Elektra (comics)

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Elektra
Personnage de fiction apparaissant dans
Daredevil.

Cosplay d'Elektra.
Cosplay d'Elektra.

Alias Elektra Natchios
(véritable identité)
Epsilon, la Mort Parfaite ; s’est aussi fait passer pour Chastity McBride et Sandy Newton, et a probablement utilisé de nombreux autres alias au cours de sa carrière[1] ; Erynys, Black Sky, Ellie

Louise Badeaux
(Identité dans la série Daredevil)

Naissance une île grecque non identifiée de la mer Égée[1]
Origine Grèce
(France dans la série Daredevil)
Décès Multiples (ressuscitée)
Sexe Femme
Espèce Humaine altérée
Cheveux Noirs[1]
Yeux Bleus[1]
Activité Mercenaire, tueur à gages ; ancienne étudiante et danseuse ; citoyenne de Grèce expatriée avec un casier judiciaire international[1]
Caractéristique
  • Condition physique et mentale à leur apogée
  • Experte en arts martiaux et au combat au corps à corps
  • Maître assassin
  • Experte avec divers types d'armes, en particulier ses sai jumeaux personnalisés
Arme favorite Diverses armes blanches orientales (sai, katanaetc.) et armes à feu
Pouvoirs spéciaux
  • Capacités mentales (hypnose, « jet » d'esprit)
  • Communication télépathique limitée
Adresse Mobile (à travers le monde)[1]
Taille 1,75 m[1]
Famille Célibataire
Hugo Kostas Natchios (père, décédé), Christina Natchios (mère, décédée), Orestez Natchios (frère, décédé), Demetrios et Alexia Natchios (oncle et tante par alliance)[1]
Affiliation Membre des Thunderbolts ; ancien membre des Héros à louer (Heroes for Hire), de Code Rouge (Code Red)[2], de la Main, des Chastes (en), du SHIELD
Entourage Matt Murdock (Daredevil)
Ennemi de Le Tireur (Bullseye, Benjamin « Dex » Poindexter)

Créé par Frank Miller
Interprété par Jennifer Garner
Élodie Yung
Films Daredevil
Elektra
Séries Daredevil
The Defenders
Première apparition (en) Daredevil (vol. 1) #168
(janvier 1981)

(fr) Strange no 165
(septembre 1983)[1]

Éditeurs Marvel Comics

Elektra Natchios, alias Elektra, est une super-héroïne évoluant dans l'univers Marvel de la maison d'édition Marvel Comics. Créée par Frank Miller (scénario et dessins), le personnage de fiction apparaît pour la première fois dans le comic book Daredevil (vol. 1) #168 en janvier 1981.

D'origine grecque, ancienne passion de jeunesse de « l'Homme sans peur » (Daredevil), Elektra entretient avec ce dernier des rapports de type amour-haine, en raison de son penchant pour la violence et de ses activités de tueuse à gages, formée par un clan ninja.

En plus de ses apparitions signature dans la série de comics Daredevil, le personnage d'Elektra apparaît dans deux séries portant son nom, ainsi que plusieurs mini-séries de 1984 à 1990. En 1995, elle obtient une série régulière, puis apparaît dans la nouvelle série Thunderbolts (2012), créée par Daniel Way et Steve Dillon.

Adapté dans d'autres médias, le personnage est interprétée par l'actrice Jennifer Garner dans le film Daredevil (2003) et son spin-off Elektra (2005). À la télévision, elle est incarnée au sein de l'univers cinématographique Marvel par l'actrice Élodie Yung dans la série Daredevil (2015) puis dans The Defenders (2017).

Biographie du personnage[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Elektra Natchios est la fille d'un ambassadeur grec, Hugo Natchios. Sa mère Christina lui donne naissance prématurément, car elle venait de se faire tirer dessus par des hommes dans un hélicoptère. Ces tueurs avaient été engagés par son propre fils, Oreste, honteux que sa mère trompe Hugo. Ce dernier est blessé dans l'attaque, et Oreste s'enfuit. Hugo élève sa fille avec amour et Oreste garde un œil discret sur sa sœur. Victime d'une tentative d'enlèvement, Elektra reçoit des cours d'auto-défense.

Une autre version de ses origines raconte que la mère d'Elektra était en visite à la clinique lors de son huitième mois, quand un terroriste fit irruption et la prit en otage. Elle parvint à le vaincre mais reçut une balle dans la mêlée. Dans cette version, Elektra est née dans le sang rouge de sa mère mourante.

Quand Hugo Natchios est nommé ambassadeur à New York, Elektra l'accompagne et suit des cours à l'université Columbia. Elle y rencontre Matt Murdock (Daredevil) et les deux sortent ensemble. Un an plus tard, Elektra et son père sont capturés par des terroristes. Daredevil intervint et un des tueurs chute par la fenêtre. La police ouvre le feu ; Hugo est touché par plusieurs balles et meurt sous les yeux de sa fille.

Elektra alors perd l'espoir. Elle arrête ses études et reprend ses cours d'arts martiaux. Puis Stick, un sensei, la prend sous son aile. Plus tard, rejetée par Stick, elle tente de gagner ses faveurs en infiltrant la secte ninja connue sous le nom de la Main mais est finalement corrompue par celle-ci. Elle se libère plus tard de leur emprise. Elle revoit Matt Murdock et le combat quand elle apprend qu'il est Daredevil. Mais, grâce à l'amour, ils s'allient contre La Main.

Parcours[modifier | modifier le code]

Elektra devient par la suite une tueuse à gages pour le compte du mafieux new-yorkais le Caïd[3] qui la charge d'éliminer l'associé de Matt Murdock, l'avocat Foggy Nelson. Mais, quand Foggy la reconnaît, elle ne peut se résoudre à le tuer. Mécontent, le Caïd souhaite se débarrasser d'elle et charge le Tireur (Bullseye) de la tuer, ce qu'il fait avec l'un de ses propres sais. Elektra meurt dans les bras de Daredevil.

Plus tard, la Main vole son cadavre pour la faire revenir à la vie. Daredevil affronte la secte ninja avec l'aide de Stone (le commandant en second de Stick chez les Chastes et ancien amant d'Elektra). Ce dernier disparaît avec son cadavre, purifié. Des années plus tard, on apprend que Stone l'avait ressuscitée. Elektra reprend sa carrière et croise plusieurs fois la route du mutant Wolverine.

Elle travaille par la suite avec le SHIELD, attaqué de part et d'autre par l'HYDRA et la Main, cette dernière l'ayant ressuscitée après un combat. Dotée de nouvelles capacités, elle reprend le contrôle d'elle-même et s'allie à un Wolverine amnésique pour vaincre Gorgone, le nouveau leader de la Main.

Après Civil War[modifier | modifier le code]

Après le crossover Civil War, Elektra finit par diriger elle-même la Main.

Elle tue Maya Lopez (Echo) avant de la ressusciter et de lui faire subir un lavage de cerveau pour l'enrôler dans son organisation. Les Vengeurs dissidents au recensement l’affrontent en venant rechercher Maya, finissant par faire retrouver la mémoire à cette dernière. Echo se retourne alors contre Elektra et finit par l'empaler avec son arme. Après sa mort, le corps d'Elektra reprend sa vraie forme, celle d'un extraterrestre Skrull.

Secret Invasion[modifier | modifier le code]

Dans le crossover Secret Invasion, la vraie Elektra Natchios revient sur Terre avec les autres prisonniers des Skrulls, à la fin de l'histoire ; elle est alors faite prisonnière par Iron Man, désormais à la tête du SHIELD[4].

Plus tard, Norman Osborn dissout le SHIELD et le remplace par le HAMMER. Il ordonne que des expérimentations soient menées sur Elektra pour obtenir des informations sur la date de sa capture et sa détention[4]. Elle s'échappe et affronte le Tireur, envoyé par Osborn[5] ; elle survit à l'affrontement grâce à l'arrivée inopinée de Wolverine.

Après avoir éliminé un agent du HAMMER qui avait mis sa tête à prix, l'ex-Bouffon Vert la prévient qu'il ne peut la laisser en vie.

Pouvoirs et capacités[modifier | modifier le code]

Même si Elektra possède plusieurs super-pouvoirs, elle est surtout connue pour être une athlète de classe olympique et une combattante hors pair. Ses principales capacités sont une solide connaissance des arts martiaux et de l'armement. Formée par les plus grands maîtres en arts martiaux, elle est devenue une kunoichi (ninja) et une tueuse professionnelle[1].

  • Elektra est une athlète, experte en gymnastique et en natation. Elle possède par ailleurs des capacités exceptionnelles (sans être surhumaines) en force, vitesse, endurance, agilité, dextérité, réflexes, coordination et équilibre. Elle est aussi résistante à la douleur ainsi qu'à la chaleur et au froid extrêmes.
  • Elle a appris les arts martiaux anciens de la Chine, du Siam et du Japon et maîtrise de nombreuses formes de combat japonais, notamment le ninjutsu.
  • Elle est une combattante émérite avec le sai d'Okinawa, son arme favorite habituelle. Elle est également très habile au katana, avec des poignards, au bâton à trois sections (sansetsukon), avec des shurikens, ainsi qu'avec les armes à feu.
  • Elle possède la capacité surnaturelle d'hypnotiser les autres et peut leur faire voir des illusions ou d'autres phénomènes. Elle a également la capacité de « jeter » son esprit dans ceux des autres. Par exemple, elle a été capable de traquer son ennemi, Ken Wind, en « empruntant temporairement » l'esprit des gens et en agissant à travers eux pendant qu'elle le chassait. Ce contrôle mental temporaire lui permet de « renifler » métaphoriquement la psyché, ou l'intention de ses cibles. Ce pouvoir a été utilisé de façon étendue pendant l'arc narratif Elektra: Assassin, durant lequel elle dépendait fortement de ses pouvoirs de ninja.
  • Elle est également capable de se cacher dans les ombres et de se déplacer avec une vitesse telle qu'elle peut rester invisible, même en plein jour.
  • Elektra a montré qu'elle possédait des capacités télépathiques de bas niveau ; elle peut communiquer par télépathie avec des individus possédant des niveaux similaires de discipline mentale, tels ceux du groupe des Chastes (en). Elektra a maîtrisé cette capacité pendant sa formation avec la Main, ce qui la lie mentalement à The Beast, le demi-dieu de la Main.

Origines du nom[modifier | modifier le code]

Le nom « Elektra » est inspiré d'Électre, la fille d'Agamemnon et de Clytemnestre de Mycènes dans la mythologie grecque[6].

Apparitions dans d'autres médias[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Films[modifier | modifier le code]

Jennifer Garner incarne Elektra Natchios dans les films Daredevil (2003) et Elektra (2005).

Interprétée par Jennifer Garner

  • 2003 : Daredevil réalisé par Mark Steven Johnson - Elektra fait la rencontre de Matt Murdock et elle est présumée morte à la suite d'un affrontement avec le Tireur. Contrairement aux comics, elle porte ici un costume de cuir noir au lieu de satin rouge[7].
  • 2005 : Elektra réalisé par Rob Bowman - Spin-off du film précédent, on apprend que son personnage a été ressuscité et qu'elle mène désormais une carrière d'assassin. À la suite des réclamations de fans, le personnage porte ici un costume rouge pour se conformer davantage à la version des comics[7].

Télévision[modifier | modifier le code]

Élodie Yung incarne Elektra Natchios dans la série Daredevil (2016).

Interprétée par Élodie Yung dans l'univers cinématographique Marvel

  • 2016 : Daredevil - Dans la saison 2, Elektra revient à Hell's Kitchen pour revoir Matt Murdock. Elle lui révèle que les Yakuzas ne sont jamais partis. Ensemble et sous leurs costumes respectifs, ils découvrent que les guerriers ninjas d'une organisation appelée La Main sont la cause de multiples crimes à New-York. Après de nombreux raids nocturnes contre les yakuzas et des retrouvailles avec Stick, Elektra finit tuée par la Main, et son corps est récupéré par la Main.
  • 2017 : The Defenders - Elektra, ressuscitée par La Main, est désormais le Black Sky, une arme surpuissante à la solde de l'organisation criminelle. Ils ont comme projet de l'envoyer capturer Iron Fist, car il est le seul à ouvrir une porte antique qui abrite le squelette d'un dragon, qui leur permettrait de trouver le secret de l'immortalité. Désormais dotée d'une force surhumaine en plus de ses capacités de combats et amnésique, Elektra est une opposante redoutable, capable d'affronter l'équipe des Defenders à elle seule. Toutefois, elle finit par retrouver la mémoire et récupère ses sentiments envers Matt. Au cours du combat final, alors que Jessica, Luke et Danny quittent les lieux du combat après avoir contrecarré les projets de la Main, Matt reste pour la combattre jusqu'au bout et tous deux se retrouvent ensevelis par la chute d'un immeuble, mais Matt s'en sort.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Elektra (comics) » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c d e f g h i et j « Encyclopédie - Elektra », marvel-world.com (consulté le 6 janvier 2022).
  2. (en) Hulk (vol. 2) #14 (2009), Marvel Comics.
  3. (en) Daredevil #178 (janvier 1982), Marvel Comics.
  4. a et b (en) Dark Reign (en): Elektra #1 (mars 2009), Marvel Comics.
  5. (en) Dark Reign: Elektra #3 (mai 2009), Marvel Comics.
  6. Steinmeyer 2007, p. 317-340.
  7. a et b Sarah Oliver, Superheroes v Supervillains A-Z : The Ultimate Guide to the Greatest Superheroes of All Time, John Blake, 2011.

Annexes[modifier | modifier le code]

Frank Miller en train de signer une copie du comics Elektra en 2016.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Linda Baughman, « A Psychoanalytic Reading of a Female Comic Book Hero : Elektra : Assassin », Women and Language, vol. 13, no 1,‎ , p. 27-30.
  • (en) Daniel Binns, « You Can't Stop Her : Elektra Re-Configured », dans Matthew J. McEniry, Robert Moses Peaslee et Robert G. Weiner (dir.), Marvel Comics into Film : Essays on Adaptations Since the 1940s, Jefferson (Caroline du Nord), McFarland & Company, , 280 p. (ISBN 978-0-7864-4304-8), p. 39-49.
  • (en) Larisa A. Garski et Jennifer L. Yen, « Elektra : Portrait of the Assassin as a Young Woman », dans Travis Langley (dir.), Daredevil Psychology : The Devil Your Know, New York, Sterling Publishing, (ISBN 978-1-4549-3011-2), p. 138-151.
  • Patrick Gaumer, « Elektra », dans Dictionnaire mondial de la BD, Paris, Larousse, , 953 p. (ISBN 978-2-03-584331-9), p. 295-296.
  • Thierry Groensteen, « Le carnaval des monstres », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Christophe Quillien, Elles : grandes aventurières et femmes fatales de la bande dessinée, Paris, Huginn & Muninn, , 215 p. (ISBN 978-2-36480-185-1), « Aventurières et créatures dangereuses : Elektra Natchios », p. 142-143.
  • (en) Elke Steinmeyer, « Elektra in the Marvel Universe », dans John Hilton et Anne Gosling (dir.), Alma Parens Originalis ? The Receptions of Classical Literature and Thought in Africa, Europe, the United States, and Cuba, Peter Lang, (ISBN 978-3-03910-929-6), p. 317-340.
  • (en) Renée Tobe, « Architectural Grounding in Miller's Elektra : Temporality and Spatiality in the Graphic Novel », ImageTexT : Interdisciplinary Comics Studies, vol. 3, no 1,‎ (ISSN 1549-6732, lire en ligne).
  • (en) Paul Young, Frank Miller's Daredevil and the Ends of Heroism, New Brunswick, Rutgers University Press, coll. « Comics Culture », , 292 p. (ISBN 978-0-8135-6381-7 et 978-0-8135-6382-4, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]