Garde Saint-Ivy Pontivy

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GSI Pontivy
Logo du GSI Pontivy
Généralités
Nom complet Garde Saint-Ivy Pontivy
Surnoms GSI
Fondation 1909 (section football : 1935)
Statut professionnel Jamais
Couleurs vert et blanc
Stade Stade Municipal du Faubourg de Verdun
(3 200 places)
Siège Pontivy
Championnat actuel National 3
Président Philippe Le Mestre
Site web www.pontivy-football-gsi.com

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
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Extérieur
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
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Neutre

La Garde Saint-Ivy Pontivy est un club français de gymnastique artistique et de football fondé en 1909 et basé à Pontivy (Morbihan, Bretagne).

Le club évolue en 2011-2012 en CFA, après avoir connu la relégation en CFA 2 en 2006-2007 et la remontée immédiate. La GSI s'est maintenue en CFA en 2008-2009 mais finit dernière du groupe D de CFA lors de la saison 2009-2010 ce qui lui vaut une descente en CFA 2 et une remontée immédiate en 2011.

Le club est relégué en Division d'Honneur au printemps 2016, mais remonte l'année suivante avec la réforme des championnats en National 3.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

19091960[modifier | modifier le code]

La Garde Saint-Ivy est fondée en 1909 par l’Abbé Thoret et sa première branche sportive est la gymnastique sous les couleurs « vert et blanc » du patronage pontivyen. Elle n'est reconnue officiellement que le lors de son affiliation à la fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF).

En 1934, le club acquiert le terrain de Toulboubou pour y construire les terrains de football en vue de créer la section football. En 1935, la première équipe de football du club est engagée en 3e division de district, plus bas niveau dans la hiérarchie française. La première subvention accordée au club date de 1940 pour la modique somme de 500 francs. En même temps, le club envisage l’emménagement de la plaine de jeu de Toulboubou en vue de la doter de tribunes et de vestiaires, ainsi que d’un terrain de tennis et d’une piscine (ces derniers ne verront jamais le jour).

Lors de la Seconde Guerre mondiale, trente-cinq gésistes sont mobilisés, mais le club parvient encore à fonctionner : le football et l’athlétisme continuent mais les autres sections doivent s’arrêter. L’équipe première de football commence son ascension dans la hiérarchie du district et est même finaliste du championnat de Bretagne en 1939. Entre temps, après avoir tutoyé le sommet régional, elle revient au niveau du district du fait de la guerre. Du fait des événements, une partie des joueurs sont partis sous les drapeaux ou entrés en résistance. En 1953, l’équipe de football retrouve la DRH au terme d’une superbe saison et remporte le titre de champion de l’Ouest de promotion. Mais elle doit retourner en PH quatre ans plus tard en 1957.

19601999[modifier | modifier le code]

Jusque dans les années 1980, la section football de la GSI continue son chassé-croisé entre le niveau régional (DRH) et le district (première division et promotion première division). Entre temps, en 1977, le football à 7 est introduit au club par Messieurs Hemono et Kerzerho, ce qui constitue les bases des futures formations des jeunes joueurs. La GSI se stabilise au niveau DRH (Division Régional d’Honneur) dans les années 1980-1985. En 1987, Michel Jarnigon arrive au club. Trois ans après, lors de la saison 1990-1991, le club gravit cinq échelons, de la DRH à la Nationale 2 (transformée depuis en CFA) pour ensuite s’installer durablement dans cette division, figurant toujours dans la première moitié de tableau. Cette dernière décennie aura ainsi été riche d’événements pour le club, avec une succession de montées mais aussi des épopées en coupe de France.

1999 à aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Néanmoins, la GSI connaît aussi une grosse désillusion : la montée refusée en National en 1999. Lorsque le Conseil d'Administration du FC Mulhouse, club de National, décide de déposer le bilan le (déficit de 6 millions de francs), lequel est confirmé le 26 mai, la GSI Pontivy comprend alors que sa fin de saison est en train de prendre une toute autre tournure. La place de Mulhouse devenant vacante, la FFF va organiser un tournoi de barrage entre les quatre meilleures équipes classées deuxième de leur groupe de CFA afin de déterminer l’équipe qui remplacera le club alsacien. Pontivy, déjà assuré à ce moment-là d’être deuxième meilleur amateur du groupe D (derrière Évry mais devant Viry, St-Lô, St-Leu et Brest), peut déjà se préparer aux trois « matches de coupe » les plus importants de son histoire, alors que s’achève le championnat le 29 mai. L’équipe, forte de quelques joueurs ayant l’expérience de la Ligue 2 avec Guingamp, Saint-Brieuc ou Lorient (Watier) voire de la Ligue 1 (Duboscq avec Caen), est plus soudée que jamais. Tout commence ensuite le 4 juin à Limoges et la GSI s’y impose 1-0. Quatre jours plus tard, Beaucaire est défait 2-0 au stade du Faubourg de Verdun. Pontivy vire en tête et n’a maintenant plus besoin que d’un match nul à Reims pour monter.

Le Stade de Reims est grand favori. En , il était en liquidation judiciaire, relégué en DH, après qu'un pseudo-acquéreur fit croire à la FFF, un an auparavant, qu'il pouvait s'assumer financièrement, ce qui permit au club de poursuivre artificiellement ses activités en 3e division nationale en 1991-92[1]. Sept ans après, le grand club français peut revenir sur le devant de la scène. Dans ce dernier match du 12 juin, véritable finale, les Rémois feront la course en tête jusqu’à ce que Christophe Duboscq n’égalise à cinq minutes de la fin (3-3) pour la GSI. Pontivy vient de décrocher le dernier billet pour le National ! Les Pontivyens de l’entraîneur Michel Jarnigon deviennent la cinquième meilleure équipe de Bretagne, derrière Nantes et Rennes (Ligue 1), Guingamp et Lorient (Ligue 2). Rapidement, pourtant, ce mois de juin d’anthologie va virer au cauchemar pour les Pontivyens. Le 24 juin, la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) interdit en effet à la GSI de monter en National pour des raisons financières, c'est-à-dire un déficit prévisionnel de 180 000 FRF (soit 27 440,82 euros). L'expert comptable du club prétend alors que c'est la DNCG elle-même qui lui a conseillé de présenter son budget sous une forme mettant en avant cette prévision, laquelle est perçue comme une faiblesse rédhibitoire. La DNCG confirme sa décision en appel. Hasard ou pas, le remplaçant de Pontivy devrait s'appeler ... Reims[2].

Pontivy n’est pas encore vaincu. Il figure dans le calendrier de National, publié mi-juillet. La GSI ira à Besançon le 7 août et recevra Raon-l’Etape le 13 août. L’espoir pontivyen réside maintenant dans la décision souveraine du Conseil Fédéral de la FFF. Réuni le 23 juillet, celui-ci va, malgré la logique du terrain, confirmer la décision de la DNCG par 8 voix contre 7. Extrêmement serré, ce vote le fut sans doute à cause de ce déficit « ridicule et largement recouvrable dans le paysage actuel » selon un dirigeant de la GSI resté anonyme[2]. « Difficile de nier que le prestige du club champenois n’a pas influencé les « jurés » dans cette histoire et a sans doute fait pencher l’avis qui a fait la différence » écrit le journaliste Arnaud Tulipier dans France Football[3]. Le Stade de Reims est donc repêché sur « tapis vert », même si le président de la FFF, Claude Simonet, se refuse à valider la mesure sur le moment[2]. Des lettres de soutien envoyées par la majorité des clubs du National et la menace de boycott brandie par le président du FC Istres n’y changent rien[4].

« Notre club de campagne n’a pas pesé lourd face aux lobbies parisiens » tonna l’entraîneur Michel Jarnigon[4]. « C’est affligeant sur le plan de l’éthique. Tout un projet sportif mené à bien depuis une dizaine d’années (de la DRH au National), balayé d’un revers de main, alors que les conditions économiques étaient réunies » concluait Yannick Henriat, Président d’honneur de la GSI[4]. La sentence est pourtant tombée, Pontivy est condamné sur le « tapis vert ». Le 28 juillet, le remplacement devient officiel : la FFF informe le Stade de Reims de sa promotion en National, lequel club de Reims va engager le buteur normand de Pontivy, Duboscq. La mauvaise santé financière de plusieurs clubs de National aurait pu laisser un espoir aux dirigeants pontivyens. Il n’en fut rien. Pontivy allait devoir repartir avec une équipe recomposée à 70 %[5]. Son budget prévisionnel, prévu à hauteur de 4,2 millions de francs, descend à 2,7 millions de francs. Le , c’est Joué-lès-Tours que Pontivy accueille et bat, en CFA, pour que la dynamique s'entretienne, malgré tout. Mais le sentiment d’injustice des joueurs les décident à porter un brassard noir toute la saison pour protester[4]. Alors que le FC Mulhouse avait été mis « hors-jeu » après un dépôt de bilan (- 900 000 euros), le sort de Pontivy (- 27 000 euros) est finalement, pour une écriture comptable et malgré ses comptes positifs, sportivement identique à celui du club qu’il fut censé remplacer.

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Effectif de la GSI Pontivy lors de la saison 2016-2017 au 1 Septembre 2016
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[6] Nom Date de naissance Sélection[7] Club précédent
999 G Drapeau de la France Jan, CharlyCharly Jan 27/05/1999 (18 ans)
Ploufragan FC
999 G Drapeau de la France Mancheron, LudovicLudovic Mancheron 05/09/1996 (21 ans)
Lizio
999 D Drapeau de la France Christophe, RudyRudy Christophe 16/10/1980 (37 ans)
Stade lamballais
999 D Drapeau de la France Le Guerroué, GaëlGaël Le Guerroué 24/04/1986 (31 ans)
FC Lorient
999 D Drapeau de la France Le Guével, MickaëlMickaël Le Guével 27/11/1986 (30 ans)
Stade briochin
999 D Drapeau de la France Lotout, FrançoisFrançois Lotout 27/01/1995 (22 ans)
Fc Rostrenen
999 D Drapeau de la France Sorin, AlexandreAlexandre Sorin 31/07/1991 (26 ans)
MFK Košice
999 M Drapeau de la France Paillot, FlorianFlorian Paillot 08/06/1983 (34 ans)
EDS Montluçon
999 M Drapeau de la France Peru, FabriceFabrice Peru 13/04/1986 (31 ans)
St Colomban Locminé
999 M Drapeau de la France Julé, SylvainSylvain Julé 02/09/1996 (21 ans)
CS Merdrignac
999 M Drapeau de la France Le Borgne, PaulPaul Le Borgne 06/06/1996 (21 ans)
FC Ploermel
999 M Drapeau de la France Le Ho, AlexisAlexis Le Ho 07/10/1993 (24 ans)
Loudéac OSC
999 M Drapeau de la France Adjoev, ZuraZura Adjoev 13/03/1987 (30 ans)
FC Quimper
999 M Drapeau de la France Martin, LéoLéo Martin 08/03/1994 (23 ans)
FC Quimperlois
999 A Drapeau de la France Bray, GillesGilles Bray 22/12/1987 (29 ans)
Stade Pontivyen
999 A Drapeau de la France Havart, GuénaëlGuénaël Havart 12/12/1980 (36 ans)
formé au club
999 A Drapeau du Cameroun Kanga Mvondo, FranckFranck Kanga Mvondo 26/09/1991 (26 ans)
Hvidovre
999 A Drapeau de la France Gargam, KiliamKiliam Gargam 24/04/1991 (26 ans)
US Concarneau
999 A Drapeau de la France Lamy, GillesGilles Lamy 22/05/1985 (32 ans)
FC Ploermel
999 A Drapeau de la France Stilgenbauer, QuentinQuentin Stilgenbauer 20/04/1995 (22 ans)
La Locminoise
Entraîneur(s)
  • Drapeau : France Nicolas Scourzic
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Drapeau : France Hervé Brouard
Médecin(s)
  • Drapeau : France Thomas Gildas

Légende

Consultez la documentation du modèle

Anciens joueurs[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

  • Le club des supporters
  • Les Ultras Pondi, créés en 2006.
  • Les Ultras Diaboliks (DBKS), créés en 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Stade de Reims n'est plus, article de France Football, 19 mai 1992, page 28.
  2. a, b et c Pontivy reste en CFA, article de François Verdenet dans France Football, 27 juillet 1999, page 39.
  3. Le Stade de Reims retrouve un destin National, article de Arnaud Tulipier dans France Football, 30 juillet 1999, page 28.
  4. a, b, c et d Pontivy a la rage, article de Jean-Yves Le Mentec dans France Football, 17 août 1999, page 29.
  5. Pontivy, duc de Bretagne, article de Jean-Yves Le Mentec dans France Football, 21 décembre 1999, page 34.
  6. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  7. Seule la sélection la plus importante est indiquée.