Le Faou

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Le Faou
Maisons à pan de bois, rue principale du Faou.
Maisons à pan de bois, rue principale du Faou.
Blason de Le Faou
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Pont-de-Buis-lès-Quimerch
Intercommunalité Communauté de Communes de l'Aulne Maritime
Maire
Mandat
Geneviève Tanguy
2014-2020
Code postal 29590
Code commune 29053
Démographie
Gentilé Faouistes
Population
municipale
1 714 hab. (2012)
Densité 145 hab./km2
Population
aire urbaine
7 203 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 36″ N 4° 10′ 39″ O / 48.293334, -4.177548° 17′ 36″ Nord 4° 10′ 39″ Ouest / 48.293334, -4.1775  
Altitude 5 m (min. : 3 m) (max. : 151 m)
Superficie 11,85 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Le Faou est une commune du Finistère, dans la région administrative Bretagne. La commune est membre du parc naturel régional d'Armorique, et elle en est d'ailleurs le siège.

C'est une commune aujourd'hui gratifiée du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité.

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le Faou vient du breton faou (hêtre) ; ou du latin pou, pagus (pays), ou de fagus (hêtre). On trouve les appellations suivantes : Le Fou en 1173, Fagus en 1225[1]. Ce nom se prononce le fou [lə fu] : le mot « faou » est en effet prononcé fou pour tous les noms de lieux (Le Faou, Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou, rivière du Faou) et fa-ou [fau] pour tous les noms de personnes, assez répandus dans la région, (Faou, Le Faou).

Le Faou est issu du démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive d'Hanvec, qui fut divisée en deux trèves, celles d'Hanvec et celle de Rosnoën, dont Le Faou dépendit jusqu'en 1803[1]. La commune de Rumengol fut rattachée au Faou en 1970.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villes de la presqu'île de Crozon.

Le Faou est situé au fond d'une ria de la rade de Brest, sur la "rivière du Faou", en face de Landévennec et au croisement des routes RN 165 (E 60) et D 42, à 14 m d'altitude. Les grandes villes les plus proches sont Plougastel-Daoulas à 16 km, Brest à 31 km, Quimper à 42 km, Crozon à 28 km.

Le Faou est géométriquement le lieu central du département du Finistère. En 1970, l'ancienne commune de Rumengol a été annexée par celle du Faou. La commune reste de modeste superficie : 11,85 km2. Elle est le chef-lieu du canton du Faou.

La commune comprend également une petite exclave au sud, sur la route de Châteaulin, où se situe le hameau de Pen ar Vern.

Communes limitrophes du Faou
L'Hôpital-Camfrout, Rade de Brest Hanvec Hanvec
Landévennec, Presqu'île de Crozon du Faou Rumengol, Hanvec, Forêt du Cranou, Monts d'Arrée
Rosnoën, Aulne Rosnoën Pont-de-Buis-lès-Quimerch
Communes limitrophes du Faou (exclave du hameau de Pen ar Vern)
Rosnoën Rosnoën Rosnoën
Rosnoën du Faou (exclave du hameau de Pen ar Vern) Pont-de-Buis-lès-Quimerch
Rosnoën Rosnoën Pont-de-Buis-lès-Quimerch

Un site remarquable et une situation privilégiée[modifier | modifier le code]

Carte d'état-major de la région du Faou et de l’Aulne maritime.

Du port et du faubourg Saint-Joseph au champ de foire, sur la route qui relie le pays de Léon à celui de la Cornouaille, s'étire une longue rue commerçante. Entre deux rives, un pont sur l'emplacement d'un gué ancien rappelle la notion de « point de passage obligé », à l'origine du développement de la cité, dont la création remonte au XIe siècle. Le Faou était alors un important relais de poste à cheval. Foires et marchés y étaient fréquents : en 1890, Adolphe Joanne en indique chaque dernier samedi du mois, ainsi que les 17 janvier, 3 mai, 14 septembre, 10 octobre[2].

De tout temps, Le Faou est situé sur l'axe routier, voie romaine puis route royale, Quimper-Brest qui passait traditionnellement par Quéménéven, Châteaulin, Saint-Ségal, Le Faou, Irvillac, Saint-Urbain, Landerneau, Saint-Divy et Guipavas[3]. La voie romaine allant de Vorgium (Carhaix à la pointe de Dinan dans la presqu'île de Crozon, via Brasparts, évitait Le Faou, passant par Rosnoën, l'Aulne étant traversée par un bac à Térénez. Ce rôle de carrefour explique la tradition artisane et commerçante de la petite cité, qui contraste avec les villages ruraux avoisinants, y compris par les costumes traditionnels[4] portés par ses habitants. La couleur rousse du costume des hommes explique l'appellation de pays Rouzic donné à la région du Faou, incluant Argol, Châteaulin, Dinéault, Gouézec, Landévennec, Le Faou, Lopérec, Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h, Port-Launay, Rosnoën, Saint-Coulitz, Saint-Rivoal, Saint-Ségal et Trégarvan[5].

Le relief de la commune est assez accidenté, les altitudes allant du niveau de la mer à 151 mètres d'altitude, la mairie se trouvant à 14 mètres d'altitude. Le Faou est aussi caractérisé par des affleurements de grauwacke (dits « grauwacke » du Faou) datés du dévonien, noyau schisto-gréseux et de schistes argileux intercalés dans les quartzites de Plougastel, mais plus tendre, ce qui explique la dépression topographique du Faou par rapport aux hauteurs avoisinantes[6].

Le Faou : vue panoramique depuis la route Rosnoën-Quimerc'h.

La forêt du Cranou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt du Cranou.

La forêt du Cranou est en majeure partie sur le territoire communal d'Hanvec mais une partie se trouve sur le territoire de l'ancienne commune de Rumengol, désormais mais annexée par Le Faou (elle est située à 8 km à l'est du bourg du Faou).

La rivière du Faou[modifier | modifier le code]

La rivière du Faou à marée basse.

La "Rivière du Faou" (ou Ster Goz) est un petit fleuve côtier (nommé le Coatalan dans sa partie amont) qui prend sa source près du hameau de Labou en Quimerc'h, traverse la forêt du Cranou et se jette dans la rade de Brest par une ria de 500 à 1 000 mètres de large. Sa longueur est d'environ 17 kilomètres. À marée basse, on peut la considérer comme un affluent de l'Aulne, ce qu'elle fut par le passé en permanence lorsque le niveau de la mer était plus bas de plusieurs dizaines de mètres lors des dernières grandes glaciations quaternaires de Riss et de Wurm.

« Rien de ce qu'on croit trouver en Bretagne (…). Ni rochers, ni vue grandiose de l'océan. Un port à l'embouchure d'une calme rivière, un coin tout à fait ignoré » : c'est ainsi que Le Faou est décrit en 1922[7].

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Un port longtemps actif[modifier | modifier le code]

Le port du Faou en 1776 (dessin de Louis-François Cassas).

Longtemps, l'incommodité des transports terrestres témoigne de leur caractère secondaire au regard du dynamisme des voies navigables. Bénéficiant de la création de l'arsenal de Brest, Le Faou a longtemps assuré notamment le trafic du bois de la forêt de Cranou (située dans le prolongement des monts d'Arrée à Hanvec) vers les chantiers navals de Brest du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle. Impliqué dans toutes les activités qui animent la rade, le port accueille aussi les bateaux qui naviguent sur l'Aulne et rejoignent le canal de Nantes à Brest.
Armand du Châtellier écrit, évoquant le XVIIe siècle : « Il y a une belle forêt d'arbres de haute futaie qui descend jusqu'à la mer, et il y a au Faou, sur la rivière qui coule au pied de l'abbaye, des marchands de bois »[8]. Le transport du bois de chêne et surtout de hêtre (ar faou en breton), provenant de la forêt du Cranou, constitua longtemps l'essentiel du trafic. La « légende des Sept-Saints » donne une explication mythique à la qualité et à l'abondance du bois d'œuvre de la forêt du Cranou[9].

Une cale-embarcadère fut construite en 1835 (quai de l'ouest) et un autre quai en 1840 (quai de Quélern, du nom de son constructeur) ; ce dernier fut prolongé jusqu'au pont en 1878-1879[10].

Havre tranquille et protégé au fond d'une des nombreuses rias de la rade de Brest où se déverse la rivière du Faou, Le Faou s'est développé en tant que lieu d'échange. Le faible tirant d'eau pouvant remonter la ria (3,50 mètres maximum), uniquement à marée haute[6], a toutefois limité le trafic par le passé et explique que le port soit en désuétude désormais. Le port est ainsi décrit en 1890 : « Le port, qui se trouve à trois kilomètres de la mer, peut recevoir des navires calant 4 mètres de profondeur d'eau. L'échouage a lieu sur un fond de vase, et les embarcations sont exposées à un fort clapotis par les vents d'ouest. (…) Exportations : ardoises, beurre, bestiaux, grains, chanvre, lin, volailles, etc. (…) Les 41 navires (510 tonnes) du port sont affectés, 40 à la petite pêche, 1 (89 tonnes) au cabotage[11]. » À la fin du XIXe siècle, Le Faou est le 2e port de la rade de Brest, après Brest bien sûr, possédant même des chantiers navals.

B. Girard décrit ainsi le port en 1883 :

« Le Faou a un port d'échouage qui donne lieu à un trafic maritime relativement important. (...) Il a environ 600 m de longueur, sur une largeur moyenne de 80 m, et est pourvu de quais. Voici quels ont été, en 1883, les mouvements de ce port. Entrées : 214 navires, dont 3 provenant de l'étranger et 211 de divers ports français ; tonnages : 4 085 tonneaux ; équipages : 615 hommes. Les trois navires susdits ont importé de l'étranger 215 tonneaux de houille, etc. ; les 211 autres, parmi lesquels figurent 49 navires au lest, ce qui réduit à 162 le nombre de ceux chargés, ont importé 1 981 tonneaux de marchandises diverses, provenant notamment des ports de Dunkerque, Brest et Loix-en-Ré[12]. »

Malgré la situation en fond de rade de Brest, les parages et les accès au port du Faou sont dangereux si l'on en croit la fréquence des naufrages ; pour la seule période allant de 1890 à 1910, quatre au moins sont recensés. Le , la chaloupe Bonne Espérance sombre en baie de Daoulas (l'équipage est sauvé)[13]. Le la Marianne, qui draguait du sable près du fort du Minou est englouti par une lame de fond (le patron Le Lann est noyé, les quatre hommes d'équipage sont sauvés)[14] et le , un bateau du Faou, La Jeanne sombre en mer[15]. En février 1907, l'abbé Roy, curé du Faou, meurt noyé lors du chavirage d'un canot à voiles pris dans une tempête dans la rivière du Faou (les matelots et les trois jeunes prêtres qui l'accompagnaient sont sauvés)[16]. En mai 1910 un canot à vapeur, l'Express, venant de Brest et transportant sept voyageurs dont le commandant Pignault, qui commandait la place forte de Brest, se rendant au pardon de Rumengol chavira à l'entrée de la rivière du Faou, précipitant les voyageurs à la mer, mais tous furent sauvés[17].
Au début du XXe siècle, le port du Faou était encore actif : « L'essentiel du trafic était assuré par le commerce du bois de feu et de construction, par le sable d'amendement et par diverses marchandises : vin, conserves, grain, pierres de taille, ardoises, etc. Pour assurer ce trafic le port était fréquenté par une cinquantaine de sloops de la rade (caboteurs) et par les bagou-minou, chaloupes sablières. (…) Une grande activité régnait sur les quais : des diables tirés par deux chevaux amenaient les grumes de la forêt du Cranou, des poteaux de mines de même provenance étaient expédiés au pays de Galles. Plus de la moitié des bateaux étaient la propriété de leur patron, les autres appartiennent à des armateurs ou à des négociants[18]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Le poignard du Faou.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un poignard « lame et soie en fer, fourreau et poignée en bronze, ornementés en fort relief » a été trouvé près du Faou. Il se trouve au Musée d'archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye. Attribué dans un premier temps aux Romains, il s'agit probablement d'un poignard celte breton[19].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Guénolé et ses disciples dont saint Jaoua[modifier | modifier le code]

Selon le cartulaire de Landévennec, vers 490, saint Guénolé semble avoir débarqué avec ses disciples près de Landévennec pour y fonder une abbaye. Il aurait, selon la légende, d'abord vécu dans l'île de Tibidy. Par la suite certains de ses compagnons comme saint Ethbin, saint Balay (ou Walay) et saint Martin (à ne pas confondre avec Martin de Tours) se retirèrent avec sa permission « pour vivre en solitude à Ploërmellac près du Faou et qu'avant leur procession ils étaient seigneurs de Rosmeur et de Rosmadeuc »[20].
La légende[21] dit qu'un seigneur du Faou, encore païen, ait commis un double crime dans l'église de Daoulas :

« Ayant appris que les supérieurs des monastères de Cornouaille s'étaient réunis non loin de ses terres pour conférer ensemble, ce seigneur (...) se fit accompagner d'une partie de ses sujets et enfonça les portes de l'église où se trouvaient les ennemis de la fausse religion. Saint Tadec (ou saint Tudec) fut massacré à l'autel[22] ; saint Judulus eut la tête tranchée au moment où il s'enfuyait vers Landévennec. Cependant Dieu vengea ses serviteurs. Un dragon horrible ravagea le bourg du Faou et ses environs, le seigneur devint la proie du malin esprit, et il fallut toute la puissance de saint Pol, évêque de Léon, pour vaincre le monstre et guérir le meurtrier. Celui-ci, devenu chrétien, en réparation de son crime fonda le monastère de Daoulas, ou des deux plaies, des deux douleurs, au lieu même où saint Judulus avait été assassiné par lui. »

« Dieu, dit la vieille chronique, ne tarda pas à punir ce chef sacrilège qui fut bientôt après possédé du démon, au point que ses serviteurs furent obligés de le lier. De plus un horrible dragon sortit de la mer et vint ravager ses domaines, dévorant hommes et bestiaux. Les principaux habitants reconnurent dans ces évènements l'effet de la vengeance divine et députèrent vers saint Pol pour le prier de faire cesser ces fléaux. Le saint prélat, touché du sort de ces païens, se rendit au Faou, où son neveu Jaoua vint le trouver. Là, il ordonna au dragon de comparaître devant lui sans faire de mal à personne. Le monstre obéit : saint Pol lui passa une étole autour du col et l'attache après son bourdon qu'il avait planté en terre. Le dragon demeura dans cette situation aussi paisiblement que si c'eût été un animal domestique. Frappés de ce miracle, tous les habitants du pays demandèrent le baptême et se convertirent à la foi chrétienne. Le seigneur du Faou[23](...), en expiation des meurtres de saint Judulus et saint Tadec fonda l'abbaye de Daoulas (...). Saint Jaoua fut nommé premier abbé de ce monastère[24]. »

Le haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est en 1047, dans un acte du cartulaire de Redon[25], qu'est mentionné pour la première fois un seigneur du Fou, assimilé par certains historiens[26] à Morvan, vicomte du Faou, qui aurait vécu au XIe siècle[27] et qui a aussi donné son nom à Roc'h Morvan (Rupe Morvan dans un texte de 1263), devenu par la suite La Roche-Maurice[28]. La seigneurie du Faou appartenait en 1250 à Hervé de Léon, de la descendance des princes du Léon.

En 1163, le duc de Bretagne Conan IV fit périr de faim un vicomte du Faou, Ruelen, qui avait après un guet-apens fait enfermer dans la forteresse de Châteaulin Hervé II de Léon, vicomte de Léon, et son fils Guyomarch IV de Léon ; fut à son tour emprisonné, subissant la loi du talion, il fut à son tour emprisonné dans le château de Daoulas (ainsi que son fils et son frère) où il périt misérablement[29].

Selon Joëlle Quaghebeur cette félonie aurait entraîné l'exclusion de l'ancienne lignée des vicomtes Ehuarn et Morvan et son remplacement par une branche cadette d'où l'apparition de noms nouveaux comme celui du vicomte Gradlon († 1184) et Riwallon abbé de Landevennec († 1216)[30].

Les autres plus anciens membres connus de la « maison du Faou » sont Morvan, vicomte du Faou en 1180, qui aurait participé en 1218 à la cinquième croisade ; Sondan, cité en 1203 et 1225 ; Pierre du Faou, cité en 1283 ; Guy du Faou, fait prisonnier à la bataille d'Auray en 1364 alors qu'il combattait sous la bannière de Charles de Blois dans le cadre de la guerre de Succession de Bretagne ; il décéda en 1391 ; Jehan du Faou, combattit dans les rangs de l'armée du duc de Bretagne en 1393, prenant par exemple le château de Josselin, et pris part à la croisade contre les Turcs en 1396, dirigée par Sigismond de Luxembourg, où il fut fait prisonnier à Nicopolis, avant d'être relâché et de décéder à Avignon en 1397. Son frère cadet, Even, lui succéda, mais il décède en 1405 devant la ville de Yarmouth alors qu'il participe à une expédition menée par Guillaume du Chastel[31]. Sans héritier, le titre de vicomte du Faou passe aux mains de Jean I du Quélennec, originaire du Vieux-Bourg près de Quintin, marié en 1371 à Typhaine, fille de Guy du Faou et sœur des deux vicomtes précédents. Jean II du Quélennec fut amiral de Bretagne entre 1433 et 1472, et son fils Jean III du Quélennec exerça la même charge de 1484 à 1487[32].

Le pagus du Faou[modifier | modifier le code]

Le pagus (pays) du Faou, cité pour les premières fois dans des actes du cartulaire de Landévennec (vers 1050) ou encore dans la charte de fondation de l'abbaye de Daoulas en 1173, sous le nom de Fou, Pou ou Fago, trouverait son origine dans un démembrement du pagus antérieur plus vaste du Poher[33]. Ce « pays du Faou » s'étendait de la rade de Brest aux monts d'Arrée, ce qui explique que le toponyme se retrouve dans le Finistère intérieur associé au nom de deux localités : Plonévez-du-Faou et Châteauneuf-du-Faou. Les limites de ce pagus, qui dépendait du comté de Cornouaille, restent floues, en particulier vers le nord et l'est : si, selon le cartulaire de Landévennec, Irvillac en faisait certainement partie, on ignore ce qu'il en était précisément pour des localités comme Plougastel, La Martyre, Sizun ou Ploudiry par exemple, un dicton en langue bretonne (« Etre ar Faou ha Landerne n'emaoc'h nag e Leon nag e Kerne ») disant d'ailleurs qu'entre Le Faou et Landerneau, vous n'êtes ni en Léon, ni en Cornouaille[34].

Les vicomtes du Faou[modifier | modifier le code]

La vicomté du Faou s'étendait jusqu'aux portes de Carhaix et était l'une des plus puissantes de Cornouaille. Le premier vicomte du Faou dont le nom est connu est Morvan, qui vivait en 1048. Son fils Ehuarn est dénommé "seigneur du Fou" en 1102 dans un acte du Cartulaire de Quimperlé. Parmi leurs descendants, Morvan, second vicomte du Faou, mourut en Terre sainte en 1218. Plusieurs vicomtes du Faou ont été inhumés dans l'abbaye de Landévennec, par exemple Morvan III en 1248, Rivalon au XIIIe siècle, Viguier en 1299, Morvan IV en 1316. Guy, vicomte du Faou, décédé le et son épouse Jeanne de Ploesquellec, furent enterrés dans le chœur de l'église des Cordeliers à Quimper. Un de leurs successeurs, Even, fut capitaine de Brest et Morlaix, amiral de Bretagne et fut tué en Angleterre le , mais son corps fut aussi inhumé dans le chœur de l'église des Cordeliers à Quimper[35].

En 1450, Jean ou Guyon du Quélennec, « haut et puissant seigneur », vicomte du Faou, épouse Jeanne de Rostrenen, fille de Pierre VIII de Rostrenen, conseiller et chambellan de Charles VIII, roi de France ; elle lui apporte en héritage la seigneurie de La Roche-Helgomarch en Saint-Thois. En 1498, leur fils Jean IV du Quélennec est aussi entre autres titres vicomte du Faou[36] et Charles Ier du Quélennec, marié avec Gilette du Chastel lui succède. Les vicomtes du Faou avaient, avec les sires du Névet, de Plœuc et de Guengat, le privilège de porter sur leurs épaules la sedia de l'évêque de Quimper[1].

Les vicomtes du Faou sont aujourd'hui représentés par les branches cadettes : les comtes du Fou et vicomtes du Fou de Kerdaniel

Article détaillé : Maison du Quélennec.

« La ville du Faou n'a jamais été murée, mais elle avait un château très fort, dont il reste une portion de tour croulante, entourée de douves à demi comblées » écrit B. Girard en 1889[32].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les guerres de la Ligue[modifier | modifier le code]

En octobre 1595, une troupe d'Anglais ravage la région. « Il y a eu toujours grand nombre de soldats, comme à Craouzon [Crozon], Douarnenez ou Le Faou, qui ordinairement viennent à l'abbaye [de Landévennec], ravagent et pillent tout ce qui s'y trouve, comme ils le font dans le plat pays, de façon que tout le canton est dénué des hommes qui y demeurent obstant la cruauté et tyrannie des gens de guerre, tellement que le cartier [quartier] est demeuré en friche sans estre semé, travaillé ny labouré»[37].

Pendant les guerres de la Ligue (1562-1598), Anne de Sanzay, comte de la Magnane, connu pour être « un bon voleur tant sur mer que sur terre »[38] et qui était du parti de la Ligue, « profitant de la licence des guerres civiles pour exercer toutes sortes de brigandages », « pille Le Faou, bat les habitants des communes voisines, indignés de ses excès et leur tue plusieurs centaines d'hommes »[39]. Il en tua même entre 1 400 et 1 500 en deux combats si l'on en croit Eugène Bonnemère[40]. Il soumit aussi la ville du Faou à rançon.

Le chanoine Jean Moreau raconte les exactions commises ensuite par Anne de Sanzay, par exemple cet épisode daté de novembre 1593 :

« (...). Anne de Sanzay, comte de la Magnane, lors marié à la dame de Penmarc'h en Léon, tenant le parti de l'union dite catholique, sous l'autorité du duc de Mercœur. Ayant quelques troupes de gens ramassés, arrive de nuit de devers Morlaix en la ville du Faou, qu'il prend et pille et y prit des prisonniers, et se tint là quatre à cinq jours attendant de trouver les moyens de passer la rivière de Châteaulin pour entrer en la juridiction de Quimper, où il savait le pillage être bon[41]. »

Le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le Faou : maison ancienne à pan de bois couvert d'ardoise, près du pont.

Au XVIIe siècle, les terres de la vicomté du Faou appartiennent à Armand Jean de Vignerot du Plessis[42], duc de Richelieu avant de passer à la famille de Rohan.

Gaspard Carmel, d'origine bretonne et neveu par alliance d'un prédicateur de la Réforme protestante dénommé Guillaume Farel, aurait prêché en breton en faveur de la religion réformée au Faou au XVIIe siècle[43].

Dans l'église paroissiale du Faou, construite en 1640, existe une porte (désormais murée) qui était réservée aux cacous (groupes d'habitants exerçant le métier de tonneliers ou de cordiers, considérés comme des descendants de lépreux)[44]. Le clocher de l'église paroissiale est construit en quatre campagnes de travaux échelonnées de 1628 à 1647[45].

Anthyme-Denis Cohon, célèbre représentant de l'éloquence religieuse, émule de Michel Le Nobletz, devenu un temps évêque de Léon, aurait évangélisé Le Faou ainsi que d'autres villes avoisinantes (Landerneau, Quimper) et les îles (Sein, Ouessant, Batz) dans le deuxième quart du XVIIe siècle[46], inventant cantiques nouveaux et peintures symboliques (taolennou) pour toucher le cœur des fidèles. Pierre Tourmel[47], surnommé le « Cicéron breton », disciple de Julien Maunoir, curé de Guitelmezeau (Ploudalmézeau), prêcha aussi une mission au Faou dans les dernières années du XVIIe siècle.

Des habitants du Faou ont participé à la Révolte des Bonnets rouges en 1675 et trois d'entre eux furent même exclus de l'amnistie de 1676[48].

En 1686 l'ambassade du roi de Siam débarquée à Brest passa par Le Faou puis Châteaulin pour se rendre à la cour de Versailles rencontrer le roi Louis XIV. Bernard Roy écrit : « Cahin-caha, le convoi bigarré serpente à travers la Bretagne. Les bonnes gens, dans les champs, n'ont jamais salué par-dessus les haies pareille procession, et la rumeur d'étonnement court de bourg en bourg, devançant les pelotons de cavaliers et les litières poussiéreuses »[49].

Un établissement des religieuses Ursulines exista un temps à la fin du XVIIe siècle, fondé vers 1672, mais il fut supprimé dès 1690.

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Maison ancienne du Faou.

En 1715, le port du Faou exporte 100 tonneaux de blé et 100 tonneaux de seigle[50].

En 1756, au décès de Louis Auguste de Rohan-Chabot (1722-1753) (un des fils de Louis II de Rohan-Chabot), mort sans descendance, les terres et seigneuries du Faou, de la Villeneuve, de la châtellenie d'Irvillac et Logonna, correspondant aux paroisses de Rosnoën, Hanvec, Guimerch [Quimerc'h], Lopérec, revinrent aux familles de Châtillon, d'Enrichemont, de Broglie et de Pouyanne et louées pour quelques années au sieur du Pontois, M. Leroy. En 1762, ces terres sont vendues à Messire Nicolas I Magon, seigneur de la Gervaisais et de la Gicquelaye, lieutenant général des armées du roi entre 1761 et 1765. C'est alors qu'elles portèrent le nom de « marquisat de la Gervaisais et du Faou »[51].

Révolution française[modifier | modifier le code]

En mai 1790, les citoyens de la ville du Faou « adressent à l'Assemblée nationale une offrande patriotique que ses trésoriers ont reçue le 27 avril dernier, consistant en dix-sept marcs quatre gros et demi d'argent, deux gros d'or, une paire de boucles d'oreilles, une paire de bracelets, un mouvement de montre et trois livres 12 sols en argent »[52].

Louis-Alexandre Expilly, premier évêque constitutionnel du Finistère, fit donner fin 1791 une grande fête patriotique au Faou[53].

En 1793, Le Faou est la plus petite des communes du département à être pourvue de deux études de notaires[54].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les épidémies[modifier | modifier le code]

En 1741, une épidémie de dysenterie fait des ravages dans toute la Bretagne. Le subdélégué du Faou écrit que « la maladie se fait sentir en plusieurs paroisses et qu'il est mort à Crozon seul plus de 420 personnes et 150 au moins au Faou » ; en 1758 une nouvelle flambée épidémique se répand dans la subdélégation du Faou, particulièrement à Plonévez-Porzay, Plomodiern, Ploeven[55].

Deux épidémies de choléra font quinze morts au Faou en 1850 et 31 en 1855-1856. Lors de cette dernière épidémie, Le Faou est la quatrième commune du Finistère par le nombre de morts dus à l'épidémie derrière Brest (715 morts), Moëlan (83 morts) et Le Guilvinec (52 morts)[56].

Escorte de leurs majestés impériales entre Landerneau et Le Faou (auteur inconnu).

En août 1895, un réseau de distribution d'eau potable ouvre au Faou[57], ce qui contribue fortement à l'amélioration des conditions sanitaires.

La visite de Napoléon III[modifier | modifier le code]

Le Faou en 1844 (dessin).

Dans le cadre de son voyage en Bretagne, Napoléon III, venant de Landerneau et se rendant à Quimper, s'arrête un moment au Faou le . Jean-Marie Poulain-Corbion en fait le récit suivant :

« Au Faou des fleurs ont été offertes à l'Impératrice par de jeunes paysannes ; dans cette petite ville, voisine du célèbre pèlerinage de Notre-Dame de Rumengol, s'était aussi réuni un nombreux clergé (...). Le maire du Faou avait, dès l'arrivée, adressé à l'Empereur les paroles suivantes : « Sire, vous voyez partout accourir sur Votre passage Vos loyaux et fidèles Bretons. Tous viennent avec bonheur saluer de leurs acclamations reconnaissantes l'Empereur de leur choix, Vous, Sire, qui, après avoir sauvé la France, lui avez donné cette paix glorieuse, cette prospérité et cette grandeur dont elle est justement si fière. Aussi votre grand cœur, Sire, recueille-t-il la récompense la plus précieuse et la plus douce en même temps, l'amour et le dévouement absolu de tous les bons Français, pour Vous, pour l'Impératrice, Votre Compagne bien-aimée, et pour le Prince Impérial, Votre Fils chéri, le Fils Adoptif de la France ! (...) » Sa Majesté, en répondant au maire, lui remit d'abondantes aumônes pour distribuer aux pauvres de la commune, et s'entretint quelque temps avec le sous-préfet de Châteaulin des besoins de l'arrondissement[58]. »

Un bureau télégraphique municipal est créé au Faou en 1879[59].

Le Faou en 1857 (photo de Charles Paul Furne).

Description du Faou au milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Homme du Faou vers 1850 (tableau de Louis Caradec).

Édouard Vallin dans son Voyage en Bretagne[60] publié en 1859 écrit à propos du Faou :

« Ce bourg est fort ancien et a été jadis le chef-lieu d'un fief très important, mais actuellement il est impossible de le considérer comme une ville, bien que les habitants lui donnent volontiers ce titre pompeux. On remarque aujourd'hui encore un très grand nombre de très anciennes maisons à colombages, couvertes de sculptures grotesques, et souvent même fort indécentes. Il en est une surtout qui se fait remarquer entre toutes. L'écusson du propriétaire primitif de la maison était soutenu par deux femmes complètement nues qui tenaient d'une main une guirlande de fleurs et faisaient de l'autre un geste indécent. Les guirlandes, prolongées de chaque côté, étaient attachées à des têtes de boucs, symbole de la lubricité, enfin à chaque côté se tenait un homme accroupi dans une position obscène. Deux autres cariatides, soutenant le toit de la maison, portaient de gigantesques phallus et étaient représentées commettant le péché d'Onan. Ce singulier monument ressemblait davantage à un temple consacré à Priape qu'à une maison habitée par de braves bourgeois. »

Descriptions du Faou à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Vieilles maisons du Faou en 1903.

Le peintre Eugène Boudin a décrit ainsi en 1867 la foire du Faou : « C'était aujourd'hui la grande foire du Faou (…). La petite ville aux pignons du XVIe siècle est bondée de Bretons descendus de tous les coins de Bretagne. Les Plougastels qui ressemblent aux Napolitains : bonnets phrygiens, culottes serrées par le bas ; les « brayons-bras » des montagnes avec leurs habits en pillon [pillou] faits de tous les fragments de laine achetés comme chiffons, espèces de colosses souvent vêtus de peaux de mouton, ils vont jusqu'aux confins de la Loire vendre et acheter (pilhaouer). On les voit sur les routes derrière de grands troupeaux, montés à la façon des amazones. Ils ont un vaste chapeau de feutre tout dégingandé qui leur sert de toiture. On voit aussi les gros bouchers de Brest, de Châteaulin et d'autres moindres villes. (…) Mais voici les premières gouttes d'un orage violent : c'est un sauve-qui-peut général, on s'enfourne dans tous les bouchons [= cafés]. Toutes les maisons se changent pour la circonstance en débits [de boisson] »[61].

Marchandes de pommes au Faou en 1903.

Albert Clouard[62], venant en bateau de Landévennec, visite Le Faou en 1892. Voici sa description de la petite ville :

« C'est aujourd'hui dimanche. En ce matin doré et joyeux, la petite ville est en fête, les paysans ont arboré leur chupen de beau drap lustré, les femmes leur grande couëffe empesée aux ailes recourbées, la collerette large aux rebords de gouttière, et l'on se dispose à se rendre au pardon de Landévennec. Les cloches tintent gaiement dans l'air serein. Le Faou possède un grand nombre de maisons en bois, recouvertes d'ardoises et remontant au XVIe siècle. L'église qui se mire dans la rivière présente quelques sculptures curieuses, notamment un singe de gargouille s'ouvrant la bouche avec les mains. Tout près se trouve un ossuaire en ruine. »

Le port du Faou est alors actif : « Le bétail, les céréales, le bois, très abondant car une forêt est proche [la forêt du Cranou], assurent au port un fructueux trafic » écrit Valentine Vattier d'Ambroyse en 1892[63].

L'agriculture à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Émile Souvestre a écrit à propos de la campagne avoisinant Le Faou : « Vous êtes en Arcadie ( = synonyme de « région prospère »), au lieu des ruisseaux gazouillants, des vergers ombrageant les fontaines, des ombrages où retentit la trompe de sureau des pâtres. »

Le géographe Louis Gallouédec décrit ainsi la région en 1893 :

« Chaque ravin y a son ruisseau murmurant sur des cailloux, ses ombrages de hêtres, de frênes, d'ormes, de trembles, de chênes ; la verdure descend jusqu'au rivage ; rien n'avertit que la grande mer est voisine. Du Faou à Daoulas, toute la campagne est couverte d'admirables vergers, et des branches chargées de fruits se penchent sur les eaux calmes. C'est là que Brest s'approvisionne de cerises, de prunes, de pommes. Les villages disparaissent dans la verdure ; les aiguilles des clochers, qui ailleurs se dressent si orgueilleusement sur la campagne prosternée, émergent ici à grand peine du fouillis des arbres[64]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La séparation des Églises et de l'État[modifier | modifier le code]

Sous le titre Une journée de sacrilège, le journal Le Gaulois relate l'expulsion des prêtres des presbytères de Rumengol et du Faou en 1907, en application de la loi de séparation des Églises et de l'État : « À Rumengol, pèlerinage célèbre, les mêmes scènes odieuses [qu'à Saint-Urbain, décrit précédemment dans l'article du journal] se reproduisent. Cette fois, le commissaire est obligé d'employer la force et c'est en le poussant violemment qu'il expulse le curé. L'expulsion du vicaire est plus mouvementée encore. À ce moment, le curé, s'adressant au commissaire, lui crie : « Vous êtes un vrai bandit et un voleur ! ». L'opération n'a pas demandé moins d'une heure. À Moëlan, à Clohars-Carnoët, à Locunolé, au Faou, le commissaire a dû également employer la force »[65]. Quelques jours plus tard, le même journal écrit : « C'est par une pluie torrentielle que la colonne d'expulsion a quitté Le Faou ce matin à quatre heures pour Rosnoën, distant de sept kilomètres. Le tocsin a sonné et les habitants sont accourus. Le curé ayant refusé de livrer passage aux expulseurs, les sommations légales ont été faites et les portes enfoncées. Le recteur a été expulsé par la force et les meubles jetés dans la boue »[66].

Faits divers et vie quotidienne[modifier | modifier le code]

En 1908, une hutte habitée par cinq bûcherons brûle dans le bois de sapins de Kervez, à trois kilomètres du Faou et deux d'entre eux périrent dans l'incendie[67].

Dans les décennies 1920 et 1930 se tient chaque semaine au Faou une « petite foire pour chevaux de races postières et de traits légers »[68] et une « vieille foire » chaque mois.

En avril 1933, un incendie ravage l'hospice du Faou[69]. « La ville n'a pas de pompiers et les efforts des habitants, qui durent aller puiser de l'eau dans la rivière à l'aide d'ustensiles de ménage, sont demeurés stériles, l'hôpital ayant été complètement détruit. (…) Les malades furent évacués à temps » écrit le journal La Croix[70].

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts du Faou.

Le monument aux morts du Faou porte les noms de 99 soldats morts pour la France[71] dont 64 pendant la Première Guerre mondiale, 31 pendant la Seconde Guerre mondiale, un pendant la guerre d'Indochine, un en Tunisie et deux pendant la guerre d'Algérie.

Quinze résistants, membres du réseau Vengeance, furent arrêtés au Faou le , condamnés à mort par un tribunal militaire allemand siégeant à Quimper et firent partie des fusillés du à Mousterlin en Fouesnant (voir le monument commémoratif des « fusillés de Mousterlin »)[72] ; parmi ces victimes se trouvent plusieurs personnes originaires du Faou[73], leurs noms se trouvent sur une plaque commémorative située Place des fusillés et des résistants[74] :

Un autre résistant, Alexandre Nédélec, né le au Faou, fut arrêté le à Landerneau, incarcéré à la prison de Pontaniou à Brest et probablement fusillé quelques jours plus tard. Son corps n'a jamais été retrouvé[75].

Par ailleurs Pierre Le Berre, né le au Faou, décédé le 30 mars 2003 à Berthecourt (Oise), fut aussi un résistant appartenant, ainsi que son épouse, au réseau d'évasion « Bourgogne »[76].

Rumengol, ancienne paroisse et ancienne commune[modifier | modifier le code]

Rumengol est un hameau situé à 2 km environ du bourg du Faou et qui dépend de cette commune, célèbre pour son église Notre-Dame-de-Rumengol et son pardon.

Article détaillé : Pardon de Rumengol.

L'Antiquité et le Moyen Âge à Rumengol[modifier | modifier le code]

Une pièce gauloise fut trouvée en 1879 dans un champ à Kergadiou, près de Rumengol[77].

Aux XIVe et XVe siècles, la « terre noble du Breil » en Rumengol appartenait à la famille Godec[78] et au XVIIe siècle à la famille De Lantivy[79].

Le XIXe siècle à Rumengol[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Rumengol (image pieuse, 1858, Musée départemental breton).

Dans la nuit du 24 au (5 au 6 ventôse an V), des chouans sont arrêtés à Rumengol ; parmi eux, un certain Jean-Baptiste Bonte, originaire de la région de Lille, ancien émigré, qui avait pris part au débarquement de Quiberon[80].

Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du XIXe siècle :

« Les terrains communaux [...] sont livrés toute l'année au pâturage au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc. Chacun y envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement et accroîtront la masse des terrains cultivés. [...] Les landes, marais,et généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encre soumis à la servitude de vaine pâture. [...] La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres[81]. »

Le couronnement de Notre-Dame-de-Rumengol est l'occasion d'une grande fête religieuse le .

En 1875, des minoteries, du commerce de bois et une scierie mécanique sont indiqués à Rumengol[82].

Anatole Le Braz a décrit Rumengol et son pardon vers 1895 dans son récit Au pays des pardons ; Rumengol, le pardon des chanteurs[83]. En 1907, le maire de Rumengol, Loguern, est attaqué par un bûcheron armé d'un fusil au détour d'un sentier et criblé de balles[84].

En 1896, un document indique que les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Rumengol à domicile[85].

Le XXe siècle à Rumengol[modifier | modifier le code]

Vingt-sept soldats de Rumengol sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale et trois pendant la Seconde Guerre mondiale[86].

Jusqu'en 1970, Rumengol était une commune indépendante du Faou, d'une superficie de 8,38 km2 qui faisait partie depuis 1801 du canton de Daoulas et de l'arrondissement de Brest (alors que Le Faou était chef-lieu d'un autre canton et dépendait de l'arrondissement de Châteaulin) en dépit des multiples demandes de rattachement au canton du Faou[87]. En voici l'évolution démographique entre la Révolution française et son annexion par la commune du Faou en 1970 :

Évolution démographique de Rumengol jusqu'à son annexion[88]:
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
431 583 440 465 422 467 458 480 517 505 503 541 555 583 601
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
607 604 607 583 632 575 523 548 483 484 458 412 356 284
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes[88]

Tableau démographique par date de recensement.

Commentaire 

Comme pour beaucoup de communes rurales de l'intérieur breton (en dépit de sa relative proximité de la mer), c'est au début du XXe siècle que la commune de Rumengol a atteint son pic démographique avec 632 habitants en 1906, la commune ayant gagné modestement pendant le XIXe siècle 149 habitants en 113 ans entre 1793 et 1906, soit un faible gain d'à peine plus d'un habitant par an en moyenne, ces gains étant surtout concentrés dans les dernières décennies du XIXe siècle. En 1886, le bourg était peuplé de 108 habitants, regroupant à peine le cinquième de la population communale[89]. Le XXe siècle se caractérise par un déclin démographique quasi constant : en 1968, dernier recensement avant l'annexion par la commune du Faou, Rumengol avait perdu 348 habitants par rapport au maximum démographique de 1906, soit un déclin de 55 % en 62 ans. La commune avait alors 147 habitants de moins que lors du premier recensement effectué en 1793, soit un déclin de 34 % en 175 ans, le déclin du XXe siècle ayant été notablement supérieur aux modestes gains démographiques du XIXe siècle.

Rumengol possède un Comité des fêtes[90].

Les chauves-souris de Rumengol[modifier | modifier le code]

Les Combles de l'église Notre-Dame de Rumengol ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope en date du « afin de garantir la conservation du biotope nécessaire à la reproduction, au repos et à la survie des chauves-souris » car les combles de l'église abritent « une colonie de reproduction et d'hivernage de grands rhinolophes ainsi que la pipistrelle commune ». L'accès du public y est interdit[91].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'analyse de l'évolution démographique de la commune du Faou est perturbée par les évolutions administratives survenues : la création de la commune de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h prive le Faou d'une petite partie de son territoire communal ; à l'inverse l'annexion en 1970 de la commune de Rumengol agrandit son territoire et ajoute des habitants supplémentaires (Rumengol[88] avait 268 habitants lors du recensement de 1968).

Évolution démographique du Faou (y compris Rumengol depuis 1970)[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 714 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
825 682 768 863 877 915 975 935 1 103
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 084 1 150 1 271 1 239 1 276 1 234 1 320 1 369 1 288
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 241 1 297 1 321 1 259 1 112 1 094 1 168 1 195 1 186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 268 1 313 1 510 1 554 1 522 1 571 1 669 1 716 1 714
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[92] puis Insee à partir de 2004[93].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire

La commune du Faou a doublé sa population en un peu plus de deux siècles entre 1793 et 2006, mais cette augmentation globale masque des évolutions contrastées selon les époques : une stagnation initiale et même un déclin pendant la Révolution française et le Premier Empire (effet des guerres et du blocus continental ?), un premier essor démographique sous la Restauration, momentanément arrêté sous la Monarchie de Juillet certes, mais qui globalement se poursuit jusqu'à la fin du XIXe siècle, un premier maximum démographique étant atteint en 1891 avec 1 369 habitants, la population communale ayant en gros doublé entre le minimum de 1800 et le pic de 1891. Dans les deux décennies précédant la Première Guerre mondiale, la population communale évolue en dents de scie, mais parvient toutefois à son maximum absolu, hors Rumengol, en 1911 à la veille de la Première Guerre mondiale. La population stagne pendant la majeure partie du XXe siècle, atteignant un minimum secondaire pendant l'entre-deux-guerres en 1931 avec 1 168 habitants et ne dépasse la population atteinte en 1911 qu'en 1968. L'essor démographique qui suit n'est qu'illusoire puisque la population du Faou inclut à partir de 1970 celle de Rumengol, localité peuplée de 284 habitants en 1968. Hors Rumengol, il semble bien qu'il faille attendre 2006 pour que la population communale ne dépasse, et de peu, celle atteinte en 1911. Le XXe siècle a donc correspondu à une remarquable stagnation démographique, les évolutions étant en fait très faibles d'un recensement à l'autre.

En raison de la petitesse de la superficie communale, la densité de population est relativement élevée (144 habitants au km2 en 2007). Le solde naturel reste régulièrement négatif depuis plusieurs décennies (-0,2 % par an entre 1999 et 2007) ; entre 2002 et 2008, en 7 ans donc, le nombre des décès (201) l'emporte largement sur celui des naissances (152) en raison du vieillissement de la population (les 65 ans et plus représentent en 2007 26,6 % de la population contre 22,5 % pour les 0 à 19 ans) ; par contre le solde migratoire, longtemps négatif, est redevenu positif depuis 1975 (+1,3 % l'an entre 1999 et 2007)[94].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires du Faou[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1853 entre 1862 et 1868 Caurant   Nommé par le gouvernement impérial
avant 1868 après 1874 Charuel   Nommé par le gouvernement impérial
après 1874 après 1874      
avant 1928 après 1928 Le Bourhis    
  mars 2008 Xavier Borel    
mars 2008 mars 2014 Pierre Engelibert    

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason du Faou.
D'azur au léopard d'or.
Armes de la famille du Faou (XIe siècle)
Déposé en préfecture le .

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 39 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan (soit 20,3 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[95].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Modbury (Royaume-Uni)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.
Drapeau de la France Domblans (France)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les maisons en pan de bois :

Le Faou possède la plus grande densité de maisons en pan de bois du département. 23 maisons sont protégées et une classée. La rue principale est bordée de maisons bâties de schiste et de granit, à encorbellement datant du XVIe siècle. Occulté par des parements d'ardoise après la Révolution, le colombage du premier étage et du comble est garni de quenouille, petite pièce de bois maintenant un remplissage en torchis. Le colombage en croix de Saint-André répétées empêche la façade de « rouler ». Bien que ce mode de construction ait été interdit après 1561 à cause des risques d'incendie, la plupart des maisons de ce type, bâties au Faou, datent de la fin du XVIe et début du XVIIe siècle. La maison située 2, rue de Rosnoën appartint aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et fut un temps fin XIIe siècle une aumônerie.

  • L'église Saint-Sauveur est décrite ainsi en 1928 : « Voici la petite église du Faou, Saint-Sauveur, sur son rempart en terrasse ! Moisie sous ses ormes, gris-pommelée de lichens »[96].
Article détaillé : Église Saint-Sauveur du Faou.
  • L'église Notre-Dame de Rumengol : c'est un monument historique classé qui date du XVIe siècle.
Article détaillé : Pardon de Rumengol.
  • l'ancienne chapelle Saint-Joseph[97], située à la sortie du bourg du Faou sur la route de Landerneau, a été démolie en 1954. Plusieurs autres anciennes chapelles ont disparu.
  • la chapelle Saint-Jean-Baptiste se situe à 600 mètres à l'est du bourg de Rumengol, en direction de la forêt du Cranou. Construite en 1829 d'après le projet de l'architecte Dumoutier, son pignon ouest s'écroule dès 1830 à cause de la mauvaise qualité des matériaux de soubassement. Elle est reconstruite en 1844 par l'entrepreneur Félix Caron de Plouay[98]. Elle était ouverte aux pèlerins les jours de pardon. En ruine, il en subsiste le clocher et la partie basse des murs.
  • La croix de Kergadiou, situe entre les bourgs de Rumengol et du Faou, date de 1871 et est l'œuvre du sculpteur morlaisien Yann Larc'hantec.
  • La croix du cimetière du Faou date de 1876[99].
  • Quatre moulins se trouvent sur le territoire communal à Dréan, Coat-Nabat, Touloudou et Kermoal.
  • La motte féodale de l'ancien château de la Motte.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La maison de pays (XVIe , XVIIIe siècle) présente une exposition permanente consacrée à l'histoire de la ville et accueille des expositions temporaires (ouverte de juillet à début septembre).
  • La commune possède deux hôtels-restaurants.
  • Festival Noz Ar Ster Goz.

Contes, légendes et dictons[modifier | modifier le code]

Le village du Faou au clair de lune (Eugène Boudin).
  • La Noël de Jean Rumengol : conte écrit par Anatole Le Braz (histoire d'un vagabond trouvé nouveau-né dans l'église de Rumengol, d'où son nom)[100].
  • La Légende du Roi Brieg (Inventeur du denier) écrit par Karon Stefan en 1874.
  • Rumengol, le pardon des chanteurs, conte écrit par Anatole Le Braz[101].
  • La Légende des Sept-Saints concerne pour partie Le Faou. Le texte intégral de ses différents versions est consultable[9].
  • Le petit sorcier gris est un conte qui raconte l'histoire de Yann, paysan très pauvre d'un village près du Faou[102].
  • La fascination du loup : quand on rencontre un loup dans un bois, si nous le voyons d'abord, le loup ne pourra pas ouvrir sa gueule pour nous mordre ; mais si le loup nous voit d'abord, il pourra nous manger, et nous ne pourrons ni crier ni fuir devant lui[103].
  • Les étoiles des Rois : Si le soir de la Fête des Rois, il y a beaucoup d'étoiles dans le ciel, il y aura une grande sécheresse en été, et les poules pondront beaucoup[103].

Tableaux et gravures représentant Le Faou[modifier | modifier le code]

  • Fermier du Faou (assiette de la manufacture de Sarreguemines, collection "types bretons")[104]
  • Eugène Boudin) : Foire en Bretagne (le Faou ?) (collection particulière)
  • Eugène Boudin : Foule dans une rue du Faou (crayon et aquarelle, collection particulière)
  • Eugène Boudin : Le village du Faou au clair de lune (Southampton City Art Gallery)
  • Eugène Boudin : Marché sur la place du Faou (musée du Louvre, département des arts graphiques)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À la mémoire de MM. de Pompéry (monument sur la place centrale du Faou, statue de Mathurin Moreau). Allégorie de l'agriculture, statue financée en 1884 par Édouard de Pompéry en l'honneur de ses deux frères décédés.
  • Les frères de Pompéry : Théophile, Henri et Édouard de Pompéry[106] habitaient le manoir du Parc en Rosnoën et poursuivirent l'œuvre amorcée par leur père Louis Charles de Pompéry (né le à Quimper, décédé le à Brest), propriétaire du manoir du Parc depuis 1830, conseillant les paysans et expérimentant de nouvelles méthodes de culture, préconisant par exemple un assolement quadriennal[107] et prônant l'utilisation des engrais marins, etc. En 1868, ils reçoivent « une mention hors ligne et hors de tout concours » pour « l'influence remarquable qu'ils ont exercée par leurs exemples et leurs conseils sur les fermiers de la terre du Parc et un grand nombre de cultivateurs du canton du Faou »[108]. Leur mère était Aline Aleno de Saint-Alouarn.

« MM de Pompéry, deux frères restés garçons (...) sont parvenus (...) à transformer les pauvres fermiers Bas-Bretons (...) en excellents cultivateurs, ayant adopté un assolement alterné, c'est-à-dire ne mettant jamais deux récoltes de céréales de suite, ayant une sole entière de betteraves, carottes, panais ou pommes de terre, semés en ligne au moyen d'un semoir à bras ou racines cultivées à la houe (...) remplaçant la jachère morte (...). Ces Messieurs sont parvenus à former un comice agricole dans un bourg voisin nommé Le Faou, dans les concours duquel se réunissent jusqu'à soixante juments et autant de poulains de divers âges, et où les prix de labourage sont disputés ordinairement par quarante ou cinquante charrues. Dans chacune de ces réunions, ces Messieurs donnent à ces braves gens des leçons d'agriculture en langue bretonne, et ils sont si zélés pour l'amélioration de l'économie rurale qu'ils saisissent toutes les occasions pour instruire ces bons Bretons, même en particulier. L'étalon Percheron et le taureau croisé Durham leur amenait beaucoup de fermiers qui venaient d'assez loin avec leurs juments et leurs vaches pour les faire saillir[109]. »

    • Théophile de Pompéry, né à Couvrelles (Aisne) le , devient agriculteur près du Faou et collabore sous le Second Empire à un journal républicain (le Phare de la Loire) et devient conseiller général du Faou et président du comice agricole du Faou. Battu aux élections législatives de février 1871, il est élu à celles du et s'inscrit comme député au groupe de la Gauche républicaine. Battu aux élections sénatoriales, il est réélu député le dans la circonscription de Châteaulin. Il fut le l'un des 363 députés qui refusèrent la confiance au cabinet du duc de Broglie, intervenant surtout sur les sujets agricoles ainsi que pour un projet de loi contre l'ivresse. Il fut à nouveau réélu député lors des élections du . Il a aussi écrit plusieurs livres, le plus connu étant Nouveau guide du cultivateur breton publié en 1871, avec la traduction en breton au regard du texte français[110]. Il décède le à Rosnoën.

« L'agriculture a toujours tenu une grande place dans notre commune et, il y a 150 ans une grande fraction de la population vivait de la terre. Elle en vivait d'ailleurs bien mal, car si l'on n'était pas confronté aux problèmes de pollution, de vaches folles, etc., l'outillage rudimentaire ne favorisait pas le rendement. La pauvreté, aggravée par l'alcoolisme ajoutait à la précarité. Cette situation était préoccupante pour les élus. Et le , sur convocation de M. Charuel, maire du Faou, des propriétaires et cultivateurs se réunissent et décident la création d'un comice agricole, c'est-à-dire une association privée de notables ruraux dont le but est le développement de l'agriculture dans le canton. Le premier président fut Théophile de Pompéry[110]. »

    • Henri de Pompéry (né le à Soissons, décédé le à Rosnoën, fut maire de Rosnoën. Il l'était en 1879[111].
    • Édouard de Pompéry, né à Couvrelles en 1812 fit ses études de droit à Rennes, où il fut reçu avocat et s'intéressa à la philosophie politique et aux sciences sociales. Il fut un adepte des idées fouriéristes, faisant en 1839 un cours public dans une loge franc-maçonne de Brest sur les phalanstères et publiant notamment en 1841 Théorie de l'association et de l'unité universelle et se diversifie aussi, écrivant maints autres ouvrages dont La femme dans l'humanité, sa nature, son rôle et sa valeur sociale en 1864, Le vrai Voltaire, l'homme et le penseur en 1866 et des biographies diverses de Béranger, Beethoven, etc. Il écrivit aussi différents ouvrages pro-républicains comme La fin du Bonapartisme, Le Veuillotisme et la religion, Despotisme ou socialisme ?, s'opposant à Napoléon III[112] . Il fut candidat aux élections législatives de 1848, puis à celles du dans le Finistère, mais ne fut pas élu. Il décède à Paris le  ; son testament prévoit un legs en faveur des écoles du Faou et de Rosnoën[113].
  • Hippolyte Caurant, né au Faou le fut nommé sous-préfet de Rochefort le , puis secrétaire général de la préfecture du Cher, avant d'être nommé sous-préfet de Saint-Nazaire. Il démissionne pour se porter candidat et est élu député de la circonscription de Châteaulin en octobre 1880 à la suite du décès de Théophile de Pompéry. Inscrit au groupe de l'Union républicaine, il est réélu lors des élections du , affirmant son attachement à la République « qui nous garantit depuis dix ans l'ordre, la paix, la liberté »[114].
  • Eugène Boudin, peintre, fit de nombreux séjours en Bretagne entre 1867 et 1897 et vécut plusieurs mois en compagnie de son épouse bretonne, Marie-Anne Guédès près du Faou au manoir de Kerhoan « vieux manoir en ruines où il avait trouvé une vaste chambre, la seule habitable d'ailleurs ». De son séjour breton datent plusieurs de ses tableaux dont Le port de Camaret, Vue de Douarnenez, l'Île Tristan, le Matin »[115].
  • Philippe Le Guillou, né au Faou le 12 août 1959, dans la maison de ses grands-parents maternels, route de Rosnoën, est un romancier français contemporain dont l'œuvre trouve son enracinement dans les paysages de Bretagne. Ceux du Faou, entre l'océan et les bois, apparaissent plus particulièrement dans deux de ses récits autobiographiques, Le Passage de l'Aulne[116] et bien sûr Les Marées du Faou[117], où Philippe Le Guillou célèbre son village natal en unissant le rythme des marées à « la scansion mystérieuse »[Note 3] des souvenirs. Le Faou trouve aussi sa place dans l'œuvre de fiction de l'auteur, notamment dans Le Bateau brume[118], où la ville de Loscoat est en partie construite sur son modèle. Enfin, le dernier livre de Philippe Le Guillou, L'Intimité de la rivière[119], est une déambulation rêveuse qui remonte le cours de la rivière du Faou pour se perdre aux sources mêmes de l'imaginaire de l'auteur[Note 4]. Au sein même de l'œuvre, plusieurs lieux du village jouent un rôle important, monnayant en diverses images sa situation intermédiaire : l'église Saint-Sauveur, sa nef qui se reflète dans l'eau, son ancienne cuve baptismale (où l'auteur fut baptisé), le pont qui relie la rive gauche à la rive droite du village et bien sûr la rivière « au nom d'arbre »[Note 5] elle-même, qui unit la mer à la forêt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christel Douard, Erwan Le Bris du Rest, Catherine Toscer-Vogel, Entre mer et fleuve, Le Faou et son canton ; Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. Images du Patrimoine, Rennes, 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Quatrième de couverture de l'édition originale.
  4. En voici les deux derniers paragraphes : « C'était il y a peu, moins de cinquante ans, et on croirait que cela remonte à mille ans. Il suffit que je revienne au Faou, pourtant, et le génie des lieux ravive aussitôt les sortilèges d'un monde qui continue de vivre, fidèle aux mythes, aux rites, loin des atteintes d'une modernité ravageuse. Les lilas blancs et bleus du jardin paradisiaque de Kerrod, les buis, les palmiers, le vert des prairies, les eaux vives sous le pont de bois et au début des paluds, les boiseries dorées de Rumengol, la perspective des sources au-delà de l'épaisseur forestière ressuscitent, massive et sûre, la plénitude de l'enfance, d'un monde sans ombre, sans faille, protégé de présences aimantes, immémorial, transparent — éternellement présent »
  5. Dans L'Intimité de la rivière, l'auteur rappelle que faou vient peut-être de fagus, le hêtre en latin.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Adolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, consultable sur Gallica
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  5. Site du cercle celtique Bro ar Ster goz du Faou
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  15. Journal la Croix no 4131 du 11 octobre 1896
  16. Journal Le Figaro no 51 du 20 février 1907, consultable sur Gallica et Le Petit Parisien no 11073 du 21 février 1907, consultable sur Gallica
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  105. Honoré Fisquet, La France pontificale, 1864-1873, consultable sur Gallica
  106. Topic-Topos - Les archives de la vie
  107. Par exemple, pour une première sole, la première année forte fumure et apport de maërl permettant la culture des betteraves, la seconde année froment d'hiver sans fumier, la troisième année, trèfle et la quatrième année froment ; dans la seconde sole, première année panais avec demi-fumure, la seconde année orge sans fumier, la troisième vesce ou ray-grass avec demi-fumure et la quatrième froment (cité par Théophile de Pompéry, Compte-rendu et procès-verbaux… (Association bretonne, Classe d'agriculture), 1858, consultable sur Gallica
  108. Les Primes d'honneur, les médailles de spécialités et les prix d'honneur des fermes-écoles décernés dans les concours régionaux en France, Imprimerie nationale, consultable sur Gallica
  109. Comte de Gourcy, Sur les progrès agricoles opérés en 1857, Annuaire des cinq départements de la Normandie, publié par l'Association normande pour les progrès de l'agriculture, de l'industrie, des sciences et des arts, 1859, consultable sur Gallica
  110. a et b Nouveau guide du cultivateur breton (avec traduction bretonne), 1851
  111. Rapports et délibérations du conseil général du Finistère, année 1879, consultable sur Gallica
  112. Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle tome 12, consultable sur Gallica
  113. Recueil des actes administratifs de la préfecture du département de la Seine, février 1897, consultable sur Gallica
  114. Jules Lermina, Dictionnaire universel illustré, biographique et bibliographique, de la France contemporaine, L. Boulanger, 1885, consultable sur Gallica
  115. Eugène Boudin, Mercure de France du 15 juillet 1924, consultable sur Gallica
  116. Le Passage de l'Aulne, Gallimard, 1993.
  117. Les Marées du Faou, Gallimard, 2003
  118. Le Bateau brume, Gallimard, 2010. Le titre du roman est une référence à un ancien bateau qui, jusqu'en 2011, hantait « le grand quai », sur la rive droite du village, presque face à l'église.
  119. L'Intimité de la rivière, Gallimard, 2011.