Élevage intensif

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Élevage intensif de poulets en Floride.
Poules pondeuses élevées en batterie
Salle de gavage pour canards destinés à la production industrielle du foie gras

L'élevage intensif est une forme d'élevage qui vise à augmenter le rendement de cette activité, notamment en augmentant la densité d'animaux sur l'exploitation ou en s'affranchissant plus ou moins fortement du milieu environnant (confinement). Ce type d'élevage est particulièrement connu du grand public par l'élevage en batterie de volailles. Cette méthode d'élevage est apparue à la sortie de la Seconde Guerre mondiale.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Ce système d'élevage se caractérise par l'utilisation de surfaces réduites, avec une densité élevée de population, les animaux pouvant être logés dans des bâtiments fermés. Les exploitations d'élevage intensif sont également marquées par une faible surface de culture dédiée à l'alimentation des animaux, entraînant la diminution significative de l'autosuffisance de l'éleveur pour l'alimentation de ses animaux.

Les progrès de l'alimentation animale permettent de penser l'élevage en termes de « transformation » d'aliments en croissance animale. L'intérêt de ce type d'élevage est qu'il permet de fournir de la viande et d'autres produits (œufs, lait, cuir, laine, fourrure) à des prix de revient contenus, ce qui a permis une accessibilité certaine de ces aliments. En outre, cette production est moins dépendante des aléas climatiques et a permis de diminuer de manière importante les risques liés aux germes transmissibles par l'alimentation tel que les salmonelles.

En France : installation classée pour la protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Élevage porcin et Aviculture.

Selon la législation française, les élevages intensifs de volailles ou de porcs sont des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). En effet, ce type d'installation est concerné par la rubrique no 3660 de la nomenclature des installations classées (« élevage intensif de volailles ou de porcs »)[1].

Sont considérées comme étant des « élevages intensifs », les installations comportant[1] :

  • Plus de 40 000 emplacements pour les volailles (poulets, poules, dindes, pintades, canards, oies, cailles, pigeons, faisans et perdrix, élevés ou détenus en captivité en vue de leur reproduction, de la production de viande ou d'œufs de consommation ou de la fourniture de gibier de repeuplement).
  • Et/ou plus de 2 000 emplacements pour les porcs de production (de plus de 30 kg).
  • Et/ou plus de 750 emplacements pour les truies.

Ces installations sont soumises à autorisation préfectorale qui est délivrée sous la forme d'un arrêté préfectoral qui impose à l'exploitant le respect d'un certain nombre de prescriptions techniques, notamment celles de l'arrêté ministériel du 27 décembre 2013 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l'autorisation au titre des rubriques no 2101, 2102, 2111 et 3660[2].

L'instruction des demandes d'autorisation d'exploiter ainsi que le contrôle du respect des prescriptions techniques par les exploitants sont réalisés par l'inspection des installations classées[3].

Critiques[modifier | modifier le code]

Veaux de race Prim'Holstein, les veaux laitiers, sous-produits de l'élevage laitier intensif, sont destinés à la production industrielle des veaux de boucherie
Vaches laitières Prim'Holstein en stabulation libre à logettes avec tapis (non paillées), avec aire de parcours sur caillebotis

Les oppositions portent principalement sur la faible qualité supposée des produits, ainsi que sur les conditions de vie des animaux. Les fortes densités de population créent aussi des risques sanitaires, qui nécessitent souvent des traitements antibiotiques à titre préventif. Cela a conduit à diverses évolutions, comme la fixation de normes minimales par voie législative ou règlementaire (cf. notamment les directives européennes en la matière) et des labels de qualité pour mieux satisfaire les consommateurs.

L'élevage intensif porte en général sur les races fortement sélectionnées, principalement les volailles et les porcs, mais il s'applique aussi aux bovins ainsi qu'à des espèces sauvages, en aquaculture par exemple.

Lorsque l'élevage est conduit de manière totalement indépendante de la production agricole locale, on parle d'« élevage hors-sol ». Il faut noter cependant que ces élevages ont besoin d'une superficie minimale pour épandre les déjections (notamment le lisier de porcs) sans provoquer de pollution des eaux par les nitrates et les phosphates contenus dans ces effluents.

On parle également d'« élevage en batterie », notamment pour les veaux et les volailles, par référence aux cages, parfois superposées, dans lesquelles sont maintenus les animaux.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Kastler, Michel Damien, Jean-Claude Nouet: Le grand massacre, Fayard, 1981
  • Jocelyne Porcher, La mort n'est pas notre métier, L'aube intervention, 2003
  • Marie Rouanet, Mauvaises nouvelles de la chair, Albin Michel, 2008
  • Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ?, L'Olivier, 2010
  • Fabrice Nicolino, Bidoche, l'industrie de la viande menace le monde, Babel, 2010

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Élevage intensif : attention danger !, documentaire réalisé par Frédérique Mergey, diffusé le 9 septembre 2014[4].
  • The Meatrix (en) est un dessin animé américain au sujet de l'industrie agroalimentaire américaine. Il est sorti en 2003 et a été suivi par deux épisodes en 2006.
  • We Feed the World, documentaire autrichien, 2005.
  • Fast Food Nation, documentaire américain, 2006.
  • "Cowspiracy", documentaire américain sur les mauvais effets de l'élevage intensif, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « 3660. Élevage intensif », sur www.ineris.fr (consulté le 11 juin 2016)
  2. « Arrêté du 27/12/13 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l'autorisation au titre des rubriques no 2101, 2102, 2111 et 3660 », sur www.ineris.fr (consulté le 11 juin 2016)
  3. « Missions », sur installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 11 juin 2016)
  4. Page sur le site de France 5 (consultée le 29 février 2016).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]