Moréac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Moréac
Moréac
Église Saint-Cyr.
Blason de Moréac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Communauté de communes Centre Morbihan Communauté
Maire
Mandat
Pascal Roselier
2020-2026
Code postal 56500
Code commune 56140
Démographie
Gentilé Moréacois
Population
municipale
3 733 hab. (2019 en diminution de 2,94 % par rapport à 2013)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ nord, 2° 49′ ouest
Altitude 120 m
Min. 57 m
Max. 149 m
Superficie 60,3 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Locminé
(banlieue)
Aire d'attraction Moréac
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Moréac
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Moréac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Moréac
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Moréac
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Moréac
Liens
Site web Site officiel de la commune de Moréac

Moréac [mɔʁeak] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 905 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1994 à 2020 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[7]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records MOREAC (56) - alt : 120 m 47° 55′ 06″ N, 2° 49′ 36″ O
Statistiques établies sur la période 1994-2010 - Records établis sur la période du 01-09-1994 au 31-12-2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 3,4 4,2 5,5 8,9 11,4 13 13,1 10,6 9,1 5,8 3,2 7,6
Température moyenne (°C) 6 6,7 8,5 10,4 13,8 16,8 18,4 18,6 15,8 13 9 6,1 12
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,1 12,7 15,4 18,7 22,1 23,8 24 21,1 16,9 12,2 8,9 16,2
Record de froid (°C)
date du record
−11,5
02.01.1997
−9
11.02.12
−7,5
01.03.05
−3,5
11.04.03
−1
01.05.16
3,2
01.06.11
5
29.07.15
4
28.08.1998
2
24.09.03
−5,5
30.10.1997
−5,9
29.11.10
−9
31.12.1996
−11,5
1997
Record de chaleur (°C)
date du record
17,5
27.01.03
22,1
27.02.19
23
20.03.05
27,8
20.04.18
30,5
26.05.17
34,5
22.06.03
36,1
19.07.16
38,5
09.08.03
32
04.09.13
28,2
02.10.11
19
01.11.15
15,5
11.12.1994
38,5
2003
Précipitations (mm) 125,2 85 78,7 71,8 75,4 50 50,4 52,4 73,8 109,9 107,8 124,2 1 004,6
Source : « Fiche 56140001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moréac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Locminé, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[11] et 8 097 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Moréac, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 2,9 % 174
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,6 % 96
Terres arables hors périmètres d'irrigation 65,2 % 3915
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 6,5 % 388
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 19,4 % 1167
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,0 % 182
Forêts de feuillus 0,9 % 52
Forêts mélangées 0,6 % 35
Source : Corine Land Cover[16]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Moriacum en 1008[17].

Mourieg en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moréac désigne un ancien domaine gallo-romain.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Moréac (Morbihan).svg

Les armoiries de Moréac se blasonnent ainsi :

Parti : au premier mi-parti de gueules à neuf mâcles d’or ordonnées 3, 3 et 3, au second coupé d’azur à la croix ancrée d’argent et au II) aussi d’argent aux trois fasces de gueules.
(Armes de la famille de Stanghingant, brisées de Bretagne. Parti : de Rohan et coupé de Moréac et des Lanvaux.)


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
1935 mai 1953 Joseph Coëtmeur    
mai 1953 mars 1965 Emmanuel Le Jeune    
mars 1965 mars 1983 Alfred Le Biavant    
mars 1983 mars 1989 Michel Le Houézec    
mars 1989 juin 1995 Yanic Fontaine    
juin 1995 mars 2014 André Allioux DVD Cadre bancaire
mars 2014[19]
Réélu en 2020[20]
En cours Pascal Roselier DVD Éleveur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2019, la commune comptait 3 733 habitants[Note 6], en diminution de 2,94 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2592 1052 4922 4002 5383 0053 0753 0903 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0012 8772 9632 7492 8523 0313 0873 1113 150
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 1943 2913 2503 1983 2683 2123 0132 8832 763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 7332 5932 6622 7662 9202 8933 3073 3953 783
2015 2019 - - - - - - -
3 7593 733-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'industrie agroalimentaire est très présente à Moréac avec deux sites du groupe Bernard Jean Floc'h (Salaisons sur la ZA du Barderff et abattoirs à Kerbethune) et le site de surgélation du groupe Greenyard Frozen (ZA du Barderff le long de la RN24).

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2017, 62 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 14,4 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[25].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Calvaire en granit – XVIIIe siècle – église Saint-Cyr ;
  • Croix en granit – XVIe siècle – Croez Er Liss ;
  • Croix en granit – XIXe siècle – village du Faouët ;
  • Croix en granit – « Parc er Santez » ;
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste, en granit – 1627 – Lojean ;
  • Chapelle du Saint-Esprit – 1644 – Le Faouët d’En Haut ;
  • Chapelle Saint-Ivy – 1887/1888 – Saint-Ivy ;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Fiche du Poste 56140001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Locminé », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Moréac », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « Données statistiques sur les communes de Métropole ; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  17. Ernest Nègre, « Toponymie générale de la France - Page 485 » (consulté le ).
  18. Liste des maires de Moréac depuis 1790, sur le site officiel de la commune.
  19. « Municipales à Moréac. Pascal Roselier travaillera avec sept adjoints », Ouest-France, 31 mars 2014.
  20. « Municipales à Moréac. Pascal Roselier réélu maire pour un second mandat », Ouest-France, 29 mai 2020.
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]