Aller au contenu

Charles M. Schulz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Charles Schulz)
Charles Monroe Schulz
Charles M. Schulz en 1993
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Charles Monroe Schulz
Surnom
Sparky
Nationalité
Formation
Art Instruction School
Activités
Père
Carl Schulz (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Dena Schulz (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Joyce Halverson (1951–1972)
Jeannie Clyde (1973–2000)
Autres informations
Propriétaire de
Redwood Empire Ice Arena (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Arme
Conflit
Sport
Site web
Distinctions
Œuvres principales
signature de Charles Monroe Schulz
Signature.
Plaque commémorative.

Charles Monroe Schulz, plus connu sous le nom de Charles M. Schulz, né le à Minneapolis (Minnesota) et mort le à Santa Rosa (Californie), est un auteur américain de bande dessinée, spécialisé dans le comic strip. Il est notamment connu pour sa série Peanuts, publiée de 1950 à 2000.

Charles Monroe Schulz, fils d'un Allemand et d'une Norvégienne émigrés aux États-Unis, naît à Minneapolis dans le Minnesota aux États-Unis. Il grandit dans un foyer aimant, protecteur et passionné de bandes dessinées. Il est surnommé Sparky par son oncle, en hommage à Sparkplug, cheval de la BD Barney Google. Dès son plus jeune âge, le petit Charles, montre un talent certain pour le dessin, don particulièrement encouragé par sa mère.

Études, guerre et débuts

[modifier | modifier le code]

Ses parents l'inscrivent par correspondance, en 1940, à la Federal School of Art. Lorsque trois ans plus tard il obtient son diplôme, deux événements bouleversent sa vie : il est immédiatement appelé sous les drapeaux pour aller combattre en Europe et sa mère meurt d'un cancer. À son retour, il décide de tenter sa chance dans l'édition : il postule avec succès à Timeless Topix (maison d'édition catholique) puis travaille pour son ancienne école de dessin, devenue depuis l'Art Instruction School.

Parallèlement à ses activités professionnelles, il adresse à un quotidien de Saint Paul les premières planches d'une BD nommée Li'l Folks - l'histoire d'une bande de gamins aux proportions déformées.

United Feature Syndicate propose à Schulz la publication de Li'l Folks dans des quotidiens nationaux dès 1950 mais impose le nom de Peanuts à un auteur scandalisé. En 1952, le premier recueil des aventures du « bon vieux Charlie Brown » paraît. Très vite, les professionnels reconnaissent les qualités de la série et Schulz recevra à deux reprises, entre autres récompenses, le prix Reuben de la National Cartoonist Society en 1965.

Les années suivantes voient l'arrivée de nouveaux personnages, parmi lesquels le beagle Snoopy mais aussi les enfants de la famille Van Pelt (le sensible Linus et la caractérielle Lucy), l'oiseau Woodstock, le pianiste Schroeder, Patricia et bien d'autres. Le succès est tel que les productions dérivées (téléfilms, comédie musicale…) se multiplient. Dès lors, les années passant, Schulz reçoit de nombreux titres honorifiques, dans son propre pays et en Europe.

Charles M. Schulz était également un prédicateur laïque très actif dans une église protestante évangélique aux États-Unis [1].

Charles M. Schulz en 1993.

En 1990, Charles M. Schulz est consacré lors d'une exposition "Snoopy in Fashion" organisée au musée du Louvre, et certains de ses dessins sont reproduits dans la revue du Louvre[2]. Le , le ministre français de la culture lui remet les insignes de Commandeur des Arts et des Lettres[2],[3].

En 1993, ce grand fan de hockey sur glace est intronisé au Temple de la renommée du hockey américain[4].

Fin de vie et mort

[modifier | modifier le code]

Le , Charles Schulz décide, à 77 ans, de prendre sa retraite afin de se consacrer à son traitement médical et à sa guérison d'un cancer du côlon[3]. La bande dessinée cesse de paraître au début de l'année 2000. Le , quelques heures avant la parution de l'ultime planche des Peanuts, dans laquelle il fait ses adieux, Charles M. Schulz meurt des suites de son cancer.

Postérité

[modifier | modifier le code]

Snoopy reste l'un des comic-strips les plus vendus et les plus populaires du monde ; il apparaît « chaque jour dans plus de 2 500 journaux, pour plus de 350 millions de lecteurs de 75 pays », dans 21 langues[3]. Charles Schulz est la troisième personnalité décédée à générer le plus de revenus au monde[5].

Productions télévisées et cinématographiques

[modifier | modifier le code]

Comme scénariste

[modifier | modifier le code]

Comme producteur

[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions

[modifier | modifier le code]

Distinctions posthumes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Monographies

[modifier | modifier le code]
  • Marion Vidal, Monsieur Schulz et ses Peanuts, Paris, éditions Albin Michel, 1976 (ISBN 978-2226003294).
  • (en-US) Chipp Kidd (éditeur) (préf. Jean Schulz, ill. Charles M. Schulz), Peanuts : the art of Charles M. Schulz, New York, Pantheon Books, , 1re éd. (ISBN 0-375-42097-5).
  • (en-US) Mae Woods, Charles Schulz, Edina : ABDO, 2002.
  • (en-US) David Michaelis, Schulz and Peanuts : a biography, New York, Harper, , 672 p. (ISBN 978-0-06-621393-4)
  • (en-US) Beverly Gherman, Sparky : the life and art of Charles Schulz, San Francisco : Chronicle Books, 2010.

Notices et articles

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]