Rohan (Morbihan)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rohan.
Rohan
La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre (XVIe) avec, en premier plan, le canal de Nantes à Brest.
La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre (XVIe) avec, en premier plan, le canal de Nantes à Brest.
Blason de Rohan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Grand-Champ
Intercommunalité Pontivy communauté
Maire
Mandat
Bernard Nizan
2014-2020
Code postal 56580
Code commune 56198
Démographie
Gentilé Rohannais, Rohannaise
Population
municipale
1 665 hab. (2014 en augmentation de 1,71 % par rapport à 2009)
Densité 71 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 09″ nord, 2° 45′ 06″ ouest
Altitude 110 m
Min. 60 m
Max. 150 m
Superficie 23,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Rohan

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Rohan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rohan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rohan
Liens
Site web www.rohan.fr

Rohan [ʁɔɑ̃] (Roc’han en breton[1]) est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

C'est dans cette commune que se déroule depuis 1996, le Festival Roc'han Feu qui attire chaque année plusieurs milliers d'amateurs de rock et de musiques diverses.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur les bords de l'Oust et du canal de Nantes à Brest (qui se confondent sur une partie de leur parcours), en amont de Josselin, en bordure d'un plateau.

Le canal de Nantes à Brest en 1865 à Rohan (Morbihan) ; dessin de Félix Benoist.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Castrum Rohan en 1128 [2].

Rohan dérive du breton Roch'an (« petit rocher »), nom du lieu sur le site de Castennec en Bieuzy, où le Blavet creuse difficilement. Sur cet éperon est édifié entre 1120 et 1128, le château du même nom par Alain de Porhoët. Alain, vicomte de CastelNoec, prend dès lors le nom de Rohan et devient Alain Ier de Rohan, donnant son nom à la ville de Rohan qu'il fonde en 1127[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est le lieu d'origine de la famille de Rohan dans la vicomté du Porhoët qui était avant le XIe siècle une dépendance de Rennes. Les guerres féodales sont fréquentes et il n'est pas rare que des barons, vicomtes ou comtes agissent contre leur suzerain en s'alliant à ses ennemis ou en attaquant son domaine[4]. Vaste territoire difficile à garder dans une seule seigneurie, la vicomté de Porhoët est démembrée en 1120 lorsque Geoffroi de Porhoët, quatrième successeur de Guethénoc, concède à son frère Alain, à titre d'apanage, la partie occidentale du Porhoët. Alain, qui se voit octroyer la rive droite de l'Oust (sauf Ploërmel et les environs de Josselin), y construit une première forteresse à Castennec (Roc'h an) en Bieuzy puis adopte ce nom de Rohan. Souhaitant se rapprocher de Geoffroy avec qui il chasse fréquemment sur les rives de l'Oust, il fait édifier une second château, originellement une motte féodale autour de laquelle se développe le bourg de Rohan qui devient le siège de la vicomté de Rohan. En 1418, la cité en perd le titre au profit de Pontivy occupant géographiquement une position plus centrale[5].

La charte de fondation du Prieuré de Rohan en 1127 constitue l’acte de naissance de la cité qui présente une configuration tripartite (château, bourg monastique, le bourg seigneurial) sur une surface habitable réduite et accidentée d’une cinquantaine d’hectares. L'odonymie a conservé la mémoire de cette configuration : rue du Château, bourg aux moines au sud, bourg de Rohan au nord[6].

Lors de la guerre de succession de Bretagne, la ville est prise par le comte de Northampton, pillée et brûlée en 1342. Jean Ier de Rohan répare la forteresse et rebâtit la cité[7].

Déjà en ruine quand survint la Révolution, le château a aujourd'hui disparu. Au milieu du XIXe siècle, ses pierres sont données aux trappistes par le dixième duc de Rohan pour construire l'abbaye Notre-Dame de Timadeuc[8].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à neuf macles d'or ordonnées 3, 3 et 3.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Bernard Nizan DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1974, Rohan absorbe les communes de Saint-Gouvry et de Saint-Samson.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2014, la commune comptait 1 665 habitants[Note 1], en augmentation de 1,71 % par rapport à 2009 (Morbihan : +3,47 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
456 395 434 429 550 746 501 572 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
553 567 578 566 555 547 555 602 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
667 735 686 649 604 567 570 603 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
525 562 1 746 1 707 1 604 1 521 1 570 1 670 1 665
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Manoir du Quengo,XVIe.

Cette chapelle, reconstruite au début du XVIIIe siècle, a été restaurée en 2008 par Régis Ribet, architecte du patrimoine. Le chevet a été stabilisé, la charpente et la toiture remaniée et surtout, la façade du porche restituée traditionnellement en pisé.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le trigramme c'h se prononce un peu comme la jota espagnole
  2. Dans les archives du prieuré de Saint Martin en Josselin qui évoque le château de Rohan
  3. Charles Floquet, Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Y. Salmon, , p. 71.
  4. Louis Elégoët, Bretagne, une histoire, CRDP de Bretagne, , p. 66.
  5. Charles Floquet, Pontivy au cours des siècles, J. Laffitte, , p. 14.
  6. Charles Floquet, Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Y. Salmon, , p. 72.
  7. « Découvrir Rohan - Histoire », sur rohan.fr (consulté en septembre 2017).
  8. Éric Mension-Rigau, Les Rohan. Histoire d'une grande famille, Perrin, (lire en ligne), p. 11.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]