Gourin

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Gourin
Gourin
Manoir de Tronjoly.
Blason de Gourin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin (chef-lieu)
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
David Le Solliec
2014-2020
Code postal 56110
Code commune 56066
Démographie
Gentilé Gourinois, Gourinoises
Population
municipale
3 887 hab. (2016 en diminution de 4,64 % par rapport à 2011)
Densité 52 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 28″ nord, 3° 36′ 21″ ouest
Altitude Min. 83 m
Max. 301 m
Superficie 74,72 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.gourin.fr/

Gourin [ɡuʁɛ̃] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gourin appartient à la Cornouaille morbihannaise : elle faisait partie de l'évêché de Quimper. La langue utilisée était le breton cornouaillais jusqu'au basculement linguistique vers le français qui eut lieu dans les années 1950. Le Cornouaillais était utilisé dans les communes des cantons de Gourin et du Faouët situées sur la rive droite de la rivière Ellé, tandis que le reste du département utilisait le Breton vannetais (sauf la partie est parlant gallo).

Gourin a la particularité de se trouver à vol d'oiseau, à 83 kilomètres au nord-ouest de Vannes, son chef-lieu de département, et seulement à 40 kilomètres au nord-est de Quimper, le chef-lieu du département voisin du Finistère. Gourin est également situé à 15 kilomètres au sud de Carhaix-Plouguer, à 47 kilomètres au nord-ouest de Lorient, à 71 kilomètres au sud-est de Brest, à 74 kilomètres au sud-ouest de Saint-Brieuc et à 143 kilomètres à l'ouest de Rennes.

Les communes limitrophes en suivant le sens horaire des aiguilles d'une montre sont Langonnet à l'est, Le Saint au sud-est, Guiscriff au sud, Roudouallec à l'ouest, Spézet au nord-ouest et Tréogan au nord.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Gourin se situe sur le flanc sud de la chaîne des Montagnes Noires, un des principaux reliefs du Massif armoricain, dont le point culminant est le Roc'h Toullaeron à 318 m, sur la commune limitrophe de Spézet. Plusieurs sommets de la chaîne se trouvent sur son territoire : Le Roc'h an Ankou, 236 m, à l'ouest du bourg, le Minez Guernazou, 282 m, au nord et le Rocher de la Madeleine, 262 m, à l'est. Le département du Morbihan culmine à 301 m d'altitude à Gourin.

Le sous-sol gourinois renferme des roches de natures diverses. On trouve notamment sur les flancs des Montagnes Noires des gisements de schiste d'âge ordovicien qui furent exploités de manière intensive au XIXe siècle et au XXe siècle pour produire des ardoises (gisements d'ardoise de Lannuon et de schiste de Kermoal). Du granite, qui affleure dans le sud-ouest de la commune aux abords du village de Kergus, fut également exploité autrefois ainsi que du grès à Minez Cluon. Le « poudingue de Gourin[1] », formation géologique qui dépasse rarement 10 mètres d'épaisseur, forme de grandes lentilles au sein des roches datant du briovérien[2]. Ce poudingue est un conglomérat composé de galets bien arrondis de quartz blanc et de rares galets de phtanite noire et de grès, répartis dans une matrice silto-gréseuse[3]. La présence de galets de quartz bien roulés au sommet d’une série essentiellement silteuse suggère des dépôts d’estuaire de fleuve à régimes variables sur une côte sableuse, mis place après le dépôt des turbidites ou une remobilisation ultérieure de matériau fluviatile allant se mettre en place dans les chenaux des cônes de turbidite (intercalation dans les siltites ?)[4],[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Inam, principal cours d'eau de la commune, draine une bonne partie du territoire communal. Il prend sa source au nord-est du bourg qu'il contourne par le nord avant de se diriger vers le sud puis matérialiser la frontière avec Guiscriff. Il est alimenté par de nombreux ruisseaux qui forment un réseau hydrographique dense : ruisseau de Rastal Grout, ruisseau du Moulin Pré, ruisseau de Kergonan, ruisseau du moulin Quilliou, ruisseau de Menguionnet.

Transports[modifier | modifier le code]

Gourin est au carrefour de la départementale 769 (ancienne route nationale 169 ; axe routier Lorient-Roscoff) et de l'axe routier Quimper-Rostrenen-Saint-Brieuc (route départementale 1 pour sa partie morbihannaise et 3 pour son prolongement costarmoricain), le premier contournant la ville par l'est, le second par le nord-ouest. La départementale 27, qui emprunte le fond de la vallée de l'Inam, relie Gourin à Scaër.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes de Gurvræn au XIe siècle[6], Gorurein en 1163 [7], Gorvrein en 1294, Gorvrin au XIVe siècle et Gourin dès 1424.

Gourin vient de Gorwraen, « colline de Wraen ou Warhen » [8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Maison à piliers datant du XVe ou du XVIe siècle située autrefois place Stenfort à Gourin, avant qu'elle ne soit détruite (carte postale vers 1900).

Aux XIe et XIIe siècles Gourin était le siège d'une vicomté qui s'étendait sur les paroisses de Gourin, Guiscriff, Langonnet, Le Faouët et Leuhan et les trèves de Roudouallec, Le Saint, Lanvénégen et La Trinité . Parmi les vicomtes de Gourin citons les noms de Cadoret qui se souleva en 1075 contre le duc Hoël et Tanguy Ier qui participa à la Première croisade avec son duc Alain Fergent. La vicomté fut rattachée au domaine ducal dès 1265. Gourin devient alors le siège d'une barre ducale qui après l'acte d'union de la Bretagne à la France en 1532 deviendra le siège d'une sénéchaussée royale jusqu'à sa suppression lors de la Révolution française.

Selon Jean-Baptiste Ogée, « en 1400, on y connaissait les manoirs suivants : Pencoët, Kerenbus, Quillion, Cozoellet, Langoezan, Mégant-Flaret, Guern, Croniguer, Coetbuhat, Kerbiguet, Coatbihan, Kerrouart et Pont-Briand, qui est aujourd'hui [en 1778] un prieuré où l'on fait les fonctions curiales. Le château du Kerstang appartenait à Olivier de Kergus [Kerguz], seigneur du Kerstang, par son mariage en 1500 avec Jeanne de Kergouët, héritière du Kerstang »[9]. Le 30e abbé de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, entre 1500 et 1520, fut Pierre de Kerguz[10].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Tronjoly[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs de Tronjoly furent les Kergoët, qui résidèrent dans l'ancien manoir de 1426 à 1660. Leur succédèrent les L'Ollivier, de la Villeneuve-Lochrist, dont la branche de Tronjoly porta les armes "d'argent à la fasce de gueules, grillées d'or, accompagnée de trois quintefeuilles de gueules" ; successivement Sébastien L'Ollivier (né vers 1660 et époux d'Anne de Kerguz), leur fils François Claude Baptiste L'Ollivier (baptisé le à Gourin, époux d'Angélique de La Pierre de Frémeur) et le fils de ces derniers François L'Ollivier (né le à Gourin, époux de Françoise Guillemette de Quelen, chef d'escadre[11]) furent seigneurs de Tronjoly. Le château actuel est construit en 1768, remplaçant l'ancien manoir.

La Révolte des bonnets rouges[modifier | modifier le code]

Des habitants de Gourin participèrent à la Révolte des Bonnets Rouges : le « à l'issue de la grand-messe, des paysans de Gourin, Leuhan, Roudouallec, plus de 200 personnes, conduites par Guillaume Morvan, cassèrent à coups de pierre les portes et fenêtres de François Jan, sergent de la juridiction de Carhaix, et le frappèrent "disant qu'il avait la gabelle" » ; le lendemain ils se rendirent au manoir de Kerbiquet et firent signer au sieur de Kerbiquet et à celui de Kerstang "toutes les déclarations qu'ils voulurent"[12].

Des paroissiens participèrent à l'attaque de Carhaix le 6 et et au pillage le du château de Kergoët en Saint-Hernin, propriété du sieur Le Moyne de Trévigny. La paroisse et ses trèves durent verser 5 500 £ de dédommagements au sieur Le Moyne de Trévigny. Charles Morvan, le meneur des révoltés pour Gourin, fut envoyé aux galères pour servir d'exemple.

Gourin décrit en 1778[modifier | modifier le code]

Le blason de la famille Kergus de Kerstang.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Gourin en 1778 :

« Gourin, petite ville, sur une hauteur ; à 8 lieues trois quarts à l'est-nord-est de Quimper, son évêché ; et à 30 lieues de Rennes ; elle relève du Roi, et avait jadis une Juridiction royale, qui fut unie et incorporée à celle de Carhaix, par édit du roi Charles IX donné à Troyes, en Champagne, le  ; elle a depuis été rétablie et est encore Cour royale. On y trouve aussi une subdélégation. Trois grandes routes y arrivent et il s'y tient un marché tous les lundis. On y compte 5 800 communiants[13], y compris ceux de Roudouallec et du Saint, ses trèves. M. l'Évêque en est le curé primitif, et nomme le vicaire perpétuel. Ce territoire est borné, au nord, par les Montagnes noires, et coupé par une multitude de ruisseaux qui coulent dans les vallons. Les terres en sont d'assez bonne qualité, mais on y voit beaucoup de landes. ; on y trouve aussi la forêt de Connevau [Conveau], qui dépend de l'abbaye de Langouët [abbaye Notre-Dame de Langonnet], et quelques bois, celui du Saint étant le plus considérable[9]. »

Jean-Baptiste Ogée indique également que la seigneurie de Kerstang qui « s'étend dans le territoire de Gourin, du Saint, de Roudouallec, de Guiscriff et du Faouët, forme avec les fiefs de bois de Launai, de Coitanguern, Enbougent, le Legou, une haute, moyenne et basse justice ; elle appartient à M. de Kergus du Kerstang[14] (...), avec ses droits de halle, fours bannaux, étalage, mouteaux et bannalité dans toute l'étendue de la Cour royale de Gourin, et avec les prééminences et droits honorifiques aux Églises, etc. On y voit aussi, aux environs du Saint, ceux de Kermenbigot, Tremeneuc, Kerraroux, du Saint et du Rux ; ces deux derniers appartenant alors au sieur du Faouët »[9].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Nicolas Loëdon de Keromen, recteur de Gourin, fut député suppléant du clergé aux États généraux de 1789. Il prêta serment à la Constitution civile du clergé, mais se rétracta immédiatement et fut expulsé en Espagne en 1792.

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Au début de la Révolution française, les seigneurs de Tronjoly hébergèrent des prêtres réfractaires et des chouans. Surveillés par les autorités républicaines, les L'Ollivier furent contraints en mars 1793 de s'établir au Faouët et certains membres de la famille émigrèrent ; parmi eux François Urbain L'Ollivier de Tronjoly[15], blessé lors du débarquement de Quiberon le , fut jugé et exécuté à Vannes le 14 thermidor an III (). En 1796, Anne-Jacquette L'Ollivier[16], épouse de Jean Baptiste Rouxel, seigneur de Lescoët, profita de l'autorisation accordée aux familles des émigrés pour racheter les terres saisies et vendues comme biens nationaux pour racheter le château et son domaine[17].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Gourin décrit en 1843[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Gourin en 1843 :

« Gourin (sous l'invocation de saint Pierre et saint Paul) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins ses trèves Roudouallec et Le Saint (...) ; aujourd'hui cure de 2ème classe ; chef-lieu de perception ; bureau de l'enregistrement ; brigade de gendarmerie à pied. (...) Principaux villages : Kerstang, Conveau, Kerenor, Saint-Hervé, Guernach, Kerscuidal, Lannizon, Kerouech, Kerbillio, Grondat, Landevec, Pratlédan, Lequenelec, Quistinet, Kervegan, Kergulvarec, Châteaublanc, Kerviguet, Kerdrevbourne, Crondal, Kergaradec, Kergrist, Sainte-Julienne, le Ninger, Kergus, le Helès, Keruel, Kervouro, Kerbos, Penhoat, Penguily, Kerflous, Guernach, Cranpipidec, Cozvalet, le Mainguer. Superficie totale : 7 471 hectares, dont (...) terres labourables 3 429 ha, prés et pâturages 776 ha, bois 234 ha, vergers et jardins 170 ha, landes et incultes 2 653 ha, étangs 3 ha (...). Moulins : 15 (de Tronjoly, à vent ; du Corré, Madame, de Rosmellec, de Quilliou, de Mainguionet, de Kerbiguet, Conan, de Kerstang, de Tronjoly, à eau). (...) Il y avait autrefois, outre l'église, onze chapelles. Il y en a encore neuf, dont huit hors du bourg. Celles-ci sont desservies alternativement par les vicaires de la cure. Tous les manoirs indiqués par Ogée sont aujourd'hui convertis en métairies, à l'exception de Kerstang, dont on ne voit que des ruines. Tronjoly est le seul château qui existe, et il est en fort bon état. Le territoire de Gourin est compris en partie dans les Montagnes Noires, et de plusieurs endroits on jouit d'une vue magnifique. On exporte dans les communes environnantes des bestiaux, du beurre, de la cire et du miel. Il y a foire le deuxième lundi de chaque mois, le 22 février, le 1er juin, le 20 juillet, le 1er septembre, le 29 octobre, le 22 décembre. (...) Géologie : le schiste micacé est la roche dominante. On exploite quelques minerais de fer. Carrières de pierres ardoisières et de pierres schisteuses à bâtir. (...) On parle le breton[18]. »

Autres faits du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le château de Tronjoly resta la propriété de la famille Rouxel de Lescoët pendant le XIXe siècle ; par exemple Joseph Charles Rouxel de Lescoët, né en 1812, y décéda le et son fils Joseph Louis Amédée de Lescoët, né en 1847, y décéda également le  ; par le mariage de la fille de ce dernier, Hermine Rouxel de Lescoët, avec Marie Joseph Édouard Guy de Salvaing de Boissieu, la famille Salvaing de Boissieu devint alors propriétaire du château. Victime d'un incendie à la fin du XIXe siècle, l'aile est du château fut alors reconstruite[17].

Un scolasticat[19] de la Congrégation du Saint-Esprit existait à Gourin au milieu du XIXe siècle ; il fut transféré à l'abbaye Notre-Dame de Langonnet dans la décennie 1870[20]. Les religieuses missionnaires de Saint-Joseph de Cluny avaient à la fin du XIXe siècle un noviciat à Gourin : par exemple 24 jeunes filles en 1897 et 32 en 1901 y prirent l'habit avant de partir missionnaires dans les colonies françaises[21].

Frank Davies[22] rapporte que lors des hivers rudes, après une longue période de neige, « on a besoin d'allumer des feux la nuit à tous les carrefours de routes entre Carhaix, Callac, Gourin, Rostrenen et autres petites villes du voisinage pour préserver les troupeaux et même les chiens de la rapacité des loups affamés »[23].

Une épidémie de variole fit 226 malades dont 126 morts (parmi eux 126 enfants) à Gourin entre 1865 et 1870, surtout en 1870[24].

Dans un rapport daté de 1896, le sous-préfet de Lorient écrit : « Il est de notoriété publique à Gourin que le clergé fait tout ce qu'il peut pour que les enfants apprennent le catéchisme breton [en langue bretonne] »[25].

L'émigration vers l'Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Réplique de la Statue de la Liberté située dans le centre ville de Gourin.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, surtout entre 1902 et la Première Guerre mondiale, Gourin et sa région ont connu une très forte émigration, principalement d'hommes jeunes, vers l'Amérique du Nord, même si celle-ci commença dès le XVIIIe siècle. Des prêtres parcouraient les campagnes et organisaient cette émigration, d'abord vers le Canada, principalement vers le Manitoba, l'Alberta, l'Ontario et le Québec, le gouvernement cédant des lots de terre qui devenaient la propriété des colons après cinq ans de mise en valeur. La plupart des émigrés travaillaient dans l'agriculture, d'autres travaillant dans l'abattage des arbres ou encore dans les usines de papier[26].

En 1913, Joseph Ulliac, originaire du domaine de Tronjoly, quitte Gourin avec sa femme Marie-Louise Cosperec, et dix autres membres de sa famille. Ils fondent ensemble le village de Gourin City (en) , faisant aujourd'hui partie de la municipalité régionale de Wood Buffalo, dans la province de l'Alberta, au Canada, au pied des Montagnes Rocheuses. En 1923, Gourin City obtient un bureau de poste. Une douzaine de familles bretonnes rejoignent par la suite les premiers colons[27].

Il y eut une seconde vague d'émigration depuis les cantons de Gourin et Roudouallec dans les années 1950 à la suite de la visite du consul canadien. 85 jeunes gourinois partirent vers le Canada entre 1948 et 1953, ainsi que 59 jeunes originaires de Langonnet, 35 du Saint, 22 de Guiscriff, 15 de Roudouallec, 7 de Glomel, etc.

Beaucoup des Bretons vivant actuellement aux États-Unis sont originaires de la région de Gourin (on estime que la région des Montagnes Noires autour de Gourin a perdu environ 4 000 émigrants partis vers les États-Unis entre 1945 et 1958). Mais l'émigration vers ce pays a commencé vers 1885, les émigrés n'étant pas tous des hommes jeunes, mais parfois des personnes d'âge mûr, petits agriculteurs, petits commerçants ou artisans, ne disposant pas de terres capables de les nourrir ; à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, un noyau important d'émigrés venus des Montagnes Noires se fixe dans la région de villégiature de Lenox (Massachusetts), les femmes devenant employées de maison, les hommes comme jardiniers). Dès 1928, on dénombre environ 3 000 habitants de Gourin à New York, 400 d'entre eux étant directement employés par Michelin (créée en 1901 au sud de New York à Miltown (dans le New Jersey) et qui recrutait de façon privilégiée des Bretons). Entre les seules années 1946 et 1955, 747 émigrants, des jeunes principalement, quittent la région de Gourin (13,4 % de la population) dont une large part vers les États-Unis, beaucoup trouvant un emploi dans l'hôtellerie ou la restauration. Les Bretons émigrés ont tendance à se regrouper en colonies, un véritable « quartier breton » se créant par exemple à New York, à la limite de Brooklyn et du Bronx, entre la 49e et la 52e Rue ; d'autres sont partis vers le Sud (Louisiane et Floride) ou l'Ouest (Californie)[26].

Trois agences de la « Compagnie Générale Transatlantique » ont d'ailleurs à l'époque leur siège à Gourin et Roudouallec pour organiser les flux à destination des États-Unis. Entre 1948 et 1953, 215 émigrants sont originaires de Gourin, 85 de Roudouallec, 62 de Langonnet, 32 du Saint, 10 de Guiscriff, 8 du Faouët, 5 du Croistyetc. Une autre statistique indique que 514 Gourinois ont quitté leur commune pour les États-Unis entre 1946 et 1960.

Le retour au pays d'une partie de ces émigrés, surnommés « les Américains », parfois enrichis, a été un puissant vecteur de modernisation de l'agriculture et de l'habitat ainsi que d'évolution des mentalités ; mais la plupart se sont fixés définitivement en Amérique du Nord[26]. Ces émigrés étaient aussi parfois surnommés « ar lostou ru » (« les queues rouges ») en breton local, en faisant référence à la couleur de leurs plaques minéralogiques.

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Les ardoisières[modifier | modifier le code]

La catastrophe de la carrière du Guernanic le (journal L'Ouest-Éclair du ).

La seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle correspondent à l'âge d'or de l'exploitation des ardoisières à Gourin. Celles-ci étaient déjà exploités aux siècles précédents mais elles vont prospérer par la suite notamment grâce à un accroissement de la demande régionale (les toits en ardoise remplacent alors progressivement les couvertures de chaume à cause des risques d'incendie) et à la construction en 1892 de la ligne de chemin de fer à voie métrique reliant Guingamp à Rosporden. Le , un éboulement fit cinq morts et trois blessés (dont un décédé peu après) dans la carrière du Guernanic[28]. Les carrières durent fermer en 1962 en raison de la concurrence trop forte des ardoisières de Trélazé.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle époque[modifier | modifier le code]

La place Stenfort vers 1900 avec sa fontaine monumentale et la vieille maison à piliers aujourd'hui disparues
Le programme des Fêtes patronales de la Saint-Hervé à Gourin en 1899.

Gustave Geffroy fait une description sévère de Gourin en 1903 :

« Gourin est tout noir, d'un vilain noir. (...) Je ne me crois pas en Bretagne, mais aux abords de quelque cité industrielle du Nord, dans un voisinage de houillères. (...) [La ville] doit (...) sa noirceur (...) à la crasse répandue partout. J'ai beau aller et venir, parcourir les rues, les ruelles, partout je retrouve cette même impression de deuil. Heureusement, au moment où je redescend vers le bas du bourg, je trouve un bal installé, les gens qui dansent gaiement aux sons du biniou, au milieu de la route, dans la boue. C'est la dérobée, avec son serpentement, ses tours et ses détours. (...) Le lendemain matin, je pars de bonne heure. Pendant qu'on attelle, j'ai le temps d'aller voir une vieille chapelle restaurée, l'église Saint-Pierre, le calvaire et l'ossuaire, quelques vieilles façades, mais rien de tout cela ne me ferait rester une minute de plus à Gourin[29]. »

Les travaux de construction de la ligne de chemin de fer d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer du Morbihan entre Nivino[30] (elle était déjà en service entre Lorient et Nivino) et Gourin commencèrent en 1902[31] ; la ligne ouvrit en 1906 et ferma en 1947. La ligne des Chemins de fer armoricains allant de Plouescat à Rosporden via Carhaix et Gourin ouvrit en décembre 1912 ; son exploitation fut transférée en 1925 aux Chemins de fer départementaux du Finistère ; cette ligne ferma en 1939.

Des congrès de l'Union régionaliste bretonne furent à plusieurs reprises organisés à Gourin, notamment en 1899 et en 1904[32].

Les fêtes patronales de la Saint-Hervé étaient chaque année un important moment festif ; celle de 1900 sont décrites en détail par un envoyé spécial du journal L'Ouest-Éclair[33]. Des trais spéciaux étaient organisés au départ de Carhaix lors du pardon de la chapelle Saint-Hervé, par exemple le [34]. Elles duraient quatre jours : foire le samedi, pardon le dimanche, fête profane le lundi et le mardi, par exemple en 1913[35].

Les Sœurs de la Congrégation du Saint-Esprit, qui enseignaient à Gourin depuis plus d'un siècle, furent en 1903 menacées d'expulsion (l'inventaire des biens de l'école en octobre 1903 suscita des réactions vives ; il fallut envoyer un escadron de chasseurs et deux brigades de gendarmerie pour y parvenir[36]) en vertu de la Loi sur les congrégations ; la directrice et ses 5 adjointes contournèrent la loi en se laïcisant afin de pouvoir continuer à enseigner, ce qui leur valut d'être condamnées en 1907 par le tribunal correctionnel de Pontivy[37]. Le curé de Gourin vit son traitement [38] suspendu en janvier 1903 pour avoir prêché et enseigné le catéchisme en breton[39].

Lors des élections législatives de 1906, le clergé local fit pression sur les électeurs, refusant l'absolution aux hommes et même aux femmes dont les maris ne voteraient pas bien, incitant à voter en faveur de Guy de Salvaing de Boissieu, lequel fut d'ailleurs réélu député[40].

L'inventaire de l'église de Gourin eût lieu le  :

« L'inventaire de l'église était fixé hier matin, sept heures. Trois escadrons de chasseurs de Pontivy et 60 gendarmes avaient de bonne heure pris position pour maintenir l'ordre. Le curé ayant refusé d'ouvrir les portes, il fallut recourir au crochetage. Mais les fidèles opposèrent à l'opération une résistance acharnée qui dura quatre heures. Trois portes durent être brisées par les crocheteurs. Une manifestation calme et grandiose a eu lieu ensuite. Les chasseurs sont partis pour appuyer les opérations de l'inventaire à Roudouallec et Le Saint[41]. »

Gourin fêta en juillet 1913 l'inauguration de l'éclairage électrique dans la ville : « On va donc dire adieu aux réverbères fumeux et quasi préhistoriques qui répandaient si parcimonieusement leurs lueurs blafardes dans nos rues et ruelles » écrit le journal L'Ouest-Éclair[42].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Gourin : le Monument aux morts.

Le monument aux morts de Gourin porte les noms de 303 soldats gourinois morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, 16 au moins sont morts en Belgique (dont 9 dans les combats de Maissin et 2 à Rossignol) ; 2 au moins (Jean Corbel, Pierre Le Bomin) sont morts en Turquie lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr ; Pierre Le Clech, marsouin au 57e régiment d'infanterie coloniale, est mort en mer à bord du navire-hôpital Canada ; 4 au moins (Jean Coléon, Louis Gétin, Michel Péron et Pierre Riou) sont morts en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (parmi ceux-ci, Bernard Jérôme, Jean Coutaller, Joseph Guillerme, Guillaume Le Bris, Jean Le Bris, Lucien Le Gall, Yves Le Gallic, Pierre Péron, Julien Pilorzé, Marie Gabriel Savary de Beauregard et André Troles ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Nicolas Berthelot de la Médaille militaire, Joseph Carré, Jean Jamet, Yves L'Hospital, Jean Le Bihan, Yves Le Cloarec, Louis Le Coze, Jean Le Floch, Yves Saget, Pierre Saint-Jalmes et François Talabardon de la Croix de Guerre[43] ; Jean Le Savéant a reçu deux citations à l'ordre de son régiment)[44].

Jeanne-Marie et Auguste Barbey[modifier | modifier le code]

Jeanne-Marie Barbey[45], peintre et photographe parisienne, passe ses vacances à Gourin pendant les premières décennies du XXe siècle. Ses photographies (environ 200 négatifs sur plaques de verre, qui ont été achetés par le Musée de Bretagne à Rennes)[46] constituent un témoignage ethnographique visuel sur l'habitat, les costumes, les pratiques festives et culturelles des Gourinois de l'époque[47]. Mais c'est à la peinture surtout qu'elle voua sa vie, peignant souvent d'après ses photographies, et elle a laissé de nombreuses œuvres illustrant la région gourinoise, par exemple Le marché de Gourin [vers 1920], L'église de Gourin, Jour de fête (Musée d'art et d'histoire de Locronan)[48], etc.

On attribue à son frère, Auguste Barbey (1868-1931), d'abord enseignant, puis propriétaire de l'hôtel de la Croix-Verte, place du Martray à Gourin, 202 négatifs sur plaque de verre ayant pour cadre la région de Gourin conservés au Musée de Bretagne et dont plusieurs ont servi d'inspiration à sa sœur pour certains de ses tableaux. Il est aussi l'auteur d'une série de cartes postales.

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L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Les foires de Gourin étaient très importantes. Elles commencèrent à décliner pendant la Seconde Guerre mondiale. Le journal L'Ouest-Éclair écrit en 1941 : « Nous ne sommes plus au temps des grandes foires de Gourin. Cependant celle dite foire "Eune" reste une des meilleures de la région »[49].

Une grève éclata en septembre 1936 (elle dura une dizaine de jours) aux ardoisières de Gourin, qui dépendaient du groupe des "Ardoisières de Bretagne" ; les ouvriers obtinrent un relèvement des salaires et le paiement d'heures supplémentaires[50].

La famille d'Alexandre Montaufray (14 enfants vivants) est mise à l'honneur en 1936[51].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Madame Conan, sage-femme à Gourin, alors âgée de 26 ans, fut la plus jeune conseillère municipale de France en 1941[52].

Les actions de résistance contre l'occupant nazi[modifier | modifier le code]

Dans la soirée du , 200 gourinois narguent les autorités allemandes en place, en défilant dans les rues de la ville, de l'actuelle place Charles-de-Gaulle jusqu'au collège, drapeau tricolore en tête. Il s'ensuit une vague d'arrestations. Les cinq auteurs principaux de la manifestation sont arrêtés et purgent une peine de trois à six semaines dans la prison Nazareth à Vannes.

Un réseau de résistance FTPF, dénommé "Front National"[53], fut créé à partir de mai 1942 par Raymond Bosser[54], imprimant et distribuant des tracts, récupérant des armes volées aux Allemands, etc., mais il fut décimé en septembre 1943[55].

Le monument aux résistants des Montagnes Noires à Gourin

Un autre réseau de résistance dénommé "Turma-Vengeance" se développe à partir de mai 1943 dans le Centre Bretagne et l'ensemble du Finistère. À Gourin, le groupe local, dirigé par Jean Bariou[56], aide aussi bien les aviateurs alliés en créant des filières d'évasion, en réceptionnant les parachutages d'armes et de munitions, etc. que les réfractaires au STO[57], est formé aussi de Raymond Cougard, Jo Vétel, Jean Perrot, Paul Le Goff, Sam Février, Jean-Pierre Le Bris, Jean Picaud, Jo Le Bras, Eugène Le Dour, René Le Guillou, Jean Fichen, Charles Le Dû, François Morzellec, Jean Le Scouarnec, Charles Le Guillou (réfugié), etc., originaires pour la plupart de Gourin, Guiscriff, Roudouallec, etc[58]. Le , cinq des six gendarmes de la brigade de Gourin (Alban Le Cair[59], l'adjudant Jules Le Gal, les gendarmes Noël Le Gac[60], Joseph Rault, Joseph Le Flour), membres du réseau "Turma-Vengeance", sont arrêtés par la Gestapo et déportés en Allemagne en juillet 1944 au camp de concentration de Neuengamme où tous décédèrent.

Le , deux avions alliés mitraillent une locomotive en gare de Gourin ne causant que peu de dégâts matériels[61].

Le monument aux résistants des Montagnes Noires de Gourin porte 59 noms[62]. La famille la plus touchée fut la famille Bouchard qui perdit trois de ses membres, le père et ses deux fils aînés, Albert et Ernest, arrêtés le dans les camps de concentration, pour avoir abrité sous son toit un résistant mortellement blessé, Joseph Scotet, surnommé "Job la Mitraille", chef du maquis des Montagnes Noires. Les Allemands découvriront en effet quelque temps plus tard le corps enterré de ce résistant dans un champ à la suite d'une dénonciation. Le docteur Paul Lohéac, aussi arrêté pour avoir opéré Joseph Scotet, est également déporté[63].

Parmi les autres résistants gourinois déportés, Nathan Schmerler[64]. Cinq résistants sont arrêtés à l'hôtel-restaurant Perrot de Gourin cerné par la Gestapo dans la nuit du 8 au , emprisonnés à la prison Saint-Charles de Quimper et fusillés sur la dune du Poulguen à Penmarc'h le [65] : Marcel Guérin[66], Eugène Cadic (23 ans), Eugène Lorec (24 ans), Jean-Louis Lancien (23 ans), Roger Signor (23 ans)[67].

Le , trois gourinois, François Bernard, Félix Daouphars et Samuel Lessard, font partie des seize résistants fusillés à Rosquéo en Lanvénégen et quatre autres sont fusillés le  : Yves Le Corre, Jean Poher, Jean Le Roux et Joseph Chanut. Cinq gourinois du groupe "Vengeance" de Gourin, Yves Faucheur (de Langonnet), Jean-Louis Poher, Joseph-Marie Le Corre, François-Marie Le Roux (tous trois de Gourin) et Antoine Marchica (réfugié à Langonnet, mais originaire de Lorient), qui avaient été arrêtés fin juin 1944 à Plouray lors d'un parachutage d'armes, après avoir été torturés à l'école Sainte-Barbe du Faouët[68], firent partie des 16 résistants fusillés le à Landordu en Berné[69]. Un autre résistant gourinois, Raymond Bosser, qui fit partie des jeunes organisateurs de la manifestation du à Gourin (voir ci-dessus), engagé dès 1942 dans le groupe de résistants Front national, adhéra dans les premiers mois de 1943 au groupe FTPF de la région de Gourin, en compagnie de son oncle Job Hénaff, puis au 3e bataillon FTPF de Plouray, puis, membre du 6e bataillon FFI du Morbihan combat à partir de juin 1944 dans la région de Bubry - Inguiniel contre les Allemands de la poche de Lorient et meurt dans un accident de circulation, sa voiture percutant un camion blindé américain, le à Keryhuel en Inguiniel[70].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1831 1838 Benoît Jullou[71]    
avant 1858 après 1858 Comte Joseph Charles Rouxel de Lescouët[72]   Enseigne de vaisseau. Chevalier de la Légion d'honneur.
         
1868 1870 Roger du Bourg[73]   Propriétaire. Conseiller général.
1870 1883 Félix Stenfort[74]   Notaire. Conseiller général.
1884 1910 Comte Joseph-Louis-Amédée Rouxel de Lescouët[75]   Propriétaire. Conseiller général entre 1895 et 1910[76]
1910 après 1914 Paul Le Bouar[77] Républicain indépendant. Notaire.
    Baron Guy de Salvaing de Boissieu   Conseiller général. Gendre du comte Joseph-Louis-Amédée Rouxel de Liscouët.
1919 1937 Jean-Louis Kergaravat[78] Rad. Instituteur puis directeur d'école publique.Conseiller général (1919-1937).
    Jacques Rodallec    
1953 1960 Alexis-Joseph Kergaravat SFIO Directeur d'école. Conseiller général (1955-1961).
1965 1983 Émile Le Gall[79]    
mars 1983 mars 1989 Yves Huitorel[80] PS Enseignant puis principal de collège.
mars 1989 juin 1995 Louis Le Quintrec RPR  
juin 1995 mars 2001 Robert Ulliac PS Conseiller régional.
mars 2001 En cours David Le Solliec DVD puis UMP-LR Associé d'une société de nettoyage industriel
Conseiller régional (2004-2015).
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[81]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[82].

En 2016, la commune comptait 3 887 habitants[Note 1], en diminution de 4,64 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 4963 5793 0023 2613 6263 3943 7834 0624 310
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 1924 0214 1844 1814 4194 4484 5554 5294 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9195 0535 4095 7665 5225 9095 7376 3915 576
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 1955 1285 1994 9254 7344 4644 1934 1314 068
2016 - - - - - - - -
3 887--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[83] puis Insee à partir de 2006[84].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, 71 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 21,2 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [85].

Les associations de la ville[modifier | modifier le code]

  • L'association du cinéma Jeanne d'Arc de Gourin, créée en 1925.
  • Bretagne TransAmerica
  • À Ciel Ouvert : association culturelle

Transports[modifier | modifier le code]

Voir Transports à Roi Morvan Communauté

Économie[modifier | modifier le code]

Voir Économie à Roi Morvan Communauté

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

Santé[modifier | modifier le code]

Voir Santé à Roi Morvan Communauté

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

L'allée couverte de Menguionnet.

Église & chapelles[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Gourin.
  • l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul : sa construction a débuté en 1490, sous le ministère de Payen Daviou, premier recteur connu à Gourin, avec l'appui des seigneurs de Kergoët, de Kerbiguet et de Tronjoly et a été achevée sous le ministère de Christophe Rivoalen. Un ossuaire indépendant est construit dans son enclos.

De nombreuses chapelles jalonnent la commune et ses hameaux environnants. Elles sont souvent entretenues par des associations locales qui y organisent annuellement des fêtes traditionnelles : les pardons.

  • la chapelle Saint-Hervé, construite initialement entre 1447 et 1510 par Henry et Vincent de Kergoët (seigneurs de Tronjoly et de Menguionned [Minguionnet]) et reconstruite entre 1518 à 1536 par Yves de Boutteville [Bouteville], abbé de Langonnet et fils de Jean IV de Boutteville, baron du Faouët. Les portails, les contreforts et les fenêtres sont de style flamboyant. Le Pardon a lieu fin septembre. La chapelle est classée monument historique depuis 1922.
  • la chapelle Saint-Nicolas (1507), édifiée par Jacob Le Trancher et Thomine de Bodilleau. Elle a été rénovée en 1970. Le Pardon a lieu à la mi-juillet.
  • la chapelle Notre-Dame-des-Victoires ou chapelle de la Vierge (1509). Détruite par un incendie, la chapelle est restaurée et agrandie en 1830 sous le ministère du curé Le Goff, On y trouve la pierre tombale du Tad Mad (Jean Marie Le Gorrec, curé de Gourin de 1758 à 1772) : selon une tradition populaire, faire gambader les nourrissons sur la pierre tombale du Tad Mad accélère leur apprentissage de la marche.
  • la chapelle Saint-Philibert (1668), située à Landevec : pardon fin-août.
  • la chapelle Notre-Dame-de-Consolation (XVIe – XVIIe siècles), située à Moustérien et reconstruite en 1874-1875. Cet édifice (encore surnommé « Mouster Yann ») dépendait autrefois de la commanderie des templiers de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (dont l'autorité locale siégeait à Roudouallec). Le pardon y est célébré à la mi-août.
  • la chapelle Saint-Gwénolé (1688), elle semble avoir remplacé un édifice plus ancien qui a été restaurée en 1649. Pardon célébré fin juillet.
  • la chapelle Saint-Symphorien ou chapelle de Bever ou Besver ou Bezuer (1704), reconstruite en 1878 au fief de Jacques Sébastien de Kerguz. Cette chapelle, non datée, est citée en 1704. La chapelle de Bever est située entre Gourin et Cudel non loin de la route D1, menant vers Roudouallec. Aujourd'hui à l'abandon, on y célèbre encore un pardon tous les ans au début de l'été.
  • la chapelle Saint-Abibon (Sainte-Julienne) : cette chapelle, dédiée à saint Abibon, en raison de la présence d'une source aux vertus curatives située à 700 mètres de là, est édifiée en 1885 à la place d'un édifice plus ancien construit en 1814, dédié à sainte Julienne dont le lieu-dit a gardé le nom, sous le rectorat de M. Le Gand, par le propriétaire de Menguionnet, M. de Ruberzo. Elle reste d'ailleurs plus connue sous le nom de Sainte-Julienne et le pardon en est célébré le troisième dimanche de juillet. La chapelle a été restaurée en 1980.
  • l’ancienne chapelle Saint-Claude (XVIIe siècle). Édifiée dans un lieu isolé et mentionné encore en 1930, elle a été restauré par les riverains en 2009. Pardon célébré fin juin.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Châteaux & manoirs[modifier | modifier le code]

Le manoir de Kerbiquet.
  • le manoir de Kerbiguet ou Kerbiquet ou Kerbiged (1564-1580), est édifié par la famille Guegan à qui appartient la seigneurie (de 1445 à 1663). Puis propriété successive des familles du Fresnay, seigneurs du Faouët, et Euzenou de Kersalaün (en 1754).
  • le manoir de Kerambris ou Kerbris (XVIe siècle), propriété successive des familles Le Trancher (en 1426 et en 1530), Kervenozaël de Guiscriff (de 1636 à 1773), Dresnay, Le Gorju (en 1795).
Le manoir de Menguionnet.
  • le manoir de Menguionnet ou Menguyonnet, Mengueonet (XVe – XVIe siècles), La seigneurie avait jadis sa chapelle privée dédiée à saint Yves. Propriété successive des familles Kergoët (dès 1300), Le Moyne de Trévigny (en 1542), Michau, sieurs de Ruberzo (en 1695).
  • le manoir de Gwel Kaer (belle vue, en Breton). La première construction date de 1880. Le manoir est agrandi et aménagé dans sa forme actuelle en 1907. Ce manoir laissé à l'abandon pendant une décennie est racheté en 2015 par un particulier et reprend peu à peu ses notes de noblesse. Cette élégante bâtisse à la particularité de se trouver à quelques pas du centre ville. Il se distingue également par une magnifique verrière de style Victorienne complètement restaurée en 2016 à l'identique de son origine de 1890 environ. Les Gourinois sont attachés à ce bâtiment qu'ils surnomment 'notre petit château '.
  • l'ancien manoir de Conveau (XVIe siècle). En 1426, Conveau (ou Convoye) dépendait de l'abbaye de Langonnet. Un manoir en ruines datant du XVIe siècle existait là en 1684
  • l'ancien manoir de Crondal ou Cromear (XVe siècle). Propriété successive des familles Maitret (en 1426), Le Gentil, dame de Kerorchant (en 1542). L'édifice actuel est daté de 1735 ;
  • l'ancien manoir de Droloré ou Lanzent (XVe siècle). Propriété successive des sires du Faouët (de 1447 à 1644), puis des familles Bannier et Le Sech (en 1695), Gallic de Kergonan (en 1774) ;
  • l'ancien manoir de Kerandraon (XVIe siècle). La seigneurie était à la famille Kergus (en 1426), puis à la famille Kergoët (en 1542) et Kerstang. Le manoir appartient à la famille Hamon des Roches, seigneurs du Diarnelez en Le Faouët (de 1778 à 1781) ;
  • l'ancien manoir de Kerblézec ou Kervleizec (XVIe siècle). La seigneurie appartient successivement aux familles Corre (en 1447), Kerblézec (en 1540), Coëdic (en 1637 et en 1743) ;
  • l'ancien manoir de Kerstang (XVe siècle), ruiné dès 1848. Propriété successive des familles Kergoët, Kergus (en 1500). Il avait haute, moyenne et basse justice et les seigneurs possédaient des prééminences dans l'église ;
  • l'ancien manoir de Lanvoellan ou Langoelan ou Lanvolez (XVe siècle). Propriété de la famille Le Trancher (en 1426 et en 1452), puis de la famille Hémery (au XVIe siècle) ;
  • l'ancien château de Launay ou « le Guern » (XVIIIe siècle). Propriété successive des familles Guern-Herpin (en 1426 et en 1447), Allano (en 1500), Le Téoff (en 1662), Famille de Mascle (en 1774 et en 1795)Puis la famille de Launay avec l'alliance de Françoise Pauline de Mascle mariée avec Pierre Gabriel de Launay, dont Sophie mariée avec Louis Marie du Boüays de Couësbouc. Il possédait jadis un colombier ;
  • Le château de Tronjoly, édifié en 1768 à l'emplacement d’un ancien manoir ; propriété successive des familles Kergoët (de 1426 à 1669), Lollivier (jusqu'à la fin du XVIIIe siècle), Rouxel (à la Révolution) et Lescoët (jusqu'en 1900). Hermine de Lescoët épouse le baron Guy de Salvaing de Boissieu, qui décède en 1954 et laisse la demeure à sa fille Madeleine. C'est un Rouxel de Lescoët qui le restaure à la fin du XIXe siècle, à la suite d'un incendie. La demeure possédait autrefois une chapelle privée, un parc et un colombier. Le domaine est racheté par la commune de Gourin en 1984 ; son parc est désormais un lieu de promenade pour les Gourinois et le château abrite des expositions d'art et d'artisanat ; le théâtre de verdure sert l'été à diverses manifestations culturelles et fêtes .

Autres édifices et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne halte de Kerbiquet
  • une réplique de la statue de la Liberté, sur la place Centrale, témoigne de l'exode de la population de Gourin vers le continent américain.
  • l'ancienne halte de Kerbiquet, une des huit stations intermédiaires de l'ancienne voie métrique Rosporden-Carhaix.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gourin Blason Écartelé : aux un et quatre d’argent à cinq fusées de gueules accolées en fasce et accompagnées en chef de quatre roses du même ; aux deux et trois d’azur à la croix pattée alésée d’or ; au chef d’hermine.
Détails
Fusées et roses sont les armes de Kergoët. Création Jean Hénaff.

Coiffe traditionnelle[modifier | modifier le code]

Coiffe gourinoise.

La coiffe gourinoise est une « corleden » avec brides. Ces dernières sont relevées en forme d'anses et épinglées au sommet de la tête.

Pour entrer à l'église, les jeunes filles pieuses dégrafaient leurs brides et les laissaient retomber. Tout le canton de Gourin portait la même coiffe à l'exception de Plouray[87].

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

Événements[modifier | modifier le code]

Salle des fêtes de Tronjoly
  • Au mois de juillet, Gourin revendique le titre de capitale de la crêpe en organisant depuis 1992 la Fête de la Crêpe, dans le parc de Tronjoly.
  • Chaque année, le premier dimanche de septembre, sont organisés, dans le parc du château de Tronjoly, les championnats de Bretagne de musique traditionnelle.
  • La commune est également réputée pour sa Festy Gay, manifestation festive en forme de gay pride, organisée chaque année le premier week-end d'août. L'organisation d'un tel évènement dans cette petite commune (le cortège ne se déplaçant que sur 600 mètres[88]) a surpris de nombreux observateurs, avant que la Festy Gay ne gagne en notoriété, d'année en année[89],[90].
  • Juillet et août :expositions d'été au Château de Tronjoly par l'association À Ciel Ouvert et Bretagne TransAmerica. Artistes variés : peintres, sculpteurs, verriers, exposition de coiffes et costumes bretons (Da Vro), et l'histoire de l'émigration vers la Nouvelle France de BTA.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roche formée d'un conglomérat de galets de quartz, voir http://www.sols-de-bretagne.fr/phototheque?func=detail&catid=5&id=102
  2. http://espace-svt.ac-rennes.fr/lithotheque/marette/marette-03.htm et http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/noroi_0029-182x_1958_num_19_1_1213
  3. Patrick Le Berre, Jean-Michel Schroëtter, Eric Thomas, A. Cocherie, Anne Carn, Bruno Mougin, M. Tegyey, Blandine Lemercier, J.-M Rivière, M. Gautier, J.B. Vivet (2009). Notice explicative, Carte Géol. France (1/50 000), feuille Guer (352), Orléans, BRGM, p. 26
  4. Patrick Le Berre, op. cit., p. 59
  5. Dans un article de 1966 « Problems in paleoclimatology (réimpression à partir des "Nato Paleociimates conferences", Newcastle, 1963). Dangeard (Observations and reflections on the periglacial and glacial formations of the upper Brioverian) » sur la base de l'étude du gisement du Bois Gory, près de Pipriac, estime, contrairement aux auteurs précédents que les poudingues de Gourin ont une origine fluvio-glaciaire voir p. 306 des Chronique de Bretagne et du Bas-Maine (1966), par André Meynier & Anne-Marie Goales, Ed Norois
  6. cité dans le cartulaire de Landévenec
  7. Dans le cartulaire de Quimperlé
  8. Le Patrimoine des Communes du Morbihan - Editions FLOHIC -
  9. a b et c Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og/page/146
  10. Dom Placide Le Duc, "Histoire de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé", 1881, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56002071/f380.image.r=Kerstang?rk=429186;4
  11. Gazette de France, n° du 30 mars 1779, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6437674j/f2.image.r=Tronjoly?rk=107296;4
  12. Roland Mousnier, Révolte du papier timbré en Bretagne (1675), "Actes. 1, L' Élevage. Démographie. Insurrections populaires du 92e Congrès national des sociétés savantes. Strasbourg et Colmar, 1967. Section d'histoire moderne et contemporaine", 1970, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62459592/f357.image.r=Roudouallec
  13. Personnes en âge de communier.
  14. Probablement François Sébastien Kergus [Kerguz] de Kerstang, né le à Nantes, émigré en 1792, décédé le à Nantes. Selon Pol Potier de Courcy, la seigneurie de Kerguz se situait à Trégourez et celle de Kerstang à Gourin.
  15. François Urbain L'Ollivier de Tronjoly, né le à Gourin, seigneur de Kerohan, lieutenant de vaisseau sur le Hector.
  16. Anne-Jacquette L'Ollivier, née le au château de Tronjoly, fille de François L'Ollivier et de Françoise Guillemette de Quélen.
  17. a et b D'après la notice d'information touristique du château de Tronjoly.
  18. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjf8ILk9qrfAhULyIUKHaiYDgEQ6wEINDAC#v=onepage&q=Gourin&f=false
  19. Maison ou résidence où vit une large communauté de religieux en cours de formation spirituelle ou intellectuelle.
  20. Charles Pierfitte, "Le R. P. Sundhauser, de la congrégation du Saint-Esprit & du saint cœur de Marie, supérieur du collège Saint-Nicolas de Rambervillers et de l'institution Saint-Joseph d'Epinal : nécrologie", 1890, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752172b/f11.image.r=Gourin?rk=364808;4
  21. Journal La Croix, n° du 27 mars 1897, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k217220v/f2.image.r=Gourin?rk=64378;0 et n° du 2 avril 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k219371t/f1.image.r=Gourin?rk=944210;4
  22. Frank Davies, en fait révérend E.W.L. Davies, vint chasser deux années de suite en Bretagne, probablement en 1854 et 1855, mais ne publia ses souvenirs en anglais que vingt ans plus tard en 1875.
  23. Frank Davies, Chasse aux loups et autres chasses en Bretagne, éditions des Montagnes Noires, (ISBN 978-2-919305-22-3)
  24. Alfred Fouquet, "Compte-rendu des épidémies, des épizooties et des travaux des conseils d'hygiène du Morbihan", 1870, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6485479p/f16.image.r=Gourin
  25. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
  26. a b et c Lysiane Bernard, L'émigration « américaine » de la région de Gourin et ses conséquences géographiques, revue Norois, 1962, consultable https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1962_num_34_1_1394
  27. Paul R. Magosci, Encyclopedia of Canada's peoples, page 286.
  28. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 12 février 1911, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642803b/f1.image.r=Gourin?rk=3347656;0
  29. Gustave Geffroy, La Bretagne du centre, dans "Le Tour du monde : nouveau journal des voyages", n° de juillet 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k34446z/f184.image.r=Gourin
  30. La halte ferroviaire de Nivino était située entre Cléguer et Plouay.
  31. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 6 mai 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6385999x/f15.image.r=Gourin
  32. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 2 septembre 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k638640c/f3.image.r=Gourin?rk=1072966;4 et n° du 1er octobre 1904, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640478v/f2.image.r=Gourin?rk=708158;0
  33. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 7 octobre 1900, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6390326/f2.image.r=Gourin?rk=236052;4
  34. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 20 septembre 1905, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640832f/f3.image.r=Gourin?rk=772536;0
  35. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 26 septembre 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6437607/f5.image.r=Gourin?rk=1437775;2
  36. Journal La Croix, n° du 27 octobre 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220161m/f3.image.r=Gourin?rk=42918;4
  37. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 27 juin 190, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641477r/f4.image.r=Gourin?rk=4871268;4
  38. En vertu du Concordat de 1801, les prêtres étaient payés par l'État.
  39. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 7 janvier 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6398455/f3.image.r=Gourin?rk=17661032;2
  40. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", n° du 2 juillet 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6230676q/f25.image.r=Langonnet?rk=1845502;4
  41. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 7 mars 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641000f/f4.image.r=Roudouallec?rk=1845502;4
  42. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 16 juillet 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643688n/f5.image.r=Gourin?rk=858373;2
  43. Germain Le Fer, mort à Nieuport (Belgique) a aussi reçu la Croix de guerre.
  44. Memorialgenweb.org - Gourin : monument aux morts
  45. Née à Paris le de parents bretons (son père est né à Carhaix et sa mère à Gourin), décédée le à Bagnolet, voir https://www.ouest-france.fr/jeanne-marie-barbey-photographie-le-gourin-dautrefois-880561
  46. http://www.lumieredesroses.com/expositions/52/jeanne-marie-barbey
  47. Laurence Prodhomme et Pauline Jéhannin, Jeanne-Marie Barbey : une peintre-photographe en Centre-Bretagne, Les Éditions de Juillet, (ISBN 978-2-36510-011-3)
  48. https://www.flickr.com/photos/92600277@N02/9723643595/
  49. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 6 juin 1941, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k662354c/f4.image.r=Gourin?rk=321890;0
  50. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 14 septembre 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6606507/f8.image.r=Gourin?rk=729617;2
  51. Journal La Croix, n° du 14 février 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k442641x/f6.image.r=Gourin?rk=2081555;2
  52. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 24 mai 1941, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k662343n/f1.image.r=Gourin?rk=922751;2
  53. Rien à voir avec le parti Front national actuel
  54. Originaire de Gourin, il fut élevé par ses grands-parents car ses parents étaient partis travailler aux États-Unis où ils étaient décédés. En 1943 il intégra l'école d'instituteurs d'Angers où il poursuivit son action résistante avant de reprendre la lutte dans la région de Gourin un an plus tard
  55. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/resources/ami-15.pdf
  56. Né le à Tréboul, préparateur en pharmacie à Gourin, voir http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=53483 et http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/resources/ami-15.pdf
  57. Christian Bougeard, "Histoire de la Résistance en Bretagne", Les Universels Gisserot, 1992
  58. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=53483
  59. Son nom a été donné en 2013 à la 45e promotion de l'École de gendarmerie de Châteaulin, voir http://www.gourin.fr/alban-le-cair-gendarme-gourinois-et-r%C3%A9sistant-parrain-de-la-45%C3%A8me-promotion-de-l%E2%80%99%C3%A9cole-de.html
  60. Né le  ; choisi comme parrain de la promotion 2014 de l'École de gendarmerie de Châteaulin, voir http://www.gourin.fr/c%C3%A9r%C3%A9monie-dhommage-au-gendarme-no%C3%ABl-le-gac.html
  61. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ (ISBN 9-782364-28007-6)]
  62. Memorialgenweb.org - Gourin :monument commémoratif des Montagnes Noires
  63. Paul Lohéac est envoyé d'abord au camp de Compiègne avant d'être déporté au camp de concentration de Neuengamme le , puis dans des kommandos de la ville de Hambourg et enfin dans le mouroir du camp de Sandbostel où il est victime du typhus, mais finalement libéré par les troupes britanniques, voir Paul Lohéac, "Un médecin français en déportation", éditions Bonne Presse, 1949 et http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-un-medecin-fran-ais-en-deportation-de-paul-loheac-116529589.html
  64. Né le à Paris, mais résistant dans la région de Gourin, juif, âgé de 17 ans lorsqu'il est déporté dans le camp de concentration de Dachau le après avoir transité par le camp de Compiègne
  65. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page322/index.html
  66. Marcel Guérin, de son vrai nom Jacques Gavois, né en 1922 en région parisienne
  67. Originaire de Camaret ; fut membre du maquis de Saint-Goazec - Spézet avant de rejoindre celui des Montagnes Noires
  68. Servant alors de prison, plusieurs dizaines de résistants y furent torturés et condamnés à mort
  69. https://www.ouest-france.fr/le-6-juillet-1944-seize-resistants-etaient-fusilles-landordu-710279
  70. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/resources/ami-85.pdf
  71. Benoît Jullou, né le à Gourin, décédé le à Gourin.
  72. Comte Joseph Charles Rouxel de Lescouët, né le à Rivière-Pilote (Martinique), décédé le au château de Tronjoly en Gourin.
  73. Roger Marie du Bourg, né le à Laval (Mayenne), époux de Marie Rouxel de Lescouet, chevalier de l'Ordre militaire de Pie IX, décédé le à Laval.
  74. Félix Charles Joseph Stenfort, né le à Gourin (fils de Charles Stenfort, notaire, qui fut conseiller général du canton de Gourin), décédé le à Gourin.
  75. Comte Joseph-Louis-Amédée Rouxel de Lescouët, né le à Gourin, décédé le au château de Tronjoly en Gourin.
  76. Journal L'Ouest-Éclair, n° du 23 juillet 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k639315k/f3.image.r=Gourin?rk=171674;4. En 1907, il est réélu conseiller général avec 1 813 voix, battant le candidat radical Pierre Stenfort, qui en recueillit 512 (Journal L'Ouest-Éclair, n° du 30 juillet 1907, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641510b/f3.image.r=Gourin?rk=8712489;2)
  77. Paul Le Bouar, né le à Gourin, décédé le à Gourin.
  78. Jean-Louis Kergaravat, né le à Gourin, décédé le à Gourin.
  79. Émile Le Gall, né le à Gourin, décédé en 1987.
  80. Yves Huitorel, né en 1922 à Carnoët (Côtes-du-Nord), décédé en mars 2018 ; il fut aussi très impliqué dans le club cycliste "Les chasseurs de Gourin", voir https://www.letelegramme.fr/morbihan/gourin/necrologie-yves-huitorel-ancien-maire-17-03-2018-11889978.php.
  81. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  82. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  83. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  84. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  85. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  86. Journal Le Constitutionnel, n° du 24 juin 1867, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k674665t/f3.image.r=Gourin?rk=536483;2
  87. Maurice Bigot, 100 Coiffes anciennes de Bretagne, ed. O.L. Aubert, St Brieuc, 1928
  88. J'irai Danser chez Vous - La Gay Pride de Gourin sur brain-magazine.com du 7 septembre 2011
  89. La Gay pride de Gourin en passe de devenir une institution ! sur morbihan.lemensuel.com du 8 septembre 2011
  90. Une gay pride dans un village breton? C'est samedi à Gourin sur tetu.fr du 5 août 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ARLAUX (C.), Gourin, Roudouallec, Le Saint, Édition Keltia Graphic, Spézet, 1998, 179 p.
  • BERNARD (L.). L'émigration américaine de la région de Gourin et ses conséquences géographiques, Norois, no 34, avril-juin 1962, p. 185-195.
  • CARMARD (M.), Gourin et son canton, Alan Sutton, Joué-les-Tours, 2000, 128 p.
  • JOUAS (J.). L'émigration des Bretons du Centre-Bretagne vers les États-Unis, Les Cahiers de l'Iroise, no 177, 1998, p. 3-20.
  • LIGAON (A.). Gourin au XIXe siècle, Rue des scribes éditions, Rennes, 1992, 272 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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