Séglien

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Séglien
Séglien
L'église Notre-Dame-de-Lorette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Pontivy communauté
Maire
Mandat
Laurent Ganivet
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56242
Démographie
Gentilé Ségliennais, Ségliennaise
Population
municipale
669 hab. (2017 en diminution de 5,37 % par rapport à 2012)
Densité 17 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 28″ nord, 3° 09′ 30″ ouest
Altitude 223 m
Min. 123 m
Max. 248 m
Superficie 38,36 km2
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la commune

Séglien [seglijɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

En 2004, la commune a obtenu le Label "Communes du Patrimoine Rural de Bretagne" pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Séglien est une commune rurale appartenant par ses traditions au Pays Pourlet et à la Basse Bretagne. Sa superficie est de 38,36 km2, ce qui en fait une commune assez vaste. Son territoire est vallonné et s'étage entre 123 mètres et 248 mètres. Elle est traversée par le cours d'eau de la Sarre, un affluent du Blavet. Depuis 2006, la commune accueille une ferme de 6 éoliennes de 9 MW chacune au sud-est près du hameau de Trescoët[1].

La commune était rattachée administrativement au canton de Cléguérec et désormais à celui de Gourin.

Carte de la commune de Séglien (contours de la commune en orange)
Communes limitrophes de Séglien
Langoëlan Silfiac Cléguérec
Langoëlan Séglien Cléguérec
Locmalo Guern Malguénac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Seguelian en 1330[2], Seglian en 1387[3], Seglean au XIVe siècle, Seguelien en 1418[4], Seguillian en 1427, Seguelian en 1447 et en 1477, Seguelien en 1448, en 1481 et en 1513, Seguehen en 1464, Treffve de Leshernyn en Seguelien en 1514, Seguelen en 1536[2], Siglien en 1630[4].

Seglian, est le toponyme attesté dans les parchemins du chapitre de Vannes en 1387, dans une forme identique à la forme bretonne contemporaine. L'administration française en a fait Séglien.

Le nom de la commune est Seglian en breton.

Ce toponyme est un emprunt à l'ancien occitan segle, issu du latin secale (Seigle), parce que son sol ingrat ne se prête qu'à la culture du seigle[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Mentionnée dès le XIIe siècle, Séglien semble avoir une origine plus ancienne. Elle pourrait être issue d'un démembrement de l'ancienne paroisse primitive gallo-romaine de Silfiac[2] (mentionnée en 871).

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Séglien fit partie, à partir du XVe siècle, de la seigneurie de Coët-an-Fao (Coëtanfao)[7], dont les seigneurs s'allièrent aux puissantes familles de la région tels les Kerhoent et les Kergournadech.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Vers 1855, le comte Charles de La Monneraye achète les vestiges et les terres du château de Coët-an-Fao, édifié au XVIIIe siècle, à l’emplacement d’un ancien château construit en 1549 et d'un manoir mentionné dès le XIIIe siècle.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Georges Tilly, originaire de Perros-Guirec, membre du Bezenn Perrot, infiltra un groupe de maquisards qu'il dénonça ensuite : trois d'entre eux dont Joseph Le Botlan[8], qui tenait une auberge à Pont-du-Logeo en Séglien[9], assassiné en juillet 1944 dans la forêt de L'Hermitage-Lorge[10], et Joachim Gueveneu, lequel mourut en déportation[11]. Georges Tilly fut condamné à mort et exécuté lors de la Libération[12].

L'abbé Joseph Hervé[13], recteur de Séglien, fut un prêtre patriote et résistant.

Joseph Le Gallo (de son vrai nom Joseph Éon), qui habitait à Kergann-Meur, a écrit une gwerz pour les patriotes de Coët-Rivalain.

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le remembrement a été effectué à Séglien entre 1960 et 1963.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? juin 1979
(démission)
Jean-Marie Le Fur    
1979 ? Jean Fichet    
juin 1995 mars 2008 Gilbert Rannou    
mars 2008 en cours Daniel Le Rouzic   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2017, la commune comptait 669 habitants[Note 1], en diminution de 5,37 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9761 9532 0041 8762 0542 1222 0712 2302 175
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0101 9571 9801 8671 9731 9512 0141 9782 005
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0772 1032 0901 9811 8621 8611 7911 7601 413
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2991 115902804724709714715716
2013 2017 - - - - - - -
697669-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Germain.
Borne située près du village de Saint-Germain, au bord de l'ancienne voie romaine.

Séglien possède un patrimoine ancien[18] important. On y trouve quatre monuments historiques inscrits :

On y trouve aussi 28 monuments inventoriés :

  • le château de Coët-an-Fao ou Coëtanfao (XVIIIe siècle), édifié à l’emplacement d’un ancien château construit en 1549 et d'un manoir mentionné dès le XIIIe siècle[24] ;
  • l'église Notre-Dame-de-Lorette (XVIIe et XIXe siècles), datant de 1640 et remplaçant une église plus ancienne, du XIIe siècle, reconstruite au XVe siècle[25] ;
  • le presbytère (1738 ; 1742 ; 1891)[26] ;
  • l'oratoire du Clandy (1614)[27] ;
  • la chapelle Saint-Zénon, reconstruite à la fin du XVIIe siècle par Sébastien de Kerhoent et Marie de Kergoët[28] ;
  • le monument aux morts[29] ;
  • le manoir de Kergohan (1651)[30] ;
  • la maison de Treuzar Bihan (1764) ;
  • la maison de Treuzar Bras (1650) ;
  • la maison de Saint-Germain (XVIe siècle) ;
  • le moulin à Trescoët (Moulin - cadastre 1836 ; Maison de Meunier 1857)[31] ;
  • etc.

On trouve aussi huit moulins dont les moulins à vent de Mané-Guégan et de Trescoat, et les moulins à eau de Pont-ar-Houard, de Sarre, de Trescat, de Trescoet et de Sylvestre.

La voie romaine reliant les cités antiques de Vorgium et Darioritum traversait le territoire actuel de la commune. Le tronçon encore existant de l'ancienne voie est appelé localement « Hent Meur », c'est-à-dire le « Grand Chemin » et passe dans les villages de Quenecalec et Mané-Guégan. Une borne, située au bord de l'ancienne voie romaine, pourrait correspondre à une borne milliaire, à moins qu'il ne s'agisse d'une stèle gauloise. L'absence d'inscription gravée sur la borne ne permet pas d'exclure la seconde hypothèse.

À noter la présence d'une ferme de six éoliennes, atteignant 115 m de haut.

La fontaine préhistorique de Kermore[32] - Séglien. La particularité de Kermore consiste principalement en ce que, pendant le néolithique, une source avait été entourée de mégalithes. Il ne s’agit pas là d’un simple parement, mais de plusieurs blocs de pierre massifs qui avaient été imbriqués les uns dans les autres avec une grande précision, formant ainsi trois bassins dans lesquels s’accumule l'eau[33].

Le chêne de Kermore a plus de 300 ans[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Séglien sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  2. a b et c Voir Étymologie et histoire de Séglien, sur le site « Infobretagne ».
  3. Dans les parchemins du chapitre de Vannes.
  4. a et b Hervé Abalain - 2000 - Noms de lieux bretons - Page 113.
  5. François-marie Le Lay , Le paysan et sa terre sous la seigneurie de Coetanfao, paroisse de Séglien au XVIIIe siècle, page 17.
  6. Edouard Peiffer - 1877 - Légende territoriale de la France pour servir à la lecture des cartes - Page 87.
  7. http://kerhoant.e-monsite.com/pages/content/les-kerhoant/les-coetanfao.html
  8. Joseph Le Botlan, né le à Malguénac (Morbihan).
  9. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Ploeuc-sur-Lie/Hermitage-Lorge%20Joseph%20Le%20Botlan/2.html
  10. Kristian Hamon, "Le Bezenn Perrot", édition Yoran Embanner, 2004.
  11. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=56242&pays=France&dpt=56&idsource=3973&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  12. Joseph Oliviero, Christioazn Perron et Yanick Perron, "Résistances et maquis en centre Bretagne", Liv'éditions, 1997, (ISBN 2-910781-56-9)
  13. Abbé Joseph Hervé, né le , décédé le .
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. Pour plus de détails sur les divers monuments, voir Patrimoine de Séglien, sur le site « Infobretagne »
  19. Notice no PA56000068, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no IA00009981, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no PA00091738, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no PA00091737, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no PA00091736, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Notice no IA00009970, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Notice no IA00009961, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Notice no IA00009962, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Notice no IA00009969, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Notice no IA00009984, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Notice no IA00009963, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Notice no IA00009975, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Notice no IA00009985, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. (de) « La fontaine préhistorique de Kermore á Séglien », sur forum.modern-art.net (consulté le 3 septembre 2018)
  33. Description et photos
  34. « Chêne a Kermore », sur morbihan.vive-la-france.info (consulté le 17 mai 2017)