Rohan (Morbihan)

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Rohan
Rohan (Morbihan)
La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre (XVIe) avec, en premier plan, le canal de Nantes à Brest.
Blason de Rohan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Pontivy Communauté
Maire
Mandat
Victorien Leman
2020-2026
Code postal 56580
Code commune 56198
Démographie
Gentilé Rohannais, Rohannaise
Population
municipale
1 633 hab. (2018 en diminution de 3,03 % par rapport à 2013)
Densité 70 hab./km2
Population
agglomération
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 09″ nord, 2° 45′ 06″ ouest
Altitude 110 m
Min. 60 m
Max. 150 m
Superficie 23,43 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Loudéac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Grand-Champ
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Rohan
Liens
Site web www.rohan.fr

Rohan [ʁɔɑ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située sur les bords de l'Oust et du canal de Nantes à Brest (qui se confondent sur une partie de leur parcours), en amont de Josselin, au cœur du plateau de Rohan (appellation discutable car la topographie est marquée par des collines désordonnées où ne se discerne aucune direction nette, et non par une surface plane), topographie en pente vers le sud[1]. Ce plateau de Rohan qui s'étend de la baie de Douarnenez à la Sarthe est « un massif plutôt anticlinal, formé par des rides parallèles orientées à 70°, obliques par conséquent aux systèmes précédents et ondulant la masse si uniforme par les caractères lithologiques des phyllades de Saint-Lô, altérés, argileux, imperméables[2] ».

La commune appartient à une unité paysagère appelée plateau de Pontivy-Loudéac qui montre des étendues cultivées (cultures céréalières et fourragères) associées à peu de bocage, à l'état résiduel, avec une végétation s'exprimant le plus souvent sous forme de forêts, boisements ou bosquets[3]. La « plaine » de Pontivy est en effet constituée de paysages monotones qui portent, selon le géographe Pierre-Yves Le Rhun[4], la marque d'une spéculation prédominante qui a éliminé la polyculture vivrière et l'élevage au profit d'une « étendue céréalière qui rappelle maintenant la Beauce, à moins que ce ne soit le Midwest[5] ».

Le canal de Nantes à Brest en 1865 à Rohan (Morbihan) ; dessin de Félix Benoist.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[8]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[6]

  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 994 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[10] complétée par des études régionales[11] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Loudeac », sur la commune de Loudéac, mise en service en 1987[12] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[13],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 901,3 mm pour la période 1981-2010[14]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Vannes-Séné », dans la commune de Séné, mise en service en 1998 et à 50 km[15], la température moyenne annuelle évolue de 12,3 °C pour 1981-2010[16] à 12,4 °C pour 1991-2020[17].

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique de la région de Rohan.

La région de Rohan est située dans le domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagnes successives. Le site géologique de Rohan se situe plus précisément à l'ouest du massif granitique de Plémet-Ménéac, et à l'est du Pluton de Pontivy qui est un témoin de la tectonique tangentielle hercynienne, avec le cisaillement sud-armoricain (grand décrochement dont le rejet horizontal atteindrait 500 km[18]).

Rohan est située dans un vaste bassin sédimentaire au relief peu marqué et aux sols riches. Dans ce bassin briovérien, les sédiments issus de l'érosion du segment occidental la chaîne cadomienne se sont accumulés sur plus de 15 000 m d'épaisseur[19]. Les roches rencontrées dans cette cuvette sont des schistes, des siltites et des grès recoupées par des roches intrusives sous forme de filons de quartz qui empruntent deux grandes directions (population où les épontes sont parallèles à la schistosité du Briovérien, généralement de N80 à N120 et population sécante sur la schistosité, semblant liée à un grand accident orienté N50 à N80)[20]. Le territoire rohannais correspond à l'un des plus vastes affleurements de schiste briovérien (anciennes carrières[Note 4], bords de route, rivières escarpées) qui, comparés à ceux du bassin de Rennes, se caractérisent par une roche plus dure et moins décomposée, laquelle assure depuis longtemps un habitat rural traditionnel où prédomine les maisons de pierre sur celles de terre[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rohan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[22],[23],[24].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 4,8 % 112
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,9 % 45
Terres arables hors périmètres d'irrigation 65,6 % 1538
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 15,2 % 356
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 10,4 % 244
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 2,0 % 48
Source : Corine Land Cover[27]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[28].


  • Rohan en 1127 ;
  • Rocan en 1264 ;
  • Rochan en 1265 ;
  • Roan en 1298 ;
  • Rochan en 1322 ;
  • Rohen en 1340 ;
  • Roham en 1377 ;
  • Rohen en 1384 ;
  • Rohan en 1387 ;
  • Rochan en 1408 ;
  • Rohan en 1453 ;
  • Rohan, Rochan en 1505 ;
  • Rohan en 1516 ;
  • Rohan ou Rochan en 1636.

Rohan dérive du breton Roc’han (« petit rocher »), forme diminutive dérivée de Roc’, « rocher », terme désignant aussi une hauteur rocheuse, voire un château ou une forteresse[29]. Cet oronyme a donné son nom à plus de 1 000 lieux-dits de toute la Bretagne, avec une densité assez faible près de la côte sud, contrairement à la côte nord, ce qui traduit la géologie du Massif armoricain[30]. Ce toponyme en Bretagne centrale fait référence à un nom de lieu sur le site de Castel-Noec (aujourd'hui Castennec[Note 7]) en Bieuzy, où le méandre du Blavet isole un promontoire réduit à un éperon escarpé de 900 m de long[Note 8]. Le gué de Castennec était contrôlé par un important éperon fluvial, occupé dès la Préhistoire. Situé à mi-chemin entre deux capitales de cité, Darioritum (Vannes) et Vorgium (Carhaix), il est alors le principal point de passage. Bénéficiant de cette situation privilégiée, il a alors connu une permanence de l'habitat depuis le second âge du Fer jusqu'à la période médiévale[31]. Alain, vicomte de CastelNoec profite de cette position de défense naturelle pour édifier entre 1120 et 1128 un château (forteresse attestée sous le nom de Castrum Rohan en 1128)[Note 9]. Alain prend dès lors le nom de Rohan et devient Alain Ier de Rohan, mais son installation est provisoire et le centre de son pouvoir seigneurial est vite déplacé à Rohan où il édifie un second château en 1127 et donne son nom au bourg[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

En 1104, Rohan dépendait de la paroisse de Saint-Gouniry. Le bassin de Rohan correspond à l'ancien Poutrecoet (ou Porhoët) ensemble de forêts et de landes défrichées à partir du Moyen-Âge et dont il subsiste quelques traces (forêts de Loudéac , de Lanouée , de forêt de Paimpont , de Quénécan).

C'est le lieu d'origine de la famille de Rohan dans la vicomté du Porhoët qui était avant le XIe siècle une dépendance de Rennes. Les guerres féodales sont fréquentes et il n'est pas rare que des barons, vicomtes ou comtes agissent contre leur suzerain en s'alliant à ses ennemis ou en attaquant son domaine[33]. Vaste territoire difficile à garder dans une seule seigneurie, la vicomté de Porhoët est démembrée en 1120 lorsque Geoffroi de Porhoët, quatrième successeur de Guethénoc, concède à son frère Alain, à titre d'apanage, la partie occidentale du Porhoët. Alain, qui se voit octroyer la rive droite de l'Oust (sauf Ploërmel et les environs de Josselin), y construit une première forteresse à Castennec (Roc'h an) en Bieuzy puis adopte ce nom de Rohan. Souhaitant se rapprocher de Geoffroy avec qui il chasse fréquemment sur les rives de l'Oust, il fait édifier vers 1127 un second château, originellement une motte féodale autour de laquelle se développe le bourg de Rohan qui devient le siège de la vicomté de Rohan. Alain de Rohan ne tarder à pas à s'y installer définitivement, délaissant Castennec[34].

La charte de fondation du Prieuré de Rohan en 1127 (don d'Alain de Rohan aux moines de Marmoutier pour y créer un monastère et un bourg) constitue l’acte de naissance de la cité qui présente alors une configuration tripartite (château, bourg monastique, bourg seigneurial) sur une surface habitable réduite et accidentée d’une cinquantaine d’hectares. L'odonymie a conservé la mémoire de cette configuration : rue du Château, bourg aux moines au sud, bourg de Rohan au nord[35].

Lors de la guerre de succession de Bretagne, la ville est prise par le comte de Northampton, pillée et brûlée en 1342. Jean Ier de Rohan répare la forteresse et rebâtit la cité[36].

Ce bourg ne devient paroisse qu'en 1387 après détachement de Saint-Gonnery[34].

En 1418, la cité perd le titre de siège de la vicomté de Rohan au profit de Pontivy, agglomération occupant géographiquement une position plus centrale[37].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Déjà en ruine quand survint la Révolution, le château a aujourd'hui disparu. Au milieu du XIXe siècle, ses pierres sont données aux trappistes par le dixième duc de Rohan pour construire l'abbaye Notre-Dame de Timadeuc[38].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à neuf macles d'or ordonnées 3, 3 et 3.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Rohan
Période Identité Étiquette Qualité
ca. 1978 mars 1983 Joseph Morice   Réélu en 1977
mars 1983 mars 1989 Paul Michard (1940- )   Contrôleur de gestion
mars 1989 juin 1995 Hélène Coyat[39] (1927-2020) DVG Secrétaire de mairie retraitée, maire honoraire
Chevalier des Palmes académiques et du Mérite agricole
juin 1995 mars 2001 Pierre-Yves Tanguy (1959- )   Gérant de société
mars 2001 26 mai 2020 Bernard Nizan (1946- ) DVG Retraité de l'enseignement
26 mai 2020[40] 24 septembre 2020[41]
(démission)
Jean-Paul Le Crom (1962- )   Agriculteur et entrepreneur
16 octobre 2020[42] En cours Victorien Leman (1989- )   Docteur en Histoire, Agent de maitrise en Archéologie, Généalogiste et Enseignant

Plus jeune maire de Bretagne

Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs de Saint-Gouvry
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1813 Julien Lucas    
1813 1816 Yves Robin    
1816 1824 Mathurin Le Metheyer    
1824 1841 Jean Jéhanno    
1841 1848 Pierre-Marie Glais    
1848 1871 Mathurin Geffray    
1871 1874 Jean Thomas    
1874 1900 Pierre Glais    
1900 1919 Eugène Cobigo   Cultivateur
1919 1929 Ambroise Glais    
1929 1953 Frédéric Thomas    
1953 1965 Joseph Héno   Exploitant agricole
1965 1971 Henri Ganne    
1971 1983 Raymond Le Normand   Agriculteur
1983 juin 1995 Gérard Le Deist[43] (1949- )   Employé de banque
Liste des maires successifs de Saint-Samson
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1983 Paul Michard (1940- )   Contrôleur de gestion
? juin 1995 Alexis Le Crom[44],[45] (1923- )   Inspecteur du Trésor public, ancien FFI
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1974, Rohan absorbe les communes de Saint-Gouvry et de Saint-Samson.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].

En 2018, la commune comptait 1 633 habitants[Note 10], en diminution de 3,03 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
456395434429550746501572586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
553567578566555547555602594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
667735686649604567570603530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5255621 7461 7071 6041 5211 5701 6701 635
2018 - - - - - - - -
1 633--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Manoir du Quengo,XVIe.

Culture[modifier | modifier le code]

C'est dans cette commune que se déroule de 1996 à 2013, le Festival Roc'han Feu réunissant amateurs de rock et de musiques diverses.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[9].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Carrière de Brocheboeuf à Trévé, carrières de la Haute Ville de Rohan.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Le site porte le nom de Castellum Noïec ou Castrum Noici, Châteaunoix, Château-Nu, Castel-Noez ou Castel-Noec, devenu plus tard Castennec. Cf Charles Floquet, Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Y. Salmon, , p. 66.
  8. La vallée sur ce site est marquée par une asymétrie de son profil latéral : reliefs granitiques escarpés sur la rive droite avec une auréole de métamorphisme de contact (micaschistes à biotites) au sein du massif granitique (ce qui donne des altitudes supérieures à 150 m NGF), relative uniformité des terrains schisteux du briovérien sur la rive gauche. Les cycles d'érosion successifs dans les micaschistes tendres ont isolé le méandre en un éperon dont la partie médiane, très étroite (dénivelé de 45 m, largeur inférieure à 10 m), sépare l'entrée de l'éperon (Castennec), au nord, de la boucle du Blavet, au sud (la Couarde). À l'est, sur la rive gauche (Saint-Nicolas-des-Eaux, commune de Pluméliau), le relief moins encaissé a contribué à pérenniser un site de gué qui est resté, jusqu'au haut Moyen Âge, le principal point de franchissement du fleuve, avant l'essor de Pontivy, une dizaine de km au nord. Cf Patrick Galliou et alii, Carte archéologique de la Gaule. Le Morbihan, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , p. 80.
  9. Dans les archives du prieuré de Saint Martin en Josselin qui évoque le château de Rohan.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Faucher, La France, géographie-tourisme, Librairie Larousse, , p. 140.
  2. Charles Barrois, « Des divisions géographiques de la Bretagne », Annales de géographie, t. 6, no 25,‎ , p. 37 (lire en ligne).
  3. « L’ensemble de paysages du plateau de Pontivy-Loudéac. Un plateau ondulé voué aux grandes cultures », sur atlasdespaysages-morbihan.fr (consulté le ).
  4. Pierre-Yves Le Rhun, Géographie économique de la Bretagne, Ed. Breiz, 1973
  5. Maurice Le Lannou, La Bretagne et les Bretons, PUF, , p. 121.
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  7. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  8. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le ).
  9. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  10. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  11. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  12. « Station Météo-France Loudeac - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Rohan et Loudéac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station Météo-France Loudeac - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  15. « Orthodromie entre Rohan et Séné », sur fr.distance.to (consulté le ).
  16. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  17. « Station météorologique de Vannes-Séné - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  18. C. Lorenz, Géologie des pays européens : France, Belgique, Luxembourg, Dunod, , p. 135.
  19. Yann Bouëssel Du Bourg, La Bretagne, Éditions d'Organisation, , p. 23.
  20. J. Chantraine, J.-J. Chauvel, P. Bale, E. Denis, D. Rabu, « Le Briovérien (Protérozoïque supérieur à terminal) et l’orogenèse cadomienne en Bretagne (France) », Bulletin de la Société géologique de France, no 5,‎ , p. 815-829.
  21. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Meynier
  22. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  23. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  24. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  30. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 117.
  31. Gilles Leroux, Stéphane Jean et Yves Menez, Enclos gaulois et gallo-romans en Armorique : de la prospection aérienne à la fouille entre Blavet et Mayenne, Association pour la diffusion des recherches archéologiques dans l'Ouest de la France, , p. 74-75.
  32. Charles Floquet, Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Y. Salmon, , p. 71.
  33. Louis Elégoët, Bretagne, une histoire, CRDP de Bretagne, , p. 66.
  34. a et b Noël-Yves Tonnerre, Naissance de la Bretagne. Géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale (Nantais et Vannetais) de la fin du VIIIe à la fin du XIIe siècle, Presses de l'Université d'Angers, , p. 512.
  35. Charles Floquet, Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Y. Salmon, , p. 72.
  36. « Découvrir Rohan - Histoire », sur rohan.fr (consulté en ).
  37. Charles Floquet, Pontivy au cours des siècles, J. Laffitte, , p. 14.
  38. Éric Mension-Rigau, Les Rohan. Histoire d'une grande famille, Perrin, (lire en ligne), p. 11.
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  42. « Victorien Leman a été élu nouveau maire de Rohan », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  43. Dernier maire de Saint-Gouvry avant la fusion simple.
  44. Dernier maire de Saint-Samson avant la fusion simple.
  45. « Alexis Le Crom raconte ses trois guerres dans un livre souvenir », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
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  48. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  49. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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