Bieuzy

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Bieuzy
Façade de la chapelle Saint-Gildas.
Façade de la chapelle Saint-Gildas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Pontivy
Intercommunalité Centre Morbihan Communauté
Maire
Mandat
Léon Quillère
2014-2020
Code postal 56310
Code commune 56016
Démographie
Gentilé Bieuzyate
Population
municipale
766 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Population
aire urbaine
13 500 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 00″ nord, 3° 03′ 46″ ouest
Altitude 90 m (min. : 37 m) (max. : 176 m)
Superficie 18,98 km2
Localisation

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Bieuzy

Bieuzy [bjøzi] (aussi appelée Bieuzy-les-Eaux pour la distinguer de Bieuzy-Lanvaux ancienne trève de Pluvigner) est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue depuis le belvédère de Castennec.

Commune avec un riche passé historique, Bieuzy nous offre une vue panoramique au belvédère de Castennec, ancien camp romain où passe la voie romaine de Vannes à Carhaix.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Guern Malguenac Le Sourn Rose des vents
Melrand N Plumeliau
O    Bieuzy    E
S
Quistinic Saint-Barthélemy Guenin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Sanctus Bilci en 1125 puis Beuzi en 1288 [1].

Le nom breton de la commune est Bizhui. Il vient de saint Bieuzy (saint fêté le 24 novembre et dont le nom vient probablement du vieux breton biu, bihui[2], « vivant »[3]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue de Bieuzy avec ses attributs, l'évangile, la palme du martyre et le crâne fendu par un coutelas.

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Bieuzy (saint fêté le 24 novembre et dont le nom vient probablement du vieux breton biu, bihui[2], « vivant »[3]), disciple de saint Gildas, les deux missionnaires gallois et écossais séjournant selon la légende en 538 dans une grotte située sur les bords du Blavet. Cet ermitage implanté pour christianiser le peuple breton est devenu au XVe siècle la chapelle Saint-Gildas. Saint Bieuzy se charge plus particulièrement de l'instruction des habitants du pays et donna naissance à un centre paroissial. Le recteur Bieuzy laisse plus tard le nom au village. Selon l'hagiographe Guy Autret de Missirien, saint Bieuzy est l'auteur d'un curieux miracle. Vers 570, un valet lui demande d'interrompre sa messe pour aller guérir la meute des chiens de son seigneur atteinte de rage mais Bieuzy refuse. Le seigneur breton furieux vient lui fendre le crâne avec un glaive (une hache, couteau ou coutelas selon les versions de la légende), le coup étant si violent que l’outil y reste planté. Bieuzy aurait trouvé la force de parcourir à pied 80 kilomètres pour se rendre à l’abbaye de Rhuys où il meurt sous la bénédiction de son maître saint Gildas. La légende raconte aussi que le seigneur de retour chez lui trouve tous ses animaux (chevaux, animaux de ferme) enragés et que les chiens mordent à mort le tyran et ses serviteurs[4].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'abbé Emmanuel Rallier, recteur de Bieuzy, fut assassiné le par des résistants FTP de la région de Baud, alors que bien qu'ayant montré des sympathies vichystes, il n'avait jamais collaboré[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 mars 2001 Roland Le Merlus Apparenté PCF  
mars 2001 en cours Léon Quilleré    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Meyrals (France).

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La commune de Meyrals en Dordogne

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 766 habitants, en augmentation de 1,59 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 396 1 378 1 423 1 431 1 534 1 499 1 587 1 562 1 605
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 455 1 490 1 656 1 325 1 290 1 278 1 336 1 281 1 331
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 323 1 394 1 378 1 266 1 387 1 495 1 346 1 187 1 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 029 923 886 842 812 708 739 755 766
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les landes du Crano[10] à 2 km au nord-est de Bieuzy ont une superficie d'un seul tenant qui a permis la conservation de plusieurs espèces d'intérêt patrimonial, ce qui en fait le plus important site classé en ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique) de toute la vallée du Blavet : la lande-fourré à Ajonc d'Europe prédomine, la faune présente des particularités notables, avec une forte représentation des passereaux caractéristiques des landes (fauvette pitchou, grisette des jardins, bruant jaune, gobemouche gris…) et des reptiles (lézards vert et des murailles, couleuvres à collier, vipères péliade). Le chevreuil et le sanglier fréquentent également le site[11]. Les landes reposent sur un massif granitique classé sous le nom de « granite du Crano », à texture grenue et relativement leucocrate, daté à 300 Ma. Ce type de granite forme plusieurs petits pointements d’extension pluri-hectométrique à kilométrique mais aussi des massifs d’extension plus conséquente dans la région. Sa matrice feldspathique emballe de nombreux îlots plurimillimétriques de quartz, de nombreuses paillettes purimillimétriques de micas, biotite et muscovite, et parfois des porphyroblastes (en) sub-automorphes de feldspaths, centimétriques et localement pluricentimétriques (granite à « dents de cheval »)[12].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • Dolmen de Kermabon
  • La Maison de Rohan tire son nom du breton Roch'an (« petit rocher »), nom du lieu sur le site de Castel-Noec (Castennec[13]) en Bieuzy, où le Blavet creuse difficilement son lit dans les micaschistes à biotites (roches issues d'un thermométamorphisme[14] développé par le massif granitique de Pontivy), formant un méandre profond entre des rives escarpées. Les cycles d'érosion successifs ont isolé un pédoncule de méandre fluvial en un éperon escarpé de 900 m de long, dont la partie médiane, très étroite (dénivelé de 45 m, largeur inférieure à 10 m), sépare l'entrée de l'éperon (Castennec), au nord, de la boucle du Blavet, au sud (la Couarde)[15]. Sur cet éperon est édifié entre 1120 et 1128, le château du même nom par Alain de Porhoët. Alain, vicomte de CastelNoec, prend dès lors le nom de Rohan et devient Alain Ier de Rohan[16].

À l'origine sur cet éperon vingt kilomètres en aval de ce qui deviendra Pontivy, existait une forteresse protohistorique puis le camp romain de Sulim (le nom Sulim sur la carte de Peutinger est une forme dérivée de Sulis (en), apparenté au nom gaulois du soleil), forteresse frontière importante sur la voie romaine d'Angers à Brest. À l'est, sur la rive gauche (au niveau du village de Saint-Nicolas-des-Eaux), un gué protohistorique fut remplacé par un pont qui est resté, jusqu'au haut Moyen Âge, le principal point de franchissement du fleuve. L'abandon de Castennec dans les années 1120 et l'importance politique des Rohan se traduisent deux siècles plus tard par le déclin du réseau routier gallo-romain, et l'essor de Pontivy comme nouveau nœud routier[17].

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

Fontaines[modifier | modifier le code]

Moulins[modifier | modifier le code]

  • Moulin à farine de Rimaison.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Gravure publiée en 1812 par Armand Maudet de Penhouet, présentant les bornes milliaires de Castennec, disparues depuis, et les ruines de la chapelle du prieuré de la Couarde.
  • Ruines du château de Rimaison XVIe siècle.
  • Château de Kerven (les ruines étaient encore visibles en 1845).
  • La stèle gauloise de Castennec.
  • Pierre tombale médiévale XIIIe siècle, découverte en 1971.

Mémorial[modifier | modifier le code]

  • Ce mémorial, situé près du golf de Rimaison, rend hommage aux 14 maquisards et parachutistes français qui furent fusillés à l'endroit du mémorial, le 18 juillet 1944.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Bieuzy (du breton buhezeg, plein de vie) ou Bihy ou Bihuy ou Bihuit (VIe siècle), disciple de saint Gildas de Rhuys, ermite puis curé à Bieuzy, où il aurait été tué d'un coup d'épée lui fendant le crâne par un seigneur breton dont il refusa de soigner les chiens afin de pouvoir célébrer sa messe[18]. On l'invoque contre la rage et de nombreuses fontaines portent son nom. Il est fêté le 24 novembre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Monuments historiques, bâtiments et objets artistiques

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 1049
  2. a et b Buhezec en breton moderne.
  3. a et b Alain Stéphan, Tous les prénoms bretons, Éditions Jean-paul Gisserot, (lire en ligne), p. 24
  4. Alain Dag'Naud, Lieux insolites et secrets de toutes les Bretagne, Éditions Jean-paul Gisserot, (lire en ligne), p. 24
  5. http://bretagne-39-45.forums-actifs.com/t1811-affaire-rallier-juillet-1944-bieuzy-lanvaux
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Toponyme issu de krann, désignant originellement un endroit où il reste des racines, puis adopté comme nom de famille. cf. Francis Gourvil, Noms de famille bretons d'origine toponymique, Société archéologique du Finistère, , p. 52.
  11. « Landes du Crano », sur mnhn.fr, .
  12. Sa paragénèse comprend du quartz (36-38 % en petites et moyennes plages regroupées en îlots holoquartzeux), du feldspath potassique (30-32 % d'orthose en petites et moyennes plages xénomorphes et en fréquentes moyennes et grandes plages subautomorphes assez fréquemment maclées), du feldspath plagioclase (25-27 % d'albite-oligoclase en petites et moyennes plages et plus rarement en grandes, souvent sub-automorphes et plus ou moins damouritisées), de la biotite (3-4 % en moyennes et grandes paillettes, parfois maclées sagénite et éventuellement plus ou moins chloritisées), de la muscovite (2-3 % en moyennes et grandes paillettes associées à celles de biotite, ou en petites paillettes aciculaires disposées en gerbe), exceptionnellement de la sillimanite et accessoirement de l’apatite (gros granules, parfois sub-automorphes) et du zircon (en petits grains, souvent associés aux paillettes de biotite). cf. BÉCHENNEC F., THIÉBLEMONT D., avec la collaboration de Cocherie A., Mougin B., Notice explicative, Carte géol. France (1/50 000), feuille Bubry (349), éditions du BRGM, 2011, p. 26-27
  13. Le site porte le nom de Castellum Noïec ou Castrum Noici, Châteaunoix, Château-Nu, Castel-Noez ou Castel-Noec, devenu plus tard Castennec.
  14. Au contact du granite, le schiste a été modifié et présente un faciès plus noirâtre, gaufré et tacheté.
  15. Carte archéologique de la Gaule. Le Morbihan, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , p. 80.
  16. Charles Floquet, Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Y. Salmon, , p. 71.
  17. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 25.
  18. Albert Le Grand, Les Vies des Saints de Bretagne Armorique,1636, tiré de l'édition dite des "trois chanoines" (Quimper, 1901)