunes auteurs qu'il a formés (Roy Thomas, Gerry Conway, Len Wein…), il se consacre à la tournée des universités ou aux relations avec la presse, afin de faire connaître l'univers Marvel. Il se charge également d'initier et de superviser plusieurs adaptations télévisées de ses super-héros, telles que les séries Spider-Man ou L'Incroyable Hulk. Il intervient ainsi sur une quinzaine de projets de films, dessins animés, séries télévisées transposant les héros Marvel à l'écran, sans que ces projets se concrétisent à chaque fois.

Indépendance[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1990, le groupe Marvel traverse une grave crise financière et renégocie le contrat qui le lie à Stan Lee. À cette occasion, Lee perd l'exclusivité qui le liait à Marvel. S'il conserve un titre de producteur exécutif sur les films adaptés de ses personnages (Spider-Man, X-Men…), il peut dès lors initier des projets pour d'autres éditeurs. Il coécrit ainsi la collection Just Imagine pour DC Comics, réinventant le temps d'un album les héros de l'éditeur concurrent principal de Marvel (Superman, Batman…).

Stan Lee entouré de cosplays de ses personnages lors de la DragonCon 2012.

En 1998, il fonde la Stan Lee Entertainment pour la création d'œuvres sur Internet[10] mais la société fait faillite en décembre 2000[11]. Il monte alors en 2001 la structure de production POW! Entertainment qui développe des projets pour la télévision ou le cinéma. En 2008, il crée même une nouvelle ligne de comics pour l'éditeur indépendant Boom Studios, créant et supervisant trois séries, animées ensuite par des auteurs comme Paul Cornell ou Mark Waid. Le , Disney et POW! Entertainment signent un contrat pour la production de trois films[12].

En 2009, il se lance dans le manga en créant Heroman — qui sera adapté en dessin animé — et il scénarise le manga Ultimo avec Hiroyuki Takei.

Stan Lee demeure cependant lié à Marvel, pour qui il écrit ponctuellement des épisodes spéciaux, tels que Stan Lee Meets Spider-Man (nommé aux Eisner Awards 2007) ou Fantastic Four: The Lost Adventure, d'après des planches de Jack Kirby prévues pour Fantastic Four #102. Le , avec le rachat de Marvel Entertainment, Disney accroît son partenariat avec POW! Entertainment, le studio de Lee[13], et investit 2,5 millions de dollars dans le capital, soit 10 %[14].

Stan Lee à la New York Comic Con 2011.

En 2011, il monte un projet de série animée avec Arnold Schwarzenegger, intitulée The Governator mais, à cause du scandale lié aux infidélités conjugales de Schwarzenegger, les sociétés productrices se retirent du projet, celui-ci étant alors abandonné[15].

En dehors des comics et films Marvel, il participe au développement de la série télévisée britannique Lucky Man (Stan Lee's Lucky Man), diffusée dès 2016.

Vie privée et personnalité[modifier | modifier le code]

Stan Lee se marie le avec la top-modèle et doubleuse britannique Joan Boocock Lee (en) (née Boocock)[16],[17]. Celle-ci meurt le à 95 ans[18] Bien que de multiples sources la citent comme ayant 93 ans au moment de sa mort, le General Register Office (en) britannique montre qu'elle avait, en fait, 95 ans[19]. Le couple a eu deux filles, Joan Celia « J. C. » Lee (née en 1950) et Jan Lee, qui est morte trois jours après sa naissance en 1953[16],[17]. Affaibli dans ses dernières années et affecté par la mort de sa femme Joan, Stan Lee continuait cependant d’apparaître régulièrement en public[1].

Dans un documentaire de 2010 lui étant entièrement consacré, intitulé With Great Power : The Stan Lee Story, il affirme : « Je ne rêvais pas de faire des comics étant enfant. Je voulais être acteur. Mon premier héros était Errol Flynn »[1].

Stan Lee avait pris l’habitude de signer ses tribunes dans les comics avec l'expression « Excelsior », une expression dont personne ne saurait ce qu’elle signifie, afin de se démarquer de ses concurrents qui reprenaient ses gimmicks. (« Que signifie "Excelsior" ? Plus haut et plus loin vers une gloire supérieure. C’est ce que je vous souhaite à chaque fois que je finis de tweeter. Excelsior ! »)[20].

Mort[modifier | modifier le code]

Stan Lee meurt le à Los Angeles à l’âge de 95 ans, des suites d’une insuffisance cardiaque et respiratoire[21],[22]. Selon le site média TMZ, il souffrait également d'une pneumonie par aspiration que le médecin légiste a considéré comme une « affection importante contribuant au décès »[21].

À l'annonce de sa mort, les principaux acteurs ayant interprété ses personnages au cinéma lui rendent hommage sur les réseaux sociaux, saluant le génie créatif et le scénariste révolutionnaire, notamment les acteurs Robert Downey Jr., Hugh Jackman, Mark Ruffalo, Chris Evans ou Tom Holland, mais aussi le scénariste Frank Miller, l'acteur de la saga Star Wars Mark Hamill, et même les éditions DC Comics, éternelles rivales de Marvel Comics, qui saluent notamment un homme qui « a changé notre façon de voir les héros »[23].

Apparitions dans les œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

L'auteur entouré d'acteurs de l'univers cinématographique des X-Men, au San Diego Comic-Con 2015.

Stan Lee est le producteur exécutif de plusieurs films ; il en profite pour faire des caméos (apparitions-éclair à la Alfred Hitchcock) dans la plupart des adaptations cinématographiques Marvel[1], ainsi que dans des séries télévisées liées aux super-héros Marvel[24]. Il apparaît dans tous les films de l'univers cinématographique Marvel et dans plusieurs de l'univers cinématographique des X-Men[25].

Films et séries télévisées Marvel[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

  • 1982 : The Incredible Hulk : le narrateur
  • 1983 : Spider-Man and His Amazing Friends : le narrateur
  • 1989 : X-Men: Pryde of the X-Men : le narrateur
  • 1989 : Le Procès de l'incroyable Hulk ; le juré Foreman

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Autres apparitions et représentations[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Clip musical[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative reprenant une célèbre citation de Stan Lee
(« With great power there must also come -- great responsibility. »)[32]
affichée au State Attorney General Building à Providence dans l’État de Rhode Island.
Stan Lee félicité par le président des États-Unis George W. Bush alors qu'il reçoit la National Medal of Arts en 2008.
  • 1963 : prix Alley de la meilleure histoire courte pour « Origin of Spider-Man », parue dans Amazing Fantasy #15 (avec Steve Ditko).
  • 1964-1969 : prix Alley du meilleur éditeur et du meilleur scénariste.
  • 1964 : prix Alley de la meilleure histoire courte pour « The Human Torch Meets Captain America », parue dans Strange Tales #144 (avec Jack Kirby).
  • 1965 : prix Alley du meilleur roman pour « Captain America Joins the Avengers », parue dans The Avengers #4 (avec Jack Kirby) ; prix de la meilleure nouveauté pour la série Captain America (avec Jack Kirby).
  • 1966 : prix Alley de la meilleure histoire courte pour « The Origin of Red Skull », parue dans Tales of Suspense #66 (avec Jack Kirby).
  • 1967 : prix Alley de la meilleure histoire complète pour « How Green was my Goblin », parue dans The Amazing Spider-Man #39 (avec John Romita, Sr.) ; prix de la meilleure série complémentaire pour « Tales of Asgard », parue dans The Mighty Thor (avec Jack Kirby).
  • 1968 : prix Alley de la meilleure série complémentaire pour « Tales of Asgard » et « Tales of the Inhumans », parue dans The Mighty Thor (avec Jack Kirby).
  • 1969 : prix Alley de la meilleure histoire complète (ex-aequo) pour « Origin of the Silver Surfer », parue dans The Silver Surfer #1 (avec John Buscema) ; prix de la meilleure histoire courte pour « Today Earth Died », parue dans Strange Tales #168 (avec Jim Steranko) ; prix de la meilleure série complémentaire pour « Tales of the Inhumans », parue dans The Mighty Thor (avec Jack Kirby) ; prix de la meilleure nouveauté pour la série Le Surfeur d'Argent.
  • 1970 : prix Alley de la meilleure histoire complète pour « ...And Who Shall Mourn for Him? », parue dans The Silver Surfer #5 (avec John et Sal Buscema).
  • 1974 : prix Inkpot
  • 1989 : prix Eisner de la meilleure mini-série pour Silver Surfer : Parabole (avec Moebius).
  • 1992 : Prix Adamson (Suède) pour l'ensemble de son œuvre.
  • 1994 : Temple de la renommée Will Eisner
  • 1995 : Temple de la renommée Jack Kirby
  • 2000 : prix d'honneur du festival international du film pour enfant de Burbank
  • 2002 : Saturn Award d'honneur (Life Career Award)
  • 2008 : National Medal of Arts
  • 2009 : prix Scream spécial Comic-Con Icon
  •  : étoile sur le Walk of Fame d'Hollywood[1],[33].
  • 2012 :
    • Prix d'honneur du festival du film de Savannah
    • Prix d'honneur de la Visual Effects Society
    • Prix Vanguard de la Producers Guild of America
  • 2017 : Disney Legend

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Jean-Claude Montalban est la voix française régulière de Stan Lee.

et aussi

Controverse[modifier | modifier le code]

En , une masseuse, Maria Carballo, porte plainte contre Stan Lee pour agression sexuelle, l’accusant notamment d’attouchements et réclamant au moins 50 000 dollars de dommages et intérêts. Les faits remonteraient à avril 2017, quand Stan Lee se rendit à Chicago pour une convention de comic-books. L’avocat de Stan Lee dément cette version, affirmant à propos de son client « C’est une personnalité connue et je pense que c’est de l’extorsion [...] Il a 95 ans, je ne pense pas qu’il ferait ça »[34].

Les initiales des personnages de Stan Lee[modifier | modifier le code]

Dans l'épisode 16 de la saison 3 de la série télévisée The Big Bang Theory, une coïncidence amusante est soulevée par Rajesh Koothrappali : il remarque en effet que certains personnages créés par Stan Lee ont les initiales de leurs noms et prénoms (ou de leur nom de héros) identiques : Bruce Banner, Doctor Doom (le pseudonyme de Victor Von Doom, le Docteur Fatalis en VF), Otto Octavius, Peter Parker, Susan Storm, Matt Murdock (Daredevil), Reed Richards (Mr Fantastique), Scott Summers (Cyclope), Silver Surfer, Green Goblin (le Bouffon vert), Pepper Potts, Millie the Model, The Fantastic Four (Les Quatre Fantastiques), The Invincible Iron Man, Happy Hogan (en), Curt Connors (Le Lézard) (voire trois initiales, comme John Jonah Jameson, Dum Dum Dugan ou Fin Fang Foom), etc.

L'explication donnée par Stan Lee est simple : ayant créé un univers relativement vaste de personnages, il a inventé cette astuce mnémotechnique pour se souvenir des noms de ses créations[35].

Cependant, cet usage existe également avec de nombreux autres personnages de comics non inventés par Stan Lee (comme Lex Luthor, Lois Lane, Wonder Woman, voire, phonétiquement, Clark Kentetc. dans l'univers DC) et plus généralement dans le dessin animé et la bande dessinée, notamment américains ou d'inspiration américaine (Krazy Kat, Donald Duck, Mickey Mouse, Bugs Bunny et Daffy Duck, Lucky Luke et Jolly Jumperetc.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x et y « Stan Lee, créateur du panthéon des super-héros Marvel, est mort », Pauline Croquet, Le Monde.fr, 12 novembre 2018.
  2. Sidney Fussell, Tech Insider, « Stan Lee has made 28 cameos in Marvel movies and shows — here they are », sur Business Insider, (consulté le 24 avril 2019)
  3. « Stan Lee - Profession : auteur de "comics" », sur fr.canoe.ca (consulté le 12 novembre 2018)
  4. (en) Arie Kaplan, From Krakow to Krypton : Jews and Comic Books, Philadelphie, The Jewish Publication Society, , 225 p. (ISBN 978-0-8276-0843-6, lire en ligne)
  5. (en) Tyler Weaver, Comics for Film, Games, and Animation : Using Comics to Construct Your Transmedia Storyworld, Taylor & Francis, , 352 p. (ISBN 9781136145742, lire en ligne), p. 64
  6. Rhoades 2007, p. 38
  7. Rhoades 2007, p. 44
  8. Gérard Courtial, À la rencontre des Super-Héros, Bédésup, , 152 p., p. 106.
  9. (en) Tyler Weaver, Comics for Film, Games, and Animation : Using Comics to Construct Your Transmedia Storyworld, Taylor & Francis, , 352 p. (ISBN 9781136145742, lire en ligne), p. 111
  10. (en) « Stan Lee Media Inc », secinfo.com, 3 décembre 1999.
  11. (en) Stan Lee, « Corporate information for Stan Lee Media Inc of Colorado » (consulté le 10 janvier 2008)
  12. (en) « Stan Lee, Disney Commit to Three Films », rottentomatoes.com.
  13. (en) « Disney expands relationship with POW! Entertainment », gamingangels.com.
  14. (en) « Disney buys stake in Stan Lee venture », upi.com.
  15. John Horn, « Arnold Schwarzenegger’s ‘Governator’ officially a no-go », sur Los Angeles Times.com, .
  16. a et b (en) « Stan & Joan Lee's Love Story », sur dailyentertainmentnews.com (consulté le 30 juin 2017).
  17. a et b (en)Stan Lee et George Mair, Excelsior!: The Amazing Life of Stan Lee, p. 69.
  18. (en) Abigail Abrams, « Joan B. Lee: Wife of Comics Legend Stan Lee, Dies at 93 », sur Time.com, .
  19. (en) Todd Leopold, Lisa Respers France et Brian Lowry, « Stan Lee, Marvel Comics visionary, dead at 95 », CNN.com, 12 novembre 2018.
  20. « Mort de Stan Lee : Pourquoi les fans signent-ils "Excelsior!" dans leurs hommages ? », 20 minutes, 13 novembre 2018.
  21. a et b « Les causes de la mort de Stan Lee révélées », sur BFMTV (consulté le 14 avril 2019)
  22. « La légende de la bande dessinée américaine Stan Lee meurt à 95 ans », Le Temps.ch, .
  23. « "Un génie créatif", "un révolutionnaire", Hollywood rend hommage à Stan Lee », Le Figaro.fr avec AFP, 13 novembre 2018.
  24. « Dossier Les caméos de Mr. Stan Lee chez Marvel », Allociné.fr.
  25. TOUS les cameos de Stan Lee dans les séries Marvel, Charles Martin, Première.fr, 13 novembre 2018.
  26. (en) « Cloak & Dagger, "Boss Explains How Freeform's Newest Heroes Connect to the Marvel Cinematic Universe" », tvline.com, 7 juin 2018.
  27. (en) Erik Davis, « Interview: Into the Spider-Verse Producers Phil Lord and Chris Miller Talk Spider-Man, Stan Lee and Reinventing the Comic Book Movie », sur Fandango.com, (consulté le 3 décembre 2018).
  28. (en) Jim Vejvoda, « Spider-Man: Into the Spider-Verse Official Credits Reveal Surprise Voice Actor Cameos », sur Ign.com, (consulté le 3 décembre 2018).
  29. « Stan Lee, des millions de fans et des héritiers orphelins », Olivier Bénis, France Inter, 13 novembre 2018 : « Un amour [de fan que lui portait Kevin Smith] que le père de Spider-Man lui rendait bien, acceptant même d'apparaître en 1995 dans son propre rôle dans l'une de ses comédies, Mallrats, bien avant l'avalanche d'apparitions du même genre que lui ont offertes ensuite les films Marvel. »
  30. (en) « Heroes Pics from Ep. 16 :"Unexpected" - Stan Lee Guests! », sur comicbookresources.com (consulté le 15 octobre 2013).
  31. « Détails de la série Heroman », sur animeka.com.
  32. Citée dans les débuts du personnage de Spider-Man dans Amazing Fantasy #15 ; (en) « The Evolution of the Pithy Proverb: "With Great Power Comes Great Responsibility." », quotecounterquote.com (consulté le 11 avril 2013).
  33. « Le scénariste Stan Lee étoilé à Hollywood », romandie.com.
  34. « Une masseuse poursuit Stan Lee pour agression sexuelle », sur 20 minutes.fr, .
  35. « Stan Lee et les initiales », sur wtcomics.mdata.fr, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Document utilisé pour la rédaction de l’article source utilisée pour la rédaction de cet article

  • (en) Shirrel Rhoades, A Complete History of American Comic Books, Peter Lang, , 353 p. (ISBN 1433101076, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marc Lainé, Stan Lee. Homère du XXe siècle, Les Moutons électriques, coll. « La Bibliothèque des miroirs », 2013.
  • (en) Jordon Raphael et Tom Spurgeon, Stan Lee and the Rise and Fall of the American Comic Book, Chicago Review Press, 2003.
  • Pauline Croquet, « Comment Stan Lee a révolutionné l’industrie du comics », Le Monde,‎ (lire en ligne). 

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]