Victor Guépin

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Victor Guépin
Fonctions
Député de Pontivy à la Chambre des représentants
Élection
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Pontivy (Bretagne, France)
Date de décès
Lieu de décès Pontivy (Morbihan, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Enfants 7 enfants, dont
Ange Guépin
Profession Avocat

Victor Guépin, né le à Pontivy (département du Morbihan), et mort le à Pontivy, est un avocat et un homme politique français, administrateur du district de Pontivy pendant la Révolution et député à la Chambre des Cent-Jours (1815).

Victor Guépin est le père d'Ange Guépin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts de la Révolution[modifier | modifier le code]

Victor Guépin étudie le droit à Rennes.

Le , il signe l'acte d'adhésion des étudiants en droit et jeunes citoyens de la province de Bretagne aux délibérations prises par l'assemblée du tiers état à l'hôtel de ville de Rennes. Devenu avocat suppléant à Pontivy, il y est un des premiers membres du Comité révolutionnaire qui remplace la municipalité le  ; il est ensuite un des délégués dans les cérémonies des Fédérations (janvier-février 1790). Élu le secrétaire de la municipalité, il est nommé administrateur du district le puis procureur de la commune.

La République[modifier | modifier le code]

Le , Guépin signe avec 79 autres citoyens actifs une adresse pressant Louis XVI d'être fidèle à la Constitution ; le 28 août, il est un des 54 citoyens du Morbihan désignés comme électeurs à la Convention et le 25 novembre, il est maintenu à la tête du district de Pontivy.

En , il dirige la défense de la ville attaquée par 12 000 paysans qui refusent de se soumettre à la levée de 300 000 hommes votée par la Convention ; le soir du 15 mars, les révoltés sont en déroute. Ce succès vaut à Pontivy d'être citée à l'ordre du jour de la Convention.

Quand ils apprennent l'arrestation à Paris de 29 députés girondins, le , beaucoup de Bretons sont indignés et un Comité central dont fait partie Guépin est constitué à Rennes. En , le représentant en mission Prieur de la Marne fait arrêter Guépin et ses collègues ; ce n'est qu'en novembre, bien après le 9 thermidor, qu'ils sont relâchés.

Nommé membre du directoire du district de Pontivy le , Guépin devient le 18 novembre un des commissaires du canton. À ce titre, il recherche les prêtres réfractaires et les soldats déserteurs, car il craint que ceux-ci ne parviennent à organiser une nouvelle chouannerie. Le , il se retire des affaires publiques mais, tout en exerçant sa profession d'avocat, il continue de s'intéresser à la politique.

Les Cent-Jours[modifier | modifier le code]

Élu le , député de Pontivy à la Chambre des Cent-Jours, il remet le 29 à Napoléon l'adresse de son collège électoral ; il siège aux côtés de Manuel et de La Fayette.

Il a eu sept enfants et a aussi pris en charge l'éducation morale du fils de sa cousine germaine, Louis-Adolphe Robin-Morhéry, envoyé au lycée de Pontivy.

Sources[modifier | modifier le code]