Silfiac

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Silfiac
Silfiac
La chapelle Saint-Laurent.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Pontivy communauté
Maire
Mandat
Serge Moelo
2014-2020
Code postal 56480
Code commune 56245
Démographie
Gentilé Silfiacois
Population
municipale
437 hab. (2016 en diminution de 3,96 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 59″ nord, 3° 09′ 20″ ouest
Altitude 270 m
Min. 175 m
Max. 276 m
Superficie 22,46 km2
Localisation

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Silfiac [silfjak] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Silfiac est situé entre Pontivy et Rostrenen, au sud-ouest de la forêt de Quénécan. Traditionnellement, elle se trouve dans le Pays Pourlet, mais aussi dans le Kost ar C'Hoet, pays dénommé de cette façon par sa proximité avec, de nouveau, la forêt de Quénécan. Historiquement, elle a pu aussi faire partie du pays Poher, mais dont les limites n'ont jamais été clairement établis.

La commune se situe en limite du Morbihan et est donc limitrophe des Côtes-d'Armor. Elle fait partie du canton de Cléguérec, de l’arrondissement de Pontivy et de Pontivy communauté.

Communes limitrophes de Silfiac
Lescouët-Gouarec Perret Sainte-Brigitte
Silfiac Cléguérec
Langoëlan Séglien

La route départementale no 15 traverse le bourg du nord au sud tout comme la route départementale no 764, passant par le bourg mais dans une direction orienté davantage d'Est en Ouest.

Environnement[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 246 hectares et son altitude varie entre 197 mètres et 276 mètres. Le bourg est à 270 mètres au dessus du niveau de la mer, ce qui en fait le bourg le plus haut du Morbihan.

Paysage[modifier | modifier le code]

La commune possède 218 kilomètres de haies et talus. Bordé à l'Est par la forêt de Quénécan, le paysage se compose d'espace herité du bocage, avec de nombreux champs de petites superficies qui environnent les différents lieux-dits, ainsi que quelques bois, présent en différents endroits. À cela, nous pouvons ajouter les différents chemins creux du territoire, sauvegardés par la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune comprend divers ruisseaux qui encerclent la commune au Nord avec le ruisseau de Crenarth, à l'Est avec le Rau de Stang an Ihuern, au Sud avec le Rau de Toul Brohet et à l'Ouest avec la Sarre. Il y a, par ailleurs, 6 tourbières entretenus et sauvegardés ainsi que de nombreux étangs, telle que l'étang Pont Samuel, celui du Grand Roz, de Crénihuel ou même de Stang er Bot[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale no 15 traverse le bourg du Nord au Sud, tout comme la route départementale no 764, passant par le bourg mais dans une direction orienté davantage d'Est en Ouest. La quatre voie N164 passe au Nord de Silfiac, à Gouarec. Il n'y a pas de liaison régulière en bus avec les communes avoisinantes, mais la compagnie autocariste Le Parc propose des liaisons scolaires vers Cléguerec, Pontivy, Séglien et Guémené-sur-Scorff. Une ligne MOOVI existe aussi avec un départ le lundi matin pour un retour le lundi après-midi, vers Cléguerec ou Pontivy[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom en breton est Silieg.

Le nom est attesté sous la forme latine Selefiac Ecclesia en 871 dans le cartulaire de Redon, Silifiac en 1251, Silviac en 1283, Sylviac en 1324, Siliphiac en 1337 et Siliffiac en 1411[3].

Diverses hypothèses peuvent nous permettre de trouver l'origine du nom Silfiac. Tout d'abord, l'origine du nom est clairement gallo-tomaine, notamment grâce à la terminaison -ac, provenant de -acus en latin. Par ailleurs, une hypothèse pourrait nous aiguiller, car l'une des traductions possibles pourrait être "Fundus Silfiacum", autrement dit, le "domaine de Silfius". Il est possible que le pays de Silfiac, ce soit appelé de la sorte, grâce au nom de son administrateur et / ou créateur. Une autre hypothèse pourrait être une traduction par Silvae Acus, ou "hameau de la forêt"[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence du village de Silfiac peut être attestée depuis l'époque romaine avec certitude. Mais sa localisation actuelle n'est pas celle du village originel. Localisé pendant de nombreux siècles sur le village de Le Fouillé, sa position a changé à cause notamment de nombreuses guerres et ravages occasionnés dans la région au fil des siècles.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Silfiac, on a dénoté un ensemble de monuments datant de l'époque préhistorique de la région. Le premier d'entre eux est la "Quenouille du Diable", un mégalithe datant du Néolithique, nommé d'après sa forme particulière. Il fait 6 mètres de haut sur une base de 2,50 mètres sur 2,50 de large. Il est localisé sur le lieu-dit du Moustoir[5]. Un second monument, le tumulus de Nillizien, était localisé sur le hameau du Nillizien, c'était un tumulus semi circulaire fait de pierre plate et datant de l'âge de fer[6]. Ce monument a été découvert en 1890, mais démonté dans l'année pour être reconstruit à Pontivy par l'architecte Jérôme Le Brigand à l'est de l'église Saint Joseph, afin de le préserver. On y a découvert, à l'époque, un ensemble de trois niches qui contenait une urne funéraire, remplie d'os humains incinérés. C'était probablement la sépulture d'un chef gaulois vers 600 av. J.-C. Nombreux sont les monuments Préhistoriques situés sur les autres communes et à proximité de Silfiac, mais dont le rapprochement atteste d'une présence au Néolithique et à l'âge de fer. La présence de voies romaines d'importance dans la région démontre, par ailleurs, que l'époque d'occupation romaine a permis de développer l'infrastructure de la commune, qui existait, dors et déjà avant.

Antiquité et époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La première mention du village de Silfiac dans un document officiel se trouve dans le cartulaire de Redon de l'année 871[7]. Dans ce texte, nous trouvons la mention d'un établissement religieux, une cure, sur la commune de Silfiac. Le nom exact donné à la commune, à cette époque est Selefiac Ecclesia, terme employé pour mentionner un domaine religieux d'importance dans la région, une commune centrée autour d'une église ou d'un monastère. Ce terme permet, par ailleurs de prouver l'existence du village de Silfiac à l'époque gallo-romaine, car la constitution d'une Ecclesia, comme le cite le cartulaire, se fait sur de nombreux siècles, et il est nécessaire qu'un village ait subsisté plus tôt pour permettre la mention d'un tel établissement. Par ailleurs, le nom Silfiac montre une origine romaine, notamment grâce à la présence de -ac, en fin de nom, une terminaison provenant de -acus. Cette terminaison est caractéristique en Bretagne (Armorique) et dans de nombreuses régions de l'empire romain, de l'origine latine du nom, en comparaison avec les nombreux noms de villages actuels, aux racines fortement marquées comme étant celtes, dû aux divers échanges démographiques que la Bretagne a connus au fil des siècles. Ceci atteste de la présence d'un village gallo-romain bien avant l'arrivée des Bretons.

Par ailleurs, certains textes abordent aussi la paroisse primitive de Silfiac, en la montrant comme composée de la paroisse de Séglien[8]. Mais certains textes diffèrent de ce fait, en ajoutant à Silfiac, les paroisses de Sainte-Brigitte le plus souvent, mais, par moments, on peut lui voir ajoutées les paroisses de Saint-Aignan, Perret (cette dernière deviendra effectivement sa trève), Langoëlan, voire la quasi totalité de la paroisse primitive de Plélauff (composée de Plélauff, Mellionnec et Lescouet-Gouarec). Divers historiens ont essayé de trouver les limites exactes de la paroisse primitive de Silfiac, et la majorité d'entre eux se sont prononcés sur l'ancienneté de la paroisse ainsi que sur sa probable composition à l'époque gallo-romaine. Elle aurait été composée de Silfiac, Sainte-Brigitte, Séglien, Perret avec une partie de Cléguérec et de Langoëlan.

Le village de Silfiac en lui-même était sensiblement différent d'aujourd'hui. Tout d'abord, il n'était pas situé sur l'actuelle position du village, mais, à l'époque, sur le hameau de Le Fouillé. Aujourd'hui, il subsiste peu de traces de cette occupation d'importance, mais l'un des ces restes est la mine de fer, présente dans un bois sur le lieu-dit. À l'intérieur de cette position, on trouve ce qu'il reste d'une carrière jadis prospère. On trouve d'ailleurs des mentions de cette mine, qui a été exploitée jusqu'à la fin du XIXe siècle. L'exploitation de cette carrière permettait l'extraction d'un fer de grande qualité par rapport aux différents gisements de la région. Avec un minerai de fer d'une pureté de 70 à 75% par rapport à des échantillons d'une pureté de 25% environ dans les autres mines de Sainte-Brigitte et Plelauff, son exploitation était fructueuse, ce qui a permis l'installation d'un village d'exploitants pour cette carrière, ainsi que le développement d'un commerce de ce minerai de bonne qualité[9],[10]. Mais le village exploitait d'autres ressources, comme les ressources forestières présentes en abondance, car le village est à la frontière de l'actuelle forêt de Quénécan, à l'époque faisant partie de la "Grande Forêt Centrale", "Pagus Trans Sylvam" en latin, ou "Poutrecoët" en breton. Cette forêt occupait, à l'époque gallo-romaine, la quasi-totalité du centre Bretagne, et servait de division entre les différents peuples occupant (les Coriosolites, dans les actuelles Côtes d'Armor, les Osismes dans le Finistère, les Vénètes dans le Morbihan, les Riedones dans l'Ille-et-Vilaine, et les Namnètes dans la région de Nantes) l'Armorique à ce moment. Sur le village de Le Fouillé, on peut toutefois observer quelques restes de l'occupation romaine, tels que certaines maisons dont les fondations démontrent un style de construction proche de cette époque, ainsi que la position des bâtiments sur le lieu-dit, qui ressemble fortement aux techniques de positionnement héritées de Rome, avec une évacuation facile des eaux de pluies, une construction sur le plateau d'une colline ou montagne pour se protéger des écoulements et inondations, etc.

Du point de vue des liaisons routières, la région de Silfiac était bien couverte par les voies de communications. On peut noter le passage d'une voie romaine à 100 mètres du lieu-dit, au Nord avec un autre nom de hameau, révélateur d'une voie de communication, le hameau des "Quatre Vents", nom souvent utilisé pour indiquer un carrefour entre deux voies romaines[11]. Par ailleurs, une borne miliaire est localisée au Sud de Le Fouillé, dans un petit chemin qui mène au bois du Squel, proche du hameau de Coet-Nohennec, indiquant une probable voie romaine, mentionné par ailleurs dans le cadastre Napoléon comme "le Vieux Chemin Abandonné" ou "Vieux Chemin de Pierre"[12],[13]. Une autre voie romaine traverse la forêt de Quénécan au niveau de Le Rohello, pour continuer vers le Sud en direction de Vannes, et vers le Nord en direction de Carhaix. Cette route a été utilisé pendant très longtemps, car à la chute de l'empire romain, elle fut conservée et utilisée en tant que route royale n°164 de Carhaix à Angers, par Vannes[14]. Cet endroit semble donc avoir été un carrefour important pour l'économie de l'Armorique ainsi que pour les communications de l'Empire romain. C'est pour cela qu'une sorte de camp militaire, a été construit à Toulbrohet[15], à la frontière entre Silfiac et Séglien, dans le but de protéger les communications. Ce retranchement faisait 75 mètres de long sur 50 de large[16]. Il est possible que d'autres restes de l’occupation romaine de la région aient subsisté longtemps, voire jusqu'à notre époque, bien qu'une grande partie ait été détruite lors du remembrement, effectué dans les années 1960 et 1970.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge (de 476 ap J-C à 987 ap J-C)[modifier | modifier le code]

À la chute de l'empire Romain, en 476 ap J-C, l'Armorique n'appartient plus au pouvoir romain depuis 424 ap J-C, mais devant assurer sa sécurité, elle fait appel aux tribus brittonnes émigrants de la Grande Bretagne. Ces dernières, poussées par les massacres et les violences des tribus anglo-saxonnes venues d'Allemagne traverse la Manche pour s'installer en Armorique. Ces tribus Britto-romaines arrivent et amènent leurs cultures celtiques, cette dernière étant bien différente de la culture gauloise, puis romaine de la région. Cette émigration bretonne s'est passé en deux parties : la première vague était à but militaire, en vue de renforcer les côtes romaines contre les pirates saxons, scots et frisons et qui atteint son sommet à la fin du IVe siècle ; et une seconde vague, qui semble avoir été initiée par les hauts dignitaires ecclésiastiques de Grande-Bretagne à partir du Ve siècle, pour fuir les offensives et exactions des scots, pictes, anglo-saxons et jutes. Leur présence s'est complété avec celle des gallo-romains présent en Armorique, créant une nouvelle société d'où bon nombre de noms de lieux dits sont hérités. Leur arrivée a aussi permis la création d'un domaine cléricale important, avec la légende des sept saints fondateurs de la Bretagne, venu de Grande Bretagne avec les émigrés Brittons qui ont créé les cinq évêchés bretons ainsi qu'une grande part des monastères et abbayes du pays. À la suite de ce renouveau dans la région, qui s'appelle désormais « Bretagne », les premiers rois instaurent un royaume fort, battit sur leurs victoires face aux roix francs, et accompagnés par le savoir des migrants de Grande-Bretagne, dont de nombreux magistrats, nobles et personnages cultivés, dû à la forte intégration des populations brittonnes avec les principes et le fonctionnement des Romains[17].

Moyen Âge Classique (de 987 ap J-C à 1328 ap J-C)[modifier | modifier le code]

Après la fin de l'occupation des Hommes du Nord (les Vikings), le pays est à rebâtir. Les lieux de culte ont été abandonnés, pillés et / ou rasés. Les villages sont ruinés, les ports ne possèdent plus rien à vendre, et la grande majorité de la Bretagne est à l'abandon, à l'exception de quelques cités assez puissantes pour se défendre contre les hordes Nordiques,

Bas Moyen Âge (de 1328 ap J-C à 1492 ap J-C)[modifier | modifier le code]

Époque Moderne (de 1479 ap J-C à 1789 ap J-C)[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, le village de Silfiac est montré comme se situant sur l'actuel hameau du Fouillé, et la présence d'environ 1500 Communiants (nombres de personnes présentes sur le village de Silfiac ainsi que sur sa trève de l'époque, Perret, mais qui ne compte pas dans ses 1500 personnes, les enfants, et autres personnes ne communiants pas) ce qui prouve une occupation très forte du village, comme peuvent l'attester aujourd'hui, la présence de nombreuses pierres taillés de grandes tailles dans les talus, restes malencontreux des maisons démontés et/ou démolis au fil du temps[18]. Un siècle plus tard, une nouvelle mention de Silfiac, cite la présence, dans le village, de 10 feux, 1 tiers de feux et 1 quart de feux (le nombre de feux cités dans le livre doit être multiplié par cinq pour obtenir la population réelle du village). Cela montre une réduction drastique de la population, qui est dû à la guerre de la Ligue en Bretagne de 1576 à 1598.

À l'époque, les conflits entre protestants et catholiques étaient monnaie courante dans la région, les Vicomtes de Rohan se revendiquant comme de fervents défenseurs du protestantisme, en opposition complète avec le Roi de France Henri IV (qui s'est convertit au catholicisme car ne pouvant régner tout en étant protestant) et surtout, le Duc de Mercoeur, Gouverneur de la Bretagne, et fervent défenseur de la ligue catholique. Lors de ce conflit, qui vit des forces étrangères soutenir les protestants, les forces Anglaises d'Élisabeth Ire ou bien les catholiques, avec les Espagnols de Philippe II, des massacres et destructions vont forcer le peuple à abandonner leurs lieux de vies. C'est le cas des communes de Silfiac, Saint Caradec Trégomel, Lescouet, Plélauff et Mellionnec. Pendant la guerre, la présence d'un culte réformé dans la région (au Chateau des Salles de Rohan) attira les forces du Duc de Mercoeur, mais ces communes étaient aussi sur la route de ce dernier. Ainsi elles firent de nombreuses haltes dans ce secteur, et détruisirent tous ce qu'elles trouvèrent. Les villages furent pillés de leurs richesses et de leurs vivres, les églises et chapelles furent mis à bas, les cultures furent brulés, et cela se répétaient systématiquement à chaque nouveau passage de troupe, ces dernières traversant la Bretagne du Nord au Sud par cette zone, autrefois riches et désormais en proie aux flammes et aux massacres. Après le passage des forces de Mercoeur, ce furent les forces espagnoles de Juan d'Aguila et les milices qui vinrent pillés le secteur. Puis, lorsque le plus gros des richesses avaient été emportés, deux bandits et leurs petites troupes, du nom de Baron de Fontenelle et Anne Sanzay s'installèrent dans la région et continuèrent à piller ce qu'ils restaient. Mais pour finir de détruire ce pays déjà terriblement meurtris par ces années de conflits, la disette s'installa en 1597, suivi de la peste, à quelques mois d'intervalles. Les survivants, qui avaient tout perdu à ce moment, ont quitté ces villages et se sont réfugiés dans les grandes villes du Sud du département, notamment à Hennebont. Pour le peu de gens qui sont restés sur place, ils durent faire face aux loups, devenus cannibales à cause du manque de gibier en forêt, car chassés par les troupes de passages, et l'abondances des corps des victimes de ces massacres, laissés sans sépultures, par faute de main d'œuvre. Ils durent aussi faire face au manque de vivres, les champs laissés en friches ne produisirent aucune récoltes[19],[20],[21].

Il faudra plusieurs années pour reconstruire le village, et les populations revenant de Hennebont redécouvrent un pays abandonné et ruiné. Mais, à partir de la fin des guerres de religions, la Bretagne va conaître une période de prospérité sans précédent. Avec un commerce florissant, les villes et villages se reconstruisent. La période voit l'absence de disette, ce qui déclenche une forte progression de la démographie en Bretagne, et Silfiac n'y échappe pas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants à Silfiac étant supérieur à 100 et inférieur à 499, le nombre de conseillers municipaux est de 11[22].

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 En cours
(au 30 avril 2014)
Serge Moëlo DVG Conseiller général du canton de Cleguerec (1998-2001) et depuis 2008

Politique Environnementale[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années maintenant, la commune s'est fixé un certain nombre d'objectifs en vue de créer un exemple de développement durtable. Diverses actions ont été entreprises, comme un parc de quatre éoliennes produisant 3,2 MW (3200 foyers)[23], un assainissement des eaux usées par lagunage entretenu par des moutons d'Ouessant, un ensemble de maisons formant le hameau éco-citoyen "Oglenn ar Vourc'h", plusieurs circuits éco touristiques à pied ou à vélo à travers la commune, etc[24]. Toutes ces actions ont permis de développer le tourisme dans la région ainsi que l'écologie.

La commune ne possède pas de déchetterie, les plus proches étant celle de Cléguerec ou celle de Guéméné-sur-Scorff[25]. Des conteneurs de recyclages sont placés au bourg et dans les principaux hameaux.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2016, Silfiac n'est jumelée avec aucune commune.

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2016, la commune comptait 437 habitants[Note 1], en diminution de 3,96 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6727329137461 0041 0229771 1831 150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0029591 0088869469349521 0141 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0821 1521 1801 2091 1571 019994956897
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
781683588526459445449454434
2016 - - - - - - - -
437--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a, sur la commune, une école primaire publique, l'école communale Louise Favennec, du nom d'une institutrice arrivé en 1922 en tant que stagiaire[30], puis en tant que professeur. Il existe aussi deux écoles élémentaires à Cléguerec, l'école Saint Joseph (privé) et l'école Ar Gwennili (public).

Les collèges les plus proches Silfiac sont Sainte Anne (privé) et Emile Mazé (public) à Guémené-sur-Scorff, le collège Notre Dame à Gouarec et les collèges Romain Rolland (public), Saint Anges (privé) et Charles Langlais (public) à Pontivy.

Les lycées les plus proches sont le lycée général et professionnel Jeanne d'arc-Saint Ivy (privé), le lycée professionnel du Blavet (public), le lycée Joseph Loth (public) et le lycée professionnel du Gros Chêne à Pontivy, ainsi que le lycée Notre Dame à Gouarec.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur la commune, l'économie se base essentiellement sur l'agriculture. 1 500 hectares sont alloués à l'agriculture, en Surface Agricole Utile (S.A.U)[31]. En tout, 22 entreprises agricoles sont recensées en 2015. Il y a aussi, 3 entreprises de construction, 4 entreprises industrielles, 27 entreprises de commerce, transports et services divers, dont 9 de commerce et réparation automobile ainsi que 4 établissements de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, et de l'action sociale[32].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

Le bourg possède un bar épicerie, qui permet d'obtenir tous les produits de première nécessité, il y a aussi un dépôt de pain frais tous les matins à la mairie à partir de 9 h.

Un pôle d'Accueil Intergénérationnel a ouvert en 2016 à Silfiac. Il se compose d'un Domicile Partagé pour personne en perte d'autonomie, d'une Maison d'assistances Maternelles et d'un espace de ludique et de rencontres.

Il y a une volonté de développement durable sur la commune, concrétisé par un plan communal de randonnée (80 km balisés et jalonnés de panneaux d’interprétation), une station de VTT à Guerlédan, l’écovillage de vacances et de congrès L.V.T., un assainissement de eaux usées du bourg par lagunage entretenu par des moutons d’Ouessant, la structure touristique de Pont Samoël (gîte « rando plume »/bar/crêperie…), cinq gîtes ruraux ainsi que le hameau éco-citoyen "Oglenn ar vourc'h"[33].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Silfiac : fiche de présentation commune », sur www.silfiac.fr (consulté le 9 mai 2018)
  2. « Silfiac : Les services de la commune », sur www.silfiac.fr (consulté le 10 mai 2018)
  3. Louis Théophile Rosenzweig, Dictionnaire Topographique Du Département Du Morbihan Comprenant Les Noms De Lieu Anciens Et Modernes, 1923, p. 260, Lire en ligne
  4. « Silfiac : toponymie », sur www.silfiac.fr (consulté le 9 mai 2018)
  5. « Morbihan », sur megalithes-breton.fr (consulté le 12 mai 2018)
  6. « http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00091581 », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le 12 mai 2018)
  7. Aurélien de Courson, Cartulaire de l'Abbaye de Redon en Bretagne, Imprimerie Impériale, (lire en ligne)
  8. « Silfiac : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Cléguérec) », sur www.infobretagne.com (consulté le 11 mai 2018)
  9. Léon Auteur du texte Puzenat, La sidérurgie armoricaine / par Léon Puzenat,..., impr. de "L'Ouest-Éclair", (lire en ligne)
  10. Léon Auteur du texte Puzenat, La sidérurgie armoricaine / par Léon Puzenat,..., impr. de "L'Ouest-Éclair", (lire en ligne)
  11. « Voies romaines de Bretagne - De Pontivy à Rostrenen et au-delà », sur voies-romaines-bretagne.com (consulté le 12 mai 2018)
  12. V-Technologies / Ligeo-Archives - http://www.vtech.fr, « 3 P 287/8 - Section C de la Villeneuve, 3e feuille, échelle 1/2 500, parcelles n° 279-412 - [1836] », sur Archives départementales du Morbihan (consulté le 12 mai 2018)
  13. V-Technologies / Ligeo-Archives - http://www.vtech.fr, « 3 P 78/2 - Section A de Boduic, 1re feuille, échelle 1/2 500, parcelles n° 1-125 - [1836] », sur Archives départementales du Morbihan (consulté le 12 mai 2018)
  14. « Voies romaines de Bretagne - La route royale n°164 de Brest à Angers », sur voies-romaines-bretagne.com (consulté le 12 mai 2018)
  15. Il semble que le retranchement énoncé soit les restes d'un camp romain, les dimensions le concernant sont représentatives du système de défense romain. Un second retranchement est énoncé dans le livre, il était situé à proximité du village de Roscadet, en Séglien, et il devait être bien plus grand que le premier, mais il n'en reste plus rien de nos jours.
  16. Jean Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, dédié à la nation bretonne: M-Z, Mollieux, (lire en ligne)
  17. Christian Y. M. Kerboul, Les Royaumes Brittoniques au très Haut Moyen Age., Editions du Pontig, , 254 p. (ISBN 978-2843460302, excerpts.numilog.com/books/9782843460302.pdf)
  18. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne..., Mollieux, (lire en ligne)
  19. Société polymathique du Morbihan. Auteur du texte, « Bulletin de la Société polymathique du Morbihan », sur Gallica, (consulté le 3 août 2018)
  20. Société polymathique du Morbihan. Auteur du texte, « Bulletin de la Société polymathique du Morbihan », sur Gallica, (consulté le 3 août 2018)
  21. Société polymathique du Morbihan. Auteur du texte, « Bulletin de la Société polymathique du Morbihan », sur Gallica, (consulté le 3 août 2018)
  22. Code général des collectivités territoriales - Article L2121-2 (lire en ligne)
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