Chester Gould

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Chester Gould
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Chester Gould () est un auteur de bande dessinée américain, surtout connu pour avoir créé en 1931 le comic strip Dick Tracy, qu'il a animé jusqu'à sa retraite en 1977 et qui est l'une des bandes dessinées policières les plus reconnues et influentes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chester Gould est né et a grandi à Pawnee dans l'Oklahoma. En 1919, sa famille part pour Stillwater il poursuit ses études en Business Administration à l'Oklahoma A & M (aujourd'hui Oklahoma State University) jusqu'en 1921. Cette année-là, il rejoint l'université Northwestern de Chicago. Il y est diplômé en 1923.

Fasciné par les comics depuis son enfance (il dessine ses propres histoires dès l'âge de 7 ans), Gould trouve vite un emploi d'illustrateur au sein du Chicago Evening pour lequel il réalise ses premiers comics strips : « Fillum Fables » (1924) et « The Radio Catts ». Il produit aussi un comics sur Chicago : « Why It's a Windy City ». Il se marie à Edna Gauger en 1926. Leur fille Jean naît en 1927.

En 1931, Gould est engagé comme dessinateur au Chicago Tribune et commence la série Dick Tracy. Il dessinera ce comics durant 46 ans, tâchant de se renseigner au maximum sur les nouvelles techniques de lutte contre le crime : il étudie au Crime Detection Laboratory de Chicago et analyse les procédures de police grâce à un policier à la retraite[1]. Il reçoit en 1959 et en 1977 le prestigieux Reuben Award. On lui remet de plus le prix Edgar-Allan-Poe du Mystery Writers of America en 1980.

Chester Gould laissait une grande place à l'improvisation dans l'écriture du détail de ses histoires : sans savoir comment ses personnages allaient s'en sortir, il décidait de les mettre dans les pires situations possibles[2]. On peut distinguer plusieurs périodes de Dick Tracy[3] : dans les années 30, le strip est emprunt de réalisme et s'inspire des faits-divers de l´époque. Dans les années 40, Gould développe des méchants de plus en plus spectaculaires, en réponse aux actualités effrayantes de la seconde guerre mondiale. Dans les années 60, il pousse sa tendance à l'anticipation au maximum et fait de Dick Tracy une série de science-fiction (terme que Gould refusait).

Gould prend sa retraite le 25 décembre 1977 et meurt le 11 mai 1985. Sa vie et ses créations sont immortalisées au Chester Gould-Dick Tracy Museum de Woodstock. Il aura inspiré des auteurs comme Art Spiegelman[4], Marti[5], Charles Burns[6] ou encore Joe Matt[7].

Anecdote[modifier | modifier le code]

  • Les personnages et les histoires improbables de Gould ont été détournées dans certaines séquences de Fearless Fosdick (supposément dessinées par "Lester Gooch") par Al Capp dans le comics « Li'l Abner ». On y trouve notamment Bomb Face, la gangster dont la tête est... une bombe.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Amram, « Dick Tracy », Beaux-Arts magazine Hors-Série nº41,‎ , p. 6-17
  2. (en) Max Allan Collins et Matt Masterson, « Chester Gould Speaks, Part 2 », The Complete Chester Gould's Dick Tracy Vol.2,‎
  3. (en) Max Allan Collins, « Introduction », The Complete Chester Gould's Dick Tracy,‎
  4. Stephane Jarno, « Art Spiegelman, le musée privé », Télérama n°3247,‎ (lire en ligne)
  5. Art Spiegelman, « Préface », Taxista,‎
  6. (en) Darcy Sullivan, « The Charles Burns Interview », The Comics Journal nº148,‎ (lire en ligne)
  7. David Amram, « Trois questions à Joe Matt », Beaux-Arts Magazine Hors-Série nº41,‎