Captain America

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Captain America (homonymie).
Captain America
Personnage de fiction apparaissant dans
Captain America.

Un des logos de la série de comics Captain America.
Un des logos de la série de comics Captain America.

Alias Steven « Steve » Rogers (véritable identité)
Cap
Nomad
The Captain
Brett Hendrick
Buck Jones
Anthony Schwarz
Roger Grant
Steven Grant Rogers
Roger Stevens
Naissance 1940 (Publication) ;
date de naissance fictive du personnage :
Origine Drapeau : États-Unis Lower East Side, New York
Pouvoirs spéciaux Condition physique au sommet de l'évolution humaine
expert en combat à mains nues et en acrobatie
stratège et tacticien militaire accompli
Armes bouclier en vibranium
moto Harley-Davidson modifiée par le SHIELD
Famille Joseph et Sarah Rogers (parents †)
grand-père non identifié (présumé décédé)
Steven Rogers (ancêtre du XVIIIe siècle, présumé décédé)
Affiliation Project Rebirth
U.S. Army
Envahisseurs
All Winners Squad
Les Vengeurs
Secret Defenders
New Avengers
Secret Avengers
Uncanny Avengers
Entourage James Barnes
Peggy Carter
Sharon Carter
Ennemi de Crâne rouge
HYDRA

Créé par Joe Simon
Jack Kirby
Interprété par Reb Brown
Matt Salinger
Chris Evans
Films Captain America
Captain America: First Avenger
Avengers
Captain America : Le Soldat de l'hiver
Avengers : L'Ère d'Ultron
Captain America: Civil War
Première apparition Captain America Comics #1 (décembre 1940)
Éditeurs Marvel Comics

Captain America est un super-héros de bande dessinée, créé par le dessinateur Jack Kirby et le scénariste Joe Simon. Évoluant dans l'univers Marvel de la société Marvel Comics, le personnage apparaît pour la première fois dans le comic book Captain America Comics #1 de décembre 1940[n 1].

Ce super-héros, incarnant le patriotisme américain, est emblématique de l'Amérique depuis le début de la Seconde Guerre mondiale, se faisant le porte-drapeau de ses valeurs et étant perçu comme un défenseur du monde libre contre les tyrannies, notamment le régime nazi, contre lequel il fut créé en réaction par ses auteurs.

Doté de pouvoirs faisant de lui l'expression même de la perfection humaine sur le plan physique, Captain America est un combattant hors pair, un chef-né et un stratège militaire accompli. Il porte un costume reconnaissable entre tous, inspiré du drapeau américain et est équipé d'un bouclier quasi indestructible, composé d'un alliage d'acier et de vibranium, qu'il utilise comme une protection mais aussi comme une arme.

Captain America est classé en sixième position du « Top 100 Comic Book Heroes of All Time » du site IGN en 2011[1], second dans leur classement « The Top 50 Avengers » en 2012[2] et second dans leur classement du « Top 25 best Marvel superheroes » en 2014[3].

Vie éditoriale[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Affiche du serial Captain America en 1944.
Jack Kirby, le co-créateur de Captain America, en 1982.
Joe Simon, le co-créateur de Captain America, en 2006.

Au début de l'année 1940, les auteurs Joe Simon et Jack Kirby commencent à travailler pour Timely Comics, une société qui possède déjà deux personnages-vedettes à son actif, Namor (Submariner) l'atlante et un androïde nommé Human Torch. Leur succès est important, même s'il n’est en rien comparable à Superman ou Captain Marvel. Chez Timely, Simon et Kirby produisent plusieurs bandes dessinées et inventent de nombreux héros : Red Raven, Comet Pierce, Mercury, the Vision, mais aucune de ces créations ne sort du lot.

Les tensions internationales qui préfigurent une guerre prochaine et la situation des juifs en Allemagne nazie, qui touche particulièrement Simon, Kirby et Martin Goodman (propriétaire de Timely Comics), tous trois juifs, poussent à la création d'un nouveau super héros patriotique[4]. Ce projet est d'autant plus valable que d'autres héros patriotiques existent déjà, comme The Shield, et rencontrent le succès. Simon et Kirby vont donc s'atteler à la tâche et créer ce nouveau héros pour Timely.

La première apparition de Captain America se fera dans le premier numéro de Captain America Comics qui paraît le [5],[n 1] ; apparaissent aussi dès ce numéro Bucky Barnes et Crâne Rouge (dans une histoire écrite par Ed Herron). Ce premier épisode connaît un énorme succès, avec des ventes qui dépassent le million d'exemplaires[n 2].

Le seul problème qui apparaît est la menace d'une poursuite en justice de la part de John Goldwater, l'éditeur de « MLJ Comics » et propriétaire de The Shield. Celui-ci accuse les auteurs de s'être inspiré de son héros pour créer le bouclier triangulaire de Captain America. Avec l’accord de Simon et Kirby, la réponse de Goodman est immédiate : le bouclier sera rond dans les épisodes suivants.

Le succès du comics est tel que Goodman décide de proposer dès le mois suivant un second comic du même genre, U.S.A comics, qui reprend tous les ingrédients de Captain America : un adolescent qui seconde le héros, des nazis prêts à tout pour détruire les États-Unis et une couverture de Simon et Kirby[6]. Les dix premiers numéros de Captain America Comics sont dessinés par Simon et Kirby, mais ils vont aussi faire appel à d'autres artistes pour l'encrage, comme Syd Shores, George Roussos, Bernie Klein et Reed Crandall, ainsi qu'à des scénaristes tels que Otto Binder, Ed Herron ou Stan Lee. C'est d'autant plus nécessaire qu'un nouveau comic patriotique est créé par Simon et Kirby : The Young allies comics, mettant en vedette Bucky, Toro (l'acolyte de Human Torch) et un groupe de jeunes patriotes[7].

Le dixième numéro de Captain America Comics sera le dernier réalisé par Simon et Kirby, car à la suite d'un différend d'ordre financier avec Martin Goodman, ils cessent de travailler pour Timely et partent pour National Comics[7] où ils créeront d'autres comics patriotiques, tels que Boys Commando.

Les années 1950[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, les ventes du comic-book — comme celles de la majorité des séries de super-héros, alors passées de mode — diminuent fortement. Les auteurs tentent de renouveler le titre en abandonnant Bucky et en le remplaçant par une jeune femme nommée Golden Girl (en). Le titre aussi est changé en Captain America's Weird Tales, mais tout cela ne sert à rien et celui-ci est finalement arrêté[8].

En 1954, Timely tente de relancer le titre mais en opposant cette fois Captain America aux communistes, dans le contexte de la guerre froide. Le titre de la série est d'ailleurs surmonté du slogan Captain America, Commie Smasher[n 3]. Cette nouvelle version est un échec commercial, les lecteurs n'étant plus intéressés par des comics à la propagande grossière[9] et au bout de trois épisodes, le comic-book prend fin avec le numéro 78[8].

Résurrection du titre[modifier | modifier le code]

En novembre 1963, le scénariste Stan Lee et le dessinateur d'origine Jack Kirby ressuscitent Captain America dans le quatrième épisode de la série Avengers (publié en France en juin 1972 dans Eclipso n°19). Timely a, entre-temps, changé de nom. L'éditeur s'appelle désormais Marvel Comics.

Captain America est retrouvé en état d'hibernation par les Vengeurs, ce qui permet d'expliquer pourquoi le personnage n'a pas vieilli depuis la guerre[10]. Ce n'est d'ailleurs pas la première résurrection des héros de la Seconde Guerre mondiale, Namor le Submariner ayant déjà été réutilisé en février 1962 dans Les Quatre Fantastiques. Captain America devient l'un des principaux héros de l'univers Marvel : tout en devenant un pilier de l'équipe des Vengeurs - puis, bien plus tard, des New Avengers - il est à nouveau le héros de sa propre série. Le personnage a cependant du mal à s'adapter à l'époque contemporaine comme à accepter la mort de Bucky. Les auteurs font en outre réapparaître Crâne rouge - dont on révèle qu'il était lui aussi en animation suspendue depuis la guerre - qui redevient l'un des méchants les plus récurrents de la nouvelle série Captain America. Les scénarios s'efforcent de refléter les évolutions de la société : Captain America rencontre ainsi en 1969 un jeune noir qu'il forme pour en faire un super-héros et qui devient son partenaire sous le nom du Faucon. Pendant plusieurs années, la série s'intitule Captain America et le Faucon, les deux héros étant mis sur un pied d'égalité.

Par ailleurs, Stan Lee établit dans ses scénarios que Captain America est demeuré en hibernation depuis 1945, ce qui équivaut à passer sous silence les épisodes publiés en 1945 et 1954. Dans les années 1970, Steve Englehart résout cette incohérence en rattachant ces épisodes à la série, par le biais d'une « continuité rétroactive ». Dans un épisode publié en 1972, il est révélé que pendant que le Captain America des origines était en animation suspendue, et présumé mort, un autre homme a su recréer le sérum, pour reprendre le costume du héros : ce serait cet homme — accompagné d'un comparse qui tenait le rôle de Bucky — qui serait apparu dans les épisodes des années 1950. Cet épisode est pour Englehart l'occasion d'aborder le rôle du héros sous un angle critique, lorsque Captain America est confronté à son successeur des années 1950, devenu un extrémiste fou. Deux autres personnages seront rétroactivement révélés avoir été Captain America après la guerre.

Plus largement, Englehart, qui débute alors en tant que scénariste, répond aux attentes des responsables éditoriaux de Marvel en menant en même temps une réflexion sur le rôle que doit occuper un héros patriotique. Avec la saga du Secret Empire, Englehart fait écho au scandale du Watergate, en mettant en scène une organisation qui tente de prendre le pouvoir par un coup d'État, et dont le chef se révèle être le Président des États-Unis (Englehart avoue que, au début, il avait prévu une histoire sur la corruption des médias, mais que le Watergate a justement dirigé la fin du récit vers une portée différente). Pendant plusieurs épisodes, Captain America, qui a perdu confiance dans son rôle, prend le nom de Nomad, une nouvelle identité qu'il veut apatride. Il finit cependant par reprendre son costume traditionnel. Jack Kirby co-créateur du personnage, reprend les rênes de la série après Englehart, en assurant à la fois le scénario et les dessins. Mais son passage ne convainc pas les lecteurs. Au début des années 1980, Captain America est confié à plusieurs équipes éditoriales successives : Roger Stern (scénario) et John Byrne (dessins) assurent une dizaine d'épisodes très bien accueillis par les lecteurs. C'est ensuite au scénariste J. M. DeMatteis - avec principalement Mike Zeck aux dessins - qu'est confiée la série pendant plusieurs années. DeMatteis s'efforce de complexifier et d'humaniser le personnage, effort poursuivi par Mark Gruenwald, qui assure les scénarios de la série pendant dix ans, de 1985 à 1995. Gruenwald lance notamment un arc scénaristique qui s'étend des épisodes 332 à 350, et durant lesquels Steve Rogers est forcé par le gouvernement d'abandonner son rôle de Captain America, qui est alors confié à un autre héros « patriotique », John Walker alias Super Patriote, qui se révèle brutal et borné. Rogers doit alors adopter un nouveau costume « neutre » et se fait appeler le Captain, tandis que le nouveau Captain America discrédite progressivement l'image du héros par ses actions irréfléchies. Le Captain America d'origine finit par récupérer son rôle.

En France, il fait sa première apparition dans Aventures Fiction no 21 (juillet 1971), avant d'être publié par Arédit/Artima dans plusieurs revues (Eclipso, Captain America, Hulk, Thoretc.) d'abord en petit format noir et blanc, puis en albums couleurs au début des années 1980. En juin 1986, l'éditeur (avant de fermer boutique en 1987) arrête la parution de la série avec le numéro US #257 dans Captain America (Nouvelle formule #4 « Souvenirs, Souvenirs.. »). Il faut attendre février 1996, avec la reprise de la licence Marvel par Panini, pour que la série fasse son retour en France, dans la revue Avengers (1re série) avec le numéro US #444, les éditions Lug/Semic ne traduisant durant ce laps de temps que la suite d'épisodes « Streets Of Poison » parue aux États-Unis dans Captain America (1re série) #372-378 et publiée en France dans Titans #165-170. Il en résulte une absence de la série des linéaires français durant 10 ans, le lectorat français ne pouvant pas lire la prestation de l’équipe J. M. DeMatteis/Mike Zeck, ni les dix années sur le titre de Mark Gruenwald.

Au nombre des scénaristes qui ont travaillé sur Captain America, on trouve notamment Mark Waid, dont les deux passages (1995-1996, 1998-1999, principalement avec le dessinateur Ron Garney (en)), très appréciés par les fans, ont été coupés par la décriée version Heroes Reborn (Captain America volume 2), lancée par Rob Liefeld. Dan Jurgens succéde à Waid, avant que la série ne soit relancée sous le label Marvel Knights (volume 4). Les équipes artistiques se succéderont sans réussir à se stabiliser.

Un acteur interprétant Captain America au Pentagone, Washington D.C., le 28 avril 2005.

En 2004, le scénariste Christopher Priest lance la série Captain America & The Falcon, qui réunit Captain America et son ancien partenaire, Le Faucon, mais qui ne durera que 14 épisodes. La série Captain America, de nouveau relancée en 2005, est scénarisée par Ed Brubaker, qui revient sur les moments marquants de l'histoire de Captain America avec beaucoup de succès et introduit une nouvelle donne dans la vie du héros.

Décès temporaire[modifier | modifier le code]

Lors de la série The Death of Captain America (en) (Captain America (vol. 5) #25-#42), faisant suite à la série Civil War , le héros au bouclier est abattu par un tireur embusqué, Crossbones, en entrant dans un palais de justice. Sa petite amie Sharon Carter l'achève, car elle a subi un lavage de cerveau de la part du Docteur Faustus, un des pires ennemis de Captain America et un allié de Crâne Rouge. Bucky, le protégé de Captain America, reprend alors le flambeau. En 2008, la résurrection du héros n'est pas encore à l'ordre du jour, mais un Captain America, ayant voyagé dans le temps depuis l'époque des Envahisseurs (pendant la Seconde Guerre mondiale), apparaît dans la série Avengers / Invaders[11].

Depuis janvier 2008, Bucky reprend l'identité de Captain America[12], Tony Stark lui léguant le costume et le bouclier du Captain, à la suite de la demande posthume de Steve Rogers dans une lettre, bien que Iron Man ait auparavant proposé le rôle à Clint Barton, alias Œil-de-Faucon. Frank Castle (le Punisher) a aussi endossé brièvement l’identité de Captain America (avec un costume personnalisé avec une tête de mort) pour « s'occuper » du cas d'un néo-nazi, le nouveau Maître de la haine, lui-même affublé d'un costume de Captain America, « façon » nazie.

Le grand retour de Captain America arrive le outre-atlantique, dans la mini-série Captain America: Reborn (en), de Ed Brubaker et Bryan Hitch. L'histoire révèle que Steeve Rogers n'est en fait pas mort mais que l'arme que Sharon Carter a utilisé contre lui a en réalité entrainé Rogers à travers le temps et l'espace, son esprit étant envoyé dans un corps durant des évènements de son passé. Le Crâne Rouge ramène Rogers dans le présent et prend le contrôle de son corps et de son esprit. Captain America reprend finalement le contrôle de lui-même et, avec l'aide de ses alliés, défait le Crâne Rouge, ce dernier étant laissé pour mort. Lors de l'épisode « Captain America: Who Will Wield the Shield? », épilogue de la mini-série, Rogers laisse le titre de Captain America à Bucky, à la suite d'une vision du futur où il voit Bucky (sous l'apparence du Soldat de l’hiver) mort dans un paysage apocalyptique. Le président américain accorde alors une grâce à Rogers, par rapport à ses actions durant les évènements de Civil War, et le nomme à la tête du S.H.I.E.L.D.

Heroic Age, la fin du Dark Reign[modifier | modifier le code]

Bel et bien vivant, et de retour à la suite de l'histoire « Captain America: Reborn (en) », Steve Rogers participe à Siège (la fin de l'évènement Dark Reign (en)) où, avec plusieurs autres héros, il met fin aux agissements de Norman Osborn et de ses Vengeurs Noirs (Dark Avengers) qui s'en prenaient à Asgard. Il y participe avec son costume de Captain America, mais avouera qu'il préfère que ce soit Bucky qui continue seul à assumer cette identité.

Les héros auront fort à faire avec un Sentry incontrôlable et possédé par un certain « Ange de la Mort ». À la suite de cela, Rogers cède son titre de héros à Bucky et entame avec le reste de l'Univers Marvel l'évènement Heroic Age. Il devient le nouveau directeur du SHIELD et reforme plusieurs groupes de Vengeurs (Avengers). Il prend ensuite la direction du groupe les Vengeurs secrets (Secret Avengers), composés du Fauve, de la Veuve noire, de Nova ainsi que de War Machine. Ce groupe travaillera dans la clandestinité à juguler les menaces avant qu'elles n'apparaissent, notamment en tâchant de récupérer des artefacts[pas clair].

Rogers opère avec un tout nouveau costume, tout en restant quand même le symbole de l'Amérique avec son étoile, mais n'utilise plus le nom de Captain America. Il garde juste le surnom de « Super-Soldat ».

Fear Itself, le retour de Steve Rogers.[modifier | modifier le code]

À la suite des évènements du cross-over Fear Itself, durant lequel Bucky Barnes est laissé pour mort (en réalité il refera surface quelque temps plus tard avec son identité de Soldat de l'hiver), Steve Rogers reprend l'identité, le costume et le bouclier Captain America.

Le nouveau Captain America[modifier | modifier le code]

Le , Joe Quesada de Marvel Comics annonce que Steve Rogers, affaibli par l'âge, laisse le costume de Captain America à son ancien allié, Sam Wilson, alias Le Faucon, tout en restant à ses côtés en tant que conseiller technique et stratégique.

Biographie du personnage[modifier | modifier le code]

Cosplay de Captain America.

Steven « Steve » Rogers naît le 4 juillet 1917, selon la version donnée dans The Adventures of Captain America, Sentinel of Liberty publié en 1991[13] dans le quartier du Lower East Side à New York[n 4], de parents immigrés irlandais pauvres, Joseph et Sarah Rogers[14], et grandit pendant la Grande Dépression.

Le père de Rogers, un alcoolique chronique, meurt quand celui-ci est enfant. Steve passe une jeunesse fragile et artistique, avec un amour pour l'imagination (il a un don pour le dessin). Il est souvent protégé contre les autres enfants qui l'oppressent par son ami Arnold « Arnie » Roth. Diplômé durant sa dernière année de lycée, Steve perd sa mère, atteinte d'une pneumonie. Au début de 1940, avant l'entrée dans la Seconde Guerre mondiale de l'Amérique, Rogers est un étudiant aux beaux-arts, de grande taille mais malingre, spécialisé dans l'illustration, ainsi qu'un auteur et un dessinateur de bande dessinée.

Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe, le jeune Steve Rogers n'aspire qu'à une seule chose : combattre le nazisme en s'enrôlant dans l'armée. Le jugeant trop maigre pour faire un soldat, les médecins militaires de l'US Army le réforment. Pourtant, la détermination de Rogers est telle qu'un général le remarque et lui propose de participer à une expérience secrète, le « Projet Renaissance » (« Project: Rebirth » en VO). Rogers est alors utilisé comme un sujet de test pour le projet « Super-Soldat », recevant un sérum spécial, le « Sérum du Super Soldat » (ou S.S.S.), conçu par le Docteur Josef Reinstein[15] (celui-ci ayant pris lors du projet le nom de code d'Abraham Erskine (en)). Ce sérum, combiné à une irradiation (le « Vita-rayon »), pourrait transformer un être chétif en super-soldat. Steve Rogers, prêt à tout, accepte de tenter cette expérience hasardeuse[16].

L’expérience est un succès et transforme Steve Rogers en un être humain presque parfait, avec une force, une agilité, une endurance et une intelligence à l'apogée du potentiel humain. Le succès du programme incite Erskine à penser à la réplication de l'expérience sur d'autres êtres humains[17]. Mais, au même moment, Heinz Kruger, un espion nazi infiltré parmi les officiels regardant l'expérience, fait irruption dans la salle d'expérience et abat le professeur Reinstein, le seul à connaître la formule du Super-Soldat[16]. Captain America, dans son premier acte après sa transformation, venge Erskine[n 5].

Le processus lui-même a été détaillé de manière incohérente. Tandis que dans l'histoire originale, Rogers était montré recevant des injections de Super-Sérum, lors de la version racontée dans les années 1960, le Comics Code Authority avait déjà mis un veto sur la description graphique de la consommation et de l'abus de drogues, et donc le Super-Sérum a été changé en une formule orale[16]. Les explications donnés plus tard font allusion à une combinaison de traitements par voie orale et intraveineuse avec un régime d'entraînement intense, aboutissant à l'exposition Vita-Rayon. Erskine refusa d'écrire chaque élément crucial du traitement, laissant derrière lui une connaissance imparfaite et erronée des étapes. Ainsi, lorsque l'espion Heinz Kruger l'a tué, la méthode d'Erskine pour créer de nouveaux super-soldats s'est éteinte avec lui[17].

Steve Rogers est alors enrôlé dans l'armée en tant que simple soldat pour mieux suivre les combats et y participer en tant que Captain America, qui devient rapidement un symbole pour ses camarades. Il a pour allié un jeune comparse, James Barnes, surnommé « Bucky ».

Vers la fin du conflit, Captain America, en compagnie de son fidèle allié Bucky, tente de désamorcer un missile envoyé sur les États-Unis, mais celui-ci explose en vol. Si Bucky est laissé pour mort, Captain America tombe dans les eaux arctiques où il restera congelé mais en vie grâce au sérum. Il semble revenir dans les années 1950 et combat des communistes mais ce retour est de courte durée et plus tard on apprend que ce Captain America était un imposteur[9]. Le vrai Captain n'est réveillé que dans les années 1960, lorsqu'il est repêché par une équipe de super-héros, les Vengeurs, dont il devient un membre indéfectible[10]. En 1969 il rencontre un nouvel allié, Sam Wilson, qui prend plus tard le nom de Faucon et devient un allié important de Captain America. Le symbole est l'Amérique blanche et noire combattant les forces du mal.

À partir de 2006, le passage d'une loi obligeant les super-héros à se déclarer auprès des autorités (le texte de loi Superhuman Registration Act (en)) pousse Captain America à s'y opposer par la force et à mener la rébellion dans Civil War, une parabole sur les attaques contre les libertés individuelles aux États-Unis, la guerre d'Irak et la prison de Guantanamo ; le Vengeur Iron Man a un rôle déterminant dans cette histoire. De plus, son pire ennemi, Crâne Rouge, lui aussi revenu à l'époque contemporaine, orchestre la mort du Captain. Le (dans le numéro #25 de sa cinquième série), Steve Rogers est assassiné, tué par un tireur embusqué, Crossbones, alors qu’il entre dans un palais de justice.

Par la suite, pendant le retour de Hulk sur terre, Tony Stark demande à l'ancien Œil de faucon de prendre le bouclier du Captain et d'incarner à son tour le symbole de l’Amérique, mais celui-ci refuse. Cependant Bucky, revenu d'entre les morts et qui agissait dans l'ombre depuis des années (sous l'identité du Soldat de l'hiver), accepte l'offre de Stark, estimant qu'il est le seul capable d'incarner Captain America, étant la personne la plus proche de Steve Rogers ; c'était aussi primordial, pour lui, du fait que le Punisher, pour une aventure, avait endossé le costume du Captain.

Entre temps, les héros doivent faire face à une invasion des Skrull, durant la série Secret Invasion. Les Vengeurs Secrets sont envoyés en terre sauvage où un vaisseau Skrull s'est écrasé. En sortent divers héros de l'Âge d'argent, dont certains avec leurs costumes des années 1980. Parmi eux, Captain America, qui, selon tous les héros présents, est le véritable Steve Rogers.

Dans le premier numéro Captain America : Steve Rogers (2016), il est révélé que Captain America est en réalité un agent dormant de l'HYDRA. Nick Spencer, le scénariste de ce nouveau comics, a souligné qu'il ne s'agit pas d'un simple révélation sans conséquences. Il s'agit du véritable Captain America, qui se révèle être (et avoir toujours été) un agent double travaillant pour l'HYDRA.

Pouvoirs, capacités et équipement[modifier | modifier le code]

Costume de Captain America dans les films des années 2010.
Bouclier originel de Captain America (1941).
Bouclier de Captain America (ère moderne).

Pouvoirs et capacités[modifier | modifier le code]

Captain America n'a pas de pouvoirs surhumains, mais grâce au Sérum du Super-Soldat (S.S.S) et au traitement « Vita-rayon », il est transformé : sa force, son endurance, son agilité, sa vitesse, ses réflexes, sa durabilité et ses capacités de guérison sont au zénith du potentiel physique humain, faisant de lui, sur le plan strictement physiologique, un être quasi parfait. Le professeur Reinstein a décrit lui-même ce potentiel comme étant « la prochaine étape de l'évolution humaine ». Le métabolisme de Rogers régénérant régulièrement le sérum du super-soldat, celui-ci ne disparaît pas de son corps[18].

Ses facultés physiques surpassent de beaucoup celles de n'importe quel athlète de niveau olympique ayant jamais existé ou à venir :

  • il est capable de soulever 360 kg à l'arraché et a déjà fait des essais en soulevant plus de 500 kg sur un banc de presse militaire ;
  • sa vitesse est telle qu'il est capable de courir à plus de 48 km/h et a déjà parcouru sous la contrainte un mile (1,609 km) en 73 secondes, soit une vitesse de 79,347 km/h[19] (donc, au sommet de sa forme, Captain America finirait un 100 mètres en à peu près 4,53 secondes, soit deux fois plus vite qu'Usain Bolt, l'actuel détenteur du record du monde du 100 m en 9,58 secondes) ;
  • ses réflexes sont extraordinaires et presque de nature surhumaine, son temps de réaction étant 10 fois inférieur[n 6] à celui d'un être humain normal. Grâce à cela, il est capable d'éviter les tirs de projectiles simultanés, même à bout portant ;
  • Son agilité est également incroyable au vu de sa masse musculaire et, combinées, ces facultés lui permettent de franchir 45 mètres[réf. nécessaire] en un seul bond et de sauter à 6 mètres de hauteur sans élan ;
  • ses cinq sens ont également été accrus au plus haut niveau humain possible ; il a déjà expliqué que s'il pouvait éviter les balles, c'est parce qu'il pouvait voir plus vite qu'elles.

Le sérum du super-soldat éliminant l'excès d'acide lactique produit par la fatigue au niveau de ses muscles, Captain America possède une endurance phénoménale et peut se battre des heures durant à plein régime sans avoir à se reposer. Une autre conséquence de l'introduction du sérum dans son corps est sa résistance extraordinaire. Ses os et ses muscles sont beaucoup plus denses que ceux d'un être humain normal ; il peut ainsi subir des blessures ou des contusions qui tueraient un homme ordinaire. Il peut chuter de plusieurs étages et atterrir sans dommages apparent ; il saute d'ailleurs souvent sans parachute. Il peut même résister à des coups donnés par des êtres ayant une force surhumaine.

Sa vitesse de guérison est fantastique et, depuis qu'il a reçu le sérum du super-soldat, Captain America n'a jamais été malade, résistant à toutes maladies connues jusqu'ici. Il ne peut être intoxiqué, ni empoisonné et est totalement imperméable à l'alcool[réf. nécessaire]. Il est très résistant à l'hypnose ou aux gaz qui pourraient limiter son attention[20]. Le S.S.S. est tellement efficace que son vieillissement est très ralenti[réf. nécessaire]. Ces capacités d'endurance, de guérison et de résistance physique ne sont pas sans rappeler celles de Wolverine ; toutefois, les facultés du mutant aux griffes d'adamantium sont plus élevées, notamment son facteur d'auto-régénération qui relève du surhumain.

Enfin, le S.S.S a augmenté considérablement ses facultés cognitives : Captain America n'oublie jamais rien et peut se rappeler tout ce qu'il a vu dans sa vie, sans effort. Son cerveau analyse les données extrêmement rapidement et il est capable de trouver une solution à un problème quelconque en un temps record, ce qui explique en grande partie son sens de la stratégie très affiné[réf. nécessaire].

Si le Sérum du Super Soldat a fait de Steve Rogers un homme parfait, ses facultés paraissent quand même surhumaines. Pourtant, ceci s'explique simplement : aucun athlète, aussi performant soit-il, ne pourrait combiner en même temps, et à un tel niveau de perfection, la force, la vitesse, l'agilité, etc. L'homme le plus puissant du monde ne peut être dans le même temps le plus rapide du monde, à cause de sa masse. Le S.S.S permet à Captain America d'outrepasser les limitations des performances humaines en combinant le summum de toutes les performances physiques en une seule personne. C'est en cela que Steve Rogers est l'homme du futur, le prochain saut dans l'évolution, et comme a dit le professeur Reinstein, « un homme comme le monde n'en a jamais connu »[réf. nécessaire].

L'expérience et la formation au combat de Rogers font de lui un expert tacticien et un excellent commandant sur le terrain, ses coéquipiers exécutant fréquemment et sans discuter ses ordres dans la bataille. Thor a notamment déclaré que Rogers est l'un des rares êtres humains qu'il accepterait de suivre « à travers les portes de l'enfer »[21].

Captain America est également un combattant expert, maîtrisant de nombreuses formes d’arts martiaux qu'il a combinés dans son propre style inimitable, notamment le judo, la boxe occidentale, le kick-boxing et la gymnastique. Les années de pratique avec son bouclier quasi-indestructible lui permettent de viser et de le lancer avec une précision presque infaillible. Son habileté avec son bouclier est telle qu'il peut attaquer plusieurs cibles successives d'un seul coup (avec des ricochets sur plusieurs cibles les unes après les autres) ou même provoquer un retour en boomerang, lançant son bouclier pour attaquer un ennemi par derrière (avec des rebonds sur les murs par exemple).

Il est aussi réputé pour avoir entrainé au combat nombre de super-héros de cet univers (comme Bucky, Samuel Wilson alias le Faucon et bien d'autres). Il est d'ailleurs souvent considéré par les autres combattants de l'univers Marvel comme l'un des meilleurs combattants au corps-à-corps de cet univers, seulement limité par son physique humain[22],[23].

Bien que le Sérum du Super-Soldat constitue une partie importante de sa force, Rogers s'est toujours montré suffisamment capable contre des adversaires plus forts que lui, même lorsque le sérum fut désactivé, le faisant revenir à son physique pré-Captain America[24].

Dans l'univers Ultimate (Terre-1610), on peut voir un Captain America évoluer physiquement de façon impressionnante, ses facultés devenant réellement surhumaines[réf. souhaitée].

Équipement[modifier | modifier le code]

Statuette de Captain America au musée Príncipe Felipe de Valence, Espagne.

Costume[modifier | modifier le code]

Le costume de Captain America est constitué d'un matériau ignifugé et il porte sous son uniforme une légère cotte de mailles pare-balles en duralumin, pour une protection accrue[25]. À l'origine, le masque de Rogers était une pièce séparé du reste de l'armure, mais lors d'un engagement précoce il fut délogé, exposant ainsi presque son identité. Pour éviter une répétition de cette situation, Rogers a modifié le masque en le connectant à son uniforme, avec comme avantage supplémentaire qu'il étend son armure pour couvrir son cou, auparavant exposé.

Bouclier[modifier | modifier le code]

Captain America a utilisé plusieurs boucliers tout au long de son histoire, le plus répandu étant un bouclier en forme de disque, presque indestructible. Fabriqué à partir d'un alliage expérimental d'acier et du fictif vibranium[26], ce bouclier a été conçu par le métallurgiste Myron MacLain (en), engagé dans le comics par le gouvernement américain par ordre du président Franklin Delano Roosevelt pour créer une substance impénétrable à utiliser pour les chars d'assaut pendant la Seconde Guerre mondiale[26]. Cet alliage a été créé par accident et jamais reproduit de façon industrielle[26] (bien qu'il existe toutefois des mines de vibranium à l'état naturel au Wakanda, le royaume de T'Challa, alias la Panthère noire). Cependant, des efforts de rétro-ingénierie ont conduit à la découverte de l'adamantium[27]. Dans la série de films Iron Man, on apprend que l'ingénieur Howard Stark, le père de Tony Stark, a participé à l'élaboration du bouclier, ce qui explique son apparition dans le 2e film sur Iron Man.

Lorsqu'il est sans son bouclier habituel, Captain America utilise parfois d'autres boucliers à partir de métaux moins durables tels que l'acier, ou même un bouclier d'énergie photonique conçu pour imiter une matrice de vibranium[28].

Ce bouclier lui sert autant d'arme défensive qu'offensive, pouvant rebondir sur les surfaces avec une déviation minime et une perte de vitesse angulaire (vitesse de rotation) quasi nulle. Captain America est devenu un expert dans le lancer de son bouclier, mais sait également manier un nombre impressionnant d'armes avec la même dextérité, même si le bouclier reste son arme favorite. Après avoir renoncé à son bouclier régulier pour Barnes, Rogers réalise une variante du bouclier d'énergie qui peut être utilisée soit pour attaquer, soit pour bloquer ou comme une arme offensive improvisée capable de couper à travers le métal avec une relative facilité[29]. Tout comme son bouclier de vibranium, le bouclier d'énergie peut être lancé, y compris en ricochant sur de multiples surfaces et en retournant dans sa main[30].

Autre[modifier | modifier le code]

Motocyclette Harley-Davidson de Captain America (version années 1940).

En tant que membre des Vengeurs, Steve Rogers possède une carte d'identité prioritaire des Vengeurs, qui lui sert également de dispositif de communication.

Il utilise fréquemment une moto, une Harley-Davidson, pour se déplacer. Dans les années 1970, le SHIELD lui a fait cadeau d'une version modifiée spécialement pour lui[33].

Il possède aussi un van modifié et personnalisé, élaboré par la division de design du Wakanda de la Panthère Noire. Le van a la capacité de changer de couleur à des fins de déguisement (rouge, blanc et bleu), et est apte à stocker et à cacher la moto personnalisée du Captain dans sa partie arrière, avec un cadre qui permet à Rogers de s'élancer à partir du véhicule.

Engagement et valeurs[modifier | modifier le code]

Ce qui explique l'incroyable succès de Captain America n'est pas l'originalité de son costume ou de ses pouvoirs, mais son engagement dans la Seconde Guerre mondiale. En effet, le Captain n'est pas qu'un super-héros, c'est aussi un « super-soldat », amoureux fou des valeurs américaines de l'époque et en lutte à mort contre ses ennemis nazis. Il est d'ailleurs à noter qu'il est entré — fictivement — dans le conflit un an avant que les États-Unis ne le fassent réellement.

Combattant les nazis et les Japonais, Captain America a été consciemment créé comme une figure de propagande nationaliste[34]. Si Namor et Human Torch combattent également la « peste brune » (et même croisent souvent le Captain), seul le super-soldat, auquel les hommes peuvent plus facilement s'identifier, eut un réel succès populaire et durable[35]. Dans les années 1950, Captain America est ressuscité pour combattre l'ennemi de l'Amérique d'alors : les communistes. Cependant, les lecteurs n'adhèrent pas à ce message simpliste et les ventes sont trop faibles pour que le comics continue. En 1955, Captain America disparaît totalement[9] pour revenir au début des années 1960.

Captain America est le symbole de l'Amérique invincible : ses couleurs rappellent le drapeau des États-Unis et son bouclier pourrait symboliser les États-Unis défenseurs du monde, se faisant le porte-étendard de sa nation et du monde libre[34],[n 7]. De plus, le Captain est réputé pour sa droiture et son intégrité sans faille, l'ayant prouvé a de nombreuses reprises, comme lors de l'épisode de l'arrestation du mutant Magneto pour des actes de terrorisme[36]. De même, bien qu'il n'ait pas une force surhumaine, Captain America est l'un des rares êtres mortels qui a été jugé assez digne pour manier Mjöllnir, le marteau de Thor[37].

Entourage[modifier | modifier le code]

Alliés[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bucky et Faucon (comics).

Dans ses aventures des années 1940, Captain America est accompagné de James Barnes, dit « Bucky », son jeune comparse, un acrobate dépourvu de pouvoirs, mais entrainé au combat par Captain America. Lors du retour du Captain dans les années 1960, il est révélé que Bucky a été tué, mais celui-ci refera surface secrètement, sous l'identité du Soldat de l'hiver.

Captain America a aussi eu pour allié le super-héros afro-américain Le Faucon, qui fut le premier super-héros noir apparu dans un comics grand public[38].

Ennemis[modifier | modifier le code]

Captain America a fait face à de nombreux ennemis en plus de 70 ans d'aventures publiées. Beaucoup de ses ennemis récurrents incarnent des idéaux contraires aux valeurs américaines, face auxquelles le Captain s'efforce de lutter, croyant toujours dans les valeurs de son pays.

Quelques exemples de ces valeurs opposées sont le nazisme (Crâne Rouge, Baron Zemo), le néo-nazisme (Crossbones, Docteur Faustus), le fascisme technocratique (A.I.M, Arnim Zola), le communisme (Aleksander Lukin), l'anarchisme (Flag-Smasher), et le terrorisme international et intérieur (HYDRA).

Voici une liste de ses principaux ennemis (liste non-exhaustive) :

Pour une liste complète, voir l'article List of Captain America enemies (en)

Versions alternatives[modifier | modifier le code]

Ultimate Captain America[modifier | modifier le code]

Une nouvelle série, les Ultimates, met en scène une version modernisée des Vengeurs dans l'univers Ultimate Marvel.

La série revient sur les origines de Captain America pour donner naissance à un nouveau Captain qui se réveille dans un monde du début du XXIe siècle, donnant ainsi un nouveau regard sur les paradoxes de son personnage : un soldat fidèle à une armée qui utilise des moyens peu recommandables, dans un monde bien plus complexe que celui qu'il a connu.

Adaptations dans d'autres médias[modifier | modifier le code]

Adaptations filmées[modifier | modifier le code]

Statue promotionnelle de Captain America lors de la sortie du film Avengers (2012).
Statue promotionnelle de Captain America lors de la sortie de Avengers: Age of Ultron (2015).
  • 1944 : Captain America : série.
Interprété par Reb Brown (1979) 
Interprété par Matt Salinger (1990) 
  • 1990 : Captain America, film d'Albert Pyun. Le personnage de Steve Rogers est interprété par Matt Salinger. Dans le film, Captain America est confronté à son « homologue » du côté nazi : le Crâne Rouge (Red Skull), qui a lui aussi reçu le sérum du Super-Soldat dans les années 1930. Dans ce film, Captain America n'est pas retrouvé en Arctique par les Vengeurs mais par une simple expédition scientifique. Réalisé en 1989, le film n'est sorti que deux ans plus tard.
Interprété par Chris Evans dans l'univers cinématographique Marvel (depuis 2011) 

Télévision[modifier | modifier le code]

En 1966, The Marvel Super-Heroes : 65 épisodes d'animation dont 13 sur Captain America produits par Grantray-Lawrence Animation, diffusés en syndication. La durée de chaque épisode était de 7 minutes[40]

En 1997, Captain America apparait dans 6 épisodes de Spider-Man, l'homme-araignée.

En 1999, le personnage apparait dans un épisode de la série d'animation Avengers (Avengers: United They Stand).

En 2001, il apparaît dans l'épisode 14, saison 2 de X-men: Evolution, comme le projet "Renaissance" et le compagnon d'armes de Wolverine pendant la Seconde Guerre Mondiale et particulièrement pendant la libération du camp de prisonniers qui détenait Magnéto enfant.

Entre 2009 et 2011, Captain America est présent dans 29 épisodes de The Super Hero Squad Show. Dès 2010, il est dans Avengers : L'Équipe des super-héros. Depuis 2012, il a été dans 8 épisodes de Ultimate Spider-Man.

Depuis 2013, il est l'un des personnages principaux de Avengers Rassemblement. En 2014, Captain America apparait dans quelques épisodes de Hulk et les Agents du S.M.A.S.H.. On peut aussi le voir dans la série en prises de vue réelles Agent Carter.

En 2014, il apparait dans l'anime Marvel Disk Wars: The Avengers.

Jeux de société[modifier | modifier le code]

Captain America apparaît dans plusieurs jeux de société : en 2007 dans le jeu de plateau de type Heroscape, nommé HeroScape Marvel[41], et en 2012 dans le jeu de cartes à collectionner Legendary: A Marvel Deck Building Game[42].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Captain America apparait dans la série de jeux vidéo de combat créée par Capcom, Marvel vs. Capcom.

Il apparait aussi dans les jeux Lego Marvel Super Heroes et Lego Marvel's Avengers sous la forme d'un personnage en lego ainsi que dans le jeu Marvel Tournoi des Champions[43] sur smartphones ou tablettes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b La date inscrite sur la couverture est mars 1941 car les comics aux États-Unis sortent plusieurs mois avant la date de parution officielle. Cette spécificité est apparue avec le premier comic Famous Funnies, édité par Max Gaines et qui paraît en mai 1934 avec une date de couverture indiquant juillet 1934 (source : « Tales from the Crypt: The Official Archives Including the Complete History of EC Comics and the Hit Television Series » par Digby Diehl. Pan book, 1996. p. 15).
  2. ce chiffre n'est pas rare à l'époque mais il est cependant la marque des succès tels que Action Comics, Detective Comics ou Whiz Comics (en) aux États-Unis.
  3. Captain America, casseur de communistes
  4. Comme son créateur Jack Kirby.
  5. Dans l'histoire originale de 1941 et dans Tales of Suspense #63, Kruger meurt en courant vers une machine, mais n'est pas tué par Rogers ; dans Captain America #109 et dans la révision du #255, Rogers provoque la mort de l'espion en le frappant vers une machine. Source : Stan Lee, Jack Kirby, Syd Shores, « The Hero That Was! », Captain America #109 (janvier 1969).
  6. Son temps de réaction est 10 fois inférieur, donc il est 10 fois plus rapide à réagir qu'un être normal.
  7. (en) Simon said Captain America was a consciously political creation; he and Kirby were morally repulsed by the actions of Nazi Germany in the years leading up to the United States' involvement in World War II and felt war was inevitable: « The opponents to the war were all quite well organized. We wanted to have our say too. » ; Wright, Bradford W. (2001). Comic Book Nation: The Transformation of Youth Culture in America. Johns Hopkins. p. 36.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « IGN's Top 100 Comic Book Heroes », IGN,‎ (consulté le 9 juillet 2015)
  2. (en) « The Top 50 Avengers », IGN,‎ (consulté le 28 juillet 2015)
  3. (en) Joshua Yehl et Jeff Lake, « Top 25 Best Marvel Superheroes », IGN,‎ (consulté le 19 octobre 2015)
  4. Theakston et Kirby 1998, p. 238
  5. Theakston et Kirby 1998, p. 240
  6. Theakston et Kirby 1998, p. 241
  7. a et b Theakston, Kirby et 1998, p. 243
  8. a et b (en) Jeffrey K. Johnson, Super-History : Comic Book Superheroes and American Society, 1938 to the Present, McFarland, , 230 p. (ISBN 9780786490356, lire en ligne), p. 56
  9. a, b et c (en) Christopher J. Hayton et David L. Albright, « O Captain ! My Captain ! », dans Robert G. Weiner, Captain America and the Struggle of the Superhero : Critical Essays, McFarland, (ISBN 9780786453405, lire en ligne), p. 17
  10. a et b (en) Brian Cronin, « Silver Age September – Captain America Joins the Avengers », Comic Book Resources,‎ (consulté le 5 octobre 2011)
  11. Avengers/Invaders: The Return Revealed - Marvel.com News
  12. Captain America Vol.5 #34 (Marvel Comics), traduit dans Marvel Icons (1°) #44 chez Panini
  13. (en) Louis J. Kern, « Captain America : From Iconic American Super Soldier to Anti Heroic, Conflicted Embodiment of Super Power », dans Walter Hölbling, Arno Heller, What is American ? : New Identities in U.S. Culture, LIT Verlag Münster, (ISBN 9783825877347, lire en ligne)
  14. (en) Fabian Nicieza, Kevin Maguire, Joe Rubinstein ; « First Flight of the Eagle », The Adventures of Captain America #1 (septembre 1991).
  15. (en) Joe Simon, Jack Kirby, Al Liederman, « Case No. 1. Meet Captain America », Captain America Comics #1 (mars 1941).
  16. a, b et c (en) Stan Lee, Jack Kirby, Frank Giacoia, « The Origin of Captain America! », Tales of Suspense #63 (mars 1965).
  17. a et b Stan Lee, Jack Kirby, Syd Shores, « The Hero That Was! », Captain America #109 (janvier 1969).
  18. Mark Gruenwald, Ron Lim, Danny Bulanadi, « Grand Stand Play! » Captain America #378 (octobre 1990)
  19. Ed Brubaker, Javier Pulido, Marcos Martín, Mike Perkins, « Secrets of Iron & Fire », Captain America 65th Anniversary Special 1 (mai 2006).
  20. Kurt Busiek, George Pérez ; « Book Four: The Brave and the Bold », Avengers/JLA 4 (mars 2005)
  21. Jim Shooter, Mike Zeck, John Beatty, « The War Begins », Marvel Super-Heroes Secret Wars 1 (mai 1984).
  22. Mike Carlin, Paul Neary, Dennis Janke, « And Other Strangers », Captain America #302 (février 1985).
  23. Mark Gruenwald, Ron Lim, Danny Bulanadi, « The Devil You Know », Captain America #375 (fin août 1990).
  24. Ed Brubaker, Dale Eaglesham ; épisode « For a lot of my childhood… », dans Steve Rogers: Super-Soldier #3 (novembre 2010).
  25. Roger Stern, John Byrne, Joe Rubinstein ; « The Living Legend », Captain America #255 (mars 1981).
  26. a, b et c Mike Carlin, Paul Neary, Dennis Janke ; épisode « Double Dare », Captain America #303 (mars 1985).
  27. Roy Thomas, Barry Smith, Syd Shores, épisode « Betrayal », The Avengers #66 (juillet 1969).
  28. Mark Waid, Andy Kubert, Jesse Delperdang, épisode « American Nightmare, Chapter One: The Bite of Madness! » Captain America v3, 9 (septembre 1998).
  29. (en) Ed Brubaker, Dale Eaglesham. « In 1940, the first Professor Erskine created what became ... » ; Steve Rogers: Super-Soldier #4 (décembre 2010).
  30. (en) Jim McCann, Paco Diaz, Nick Dragotta. « Off-Target! » ; Hawkeye: Blindspot #2 (mai 2011).
  31. Les Vengeurs #4, mars 1964.
  32. Les Vengeurs #71, décembre 1969.
  33. (en) Gene Colan, Captain America #128, 10 août 1970.
  34. a et b Wright, Bradford W. (2001). Comic Book Nation: The Transformation of Youth Culture in America. Johns Hopkins. p. 36.
  35. (en) Peter Sanderson, Laura Gilbert, ed. (2008). "1940s". Marvel Chronicle A Year by Year History. Dorling Kindersley. p. 18. (ISBN 978-0756641238). « Cap was not the first patriotically themed super hero, but he would become the most enduring. He was Timely's most popular hero with nearly a million copies of his comic sold per month. »
  36. « Day of Judgment ! » X-Men vs The Avengers #4 – juillet 1987
  37. Tom DeFalco, Ron Frenz, Brett Breeding ; « The Hero and the Hammer » Thor #390 (avril 1988).
  38. « Sam Wilson devient le premier Noir à endosser le costume de Captain America », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  39. Captain America: Civil War sur Allociné
  40. (en) « The Marvel Superheroes; Episode Guide », TV.com (consulté le 12 janvier 2011)
  41. http://boardgamegeek.com/boardgame/24703/heroscape-marvel-the-conflict-begins
  42. http://boardgamegeek.com/boardgame/129437/legendary-a-marvel-deck-building-game
  43. « Marvel Tournoi des Champions est une bonne tentative de porter les jeux de combat sur Android… » Gaël Weiss, Frandroid.com, 11 décembre 2014 (consulté le 3 février 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mike S. Dubose, « Holding Out for a Hero : Reaganism, Comic Book Vigilantes, and Captain America », The Journal of Popular Culture, Blackwell Publishing, vol. 40, no 6,‎ , p. 915–935 (lire en ligne).
  • (en) Andrew MacDonald et Virginia MacDonald, « Sold American : The Metamorphosis of Captain America », The Journal of Popular Culture, Blackwell Publishing, vol. X, no 1,‎ , p. 249–258 (lire en ligne).
  • (en) William Peitz, Captain America : The Epitome of American Values and Identity, Senior Capstone Theses, Paper 6, 2013, lire en ligne.
  • (en) Greg Theakston et Jack Kirby, The Complete Jack Kirby : 1940-1941, vol. 2, Pure Imagination Publishing, , p. 238
  • (en) Robert G. Weiner (dir.) (préf. John Shelton Lawrence, postface J.M. DeMatteis), Captain America and the Struggle of the Superhero : Critical Essays, Jefferson, Caroline du Nord, McFarland & Company, Inc. Publishers, , V-255 p. (ISBN 978-0-7864-3703-0, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • (en) Bradford W. Wright, Comic Book Nation : The Transformation of Youth Culture in America, Johns Hopkins University Press, 2001, 352 p. [présentation en ligne] (ISBN 0801874505).
  • Jean-Philippe Zanco, La Société des Super-Héros, Éditions Ellipses, coll. « Culture Pop », (ISBN 2729873414)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]