Gueltas

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Gueltas
Gueltas
L'échelle d'écluses de Boju.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Pontivy Communauté
Maire
Mandat
Sylvette Le Strat
2020-2026
Code postal 56920
Code commune 56072
Démographie
Gentilé Gueltasien, Gueltasienne
Population
municipale
513 hab. (2021 en augmentation de 0,39 % par rapport à 2015)
Densité 25 hab./km2
Population
agglomération
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 42″ nord, 2° 47′ 41″ ouest
Altitude 110 m
Min. 66 m
Max. 162 m
Superficie 20,45 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Pontivy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pontivy
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Gueltas

Gueltas [gɛltas] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu de la commune se trouve à vol d'oiseau à 11 km au sud-ouest de Loudéac, à 14 km à l'est de Pontivy et à 48 km au nord de Vannes, sa préfecture de rattachement. La commune est située à la limite entre le pays gallo et la Bretagne bretonnante. Elle englobe la forêt de Branguily.

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie de 66 m à 162 m. La commune est traversée au nord par le canal de Nantes à Brest. Une échelle d'écluses permet au canal de Nantes à Brest de franchir l'interfluve entre les bassins versants du Blavet et de l'Oust.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Finistère nord  » et « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée »[2]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur », exposée à un climat médian, à dominante océanique[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 936 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Loudéac à 10 km à vol d'oiseau[4], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 922,6 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gueltas est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontivy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). La commune, qui englobe la forêt de Branguily, compte 430 ha de forêt ( taux de boisement de 20,5%). Le bocage a en grande partie disparu au profit des champs ouverts de grande taille. Quelques haies d'arbres ont cependant été conservées. Gueltas appartient en effet à la zone agricole de Pontivy parfois surnommée la « Petite Beauce »[13].

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 0,8 % 82
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 0,7 % 68
Terres arables hors périmètres d'irrigation 53,6 % 1112
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 7,7 % 160
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 11,0 % 229
Forêts de feuillus 13,7 % 285
Forêts de conifères 5,4 % 105
Forêts mélangées 1,4 % 30
Plans d'eau 1,25 % 26
Source : Corine Land Cover[14]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gueltas est attesté sous la forme latine Sanctus Gildasius en 1264 [15], sous l'ancienne forme bretonne Sant Gueltas en 1270.

Sanctus Gildasius en latin, Saint Gildas en français, Sant Gweltaz en breton.

Le nom breton de la commune est Gweltaz.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Selon un aveu de 1471, Gueltas était, au sein de la Vicomté de Rohan, une des 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan[16].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Gueltas était une trève dépendant de la paroisse de Noyal-Pontivy avant la Révolution française.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La trève est érigée en commune en 1790 mais en 1802 elle est de nouveau rattachée à Noyal-Pontivy après le Concordat signé entre le Premier consul Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII. Gueltas redevient une commune en 1834. L'église paroissiale est reconstruite en 1886[17][réf. non conforme].

La limite entre les langues bretonne et gallèse (carte de 1886).

La région est traditionnellement à la limite entre les langues française (pays gallo) et bretonne, qui est ainsi décrite en 1886 : Croixanvec est une commune bretonnante et Saint-Gonnery, sauf une petite pointe à l'ouest, est de langue française ; la limite entre les deux langues laisse ensuite en pays français la commune de Gueltas, passe par Kerjean, commune de Noyal-Pontivy, qui parle breton, sauf deux villages à l'est de cette limite. Laissant le bourg de Kerfourn en pays bretonnant, elle passe par Gahvern et Lesoanic, hameaux de cette commune[18].

La forêt de Branguily doit son nom à un seigneur qui y possédait un château. Cette forêt avait une superficie de 7 à 800 hectares en 1920. Depuis 1960 elle ne couvre plus que 450 hectares.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1841 1848 Joseph Pinsard    
1848 1851 Jean Thomas    
1852 1866 Mathurin Cabo    
1866 1879 Jean Marie Daniel    
1879 1912 Mathurin Le Masson    
1912   Olivier Briend    
1979   Maurice Maugain    
avant 1995 2008 Philippe Laurenceau    
2008 23 mai 2020 Jean Yves Quentel    
23 mai 2020 En cours Sylvette Le Strat[19]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2021, la commune comptait 513 habitants[Note 3], en augmentation de 0,39 % par rapport à 2015 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
1 0691 1301 0821 0401 0069981 0331 0701 043
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 004888894917864908936808771
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
758674667649610591545518544
2006 2008 2013 2018 2021 - - - -
525519508513513----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

3 des éoliennes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  3. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  4. « Orthodromie entre Gueltas et Loudéac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Loudeac » (commune de Loudéac) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Loudeac » (commune de Loudéac) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pontivy », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « Le pays de Pontivy est constitué de 4 unités paysagères » (consulté le ).
  14. « Données statistiques sur les communes de Métropole ; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  15. Dans les archives de la famille Rohan-Chabot.
  16. Théodore Derome, « De l'usement de Rohan ou du domaine congéable », Revue critique de législation et de jurisprudence,‎ , p. 257-258 (lire en ligne, consulté le ).
  17. « Gueltas - photos patrimoine histoire », sur bretagneweb.com (consulté le ).
  18. Paul Sébillot, « La langue bretonne : limites et statistique », Revue d'ethnographie,‎ , p. 13 (lire en ligne, consulté le ).
  19. « Le maire sortant, Jean-Yves Quentel, va apprendre à se reposer », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. Arrêté d'autorisation du 29 janvier 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]