Réguiny

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Réguiny
L'église Saint-Clair.
L'église Saint-Clair.
Blason de Réguiny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Grand-Champ
Intercommunalité Pontivy communauté
Maire
Mandat
Jean-Luc Le Tarnec
2014-2020
Code postal 56500
Code commune 56190
Démographie
Gentilé Réguinois, Réguinoise
Population
municipale
1 929 hab. (2014)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 39″ nord, 2° 44′ 42″ ouest
Altitude 107 m (min. : 61 m) (max. : 129 m)
Superficie 27,92 km2
Localisation

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Réguiny
Liens
Site web Site officiel de la commune

Réguiny [ʁegini] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg, situé à l'extrémité sud-est du territoire, est à 12 kilomètres de Rohan, à 28 kilomètres de Ploërmel, et à 39 kilomètres de Vannes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Reginea [1], Regueni en 1280.

Regini en breton.

Le nom de la commune provient du gallo-romain « Reginea »[2] ou d'un pluriel archaïque du mot breton « regenn » (sillon).

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semble que le territoire reguinois soit peuplé depuis l'ère préhistorique, comme l'attestent des haches de pierre découvertes dans la campagne environnante. L'existence de deux voies romaines et de deux camps romains, ceux de Locmalo et de Villeneuve, confirment un établissement gallo-romain du nom de « Reginea »[réf. souhaitée]. C'est sous la domination romaine que saint Clair, évêque de Nantes et apôtre des Vénètes arrive à Réguiny, pour y prêcher la foi chrétienne. Il meurt au lieu-dit Kerbellec à la fin du Ier siècle et aurait été inhumé dans une chapelle jouxtant l'ancienne église. Au IVe siècle[3], les Nantais souhaitaient récupérer la dépouille de leur saint évêque, ce qu'ont refusé les Vannetais, arguant d'un dépôt de la divine providence. Allant à l'encontre de ce refus, les Nantais sont toutefois parvenus à reprendre les reliques convoitées, ne laissant aux paroissiens de Réguiny que le crâne du saint[4].

Les Bretons, parvenus dans cette zone à compter du VIe siècle y ont implanté leur langue et leurs coutumes. Tous les anciens noms de villages sont encore bretons, tels que Kerbellec, Kerdréan, Le Roscoët, Coëtmeur, Coëtdrien… Du Moyen-Âge à la Révolution, l'histoire ne nous apprend rien de particulier.

En 1223, Eudon de Réguéni donna à l'abbaye de Bon-Repos une rente d'un quart de froment : ce qui fut ratifié par son seigneur, Olivier, vicomte de Rohan.

En 1280, un autre Eudon de Réguéni, écuyer, céda à Pierre de Tronchâteau, en échange d'autres biens situés en Cléguérec, une tenue appelée Frézor et des terres situées à Coetmeur, qui les céda à son tour à Geoffroi de Rohan.

Le premier état civil tenu par le clergé et les notables remonte à 1575.

Pendant la Révolution, la chouannerie fut très active, comme un peu partout en Bretagne. Il y eut notamment un certain chef Cobigo, rattaché à la division du colonel Guillemot, dit le « roi de Bignan ». À cette époque, Réguiny devint chef-lieu de canton du district de Josselin. En 1801, elle perd ce titre et est intégré au canton de Rohan.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Réguiny a joué un rôle non négligeable dans la résistance. Un aviateur anglais, le lieutenant-colonel Clifford, y a trouvé la mort, son tombeau se trouve dans le cimetière et une rue porte son nom.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Réguiny (Morbihan).svg

Les armoiries de Réguiny se blasonnent ainsi :

L'écartelé 1 rapelle que Réguiny appartenait au duché de Rohan avant la Révolution.

Le 2 évoque l'ével qui traverse la commune, et les trèfles, son activité agricole (ils sont inspirés des armoiries de la famille de Longeaux que l'on voit sur la façade de l'église).

Le 3 localise Réguiny en Bretagne (Hermines).

Le 4 reprend le coq, symbole de Réguiny : "première station verte de Bretagne".

L'écu à la crosse est en rapport direct avec saint Clair, premier évêque de Nantes, dont la tombe orne l'église de Réguiny.

La devise "de bien en mieux" figure sur la sculpture de l'église, en dessous des blasons des familles de Longeaux, du Verger de Cuy et de Poulmic.

Les soutiens figurent l'importance de l'agriculture et du patrimoine naturel de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2014 Jean Launay DVD  
mars 2014 en cours Jean-Luc Le Tarnec[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 929 habitants, en augmentation de 7,65 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
996 1 160 1 031 946 1 130 1 143 1 135 1 181 1 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 210 1 210 1 266 1 195 1 223 1 295 1 328 1 345 1 427
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 461 1 541 1 583 1 467 1 510 1 631 1 633 1 552 1 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 552 1 638 1 739 1 695 1 490 1 530 1 668 1 792 1 929
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église a fait l'objet d'une importante campagne de restauration en 2007, commandée par la commune et étudiée par Régis Ribet, architecte du patrimoine.[réf. nécessaire]

  • Différentes croix et calvaires ;
  • Différentes fontaines ;
  • Porhman - le château et sa chapelle - le calvaire ;
  • Le château du Resto.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sur les tables de Peutinger
  2. Linguistic Society of America, Language Monographs - Numéros 17 à 21 - Page 111.
  3. En 386, selon Albert Le Grand.
  4. Celui-ci s'y trouvait encore en 1891.
  5. « Municipales à Réguiny. Jean-Luc Le Tarnec est élu maire », Ouest-France, 31 mars 2014.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]